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L'intérêt des forêts pour notre alimentation - notre-planete.info

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L'intérêt des forêts pour notre alimentation

4 903 lectures / 9 commentaires26 octobre 2012, 17 h 02

cafe_IndonesieCulture de café en forêt - Indonésie
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Les forêts couvrent environ 31% de la surface de la Terre, soit près de 4 milliards d'hectares, et contiennent plus du deux tiers des espèces vivantes terrestres. De plus, la forêt peut s'apparenter à un garde-manger à ciel ouvert et à l'état sauvage car elle regorge de produits comestibles comme : le gibier, les champignons, les plantes, les fruits et les graines. Sans la diversité biologique des forêts et sans les espèces pollinisatrices qu'elles hébergent, la productivité agricole serait moins stimulée et les cultures et notre alimentation seraient mises en danger. Pourquoi ?

En 2007 la valeur de nourriture provenant de la forêt a été évaluée entre 75 et 552 $ par hectare et par an. La forêt est donc une source de vie par la richesse des produits comestibles qu'elle met à disposition de l'homme.

Les forêts nous rendent un service sans équivalent : elles nous nourrissent !

Parmi ces richesses proposées par la forêt il y a la noix. Connue de tous car idéale pour les apéritifs mais aussi utilisée broyée pour agrémenter les plats salés ou sucrés, la noix du Brésil est produite par le Noyer d'Amazonie (Bertholletia excelsa). Cet arbre qui peut atteindre 50m de hauteur et 2m de diamètre produit en moyenne 150 kg de noix par an. Toutefois, il est important de savoir que le Noyer d'Amazonie n'est productif qu'à l'état sauvage. Autrement dit, la production de noix n'est possible que si l'arbre est entouré de la biodiversité forestière qui crée les synergies utiles à son développement. Un Noyer coupé de ses congénères est un Noyer stérile.

La forêt est aussi un régulateur de notre alimentation

Prenons l'exemple de votre café matinal ou de l'expresso du midi. Le café pousse dans les climats tropicaux et a besoin de l'ombre des arbres pour se développer. Une étude réalisée au Costa Rica démontre qu'une culture de café proche d'une forêt a une production augmentée de 20% et une qualité de 17%.

Aussi, la stimulation de la productivité agricole est rendue possible par la diversité biologique des forêts notamment les espèces pollinisatrices qu'on y trouve. Les papillons, les abeilles, certaines mouches, les oiseaux comme les colibris ou bien encore les mammifères comme les chauves-souris sont à l'origine d'environ un tiers de la production mondiale de nourriture (fruits, légumes, oléagineux, certaines légumineuses, café, cacao, épices...) dont les ¾ des cultures vivrières. Le rôle de l'abeille dans le monde a par exemple été évalué à 153 milliards d'euros par an.

Revenons sur la pollinisation. Certes tous les pollinisateurs ne se trouvent pas dans la forêt, cependant lorsque l'on sait que la forêt contient plus des deux tiers des espèces vivantes terrestres, on en déduit l'importance de cet habitat pour les pollinisateurs.

Enfin, nous nous devons aussi d'aborder la lutte contre les ravageurs qui détruisent 30% des récoltes et qui là encore, est menée de front par la biodiversité forestière (carabes, coccinelles, syrphes et autres insectes carnassiers).

Par conséquent, sans les services rendus par les forêts et autres insectes qui y vivent, à savoir la pollinisation et la régulation des ravageurs, notre alimentation et nos cultures seront mis à mal. L'homme pourra dire adieu au café du matin accompagné de son pain au chocolat, à l'apéritif vin blanc cacahouète, à la dinde aux marrons, au repas gastronomique et équilibré, ou encore à la salade de fruits et à la soupe relevée à la coriandre.

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Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info. Elles contribuent au débat

9 commentaires

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Jean-luc Bocquet le 26/10/2012, 17:17
On dira 31 % des terres émergées mais c'est de la sémantique. Lol. En fait, on a bien compris la pensée du rédacteur de l'article.alerte
Jean-luc Bocquet le 27/10/2012, 13:12
Pourvu qu'il ne gèle pas trop car je dois aller ramasser des hydnes et récolter des châtaignes.
Mon jackrussel, animal fort sympathique à poils raides, a encore foutu le camp au blaireau.
Quand il revient de cavale il est tellement couvert de glaise que l'on ne voit plus que ses yeux !
Une seule solution : Le débarbouiller au jet d'eau.
Il a couru un grave danger car ces mustélidés fouisseurs ont pour spécialité l'enterrement des intrus en leur coupant tout chemin de repli...
Il aime...
C'est beau la forêt.
On plante en sachant la vie humaine tellement brève, que, même si on le faisait jeune, on ne verrait jamais les arbres arriver à maturité.alerte
StrangeStrange le 27/10/2012, 19:17
oui Jean-Luc c'est pourquoi les arbres sont si importants je suis bien d'accord il faut plus qu'une vie d'un humain pour permettre à un arbre d'atteindre sa maturité. Donc à chaque fois que cela est possible il faut les préserver et dans cet article très intéressant la biodiversité joue un rôle important et pour une fois un aspect différent est développé le rôle de la forêt dans notre alimentation.
C'est un vaste et important sujet tant les implications sont importantes (le site : http://envol-vert.org/archives/les-services-rendus-par-la-foret
apporte un peu plus d'informations) Merci à l'auteur pour cet articlealerte
Jean Weber le 28/10/2012, 04:12
J'habite le Sud-est asiatique (Nord Sumatra, Java, Malaisie) depuis plus de 10 ans et les proportions chiffrées d'envol-vert sont étonnants par rapport à la situation locale où les forêts de plaine (en gros en dessous de 300m d'altitude) ont déjà disparues. Je vois difficilement le lien entre une population urbaine largement majoritaire et la forêt. Evidemment si on appelle une plantation de caoutchouc (Hevea), palmier, arbres fruitiers, arbres dans le jardin « forêt » cela peut coller avec l'ordre de grandeur des chiffres.

Un simple survol des pays avec Google earth permet de s'en rendre compte. Le foret tropicale se reconnait par un aspect « choux-fleur » lié de gros arbres émergents de la canopée (exemple 2°38'05.19''S - 101° 28'06.42'' E). En l'absence de cette structure (arbres émergents d'une canopée) on a une plantation. Si vous trouvez dans le Sud est Asiatique sur Google une telle forêt à moins de 300 mètres d'altitude qui ne soit pas un reste de tourbière ou interdite au public cela m'intéresse. En Malaisie Péninsulaire je fais 500 km d'autoroute sans avoir aucun trace d'impact d'insecte sur le pare brise ! Si je veux entrer dans une réserve forestière c'est 6 mois de paperasse avec la nécessité d'apporter des justifications et écrire un rapport.

Cette situation contraste avec les images Google Earth que l'on peut observer en Europe surtout sur la partie Nord-Est. La plupart des villages ont leur parcelle de forêt (en réalité des agro systèmes mis en place par décret royal à une époque où la marine nécessitait de grand arbres) le plus souvent sous un régime de futaie avec un cycle de coupe en gros de 80 à 100 ans. Ces forêts où la promenade est largement tolérée ont une grande importance dans la représentation qu'ont les Européens de la nature (ballade dominicale, champignons, chasse, jeux,…) Cette représentation à même été idéalisée par le romantisme (l'image de mère nature) qui garde un poids considérable en Europe.

Cela n'existe pas en Asie du Sud Est. Les habitants des grandes zones urbaines qui concentrent la majorité de la population (et qui vont encore se développer) ne peuvent même pas faire ce que nous appelons une simple « balade en forêt », les quelques très rares réserves de forêts restantes en plaine étant interdites au public. Une des seules alternatives du week end étant la visite des centre commerciaux, l'essentiel de l'alimentation étant à base de poulet et de riz alors que les fruits et légumes sont importés et souvent très cher. Il n'y a pas de littérature romantique locale, la forêt est parfois perçue comme un milieu insalubre et dangereux par la présence d'animaux et de génies maléfiques (la magie est restée dans la culture locale y compris citadine comme un moyen d'envouter mais elle n'est pas en relation avec une quelconque connaissance de la nature).

Il ne faut pas que l'information d'Envol Vert (dont je salue l'effort de sensibilisation) masque cette autre réalité d'un développement de centres de décisions urbanisés concentrant une majorité grandissante de population qui n'a plus aucun contact avec un système semi-naturel. C'est d'ailleurs ce dernier aspect qui est ressorti comme un des problèmes les plus criants lors de la conférence de Nagoya qui a fixé comme premier engagement : « d'ici à 2020 au plus tard, les individus sont conscients de la valeur de la diversité biologique et des mesures qu'ils peuvent prendre pour la conserver et l'utiliser de manière durable. » Le problème est d'amener cette conscience vers les centres urbains locaux ou mondiaux où résident les pouvoirs de décision. En France nous avons environs 75 espèces d'arbres. En Indonésie une zone comme par exemple 2°38'05.19''S - 101° 28'06.42'' E correspond au type de forêts coupée à raz pour produire le « Bankirai » vendu chez Leroy Merlin entre autres. Le nombre d'espèces d'arbres peut y atteindre plus de 800 pour un demi Km2 dont la plupart sont sur la liste rouge (les espèces de plaines n'étant pas les même que les espèces de collines). Le problème est que ces forets n'existent déjà plus que dans l'imaginaire de la plupart des habitants de la planète.alerte
Jean-luc Bocquet le 28/10/2012, 09:13
Bonjour Jean (ou plutôt bonsoir à toi. )
Tout à fait.
Microcosme local :
En France par exemple, où peut-on encore trouver une forêt primaire ?
Où j'habite, l'ensemble de la forêt est un milieu qui doit à l'être humain d'être ce qu'il est.
En forêt de Compiègne par exemple, certaines des grumes de chêne que nous abattons actuellement afin de les transformer, après sciage, en merrain ont été plantées par les gardes forestiers de Colbert puis soignées, menées, élaguées, sélectionnées, abattues puis replantées par leurs successeurs.
Quand on discute avec leurs représentants du moment, on touche le temps.
Que nos bons rois en soient loués ! Qu'on leur pardonne leurs excès, leurs guerres, les famines qu'ils ont provoquées.
Certes, leurs intentions n'étaient pas tout à fait louables,comme celle par exemple d'équiper de ces fûts des navires comme l'Hermione, mais comme a dit quelqu'un :
Quand on a faim on ne regarde pas si la main de celui qui vous fait l'aumône est propre.
Et puis il fallait aussi que les chasses royales se déroulent sur de grands espaces...
A la fin du dix neuvième siècle, (les cartes de Cassini ayant remplacé les plans terriers le prouvant) beaucoup de parcelles privées actuellement recouvertes de grands arbres étaient cultivées.
Dans l'Oise, mis à part les forêts cultivées domaniales, elles sont généralement implantées sur des pentes au relief très accentué.
Puis est venue le début de la mécanisation qui a conduit, comme c'est le cas chez moi, à l'abandon progressif des cultures sur ces espaces pentus du fait de la dangerosité qu'il y aurait eu à vouloir les cultiver avec des engins mécaniques. (Je n'évoque ici que les causes physiques de leur abandon ).
La végétation a repris ainsi une certaine place comme elle l'a fait dans de nombreuses contrées de France. Toutes les buttes un peu abruptes, celles ou affleurent les sources, le sable et le calcaire lutécien de l'Oise se sont de nouveau progressivement recouvertes d'un dôme d'arbres.
(On ne louera pas la mécanisation pour autant...)
C'est ainsi que l'espace naturel européen (à part quelques forêts primaires de Pologne que beaucoup considèrent comme ayant existé de toute éternité) n'est en réalité en Europe que le fruit plus ou moins amer tombé de l'arbre planté de main d'homme.
Il faut ajouter également que l'ensemble de ces forêts est très vulnérable à toute forme de piétinement ce qui augure mal de l'avenir quant aux futures balades de ceux dont ce n'est pas l'obligation professionnelle de se trouver hors des sentiers battus.alerte
Jean-luc Bocquet le 28/10/2012, 09:49
Bonjour Strange. Et oui. L'Arbre est important. Ses racines ne sont pas simplement les siennes, elles sont aussi les nôtres. Bonne journée à vous.alerte
Jean Weber le 28/10/2012, 12:56
« …à part quelques forêts primaires de Pologne que beaucoup considèrent comme ayant existé de toute éternité »


L'éternité est toute relative. Si la forêt primaire tempérée européenne existe elle ne devrait pas être très ancienne car lors de la dernière glaciation qui se terminait il y a 10 000 ans, le permafrost était au niveau de Bordeaux avec au nord des rhinocéros laineux. Ces derniers broutaient avec le mammouth une végétation de type toundra circum boreale qu'ils dégageaient de la neige à l'aide de leurs immenses cornes et défenses… Les arbres qui ont recolonisés le pays lors du réchauffement climatique sont des rescapés des rares zones non gelées coincées entre les Pyrénées, Alpes et mer méditerranée difficilement franchissables. Notre flore vasculaire forestière est donc particulièrement pauvre avec environ 75 espèces d'arbres. Cela est différent de la flore herbacée qui comprend plus de 4000 espèces (voir le fil voisin sur la flore). En France la préservation de la biodiversité des plantes vasculaires passe donc par une réduction des engrais et des herbicides mais aussi en maintenant les milieux ouverts (pastoralisme ou gyrobroyeur à défaut de grands herbivores). Sous les tropiques c'est le contraire, jusqu' à plus de 1000 espèces d'arbres différents cohabitent sur 50 ha dans une placette à Bornéo et plus de 800 dans une placette de 50 ha en Malaisie péninsulaire. Le foret y est le fruit d'une évolution peu perturbée par le climat depuis plusieurs centaines de millions d'années. La diversité épiphyte est extraordinaire et encore peu décrite. Par contre la flore herbacée qui s'installe lors des coupes à raz et du raclage des sols est étonnement pauvre : quelques herbes et fougères colonisent tout.


« L'espace naturel européen n'est en réalité que le fruit plus ou moins amer tombé de l'arbre planté de main d'homme »

Oui, ce fait est extrêmement important. Tous nos paysages européens sont le fruit de notre intervention. Il n'y a pas d'espace sauvage vierge. Ceci est maintenant en train de se mondialiser. La plantation de clones horticoles a d'ailleurs un impact considérable souvent sous-estimé. Par exemple des peinture de peupliers de plus de 150 ans d'Ukraine ou de France montrent des arbres au port fastigié http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/expositions-exhibitions/horizons/En/sel-a-117.html ou encore ici http://en.wikipedia.org/wiki/File:Monet,_Claude_-_View_At_Rouelles,_Le_Havre_(1858).jpg qui sont en fait des variétés horticoles. Les représentants sauvages des peupliers disparaissant du pays par destruction du milieu mais surtout par pollution génétique http://peupliernoir.orleans.inra.fr/.

Il ne faut donc pas se tromper. L'homme qui gagne sur le sauvage est une représentation romantique qui n'est plus d'actualité et qui nous déresponsabilise. Il n'y a pratiquement plus sur terre de milieux que nous n'avons pas perturbés. Dans ce contexte, la conservation des ressources naturelles dans leur état actuel ne sera possible que si tous les environnements, incluant les plus modifiés, sont gères en vue de maintenir ou développer des relations bénéfiques. Notre emprise sur la planète est tel que sa gestion gestion implique que tous les individus puissent avoir une visibilité de leurs actions spécifiques et collectives non seulement sur leur environnement local mais aussi sur tous les écosystèmes qui y sont liés. A mon avis le seul concept de biodiversité ne nous permettra pas de nous en sortir, il faudra tôt ou tard savoir nommer les espèces et les populations impactées par nos décisions. On ne peut préserver que ce qui est connu.alerte
Dupondt le 29/10/2012, 10:56
je cite "carabes, coccinelles, syrphes"...

Il faut raison garder. Les coccinelles qui sont sur le sommet des arbres ne sont pas celles de nos cultures et de nos jardins (pas les mêmes espèces).

Les Carabes et les Syrphes n'ont pas besoin de forêt non plus.

Il faut des lisières, des bosquets, des haies pour ces petites bestioles. La forêt primaire n'est pas indispensable.

En outre, la forêt française est en expension depuis plus de 50 ans.
les nouvelles normes forestières laissent la place aux arbres morts (pour les insectes, etc.).
Il ne faut donc pas fantasmer.

la Nature française est dans la plupart des cas un "jardin". Un jardin façonné par l'homme et d'une extraodinnaire diversité.

Il faut éviter les excès d'une certaine agriculture moderne. Mais ce n'est pas si difficile. Et cela se fait de plus en plus.alerte
Imane elhaitari le 10/06/2013, 22:10
trés importantalerte

Votre nom ou pseudo :

Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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