^ Publicité ^

1er média web en environnement, écologie,
nature et sciences de la Terre, depuis 2001

rss
7 745
Partager
par email
Lundi 22 décembre 2014
137 connectés / 19 676 visites

Connexion

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membre Retrouver vos identifiants

^ Publicité ^

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

notre-planete.info sur Facebook notre-planete.info sur Twitter notre-planete.info sur Google +

^ Publicité ^

Sondage Décembre 2014

^ Publicité ^

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Dernières actualitésAlerte mailToutes les actualitésProposer un article

Les sols, grands oubliés de l'environnement

7 745 lectures / 17 commentaires03 janvier 2013, 10 h 23

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71602.htm

fourche_sol© C. Magdelaine / notre-planete.info

Les sols subissent la pression des activités anthropiques : d'une part, la production croissante de denrées alimentaires, et d'autre part les pollutions, l'exploitation de ressources, l'urbanisation, les changements climatiques, la déforestation, ... Par conséquent, les sols fertiles sont de plus en plus rares.

La perte annuelle globale de sol par érosion éolienne ou hydraulique est de 24 milliards de tonnes, soit plus de 3 tonnes par être humain, alors que le processus naturel de fabrication du sol nécessite 100 à 500 ans pour seulement 1 kilogramme, ce qui en fait une ressource non renouvelable (83% des sols africains exploités sont dégradés). En Allemagne, à cause du remembrement et de l'érosion, 80 ha disparaissent chaque jour, alors que l'objectif politique est de ne pas dépasser 30 ha.

"La perte de sol est comme une bombe à retardement, le monde sous-estime la taille du problème: la population augmente, mais nous perdons chaque année d'énormes quantités de ce précieux milieu ; plus que jamais, il est temps d'agir" explique Klaus Töpfer, ancien ministre allemand de l'environnement[1].

Le rôle des sols n'est que trop peu abordé dans les thématiques prioritaires telles que la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, le maintien de la biodiversité ou encore les changements climatiques. Cependant les sols fertiles sont très convoités : plus de 85 millions d'hectares ont été acquis ou loués sur le long terme dans les pays en développement ces dix dernières années (à titre d'exemple, 13% des surfaces agricoles du Laos sont sous concession). Le besoin de régulations a clairement été exprimé afin que les populations locales puissent jouir de leur droit d'accès à leurs propres ressources.

La première Global Soil Week s'est tenue à Berlin du 18 au 22 novembre 2012 sous le slogan "Des sols pour la Vie" (Soils for Life). Cet événement a donné l'opportunité à 400 participants de plus de 60 nationalités de pouvoir échanger sur la problématique des sols, un thème souvent absent de l'agenda environnemental car peu connu et peu séduisant au premier abord. Cette semaine dédiée aux sols est une partie intégrante du Global Soil Partnership, un partenariat itératif qui veut mettre en avant le rôle des sols dans le développement durable. Les objectifs de cette première mondiale étaient les suivants:

  • Encourager l'échange de savoirs et d'expériences sur la gestion durable des sols en faisant participer scientifiques, décideurs politiques, professionnels et citoyens[2] ;
  • Mettre en place un "Agenda pour l'Action" afin de renforcer cette gestion durable et stimuler la restauration des sols dégradés et peu résilients ;
  • Identifier la façon dont la Global Soil Week peut contribuer à la mise en place de cet agenda.

Quatre thématiques clefs sont ressorties des travaux des séances plénières et des sessions de travail, en réponse à l'ensemble des problématiques identifiées :

L'arrêt de la dégradation des sols

Plus aucune perte de sols ou atteinte aux services écosystèmiques qu'ils assurent ne doit avoir lieu. Le succès d'une approche coordonnée pour stopper le phénomène consiste en un mélange de directives et de lois en appui à la gestion locale des sols. Une approche intégrée doit être menée afin de répondre parallèlement aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (dans lesquels les sols ne sont par ailleurs pas inclus). En complément, la possibilité de chiffrer et faire prendre conscience de la valeur financière des sols contribuera à leur protection. Les partenariats économiques établis lors de l'événement seront analysés lors de la prochaine Global Soil Week en 2013.

La gouvernance des sols et des ressources

La protection de l'accès individuel et collectif aux denrées alimentaires doit être garantie. Les institutions doivent désormais travailler pour assurer l'équité de cet accès. L'instauration d'une directive pour la gestion responsable des sols et forêts dans le contexte de sécurité alimentaire nationale a été un moment politique clef de l'événement. La protection des sols est un problème géré individuellement par chaque pays. L'Union européenne souhaite tout de même imposer une politique de protection des sols cohérente entre ses membres. Cela a jusqu'ici échoué, principalement à cause de la résistance allemande au projet.

La gestion durable des composants agricoles

La santé des sols dépend de la disponibilité des nutriments. Cependant un excès de ceux-ci porte tout autant atteinte aux écosystèmes. Les participants de la Global Soil Week ont par exemple confirmé la nécessité d'un réseau mondial pour une meilleure gestion du cycle de l'azote. En outre, la circulation des données doit être facilitée par une harmonisation de la qualité de l'information et une disponibilité globale en accès libre. Pas moins de 60 000 scientifiques oeuvrent dans ce domaine à l'échelle mondiale.

Le développement de l'interface science-politique

L'attitude "paternaliste" de la science envers l'ensemble des parties prenantes doit, selon les participants, évoluer pour être davantage intégrante et constituer un consensus entre tous les acteurs.

La Global Soil Week a montré que la protection des sols est aussi bien un défi écologique que sociologique. L'évènement est considéré comme la première étape d'un processus et non sa finalité.

Let's Talk About Soils !
Crédits : Director: Uli Henrik Streckenbach (uhsless.de); Design: Uli Henrik Streckenbach, Ronny Schmidt (roschroom.com); Modelling: Ronny Schmidt, Uli Henrik Streckenbach; Character Rigging: Maik Lochmann; Animation: Uli Henrik Streckenbach, Ronny Schmidt; Scarecrow Artist: Andrea Abendroth; Concept: Uli Henrik Streckenbach; Music and Sound Design: Marcus Illgenstein (illgenstein.de); English Voice: Robin Merrill; Foley Artist: Martin Langenbach, Metrix Media; Foley Recording Engineer: Christoph Wieczorek, Metrix Media ; Foleys recorded at Metrix Media; Voice-over recorded at VSI Verlin

Notes

  1. Klaus Töpfer, politicien membre du parti CDU, a été Ministre fédéral de l'environnement, puis Ministre du logement sous Helmut Kohl. En 1998, il a rejoint le Programme des Nations Unies pour l'Environnement à Nairobi en tant que Directeur. Il est le directeur fondateur de l'Institut des études avancées en développement durable (IASS) à Potsdam (Brandebourg), et est impliqué depuis 2008 comme vice-président de l'Association mondiale de lutte contre la faim (Welthungerhilfe).
  2. La Global Soil Week est née de la collaboration entre le Global Soil Forum et ses partenaires, à savoir : La société allemande de coopération internationale (GIZ), la Commission européenne, l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'Agriculture (FAO), l'Agence fédérale pour l'Environnement (UBA), le Ministère fédéral pour la coopération économique et le développement (BMZ), la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification (UNCCD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP).

Rédacteur

Clément Guyot

Origine

BE Allemagne numéro 592 (29/11/2012) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71602.htm

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info. Elles contribuent au débat

17 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

Thérèse Bichon le 03/01/2013, 11:17
Très bien! Mais comment faire se sentir concernés et responsables les nombreux habitants lambda qui vivent hors sol n'étant ni en contact avec la terre, ni propriétaire, ni décideur...?alerte
Aurorin le 03/01/2013, 12:12
Bonjour à toutes et tous,

Le problème est effectivement majeur et trop souvent occulté ou ignoré, pour autant, si l'article me semble tout à fait pertinent, il n'explique pas suffisamment selon moi le processus d'appauvrissement de ces sols.
D'autre part, il n'explique pas plus quels seraient les moyens d'y remédier, tout en sachant que le processus est sans doute différent d'une latitude à l'autre et d'un biotope à un autre.
Dans ce contexte, la question de Thérèse qui suit ne me surprend guère et mérite sans doute qu'on s'y penche.
Comme déjà évoqué à plusieurs reprises, la solution en Europe, semble devoir passer par un retour à une agriculture plus traditionnelle, telle qu'elle se pratiquait il y a un peu plus d'un siècle.
Le facteur le plus important pour un sol (il en va de même pour un milieu aquatique)est l'équilibre et le potentiel de nutriments disponible.
Ces nutriments sont essentiellement contenus dans cette petite couche superficielle des 30 premiers centimètres, disons jusqu'à 50 cm dans une moindre mesure.
C'est aussi la partie la plus exposée à l'érosion qui peut être de nature diverse en fonction des latitudes et de l'exposition.
Le vent est l'une des causes les plus agressives (Islande par exemple), mais dans les Pays les plus exposés aux inondations, l'eau joue aussi un rôle très important dans le processus d'érosion et peut entraîner d'immense désastres.
On la retrouve encore sous forme solidifiée, la glace dans les zones où la température descend sous les 0°c.
Pour revenir à un équilibre, il convient de scinder les espaces cultivés en replantant des haies arbustives et en cédant de part et d'autre de chaque haie un espace herbacée hirsute de quelques mètres.
Supprimer l'utilisation des engrais phosphatés et revenir à la pratique du compost (engrais d'origine 100% végétal) et non un mélange immonde mêlant tous les déchets organiques possibles comme on peu parfois le voir.
Les haies ont pour vocation, en plus de redonner de la diversité, de servir d'abris aux petits animaux, de jouer le rôle de coupe-vent, d'atténuer donc de façon très importante les phénomènes d'érosion.
Pour s'en convaincre, observez le rôle d'une haie par temps de neige avec du vent et de préférence le long d'une route, vous constaterez que la haie joue le rôle de "filet" et empêche de manière spectaculaire la formation de congères.
C'est exactement ce qui se passe avec la partie superficielle du sol par jour de grands vents.
En plus de remplir ce rôle, les racines des arbres et arbustes, retiennent très efficacement cette couche et comme il faut un certain équilibre, grâce au cycle de vie qu'il génère, apporte des nutriments qu'ils fournissent grâce aux parties qui meurent et retournent au sol.
Limiter l'usage des pesticides pour terminer et diminuer la consommation de viande de boeuf, enfin de vache car le boeuf je n'en vois pas souvent sur les étals.
Rien que ces quelques mesures simples permettraient de résoudre une large part du problème en Europe et dans les zones de cultures intensives en milieu froid et tempérée.
Après les chiffres, les states et autres baratins c'est... du vent !
Pour agir, si vous ne possédez pas de terre, c'est plus compliqué bien évidement, mais rien qu'en informant les plus jeunes vous contribuez déjà à endiguer ce processus néfaste.
En diminuant votre consommation de viande rouge sans toutefois vous en priver vous y contribuez aussi. Préférez le boeuf aux lots parfois très médiocres de vaches "race laitière" par exemple.
Le mieux c'est de revenir à la consommation de produits frais, de saison, achetés de préférence aux producteurs locaux. Pas toujours facile je le concède, mais si déjà la moitié des gens suivait l'exemple, ça influerai de manière très importante sur les habitudes.
Excusez la longueur du texte, mais je pense que ce sujet le mérite car il ouvre la voie à bien d'autres tout aussi importants. Tout est intimement lié en fait.alerte
Dupondt le 03/01/2013, 20:57
1) Bon, quand on connait un tant soit peu le monde agricole français, on sait (et c'est une bonne nouvelle) que la problèmatique des sols y soit parfaitement connue.

D'où la culture sans labour (la majorité des grandes cultures, etc.).

On aurait bien du mal, dans notre pays, a trouver une surface de terre cultivée abimée par l'érosion éoliennel ou hydraulique.

En fait, le maintien de la qualité du sol est le b.a.ba que l'on apprend dans tous les lycées agricoles.

En revanche, il y a de graves problèmes dans d'autres pays...alerte
Dupondt le 03/01/2013, 21:02
@ Aurorin

1)je ne voix pas ce que vient faire ici la nécéssité de manger moins de viande rouge. Il n'y a aucun sol plus riche et vivant qu'un sol de prairie.
le fumier est d'ailleurs le meilleur ami du sol.

2) la vache laitière est délicieuse en roti ou steack si elle est jeune.

Agée, elle est moins bonnes en roti et en steack mais elle est toujours très bonne en steack haché et excellente en cuisson traditionnel (daube, bourgignon, etc.).

D'ailleurs, plus de 50% de la viande bovine mangée en france est de la viande de vache laitière.

N'oubliez pas, enfin, que sans vache laitière, il n'y a plus de lait, de beurre, de crème et de fromage...

3) il y a des terroirs où les haies jouent un rôle très important, l'effet depressif du à la concurrence des racines de la haie étant compensé par l'effet brise-vent et refuge pour les animaux.

Mais n'oublions pas toutefois que depuis plus de 4000 ans (au moins) le paysage de "l'openfield" ou "champs ouverts, sans haie" est celui d'une très grande partie du bassin parisien, là où - pourtant - on a les plus bons rendements depuis toujours... C'est ce qui a fait la richesse de la France depuis tous ces milliers d'années...


4) la consommation de produits locaux est un très bon principe et les circuits courts ont le vent en poupe (d'autant qu'ils sont une priorité pour l'Etat depuis 6 ans)

Mais n'oublions pas les produits (fromage ou viande, par exemple) des pays montagneux et loin des centres de consommation, ou ceux des grands plaines céréalières, avec là encore une très faible population de consommateur au km carré... Là, on ne produit pas local pour consommer local.

En conclusion, l'agriculture est passionnante car elle recouvre des phénomènes complexes.alerte
Aurorin le 04/01/2013, 14:41
"1)je ne voix pas ce que vient faire ici la nécéssité de manger moins de viande rouge. Il n'y a aucun sol plus riche et vivant qu'un sol de prairie.
le fumier est d'ailleurs le meilleur ami du sol."

Lorsqu'il s'agit d'élevage traditionnel, c'est sans doute vrai, mais tel qu'il est pratiqué de nos jours, les effets n'ont plus grand-chose à voir avec ce que vous décrivez. Croyez-vous que la viande des grandes surfaces provient d'animaux qui paissent tranquillement dans de belles prairies verdoyantes ?
Il s'agit de blocs ou d'hangars immondes où s'entassent des centaines d'animaux parqués pour juste engraisser et ou livrer leur lait et qui croissent dans leur « merde ».
Les prairies ne profitent pas de ces élevages et la France, ce beau pays que vous décrivez est très éloigné de la tradition qui faisait de notre agriculture la plus diversifié avec des qualités et des saveurs propres à chaque Région, permettant d'avoir une viande et un lait tout aussi savoureux.

http://www.bioaddict.fr/article/l-elevage-intensif-sur-la-sellette-a3236p1.html


"2) la vache laitière est délicieuse en roti ou steack si elle est jeune.
Agée, elle est moins bonnes en roti et en steack mais elle est toujours très bonne en steack haché et excellente en cuisson traditionnel (daube, bourgignon, etc.).
D'ailleurs, plus de 50% de la viande bovine mangée en france est de la viande de vache laitière.
N'oubliez pas, enfin, que sans vache laitière, il n'y a plus de lait, de beurre, de crème et de fromage..."

C'est un fait mais dans ce cas ça s'appelle de la vache pas du bœuf. Pour autant, la viande des grandes surfaces est de qualité lamentable, personnellement je n'en achète plus tant les lots sont médiocres et peu savoureux, chers de surcroît au regard de la qualité. Pour info et très instructif :

http://gourmandisesansfrontieres.fr/2012/02/zoom-sur-la-viande-de-boeuf-de-nos-assiettes-vachement-inquietant/

Les vaches dont vous parlez représentent une infime proportion de ce qui nous est proposé. Ces animaux sont des rebus d'élevages laitiers, qui ne voient parfois même pas le jour et sont nourris juste pour les besoins de la production et pas pour leur viande. De plus ces vaches sont âgées et leur chair de mauvaise qualité, car en plus de leur alimentation plus que douteuse, elles sont envoyées à l'abattoir lorsqu'elles ne produisent plus suffisamment de lait.


"3) il y a des terroirs où les haies jouent un rôle très important, l'effet depressif du à la concurrence des racines de la haie étant compensé par l'effet brise-vent et refuge pour les animaux.

Mais n'oublions pas toutefois que depuis plus de 4000 ans (au moins) le paysage de "l'openfield" ou "champs ouverts, sans haie" est celui d'une très grande partie du bassin parisien, là où - pourtant - on a les plus bons rendements depuis toujours... C'est ce qui a fait la richesse de la France depuis tous ces milliers d'années..."

C'est pourtant l'une des Régions si l'on étend son extension au Sud de la Picardie qui fait aussi partie du B.P (géologiquement parlant), ou quelques flocons de neiges sont capables de paralyser tout un trafic avec quelques centimètres. J'en parle en connaissance de cause à vrais dire puisque j'y réside. Ces étendus que vous appelez riches et fertiles sont de pseudos déserts, sans haies ou presque et où les plateaux calcaires totalement dénudés représentent de véritables pièges pour les automobilistes, mais ce n'est pas eux qui m'inquiètent le plus à vrais dire.
Quand à la fertilité des sols, parlons-en, à part la betterave, le colza, quelques céréales et du maïs, c'est à peu près tout ce qui fait la particularité du B.P dont une large part sert de production pour la nourriture des animaux d'élevage ou l'industrie sucrière.
Ce n'est certainement pas un modèle du genre en matière de diversité au niveau des cultures. Engrais, pesticides en tout genre et Nitrates poursuivent leurs œuvres néfastes et le rendement vu comme cela je ne nomme pas cela un critère de qualité.


"4) la consommation de produits locaux est un très bon principe et les circuits courts ont le vent en poupe (d'autant qu'ils sont une priorité pour l'Etat depuis 6 ans)

Mais n'oublions pas les produits (fromage ou viande, par exemple) des pays montagneux et loin des centres de consommation, ou ceux des grands plaines céréalières, avec là encore une très faible population de consommateur au km carré... Là, on ne produit pas local pour consommer local.

En conclusion, l'agriculture est passionnante car elle recouvre des phénomènes complexes."

Soyons un peu plus pragmatique que cela et comparons ce qu'il est plus évident de comparer. Il est plus logique de consommer des fromages de Savoie, du Jura, de Corse ou de Normandie lorsqu'on habite l'Ile de France que de consommer des agrumes qui proviennent de Pays comme l'Argentine, l'Afrique du Sud, des haricots verts de Côte d'Ivoire ou de l'agneau de Nouvelle-Zélande. C'est pourtant une pratique fréquente et si ces aberrations étaient déjà corrigées nous ferions un grand pas vers la raison.
Si les agriculteurs du B.P dont il était question plus haut décidaient de revenir vers une agriculture de tradition, rien ne les empêcherait de revenir à des méthodes plus traditionnelles en diversifiant leurs productions. Certains, bien peu nombreux l'ont compris mais cette tendance pourrait très vite s'inverser et se généraliser un peu plus.alerte
Aurorin le 04/01/2013, 14:48
"dupondt - 03/01/2013, 20:57 0 d'accord 1 pas d'accord

1) Bon, quand on connait un tant soit peu le monde agricole français, on sait (et c'est une bonne nouvelle) que la problèmatique des sols y soit parfaitement connue.

D'où la culture sans labour (la majorité des grandes cultures, etc.).

On aurait bien du mal, dans notre pays, a trouver une surface de terre cultivée abimée par l'érosion éoliennel ou hydraulique.

En fait, le maintien de la qualité du sol est le b.a.ba que l'on apprend dans tous les lycées agricoles.

En revanche, il y a de graves problèmes dans d'autres pays..."

Vous devriez vraiment vous informer avant de faire ce type de réponse, cela n'apporte rien de constructif de dire des choses pareilles.
En quel honneur la France serait plus épargnée que ses voisins par les phénomènes d'érosion ?alerte
Dupondt le 05/01/2013, 13:53
Aurorin

1) Les bovins élevés en France sont dans leur très grande majorité élevés dans des prés, pas dans des "de blocs ou d'hangars immondes où s'entassent des centaines d'animaux parqués pour juste engraisser et ou livrer leur lait et qui croissent dans leur « merde »."


Les trois départements où il y a le plus de bovins en France : l'Allier, la Saone et Loire, la Nièvre.

Je vous défie d'y trouver des "usines à viande".

Les bovins sont dans des prés...

Une partie des jeunes bovins (les mâles, surtout)sont vendus aux agriculteurs de la vallée du Po, en Italie, qui terminent leur croissance avec du Maïs (le Maïs est la spécialité de la vallée du Po en raison de son climat et de son sol exceptionnels.

Leurs bâtiments d'élevage sont remarquables. Les bêtes s'y sentent bien. Un bovin élevé dans des mauvaises conditions donnent une mauvaise viande et devient dangereux.


2) les vaches laitières dont nous consommons la viande (plus de 50% de notre consommation) sont en partie importées (Hollande, en particulier).

Leurs bâtiments sont d'une propreté parfaite... Une vache laitière maltraitée et stressée donne peu de lait.

3)) Vous dites : "Vous devriez vraiment vous informer avant de faire ce type de réponse, cela n'apporte rien de constructif de dire des choses pareilles.
En quel honneur la France serait plus épargnée que ses voisins par les phénomènes d'érosion ?"

Il n'y a aussi pas d'érosion notables en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en Autriche et Suisse.

Pour les autres pays d'Europe, je n'en sais rien car je ne les connais pas.

Etc.

PS : c'est un peu mon métier.alerte
Bigot Emmanuelle - Yvonand le 05/01/2013, 14:54
L'utilisation généralisée de toilettes à compost permettrait de pallier à grande échelle à ces pertes des sols. Manque la volonté politique...alerte
Damien, Toulouse le 05/01/2013, 16:11
à Dupondt

Et quel est votre métier ?
Vous manquez à fortiori d'informations fiables et indépendantes. Plus de 80% du sol français est biologiquement mort. Je vous conseille vivement de vous pencher sur les travaux de Claude et Lydia Bourguignon (http://www.lams-21.com/artc/1/fr/)alerte
Aurorin le 05/01/2013, 18:52
Dupondt, entendons-nous bien, je ne suis pas un opposant butté anti-vaches laitières, la question n'est pas là. Mais les lots proposés par les grands distributeurs ne sont pas des lots de bonne qualité dans leur immense majorité.
Quand aux Régions qui produisent des spécialités laitières et élèvent leurs vaches en plein air, encore heureux qu'il en reste, mais ce n'est pas une généralité loin s'en faut.
Du reste vous avez oubliez le Limousin, la Normandie, la Charente, la Savoie et il y en a d'autres, mais ce n'est pas elles qu'on retrouve chez les grands distributeurs.
Je reviens des courses, justement, un magasin que je ne nommerai pas proposait de l'agneau, provenance Nouvelle-Zélande. J'ai rien contre ce Pays, mais sérieux, faut arrêter les "conneries".
Un autre faisait promo des côtes de boeufs, vache, race laitière, 16,90€ le kilo, les trucs ils faisaient 600 grs avec les os, c'est pas sérieux ça.alerte
Dupondt le 05/01/2013, 21:06
Aurorin,

Le monde agricole est complexe.

On peut s'étonner de voir de l'agneau néo-zélandais aujourd'hui en France.

Il faut savoir :

- Que la Nouvelle-zélande est une gigantestque ferme à Mouton (plein air, condition parfaite sur de très grande surface naturel)

- Que cette production, historiquement, était destinée essentiellement à la production de laine.
La viande n'était un sous-produit, difficilement vendable, même à des prix bas.

Que, quand l'angleterre est entrée dans le marché commun, elle a obtenu que les moutons du commonwealth (et donc ceux de la nouvelle zélande) soient assimilés aux moutons anglais. Et donc exportable en europe... Sans les protections douanières qui existaient à l'époque.

- Que les anglais ont ensuite exporté en France cette viande, pas cher car elle était toujours un sous-produit de la laine.
Que cela a pratiquement ruiné le gros de la filière de mouton à viande française, qui survit depuis...alerte
Dupondt le 05/01/2013, 21:19
@Bigot Emmanuelle

- Dans une grande partie de la France (les zones d'élevage), le problème ce n'est pas d'apporter de la matière organique dans le sol... Le problème, c'est que les agriculteurs éleveurs en ont trop à épandre.

Trop de fumier à l'ha (ou trop de compost de toilettes sèches dans un petit jardin), se traduit par un apport excessif d'azote.

- D'où un système très contraignant pour limiter les épandages de fumier par ha. Très surveillé par l'Etat, avec sanction financière.

- Dans les pays de culture, c'est différent. On peut toujours, à conditions d'éviter là encore les excès, apporter beaucoup de matières organiques à l'ha.

Reste le coût du transport. Qui peut être plus facilement gérable si on déshydrate le fumier. Il devient plus léger, moins volumineux et on n'a plus de graines indésirables.

C'est ce que l'on fait pour alimenter en fumier les régions viticoles (fumier dit "en bouchon"). Vous en trouverez aussi des sacs pour votre jardin, dans les jardineries. Cela coûte cependant assez cher.

- Le fumier humain a été à l'origine de la richesse des zones maraichères qui entouraient autrefois les grandes villes (Paris !).alerte
Jean émar le 12/01/2013, 23:17
paradoxalement l'agneau de nouvelle zelalerte
Jean émar le 12/01/2013, 23:28
houps désolé

paradoxalement l'agneau de nouvelle Zélande est un des plus dégueulasse mais un des plus naturelle car élevé en plein air presque a l'état sauvage (d'ou sont gout prononcé) dans les plaines de canterbury, d'otago et de soutlhand et de façons traditionnel, de plus je ne pense pas que l'on en trouve du frais mais uniquement du congelé (a ma connaissance) car il arrive par bateau d'ou sont bas prix, grosse production sans contrainte plus livraisons par bateau

ps en France on aime pas trop les viandes fortealerte
Jean-luc Bocquet le 26/01/2013, 13:12
@ Voilà une belle analyse que j'avais zappée . Je suis fier de vous Aurorin ! Lol ! Bravo !
A cela il faut ajouter que l'implantation de haies (si l'action était étendue à l'ensemble du monde) pourrait fournir grâce à leur taille annuelle de confinement, une part non négligeable de TEP.
Dans le Santerre quelques agriculteurs ont franchi le pas mais peut-être pas forcement pour des raisons environnementales.
Enfin peu importe, le principal est de l'avoir fait.alerte
Jean-luc Bocquet le 26/01/2013, 13:18
@Dupondt. Même commentaire que pour Aurorin. Bravo.alerte
Jean-luc Bocquet le 26/01/2013, 15:32
@Bigot :
Un petit peu seulement mais ce serait déjà ça.alerte

Votre nom ou pseudo :

Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire répétitif, provoquant, irrespectueux, incompréhensible, religieusement ou politiquement engagé, non constructif, publicitaire, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur. Votre adresse IP sera conservée pendant la durée requise par la loi pour toute poursuite judiciaire éventuelle.

↑ Haut de page ↑ 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour établir des statistiques et personnaliser votre navigation.

En savoir plus