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Mises en place de zones d'exclusions des loups

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4 151 lectures / 24 commentaires06 février 2013, 10 h 23

loup_parcLoup dans un parc animalier en France
© Gilles Couteau

Il fut un temps où l'on regrettait de ne plus avoir de loups. Un temps qui paraît lointain, il y'a plus de 20 ans désormais. Dans ce temps-là, on repensait, nostalgiques, aux forêts sauvages remplies de loups qui nous donnaient des frissons tant en promenades qu'en histoires, et ce même si les attaques de loups non porteurs de rage se comptent sur les doigts d'une main.

Dans ce temps-là, qu'est-ce qu'on regrettait de ne plus avoir de loups, on se disait alors qu'on avait été trop loin, trop destructeurs, pas assez réfléchis, et on commença à se dire que les forêts, sans loups, perdaient un peu de leur âme, d'autant plus que sans les plus grands prédateurs de notre continent, les divers ongulés et sangliers se multiplièrent sans vergogne. Revenez, loups !

Puis on commença à transformer les zoos, attractions pour voir les méchantes bestioles, à des lieux de conservations des espèces, certes enfermées, mais au moins protégées. La lente évolution des mœurs continua, et voici qu'arrivèrent les parcs et autres zones protégées, lieux ou théoriquement les activités humaines sont proscrites et les visiteurs prohibés (mis à part les chasseurs, mais ceci est une autre sale histoire) afin de préserver la quiétude et de rendre un peu plus sauvage les forêts et autres lieux plus ou moins préservés de nos activités. De nombreux animaux ont été classés en espèces à protéger, ou toute action négative à leur encontre est punie par la loi.

Une bien belle histoire, qui aurait tendance à nous faire croire que l'humanité a enfin su évoluer et a accepter les autres formes de vie. Jusqu'au retour du loup. D'histoires passées, de regrets assumés, nous sommes, d'un coup, repassés à la haine, à l'exclusion et au mépris de cet animal.

Seulement, problème : tout ce qui a été mis en place précédemment est encore effectif, et voilà que le loup revient au moment ou des parcs existent, et pire encore, ou il se trouve classé en espèce à protéger ! Et oui ! Le loup a été mis dans ce classement lorsqu'il n'existait plus en France, un stratagème bien pratique pour faire croire que nous regrettions sincèrement son extinction, et le voici de retour ! Impossible de se dépêtrer de cette convention !

Alors, tout en continuant à faire croire à sa protection, l'Etat rusa. Les faits divers centrés sur les dégâts du loup se multiplièrent, sans jamais faire la distinction entre les attaques des chiens errants et celles des loups, et encore moins entre les attaques sur les élevages sans aucune protection et celles sur les élevages protégés. Et l'Etat poussa, poussa. En 2012, 11 loups furent autorisés à être abattus, plus de 131 arrêtés préfectoraux de tirs de prélèvement ont été publiés, pour un peu plus de 200 loups, c'est dire la démesure.

Et d'année en année, ça empire. Les règles pour les arrêtés s'assouplissent de plus en plus, et cette année 2013 démarre en fanfare, avec une nouveauté opposée au principe de la protection animale : le « comité du développement durable » allant à l'encontre même de leur dénomination, vient d'adopter la proposition prévoyant la création de « zones d'exclusions » des loups !

Le terme même fait rêver : désormais, il existe des zones d'exclusions officielles pour certains animaux, déjà que nous nageons en plein spécisme, si en plus il devient raciste et ciblé, où allons-nous ? D'autant plus que, concernant les zones d'exclusions pour les animaux, point besoin d'en créer de spécifiques : voyez nos villes et nos campagnes, ou nous nous efforçons, et avec brio il faut l'avouer, d'annihiler toute forme de vie mis à part la nôtre. Les villes, enfers de béton et de goudron, n'abritent guère que pigeons, quelques souris et rats, des chiens et des chats qu'on tolère, quand certains ne les prennent pas pour cibles. Et les campagnes, avec nos monocultures et nos biocides, ne sont-elles pas des zones d'exclusion par excellence ? Par ailleurs, le fait même que les animaux ne se trouvent pas sur une zone indique que c'est la une zone d'exclusion : les animaux ne viennent pas survivre dans un environnement qui leur est défavorable.

Les loups regagnent timidement un territoire qui leur appartenait jadis, timidement et lentement, avec une population de même pas 300 loups, imaginez bien que la conquête de la France reste un doux euphémisme, surtout comparé aux près de 70 millions d'habitants qui grouillent partout, villes, campagnes, pâturages et forêts, et quand on sait que bien des forêts sont coupées de toutes parts par des routes et des autoroutes, rendant difficile toute progression animale.

Fini les zones protégées, place aux zones de destructions ! C'est d'autant plus navrant que toutes ces histoires autour du loup ne sont dues qu'à un seul secteur d'activité, la filière ovine. Filière qui, avant même l'arrivée du loup, due à la mondialisation et à la chute drastique des prix, s'était vue en difficulté par ses concurrents mondiaux mais aussi et surtout européens ! Le loup n'est qu'une infime partie des pertes de troupeaux, qui meurent bien plus aux coups de tonnerres (qui les affolent et les font courir jusqu'aux ravins), maladies, chiens errants et autres accidents courants. Et ceci, sans parler des subventions qui sont alloués à chaque perte due au loup, qui les dédommage plus que ce que le mouton leur reviendrait...

Ces zones d'exclusions sont donc une énième déclaration de guerre aux loups, que l'on veut bien accueillir à la condition qu'ils restent cloîtrés dans un parc bien précis, sans se multiplier et sans causer de dégâts aux activités humaines. Le retour aux zoos, quoi. Et le retour à la haine du loup et à son accusation systématique, 10 millions d'euros pour le contribuable, nous explique la filière ovine, sans pour autant nous dire qu'ils sont bien plus financés par les collectivités, et donc par les contribuables, que cela.

Plus que jamais, il n'est pas bon d'être un animal en France. Aucun animal ne peut vivre là ou bon lui semble, car entre les zones agricoles, les zones urbaines, les propriétés privées, les zones de chasses, viendront désormais s'ajouter les zones d'exclusion.

Auteur

Sha-ka

24 commentaires

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Chapitre le 06/02/2013, 11:40
Comment s'étonner de cette énième mesure dirigée contre le loup dès lors que les territoires d'exclusions ne sont pas une invention nouvelle mais une pratique que les hommes utilisent contre eux-même en premier lieu en créant des frontières et des interdits pour ceux qui ont eu le malheur de naître dans des pays déshérités .
Le premier spécisme concerne les humains ...
Je suis toujours étonné de voir la colère des éleveurs qui viennent nous vendre leur amour pour leurs bêtes, bêtes qu'ils n'hésitent pas une seconde à vendre afin qu'elles soient tuées et mangées puisque tel est le métier de l'éleveur dédommagé !alerte
MF Narbonne le 06/02/2013, 12:57
Il y a des moments, comme celui-ci, où je désespère du genre humain. Il faut toujours s'en prendre à quelque chose ou à quelqu'un. Finalement, personne n'y échappe. Difficile de rester optimiste.alerte
Christophe Magdelaine le 06/02/2013, 13:13
Sur le même sujet, communiqué du Ministère du Développement Durable, ce jour :

Delphine BATHO, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et Stéphane LE FOLL, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt ont conclu les travaux du « Groupe national Loup » le 5 février 2013.

Le loup est une espèce « strictement protégée » par la Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, ainsi que par la directive européenne du 21 mai 1992, dite « Habitat faune Flore ». Mais face à l'augmentation des prédations, les ministres de l'Écologie et de l'Agriculture ont pris la mesure de la détresse et de l'exaspération des éleveurs et réaffirmé le soutien de l'État dans la recherche de solutions innovantes et pragmatiques. "La cohabitation du loup avec l'homme un défi qu'il nous faut relever".
Le plan 2013-2017, élaboré dans la concertation, a été mené pendant plusieurs mois avec les différents acteurs au sein d'un groupe national de suivi, composé de représentants de la profession agricole, de la chasse, d'associations de protection de la nature, d'élus, mais aussi de représentants de l'État et d'experts.
Le plan loup 2013-2017 repose sur deux grands principes :

La gestion différenciée :
La mise en œuvre du plan doit pouvoir être territorialisée afin de tenir compte des différents types d'élevages, les caractéristiques du pastoralisme étant très différentes selon les massifs. Les modes de protection des troupeaux doivent donc tenir compte précisément de ces éléments. La pression de prédation exercée par le loup est également différente.

La graduation de la réponse :
Les actions à entreprendre doivent pouvoir être graduées, afin de tenir compte de la pression de prédation.

Son contenu est axé sur 4 priorités, déclinées en mesures :
Priorité 1 : Un suivi biologique plus réactif :
- Mesure 1 : Un suivi de la population de loup conforté et étendu.
- Mesure 2 : Une mise à jour des estimations d'effectifs de loups plus réactive.

Priorité 2 : Une protection des troupeaux contre la prédation qui reste primordiale :

- Mesure 3 : Une simplification des mesures de protection, et l'expérimentation de nouvelles méthodes.

Priorité 3 : Un dispositif d'indemnisation des dommages encore affiné :

- Mesure 4 : Un dispositif d'indemnisation simplifié.

- Mesure 5 : Une connaissance de pertes indirectes affinée, pour une meilleure prise en compte dans le cadre des indemnisations.

Priorité 4 : Un nouveau protocole d'intervention proportionné aux enjeux :

- Mesure 6 : Mettre en œuvre une politique de gestion de la population des loups basée sur un taux de croissance.

- Mesure 7 : Un nouveau protocole d'intervention gradué, et adapté à la pression locale de prédation.

- Mesure 8 : Un recours à l'expérimentation (de mesures de protection ou d'intervention) sur des territoires pilotes.

Le plan 2013-2017 sera soumis à la consultation du public dans les prochaines semaines, pour une durée d'un mois. Il sera également présenté en commission faune du Comité national de protection de la nature, le 8 avril prochain. Il devrait être lancé officiellement courant avril, avant la montée des troupeaux dans les estives.alerte
Liliane Dordogne le 06/02/2013, 13:51
Ras le bol des anti animaux et particulièrement des antis loups et anti
ours.
Les prédateurs qu'ils faudrait éradiquer en premier ne seraient ils pas
les banques, les économistes et les gouvernements ?

Ces individus ne seraient ils pas les
premiers prédateurs de l'humanité ?alerte
Ysengin le 06/02/2013, 14:54
Un parfait exemple de désinformation à base d'informations tronquées, d'amalgame et de présentation tendancieuse sur un sujet pourtant sensible.
Cet article ne renforce pas, c'est le moins que l'on puisse dire, la crédibilité du site!alerte
Aurorin le 06/02/2013, 16:34
Dans un article précédent, je faisais référence à certains de nos voisins européens, l'Italie et l'Espagne qui contrairement à la France ont toujours préservé une population de loups.
La quasi majorité des effectifs présents en France proviennent d'Italie. Il s'agit d'un Pays où l'activité pastorale est également très bien ancrée.
Il serait intéressant de savoir comment les bergers italiens ont pu survivre alors même que du côté Français à les écouter, ils sont tous au bord de la faillite.
Il y a quand même un non sens, j'ai envie de dire à nos bons pâtres, les mecs vous n'avez qu'à surveiller un peu mieux vos troupeaux et si ça ne suffit pas, prenez des patous pour faire votre boulot.
Plutôt que de vous en prendre aux loups, voyez aussi à éradiquer les hordes de chiens errants qui ravages les troupeaux.
Tant qu'on jettera du pognon par les fenêtres sous forme de subventions, il y aura des enfoirés qui profiteront du systèmes et continueront à alimenter les contes du petit chaperon rouge et les statistiques mensongères des exactions bidons sur les troupeaux de brebis.
Au loup au loup !
Aux cons aux cons ! C'est ce qu'ils disent dans le midi...alerte
Christophe Magdelaine le 06/02/2013, 18:00
Ysengin : "la critique est aisée et l'art est difficile", merci de justifier vos critiques, c'est le moindre respect que l'on puisse attendre d'un contradicteur.alerte
Marie le 06/02/2013, 19:38
J'aime beaucoup ce que dit Aurorin, c'est très juste. J'ai fait beaucoup de marches en montagne et je peux dire que les chiens errants font beaucoup plus de dégâts que ne peut en faire le loup... MERCIalerte
Sha-ka le 06/02/2013, 20:13
Le nouveau plan loup va aussi tenter d'éduquer le loup...alerte
Mag le 06/02/2013, 23:01
Ysengin, peut-etre pourriez-vous etre un peu plus instructif. La critique est denuee d'interet quand elle n'est pas argumentee.alerte
Ysengin le 07/02/2013, 11:24
Désolé ce n'est pas de la contradiction, c'est de la critique.
L'article mélange tout, fait des amalgames,exagérations; laisse entendre des choses fausses
Exemples :
131 arrêtés de tirs ok mais combien de loups tirés? 5 ou 6
"Fini les zones protégées, place aux zones de destructions !"
les zones d'exclusion ne sont pas créées contrairement à ce qui est dit.Il s'agit d'une proposition de loi votée au sénat. Jusqu'à nouvel ordre il ne s'agit donc que d'une "petite loi" que l'assemblée nationale doit discuter. Quand on ne connait rien au fonctionnement des institutions on évite de s'emballer.
"70 millions d'habitants qui grouillent partout" :ben oui c'est bien connu que la France est le pays le plus densément peuplé de l'Europe!

"qu'ils sont bien plus financés par les collectivités, et donc par les contribuables, que cela." : avec ce genre de sujets on ne peut se contenter de sous-entendus, il faut être précis cher ami sinon c'est café du commerce (comme tout l'article cela dit)
"Le loup n'est qu'une infime partie des pertes de troupeaux,..."
Encore du grand n'importe quoi!
"que l'on veut bien accueillir à la condition qu'ils restent cloîtrés dans un parc bien précis " : en attendant le nombre et l'aire occupée par les loups augmentent d'année en année

Aller j'arrête là ça m'énerve.
Je ne suis ni éleveur, ni chasseur, ni rien de ce genre et n'ai personnellement rien contre le loup mais faut pas non plus exagérer dans la désinformation, ce n'est pas ça qui permettre d'établir un dialogue constructif.
Alors évitez de venir me parler de respect svp!alerte
Sha-ka le 07/02/2013, 12:31
le nombre d'arrêtés, même s'ils ne finissent pas par porter leurs "fruits", est significatif par rapport au nombre de loups (200 environ), et même s'ils ne tuent pas de loups, ils entrainent forcément des battus et autres dérangements.

La loi n'est pas encore adoptée mais elle a passé le premier cap : la proposition de loi a été faite.

Pourquoi parler du pays le plus densément peuplé de l'Europe ? Doit-on s'inquiéter de la surpopulation uniquement arrivé au top du continent ?


"qu'ils sont bien plus financés par les collectivités, et donc par les contribuables, que cela." : avec ce genre de sujets on ne peut se contenter de sous-entendus, il faut être précis cher ami sinon c'est café du commerce (comme tout l'article cela dit)
"Le loup n'est qu'une infime partie des pertes de troupeaux,..."
Encore du grand n'importe quoi!
--> je vous renvois votre réponse, les moutons meurent bien plus souvent de maladies ou d'attaques de chiens divagants.

"en attendant le nombre et l'aire occupée par les loups augmentent d'année en année" ->, oui mais je ne pense pas qu'il soit encore un danger pour quiconque, ni pour l'éleveur qui sera indemnisé, ni pour l'État qui veut garder ces éleveurs.alerte
Jean-luc Bocquet le 07/02/2013, 13:40
Mi, ch'suis, pour ech loup !
Au moins, i f'ra fuir ché ramasseux'd champignons, pi, ché piétineux'd sous bois.
In plus, comme i pisse partout, ech goupil i viendra plus din min poulailler minger mes glens... El wep il aura trop peur !
Pi core avec un coup'd chance, i bouffra m' belle mère !
C'est du picard... L'écologie c'est ça aussi. Préserver les petites choses...
Une glen est une poule... Hen en anglais. Un wep : Un drôle. La proximité des deux régions expliquant peut-être la similarité des deux termes.alerte
Aurorin le 07/02/2013, 14:24
Bienvenue chez les picards !

Ysengin, j'ai vécu longtemps dans le midi et je passais des journées entières avec des bergers dans les Alpes Maritimes, (vallée de l'Estéron) dans les années 75/76, on ne parlait pas encore des loups puisqu'ils n'étaient pas encore signalés en France.
Les bergers parlaient d'attaques perpétrés par des chiens errants déjà à l'époque. La grande différence avec les loups, c'est que le chien ne tue pas que pour se nourrir mais aussi par jeu.
Le bilan n'est pas le même, même si les loups prélèvent quelques têtes.
Ces gens n'avaient alors aucun intérêt à me raconter des bêtises. Aujourd'hui il n'en va plus de même et il est vraisemblable que le discours à pu changer. Dédommagements obligent...alerte
Christophe Magdelaine le 07/02/2013, 14:48
Ysengin : si, c'est bien du respect que l'on attend d'une personne critique qui se veut crédible. Vous êtes méprisant envers l'auteur sans prendre le temps de vous expliquer.
Merci d'avoir étayé un peu même si, à mon avis, vous apportez peu d'arguments et finissez par des invectives qui ne permettent pas franchement "d'établir un dialogue constructif", comme nous le souhaiterions tous.alerte
Jpchy le 09/02/2013, 09:13
Ysengin à chacune de vo critiques il y à une réponse:
La densité de population en France: c'est vrai en France elle est plutôt moindre par rapport à nos voisins, et pourtant c'est ici que la cohabitation avec le loups créé des tensions, paradoxe non ?
Le coût: les dommages dus aux chiens en divagation, et pas seulement à la filière ovine, sont sans commune mesure avec ceux des loups, parlez en aux assureurs, à quand l'éradication des chiens ?
La filière ovine bénéficie de subventions nombreuses y compris européennes pour les brebis gestantes, pour le contribuable rien à voir avec les dommages directs du loup.
Le loup cohabite avec le pastoralisme dans de nombreux pays sans psychodrame permanent.
Le pouvoir exhorbitant du lobby agricole, en particulier au Sénat, est une caractéristique française dont cette proposition de loi n'est qu'une illustration de plus.alerte
Messugue le 09/02/2013, 12:10
Le loup est un sujet polémique qui montre notre incapacité à nous écouter .Le débat est truffé de procès d' intention et de positions dogmatiques . Une approche non violente et coopérative permettrait d' avancer positivement sur ce sujet.
Je vous invite à consulter un ouvrage qui vient de paraitre sur la question intitulé "Protection des troupeaux contre la prédation" aux éditions Cardére rédigé par des techniciens de terrain de l' ONCFS, de l' Administration et des pastoralistes . Bonne lecture et souhaitant un débat apaisé et constructif sur ce sujetalerte
Jean-luc Bocquet le 10/02/2013, 10:58
La chasse aussi est un sujet polémique ainsi que la surpopulation.
Le loup est un autre sujet polémique qui montre notre incapacité à nous écouter.
Sans compter les autres sujets où on découvre la même pétaudière.
Comme l'a écrit si justement Messugue
"Les débats sont truffés de procès d' intention et de positions dogmatiques . Une approche non violente et coopérative permettrait d' avancer positivement sur ces sujets".
Pour ma part, j'ajouterai que l'avenir est la somme des compromis de chaque instant présent, l'instant présent étant le résultat des compromis passés...
Messugue : J'ai un peu modifié votre phrase sans votre permission lol . J'espère que vous me pardonnerez.alerte
Messugue le 10/02/2013, 19:21
Tout à fait d' accord avec Jean-luc Bocquet;mes remarques valent en effet aussi pour les grands sujets de société et les derniers débats de nos députés quelque soit le bord ne nous montrent pas la voie, hélas.
Pour revenir au loup, ne serait il pas possible de trouver un consensus ( mieux encore q' un compromis) autour de l' idée que le loup doit trouver sa place mais qu' il n' est pas nécessaire de la sacraliser et q' une régulation raisonnée est indispensable pour lui permettre de trouver un équilibre avec notamment les activités pastorales qui sont reconnue par nombres de scientifiques ( voir les documents d' objectifs Natura 2000) comme favorisant la biodiversité et même participant à la protection des milieux naturels (lutte contre les incendies de forêt,avalanche...)
Les éleveurs doivent en effet modifier leurs pratiques pour rendre moins vulnérable à la prédation leur exploitation avec l' aide financière de la collectivité mais une régulation mesurée mais réelle doit être mise en oeuvre par les Autorités quand la pression de prédation devient insoutenable techniquement, financièrement et surtout psychologiquement pour lés éleveurs.
Il est urgent que l' ensemble des partis puissent s' unir pour mettre en oeuvre une vrai collaboration autour d' un tel projet.alerte
Jean-luc Bocquet le 11/02/2013, 18:28
Messugue : Voilà un sage commentaire.alerte
Aurorin le 11/02/2013, 21:27
Vous avez raison, à la condition de s'attaquer aux vrais problèmes. Je n'ai aucun intérêt à défendre les loups plus que de raison, mais les loups ne sont pas la principale cause des pertes constatées sur les troupeaux d'ovins.
Les hordes de chiens errants se forment principalement suite à des abandons d'animaux. Ces chiens retournent en quelques sorte à une vie sauvage mais en ayant vécu et connu le confort pour la plupart.
Il se reproduisent et vivent un peu de la même façon que les loups, il y a même parfois des cas d'hybridation, il convient de rappeler que les chiens ne forment pas une espèce à part entière et que tous on un ancêtre commun aux loups.
Etant à la place des bergers, nous ferions sans doute la même chose pour être indemnisés, mais loups ne sont pas des tueurs en série, ils ne tuent que pour se nourrir et n'ont aucun intérêt à décimer un troupeau.
Les chiens eux c'est différent car ils ont tous vécus pour la plupart au contact des hommes.
Ils trouveront toujours de la nourriture car ils sont capables de s'approcher des lieux habités et s'il le faut de faire les poubelles.
Après on peu dire ce que l'on veut, mais qu'on m'explique alors une bonne fois pour toute comment nos voisins italiens et espagnols ont pu gérer des populations de loups qu'ils ont toujours eu alors que chez-nous c'est la polémique depuis qu'ils sont de retour ?alerte
Attila le 13/02/2013, 15:18
y a du chomage en france eh bien faites comme dans le temps tas de feniants gardez ou faites garder vos troupeaux c pas la mer a boire comment faisait ils avant en plus il y avait beaucoup plus de loups que maintenant et pourtant moins de problemesalerte
Attila le 13/02/2013, 15:22
le loup etait la bien avant l homme honte aux français qui veulent erradiquer notre belle nature d origine loups lynx ours etc ...alerte
Oum le 01/03/2013, 22:51
22 balles le bouquin "Protection des troupeaux contre la prédation" aux éditions Cardére rédigé par des techniciens de terrain de l' ONCFS, de l' Administration et des pastoralistes" Et il n'est même pas en papier recyclé et certifié. Clap clap clap l' ONCFS et le CERPAM pour le développement durable !

Sur le site http://www.ferus.fr/ il y a des plaquettes qu'il est possible de consulter gratuitement.
Et vous pouvez vous abonner à la Gazette, les magazines sont certifiés imprim'vert.

La France a éradiqué tous ses loups, jusqu'au dernier et aujourd'hui elle a 20 ans de retard sur L'Italie et l'Espagne qui ne l'ont jamais fait.alerte

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