^ Encart publicitaire | surfez sans pub ! ^
1er site français en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001
|
Tweet | Recommander cette page |
Jeudi 23 mai 2013, 3 090 visites Agenda : 20 évènements à suivre |
Connectez-vous pour gagner un lot
^ Encart publicitaire | surfez sans pub ! ^
Actualités populaires
![]() | L'astéroïde Apophis menace la Terre pour 2029 et 2036 |
![]() | "Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle |
![]() | Démographie : la vraie vérité qui dérange |
![]() | Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord ! |
![]() | Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé |
![]() | Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement |
![]() | Limiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable |
![]() | 7 milliards d'habitants sur Terre |
![]() | Plus de 240 000 tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque jour en Europe |
![]() | Quand aura lieu la prochaine ère glaciaire ? |
![]() | Bienvenue dans l'Anthropocène ! |
![]() | Les particules issues des moteurs Diesel sont enfin reconnues comme cancérogènes pour l'Homme |
![]() | Les plantes vertes ne dépolluent pas l'air intérieur |
![]() | Le coût environnemental et social des tablettes électroniques et smartphones |
![]() | Une météorite a explosé au-dessus d'une grande ville de Russie : du jamais vu depuis 1908 ! |
![]() | Forte pollution de l'air dans les gares souterraines RER et métro de l'Ile-de-France |
![]() | Courriers électroniques, recherche web, impressions, clés USB... Quels impacts sur l'environnement ? |
VOTRE LOGO ou ANNONCE
VISIBLE sur TOUTES nos PAGES !
Format 300 x 300 px max., image ou texte avec un lien vers votre site. 30 000 affichages / jour
Cartes et données actualisées
Services réservés aux membres
Sondage Mai 2013
Tchat environnement et sciences
Vous devez être membre du site et connecté
pour afficher le tchat et y participer
On en parle sur les forums
www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
2 672 lectures / 20 commentaires11 février 2013, 10 h 33
Dang Jiuru sourit en montrant une pomme cueillie dans son verger. Une formation du PNUD l'a aidé à augmenter ses revenus de 12%. Chaque pomme vendue le rapproche de son but : payer pour l'éducation de son petit-fils.Dang Jiuru, 70 ans, rêvait d'envoyer son petit-fils à l'université, mais jusqu'à récemment, cette ambition semblait irréalisable. Le verger de pommiers qu'il possède dans le comté de Luoshuan, dans la province du Shaanxi, ne lui rapportait tout simplement pas assez. Mais deux ans à peine après s'être résigné à ne plus utiliser de pesticides toxiques à base de DDT, les fonds qu'il met de côté pour les études de son petit-fils grossissent presque aussi vite que ses pommes.
Avec une altitude moyenne de 1 100 mètres et un sol riche en minéraux, cette partie du plateau de Lœss réunit toutes les conditions pour faire pousser des fruits de qualité. Malgré cela, comme la plupart des fermiers de sa connaissance, Dang croyait devoir recourir aux produits chimiques pour protéger ses fruits des acariens qui prolifèrent dans le climat de mousson semi-aride de la région.
« Si vous m'aviez demandé de renoncer aux pesticides il y a quelques années, je me serais contenté de sourire et j'aurais continué à en asperger mes arbres, explique-t-il. Je croyais que je ne pouvais pas me permettre d'arrêter et que je n'avais pas d'autre moyen de préserver mon revenu, alors qu'en réalité, c'était tout le contraire. »
Capables de détruire des colonies entières d'acariens, les pesticides au DDT constituaient pour les fermiers une solution rapide, efficace et bon marché. Ce que Dang ne savait pas, c'est que ces produits censés protéger les moyens de subsistance familiaux l'empêchaient en réalité de vendre ses pommes plus de 2 yuan le kilo (0,30 dollars).
Du fait de traités internationaux comme la Convention de Stockholm, qui visent à restreindre l'utilisation du DDT, et en raison de normes sanitaires et de sécurité plus strictes dans d'autres pays, les marchés étrangers, bien plus profitables, restaient interdits à Dang tant qu'il continuait à utiliser ce pesticide.
Avec la mise sur pied de trois projets pilotes et de cours donnés par des experts nationaux et internationaux, Dang fait partie des 100 000 agriculteurs, provenant de trois provinces différentes, qui reçoivent chaque année une formation pour adapter leurs techniques agricoles aux conventions internationales et aux normes commerciales. Ce projet conjoint, qui s'étale sur quatre ans, a été lancé par le PNUD et le ministère de la Protection de l'environnement chinois. Avec un financement de six millions de dollars fourni par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le projet aide également les agriculteurs à ne plus dépendre de ce qu'on appelle les « polluants organiques persistants », dont fait partie le DDT et qui entraînent de sérieuses complications médicales en cas de contact avec la peau.
Les nouvelles techniques de contrôle des organismes nuisibles sont très simples pour la plupart : on peut faire pousser de l'herbe à la base des arbres pour fournir un habitat aux prédateurs naturels des acariens, par exemple. Il y a aussi des technologies plus complexes, les experts du PNUD donnant des conseils scientifiques et biologiques sur l'introduction prudente de nouvelles espèces d'acariens prédateurs dans les écosystèmes locaux. Malgré le considérable investissement que cela suppose en termes de temps et de gestion, ces techniques ont suscité un vif intérêt. Beaucoup d'agriculteurs ont déjà terminé leur apprentissage et sont devenus eux-mêmes formateurs dans le comté de Luoshuan, où se situe l'exploitation de Dang.
Les provinces du Hubei et du Shandong ont connu une réussite similaire. Des milliers de producteurs d'agrumes et de coton ont renoncé aux pesticides à base de DDT pour adopter des pratiques agricoles plus saines et plus durables.
Au fil du temps, les agriculteurs ont pris l'habitude de noter la productivité de leurs nouvelles méthodes de culture dans des carnets personnels, ce qui permet aux communautés de surveiller la qualité des produits et de prendre des mesures préventives. Ces efforts ont été appuyés par des centres de contrôle et de prévision, et une station a été installée pour mesurer les résidus des pesticides et donner des directives régulières conformes aux normes de production agricole internationales.
Dans le respect des dispositions de la Convention de Stockholm, le projet a permis de réduire la quantité de DDT libérée dans une usine du Jiangtsu et de fermer les chaînes de production de deux autres usines à Hubei et à Shandong. Il a ainsi permis une réduction annuelle de 180 tonnes d'émissions de DDT et de 350 tonnes de déchets toxiques pendant la production.
Du fait de la moindre utilisation du DDT sur les 300 kilomètres carrés de vergers de Luoshuan et grâce aux nouvelles techniques acquises par les fermiers, la production annuelle de pommes a atteint 700 000 tonnes, soit l'équivalent de 3,5 tonnes par personne pour les 200 000 habitants du comté. Les pommes de meilleure qualité se vendent désormais à 6 yuans le kilo (0,9 dollars).
Quant à Dang, devenu formateur à son tour, il s'apprête à rejoindre le nombre grandissant de producteurs qui vendent leurs pommes sur les marchés européens. Qui pourrait l'en blâmer, alors que sa récolte lui rapporte, à lui et à sa famille, douze pour cent de plus par hectare que l'année précédente? Ce dont il est certain, en tout cas, c'est que les produits chimiques, c'est bel et bien fini pour lui.
Adam Pitt, assistant chargé de la communication pour le PNUD en Chine
Programme des Nations Unies pour le Développement
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Strange - 11/02/2013, 10:53
2 d'accord 0 pas d'accord
Bonne nouvelle mais je préfère acheter des pommes françaises !
René Voujeaucourt - 11/02/2013, 14:16
2 d'accord 4 pas d'accord
-Bonne nouvelle mais je préfère acheter des pommes françaises !-
Ce qui est guère mieux...
nightrow - 11/02/2013, 20:41
1 d'accord 0 pas d'accord
Si l'on fait les comptes :
il gagne 12% de plus avec des pommes vendues 3x plus cher. Il a donc un rendement 67% inférieur, ce qui est loin d'être négligeable.
Après, éliminer le ddt est vraiment louable, mais son utilisation est loin d'être anecdotique sur le rendement.
Strange - 12/02/2013, 10:08
1 d'accord 0 pas d'accord
Pathétique René comme d'habitude quelle imagination!
René Voujeaucourt - 12/02/2013, 10:28
0 d'accord 0 pas d'accord
Strange
Merci, mais votre commentaire était un peu hors sujet les pommes produites en Chine sont dans une large majorité destinées au marché Chinois ou asiatique. Quant aux pommes françaises produites de manière industrielle elles n'ont rien à envier aux chinoises, au niveau pesticides (sans oublier l'énergie dépensée dans les chambres de conservation).
Strange - 12/02/2013, 11:53
0 d'accord 0 pas d'accord
Peut-être mais je n'achète pas de pommes industrielles et puis au lieu de critiquer sans cesse lisez donc : "Quant à Dang, devenu formateur à son tour, il s'apprête à rejoindre le nombre grandissant de producteurs qui vendent leurs pommes sur les marchés européens" ...
René Voujeaucourt - 12/02/2013, 13:11
0 d'accord 1 pas d'accord
Stange,
La France est exportatrice de pommes (elle en envoie même en Chine).
-je n'achète pas de pommes industrielles-
Vous en êtes bien certaine ? les pommes actuellement sur le marché le sont quasiment toutes (perso je suis presqu'au bout de mon silo)
Strange - 12/02/2013, 15:34
0 d'accord 0 pas d'accord
J'achète « mes » pommes bio à de petits récoltants sinon je n'en mange pas mais vous êtes tellement sûr de vous que savez sans doute ce que je mange Quant à savoir qui est hors sujet je laisse le soin aux lecteurs de se faire une opinion …
Christophe Magdelaine - 12/02/2013, 16:07
2 d'accord 0 pas d'accord
Strange, j'abonde dans votre sens. René, merci de cesser de prendre régulièrement les autres intervenants pour des cons. Oui, c'est le terme à propos.
Jean-luc Bocquet - 16/02/2013, 13:08
1 d'accord 0 pas d'accord
Conseil de conservation hivernale des pommes.
Je les mets dans des clayettes stockées sous un auvent en plein air dehors.
Les clayettes sont stockées au dessus de ma voiture.
Une pomme gelant très difficilement il n'y a pas de danger.
Si elle gèle malgré tout, (très grand froid) on la retrouvera, à la décongélation, "mollassonne".
Tl convient alors d'attendre.
Quelques jours plus tard, elle retrouvera sa dureté.
Bien entendu,toutes les variétés n'ont pas le même comportement. Il faut essayer.
La pomme sera un peu plus farineuse.
J'en stocke une grande quantité et celles qui pourrissent, je les donne aux merles...(Quand ils ne viennent pas se servir d'eux mêmes)...
Pour les greffes :
Il faut semer la même variété que celle que l'on greffera. (Compatibilité cellulaire).
Quand une greffe ne prend pas, l'année suivante, recommencer en changeant la variété. Le faire jusqu'au moment ou une "démarre".
Vous lutterez ainsi contre ces "p...." de pommes industrielles qui inondent le marché.
Christophe : Je ne fayotte pas, mais sur ce point René a raison et Strange est un peu crédule. Mais elle veut faire bien.
Qui ne se trompe jamais ? Hein René ?
René Voujeaucourt - 16/02/2013, 14:12
0 d'accord 0 pas d'accord
Les pommes, je les mets en silo, ça marche bien.
Rozé - 16/02/2013, 20:30
0 d'accord 0 pas d'accord
En gros, il s'agit ici de permaculture !
Il vaut mieux associer diverses espèces vivantes végétales ou animales pour créer un climat favorable à la culture d'une et plutôt de plusieurs plantes cibles.
Renseignez vous, la permaculture, ça existe et ça marche ! Le seul problème, c'est que la culture intensive ou sélective est opposée à la permaculture. Et cette variété complique un peu la récolte. Qu'importe, si on arrive à permacultiver sans produits chimiques, sans apports autre que la création et la préservation d'un bon humus ! Et ce qui est presque miraculeux, c'est que cet humus détruit par la culture intensive, parvient à se reconstituer en quelques années seulement ... si on adopte les principes de la permaculture !
Jean-Charles - 16/02/2013, 22:50
0 d'accord 0 pas d'accord
-Strange, j'abonde dans votre sens. René, merci de cesser de prendre régulièrement les autres intervenants pour des cons. Oui, c'est le terme à propos.-
Exact ! il est pervers narcissique, c-à-d qu'il rabaisse l'autre pour se valoriser, cette psychopathologie récurrente devient rapidement un désagrément pour l'entourage, voire un calvaire pour les proches.
Strange - 19/02/2013, 10:48
0 d'accord 0 pas d'accord
Jean-Luc alors faut-il changer de variété ou pas? "Il faut semer la même variété que celle que l'on greffera. (Compatibilité cellulaire).
Quand une greffe ne prend pas, l'année suivante, recommencer en changeant la variété."...
Je suis crédule car j'achète mes pommes chez le fournisseur bio? Ou sur le marché au petit récoltant que je connais? Merci Jean-Luc vous savez mieux que moi ce que je mange ...
Strange - 19/02/2013, 10:51
0 d'accord 0 pas d'accord
Merci Jean-Charles :-)
René Voujeaucourt - 19/02/2013, 11:04
0 d'accord 0 pas d'accord
Je suis allé faire un tour sur les marchés de ma région Belfort Besançon, Montbéliard, je n'ai pas vu un seul petit producteur bio vendre des pommes pour la bonne et simple raison qu'il y a longtemps qu'elles sont vendues et que'il ne sont pas équipés pour la conservation longue durée (laquelle n'est pas très écologique en terme de consommation d'énergie) etc... Je suis allé chez le producteur bio qui habite à 2 km de chez moi. résultat, pas une pomme à vendre. les seules pommes bio en magasin bio que j'ai trouvé sont étrangères.
Strange - 19/02/2013, 11:39
0 d'accord 0 pas d'accord
Franchement tout le monde sait qu'au mois de février ce n'est pas la saison des pommes! Quand je dis que j'achète mes pommes bio ce n'est pas en février ...
Christophe Magdelaine - 19/02/2013, 11:51
0 d'accord 0 pas d'accord
Et pourtant, dans mon magasin bio à côté de chez moi il y a de nombreuses pommes françaises, cependant trop chères à mon goût.
Jean-luc Bocquet - 22/02/2013, 19:54
1 d'accord 0 pas d'accord
Strange :
Pour ma part je ne peux pas te conseiller. (Malgré une certaine ironie transparaissant dans ton post.)
Mais il est certain que les pommes bio que l'on trouve sur les marchés en ce moment n'en ont plus que la dénomination...
Mais tu les achètes à la récolte.
Si je te donnais quelques clayettes de ma récolte, tu n'en voudrais certainement pas, tellement elles sont tâchées. (Mais bonnes quand même à condition d'éliminer pas mal de défauts.)
Mais pour les pâtisseries, (Robotes, tartes, chaussons, compotes, crumbles, charlottes,) elles sont excellentes.
Cette année je fais du semis de pommes.
Greffes l'an prochain ou l'année suivante.
Nous avons fait l'acquisition d'un pressoir. (Jus de pomme dans un premier temps.)
la_graula - 10/04/2013, 14:44
0 d'accord 0 pas d'accord
Bonjour, je prends cette discussion en route et visiblement au milieu de connaisseurs. ça répond en partie à une de mes interrogations : comment se fait-il que je trouve des pommes bio à la superrette bio toute l'année ? j'ai bien compris qu'il y avait des techniques de conservation (silo ? réfrigérés ?). Comment savoir quelles variétés acheter 'en saison' ?
Page mise à jour le 11/02/2013
38 connectés© 2001-2013 notre-planete.info® v. 2013.13 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site |
Mentions légales |
Qui sommes-nous ? |
Presse |
Publicité |
Contact |
Liens et logos |
Partenaires
^ Encart publicitaire | surfez sans pub ! ^
^ Encart publicitaire | surfez sans pub ! ^
^ Encart publicitaire | surfez sans pub ! ^