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Plongée record dans le lac le plus mystérieux de Russie à la recherche de monstres marins

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15 630 lectures / 27 commentaires01 février 2013 ; révision : 18 août 2014, 22 h 43

lac_LabynkyrLe mystérieux lac Labynkyr
© PhotoGeographic

Des chercheurs de la Société géographique de Russie ont réalisé une plongée record au fond du lac Labynkyr, situé près du village d'Oïmiakon (Iakoutie), l'endroit le plus froid de Russie, a annoncé Tatiana Nefedova, géographe à l'Institut de Géographie de l'Académie des Sciences de Russie.

"Le chef d'un groupe de chercheurs de la Société géographique de Russie, Dmitri Chiller, a effectué une plongée au fond d'un des lacs les plus froids au monde afin de procéder à des recherches scientifiques. La plongée pourrait figurer au livre Guinness des records", a souligné la géographe russe.

Le lac Labynkyr est situé dans une des régions les plus belles et les plus reculées de Russie : Oimyakon ulus, à 5 000 km à l'est de Moscou. C'est aussi l'endroit le plus froid sur Terre après l'Antarctique avec un thermomètre qui descend régulièrement sous les - 40 °C. C'est pourquoi, le village d'Oïmiakon, situé dans le nord-est de la République de Iakoutie (Sibérie orientale), est considéré comme l'endroit le plus froid de Russie. Un record a été enregistré durant l'hiver 1924, la température était alors de - 71,2 ºC. Certaines informations font même état d'une température qui serait descendue à - 77,8 ºC en 1938.

Avec de telles températures extrêmes, ce n'est guère étonnant que cette région soit particulièrement inhospitalière et inexplorée comme en témoigne la très faible densité de population et le peu d'habitants du village d'Oïmiakon (512 personnes).

Le lac Labynkyr est perché à 1020 m d'altitude et demeure le plus grand plan d'eau du district. Il a une longueur de 14,3 km, une largeur d'environ 4 km et une profondeur moyenne de 52,6 m, avec des fissures qui le font plonger jusqu'à 75 - 80 m.

Un lac bien mystérieux

Ce lac, où jamais personne n'aurait effectué de plongée, recèle bien des mystères et intéresse donc les géographes russes, héritiers d'une lignée d'explorateurs remarquables.

Tout d'abord, le lac Labynkyr gèle toujours très lentement et plus tardivement que les lacs voisins, sans que les scientifiques n'arrivent encore à l'expliquer. Même lorsque la température extérieure est particulièrement froide (- 60 degrés), l'eau reste en partie libre et la glace ne recouvre jamais totalement les eaux du lac ; les chercheurs évoquent des sources chaudes en profondeur.

Pire, de nombreuses rumeurs, témoignages et récits disent que le lac est hanté par un monstre surnommé le monstre du Loch Ness russe ou Le Diable, rien que ça !

Un lac qui abriterait des "monstres" marins ?

C'est ce qu'a voulu vérifier mi 2012, Lyudmila Emeliyanova, professeur agrégé de biogéographie lors d'une expédition scientifique de plusieurs jours sur les eaux du lac. Et effectivement, elle a détecté au sonar des formes denses, distinctes et massives (de 6,5 à 2,5 m de long) sous son embarcation dont les caractéristiques écartent toute confusion avec un banc de poissons, un gros poisson connu ou un tronc d'arbre par exemple. C'est ce que révèle la scientifique dans un article au Times de Sibérie.

Loch Ness russeEcho sonar enregistré par Lyudmila Emeliyanova
© veslo.ru

Et elle ne serait pas la seule : en 2000 et en 2006 des chercheurs ont pu lire des échos similaires au sonar, tandis que les légendes sur cette mystérieuse créature sont antérieures au XIXème siècle. Ces observations laissent dubitatifs les scientifiques et notamment les spécialistes des ichtyosaures, ces animaux qui peuplaient les océans au temps des dinosaures et qui se rapprocheraient des témoignages visuels recueillis.

La Société géographique de Russie nous livre cet extrait du journal du géologue Viktor Tverdokhlebov, chef de la division géologique de la Direction de la Sibérie orientale de l'Académie des Sciences de l'URSS. C'était en juillet 1953 : "... C'était une bête. Elle s'est déplacée en arc de cercle, d'abord le long du lac, puis directement vers nous. Dès qu'elle s'approchait, nous étions pris d'une torpeur étrange, la même qui survient dans le froid. Au-dessus de l'eau se dressait une forme ovale et grise, un peu sombre. On pouvait distinguer clairement deux taches blanches symétriques, semblables aux yeux de l'animal, et de son corps dépassait quelque chose comme un bâton, sa nageoire peut-être ?... Nous n'avons vu qu'une petite partie de l'animal, mais on sentait la présence d'un corps très massif. Il y avait un prédateur devant nous, sans aucun doute, l'un des prédateurs les plus puissants du monde ... "

Sans vie végétale sous-marine

Autre mystère de ce lac : il contiendrait environ 13 espèces de poissons différents mais aucune espèce végétale, alors que certaines espèces sont connues pour être herbivores. Les scientifiques formulent l'hypothèse de galeries souterraines qui pourraient relier les nombreux lacs de la région et offrir ainsi des plantes aquatiques aux poissons qui s'en nourrissent.

Une plongée à risque dans les ténèbres du lac

Le Lac Labynkyr est entouré de tels mystères scientifiques et de rumeurs inexpliquées que la Société géographique de Russie a décidé de réaliser une plongée exceptionnelle afin d'observer le relief sous-marin, les fissures et de prélever des échantillons de faune et de flore, si cette dernière existe. Une première puisque jusqu'à présent, personne n'avait jamais plongé dans ce lac.

Or, descendre à plus de 40 mètres de profondeur dans une eau à 2 °C (pour une température extérieure de - 42 °C) est risqué, très complexe et nécessite des plongeurs chevronnés. C'est le défi qu'a relevé l'équipe de Dmitry Schiller, un géographe plongeur au palmarès impressionnant.

explorateurs plongeurs russes lac LabynkyrÉquipe d'exploration sous-marine de la Société géographique russe à Oïmiakon. Complètement à gauche : Dmitry Schiller
© Société géographique russe

Nouvelle plongée record dans le lac

Début mars 2014, les plongeurs de la Société géographique russe se sont de nouveau risqués dans les profondeurs du lac Labynkyr accompagnés de scientifiques de l'Institute for Biological Problems of Cryolithozone.

Objectifs : étudier les courants du lac, récupérer des échantillons de sol, d'eau et tester la résistance de l'organisme humain et des équipements dans des conditions extrêmes : les plongeurs ont réussi à atteindre 59,60 m de profondeur, battant le précédent record.

Ils sont également exploré une partie du lac Vorota situé à 30 km du lac Labynkyr. En effet, les scientifiques supposent que les deux lacs seraient reliés entre eux par des galeries souterraines.

Des découvertes intrigantes

Malheureusement, cette mission soulève plus de questions qu'elle n'en résout. Le fond du lac n'a pas pu être atteint mais des échantillons de plantes aquatiques ont été rapportées, preuve que la végétation existe.

Et, plus intrigant : selon la Société géographique de Russie, les scanners sous-marins des plongeurs auraient détecté des dents et le squelette d'un animal de grande taille...

Pour l'instant peu d'informations ont été divulguées sur les résultats de cette expédition, les géographes russes promettent d'en apporter bientôt. Nous ne manquerons pas de les relayer sur ce même article dès que nous en aurons connaissance.

Dans tous les cas, les géographes préparent déjà leur dossier pour homologuer leur plongée dans le livre Guinness des records en tant que "première plongée dans un plan d'eau naturel dans la région la plus froide du monde."

Source

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avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

27 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

Strange le 01/02/2013, 18:20
un prédateur l'homme ... peut-être un peu imbibé de vodka...Question d"ordre pratique comment font les plongeurs pour se déplacer dans une eau si froide le matériel résiste t-il?alerte
Christophe Magdelaine le 01/02/2013, 18:39
Strange : l'eau était à 2°C lors de la plongée. C'est froid mais pas suffisamment pour empêcher toute plongée.alerte
Jean-luc Bocquet le 01/02/2013, 19:05
Christophe et René :
Comment s'appellent les couches d'eau à température différente dont l'interface donne de faux échos ?
Les sous mariniers connaissent le problème.
Ils s'en servent aussi pour se planquer.alerte
Mx5 le 01/02/2013, 20:38
A Jean Luc Bocquet
Ici on les nommes thermocline.alerte
Stephan Douglas (Tintange, Belgique) le 01/02/2013, 23:33
Pourquoi donc ne pas attendre l'été pour bénéficier de températures plus clémentes et d'une plus grande luminosité subaquatique?alerte
Bubitatif le 01/02/2013, 23:34
Des plongeurs chevronnés qui n'ont pas pu atteindre le fond du lac à 70m ?alerte
Jean-luc Bocquet le 02/02/2013, 12:00
Merci MX5 .alerte
Aurorin le 02/02/2013, 14:50
Ca soulève beaucoup de questions comme article, mais il faut bien avouer que c'est intéressant. Je reste très prudent quand même malgré que la source provienne de la Société géographique de Russie.
Lorsque nous aurons réellement des indices intéressants ou une découverte permettant de se faire une idée sur la nature de ces échos, il sera toujours possible de développer des hypothèses sur l'existence de ces animaux.
La taille maxi relevée 6,5 m ne correspond même pas à un grand crocodile ou un esturgeon à l'âge adulte.
Un Ichtyosaure, c'est quand même très peu probable. Affaire à suivre donc !alerte
Dorian le 02/02/2013, 19:49
en reponse a Dubitatif:
Etant plongeur, je peux te dire qu'une plongee a cette temperature et cette profondeur est possible, et TRES technique !
pour la realise ils ont du prevoir un tas de truc, et dedans tout les senarios qui privilegie la fin de la plongee meme si le fond n'est pas atteint.

Vu les conditions de plongees, il est tres probable qu'elle ai ete interompue pour une des ces raisons.

;-)alerte
Bruno Herblay le 03/02/2013, 14:40
Je rejoins le commentaire de Douglas. Pourquoi ne pas plonger en été? Il y fait chaud en Sibérie et les journées sont plus longues.

Il y en a qui cherche les problèmes!alerte
René Voujeaucourt le 03/02/2013, 15:27
-Pourquoi ne pas plonger en été?-

Personne n'aurait parlé d'eux....alerte
Rose123 le 03/02/2013, 15:30
Photos des monstres marins ?alerte
Le gone le 03/02/2013, 19:43
Dubitatifalerte
Nanar le 04/02/2013, 10:15
Certains ont déjà cherché des dinosaures en Amazonie , mais ça n ' a rien donné ; ça parait quand même assez bizarre !!alerte
Gasp le 04/02/2013, 11:37
En réponse à Strange : Il est tout à fait possible de plonger dans une eau si froide. Les combinaisons étanche avec grosse doudoune en-dessous et gilet chauffant le permettent sans problème. Le matériel est prévu pour minimiser les risque de givrage, même s'il reste présent.

Pour Dubitatif, plonger dans ces conditions est très physique car l'équipement est très encombrant et le corps soumis à rude épreuve. Les risques sont démultipliés, notamment l'essoufflement. Dans ces conditions, un incident dégénère très vite et il est difficile de porter assistance efficacement. On ne prend aucun risque.alerte
Filou42 le 04/02/2013, 14:09
En lac, dès que l'eau se réchauffe les algues se développent et la visi est netement moins bonne dans les premiers mètre sous la surface et du coups, les rayons du soleil sont bloqués par les algues et en dessous c'est le noir total.
En été l'eau ne se réchauffe que sur les dix premiers mètres en dessous la température de l'eau ne varie jamais, donc plonger en hiver ou en été ne change rien à la température de l'eau en profondeur.
Par contre, en hiver,le lac est gelé et il devient très facile de s'y déplacer en 4x4.Ont fait un trou dans la glace à l'endroit que l'ont veut explorer et plouffff..... bien plus pratique qu'en bateau et nos amis plongeurs Russes sont bien rodés à cette technique.alerte
Camardpopof le 04/02/2013, 14:37
Contrairement au Loch Ness pour lequel on n'a jamais retrouvé la moindre trace tangible, ici il y a quand même eu des 'formes' apparues sur le sonar, des dents et un squelette. Même dans des milieux extrêmes on trouve de la vie. Mais le doute demeurera tant qu'il n'y aura pas des photos et vidéos bien nettes à l'appui.alerte
Aurorin le 05/02/2013, 10:58
Pour le Loch Ness, chacun sait qu'il existe un joli business touristique soigneusement entretenu par les locaux. Le fond de commerce est fragile, aussi "Nessy" est le meilleur allié qu'on puisse trouver pour maintenir la légende.
Pour autant, les eaux du Loch-Ness sont turbides et la visibilité quasi-nulle, sa profondeur maximale de 258 mètres, soir 4 à 5 fois plus que le lac Labynkyr ce qui est considérable et complexe pour des plongeurs. Plusieurs recherches scientifiques ont tenté des recherches sans succès, ce qui ne signifie pas qu'il n'y a rien à y découvrir.
Ces lacs que ce soit en Russie ou en Ecosse sont souvent reliés par un réseau hydrologique complexe.
Si des espèces de grande taille ont pu prospérer, il est vraisemblable qu'elles utilisent ces réseaux pour se déplacer de lac en lac, d'où la difficulté de les localiser.
Si la découverte se confirme, nous pourrons alors être quasi certain que d'autres suivront dans d'autres Régions aux caractéristiques similaires. Je ne crois pas trop à un grand reptile pour des raisons physiologiques évidentes, mais des poissons de grande taille, des mammifères ou de grands batraciens c'est tout à fait possible.alerte
Zantas51 le 06/02/2013, 10:29
on envoie bien des robots dans des profondeurs abyssales, alors pourquoi pas dans ce lac ?alerte
Marc le 06/02/2013, 13:01
Moniteur de plongeur, je peux dire que la difficulté réside dans la préparation extérieure (-40) des plongées mais non dans la plongée elle-même. Il y a également la contrainte de la glace donc nécessité d'être encordé et relié à la surface. Cela ne facilite donc pas l'exploration des fonds. La région doit être particulièrement isolée, à part l'hélicoptère en été, c'est le seul moyen économique de rejoindre ce site avec le matériel.
Le monstre? il faut bien vivre, c'est un bon moyen de trouver des sponsors...J'ai visité le monster's center au Loch Ness, extra, adaptée à la Sibérie avec dégustation de vodka et steak d'ichtyosaure. Il y a 10 000 ans cette région était recouverte par une couche de glace de plusieurs kilomètres. Difficile, alors pour un monstre de survivre...Chaque grand lac a ses légendes, celui là n'y échappe pas. Mais peut-être trouveront-ils quelques choses, et alors je serai le premier à m'incliner. La recherche fait avancer le monde, alors plongeons, explorons et découvrons...alerte
René Voujeaucourt le 06/02/2013, 13:25
-Moniteur de plongeur, je peux dire que la difficulté réside dans la préparation extérieure (-40) des plongées mais non dans la plongée elle-même.-

Bah il y a quand même le problème du givrage du détendeur, et ça, ça se produit pendant la plongée.alerte
Mathias27 le 11/02/2013, 13:18
Un animal pouvant aller jusqu'à 6m de long !
Il faut qu'il y est un paquet de nourriture dans ce lac pour qu'il puisse y vivre et s'y reproduire !
Car s'il y a un individu d'une espèce quelconque c'est qu'il doit y avoir toute une population sinon l'espèce n'existerait pas ou plus.alerte
Aurorin le 11/02/2013, 21:38
"Et effectivement, elle a détecté au sonar des formes denses, distinctes et massives (de 6,5 à 2,5 m de long) sous son embarcation dont les caractéristiques écartent toute confusion avec un banc de poissons, un gros poisson connu ou un tronc d'arbre par exemple."

Mathias c'est bien précisé dans l'article, en outre il y a 13 espèces de poissons recensées dont certaines qui se nourrissent de végétaux, donc la nourriture existe bien.
Après je suis beaucoup plus prudent lorsque l'auteur écarte la possibilité qu'il puisse s'agir de poissons.
Pour ne citer que l'esturgeon (béluga) dont les plus gros spécimens pouvaient atteindre 8 à 9 mètres avant qu'il ne se raréfie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huso_husoalerte
E le 12/06/2014, 19:21
des monstres marins ????alerte
Fib le 19/08/2014, 14:39
facile d'imaginer quand on a pour ainsi dire rien vu !alerte
Specht le 22/08/2014, 06:13
@ Dubitatif :

Une plongée n'est pas anodine. Selon le temps de plongée et la profondeur, la pression change énormément de choses au sein du corps. Plus vous plongez profond, plus vous subissez la pression de l'eau, modifiant par exemple la saturation de l'azote. Si vous remontez d'un coup d'une plongée à 25 mètres, des bulles vont apparaître dans les cellules, vous exposant à la mort ; car le corps n'aura pas eu le temps de réguler l'équilibre des pressions entre l'azote contenu dans le sang et l'azote des poumons (le surplus est évacué par les poumons). Réadapter le corps aux différences de pression (passer d'une forte pression à une pression plus faible) demande un certain temps ; c'est pourquoi dans la remontée les plongeurs doivent patienter à différents intervalles de profondeur, pendant un temps précalculé, avant de continuer la progression. La vitesse de remontée à respecter entre deux paliers est également règlementée : 6 m/min.

Dans une eau à + ou - 3 degrés Celsius, ces paliers de décompression deviennent éprouvants. Plus on passe de temps en eau froide, plus on risque une hypothermie. Quand on sait qu'une plongée à 40 m de 20 min nécessite un temps de décompression à 6 m d'une minute, et à 3 m de 9 min, ça fait déjà un temps total de remontée de 14 min environ. On imagine déjà les limites imposées à cette équipe russe !

Pour avoir une idée des paliers, consultez les tables de plongée MN90 de la Marine Nationale ici :
http://www.plongee.tk/MN90_Mode_Emploi.pdf

Ces tables correspondent à une plongée cool, sans efforts physiques importants, avec de l'air terrestre en bouteille. Dans le cadre d'une plongée en eaux particulièrement froides, les conditions physiologiques seront différentes, imposant le calcul de nouvelles tables.

Pour compliquer les choses, il existe également des seuils de pression (profondeur) où le comportement à adopter ne suit plus les mêmes règles, tous les gaz n'ayant pas le même comportement selon les pressions. C'est par exemple le cas quand on plonge au-delà de 60 m, un seuil qui définit la zone de grande profondeur nécessitant un mélange gazeux différent de l'air terrestre (proportions différentes d'O2, d'He et de N2). S'ajoutent les risques liés au comportement des différents gaz : ivresse (des profondeurs), confusions mentales, convulsions, etc.alerte
Specht le 22/08/2014, 06:40
@ Stephan Douglas
« Pourquoi donc ne pas attendre l'été pour bénéficier de températures plus clémentes et d'une plus grande luminosité subaquatique ? »

En été la température moyenne du lac est de 8°C... en surface ! À partir de 15 m la température descend rapidement aux environs de 2°C, jusqu'à 1,3 °C au-delà. La visibilité dans l'eau est d'environ 10 mètres à l'horizontale. Le jour estival n'apporte pas plus de lumière à partir de 20 m que le jour hivernal.

Pourquoi avoir quand même plongé en hiver ? Pour prélever des échantillons d'eau en profondeur, à dessein de comprendre les raisons pour lesquelles une partie du lac ne gèle pas en dépit des -45°C de l'air ambiant.

La plongée a duré 23 minutes en raccourcissant au maximum les paliers avec diverses techniques (utilisation d'une plus grande part d'oxygène...).alerte

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