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La coccinelle asiatique se prépare à passer l'hiver chez nous

11 003 lectures / 40 commentaires12 octobre 2012, 16 h 32

coccinelleCoccinelle asiatique (Harmonia axyridis)
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Autrefois utilisée dans la lutte intégrée contre les pucerons, la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) est désormais l'une des espèces les plus abondantes de nos régions. Et cela, jusqu'au cœur de nos habitations. Mais la parade scientifique se met en place petit à petit. Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège) vient de franchir un pas décisif dans l'identification des... hydrocarbures intervenant dans la formation des agrégats hivernaux de l'animal.

Qui aurait pu prévoir un tel scénario ? Les scientifiques, peut-être, s'ils avaient été consultés. Les horticulteurs européens, sans doute, s'ils s'étaient intéressés d'un peu plus près aux problèmes rencontrés aux Etats-Unis quelques années auparavant. Lorsque les horticulteurs belges, français, néerlandais... introduisent la coccinelle asiatique dans leurs cultures, dans le courant des années 90, celle-ci est parée de toutes les vertus. Réputée pour sa voracité, Harmonia axyridis ne fait en effet qu'une bouchée des nuées de pucerons qui envahissent les serres. Facile à élever, elle ne coûte pas cher et représente un avantage indéniable sur les insecticides : aucune toxicité pour le manipulateur ! Dans la foulée des professionnels, les particuliers s'en fournissent également, ravis de pouvoir utiliser chez eux, dans les potagers et les jardins, cet auxiliaire parfait de « lutte intégrée » contre les parasites des plantes. Ainsi, précédée de sa réputation de sympathique bête à bon Dieu, la coccinelle asiatique multi-colorée - traduction littérale de son nom anglais ; elle peut en effet être jaune, rouge, orange ou noire - devient, malgré elle, le porte-étendard symbolique de tous les insectes « utiles », fidèles auxiliaires de l'homme, qu'il convient de protéger à tout prix.

Espèce invasive

Dès 2001, on commence à déchanter. Alors qu'on pensait l'animal incapable de résister aux hivers rigoureux, on commence à le retrouver ici et là en Flandre, en pleine nature. Puis à Bruxelles... Ensuite en Wallonie... En dix ans à peine, la coccinelle se répand à une vitesse extraordinaire et finit par envahir tout le pays, ce qui lui vaut aujourd'hui son statut d'espèce invasive.

Un problème ? Oui, à triple titre. D'abord, parce que l'animal est un prédateur « intraguilde ». Cela signifie que, loin de se contenter de dévorer les pucerons (des Hémiptères Aphidoidés) et d'autres petits insectes à corps mou, la coccinelle asiatique n'hésite pas à s'en prendre aux prédateurs avides des mêmes proies qu'elle. Elle entre en compétition directe avec d'autres espèces d'insectes, parmi lesquelles les coccinelles, indigènes celles-là, dont elle dévore les larves. A ce titre, les derniers rapports scientifiques publiés en Belgique semblent indiquer un déclin des coccinelles à deux et à dix points, des espèces dont nos écosystèmes ont bien besoin.

Deuxième problème : l'animal a la fâcheuse manie de se nourrir de fruits mûrs. Ce n'est pas qu'il entraîne lui-même le dépérissement des fruits habituels des cultures (il intervient après un autre facteur l'ayant endommagé), mais il semble s'intéresser plus particulièrement aux raisins bien mûrs, s'y rassemblant en agrégats en fin de saison. Faute de pouvoir être aisément retiré du processus de fabrication, il se retrouve alors dans le vin, dont il altère le goût. Au vu de l'engouement pour la création de vignobles en Belgique, voilà qui pourrait donner du fil à retordre à nos (futurs) viticulteurs, à l'instar de leurs collègues français.

Enfin, troisième problème. A l'arrivée de l'automne, Harmonia axyridis est saisie d'un irrésistible réflexe de protection contre la chute des températures. Ne se contentant pas de trouver des abris naturels, elle affectionne également l'intérieur des habitations, en ville comme à la campagne, et plus particulièrement à proximité des surfaces boisées qu'elle a fréquentées pendant l'été. Inutile de colmater les anfractuosités : elle parvient à s'insinuer dans les minuscules interstices des châssis, murs et parois. Par dizaines ou par centaines (on a même observé des agrégats de plusieurs milliers d'individus !), les coccinelles asiatiques peuvent alors hiverner tranquillement dans les replis des tentures ou derrière une cloison, leur métabolisme tournant au ralenti durant toute la mauvaise saison.

Si la compagnie hivernale de quelques-uns de ces insectes peut paraître plaisante, il n'en va plus vraiment de même lorsque des centaines d'animaux envahissent les lieux de vie ou de sommeil, maculant les supports où ils sont regroupés d'un liquide jaunâtre nauséabond lorsqu'ils sont dérangés. Dans certains cas, les substances qu'ils dégagent peuvent entraîner des réactions de type allergique : asthme, rhinite, conjonctivite... La présence d'allergènes a été démontrée dans l'hémolymphe. Des travaux américains assez récents ont abouti à la découverte d'allergies croisées entre la coccinelle asiatique et la blatte.

Techniques de piégeage

Pour toutes ces raisons, il faut limiter leurs populations. Tout en se gardant de la moindre naïveté : leur présence est devenue inévitable et il est probablement impossible d'en venir totalement à bout.

A l'Unité d'entomologie fonctionnelle et évolutive de Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège), on travaille de longue date à une meilleure connaissance des mœurs d'Harmonia axyridis. L'un des principaux objectifs des chercheurs consiste à mettre au point des techniques de piégeage respectueuses à la fois des écosystèmes fréquentés par les animaux (pas question de menacer d'autres espèces d'insectes, et encore moins les autres espèces de coccinelles) et de la sécurité des utilisateurs.
Une étape importante vient d'être franchie avec les travaux de Delphine Durieux, chercheuse au service d'entomologie du professeur Eric Haubruge, réalisés en collaboration avec l'unité d'Analyse, qualité et risques (Laboratoire de chimie analytique). Ces recherches ont été consacrées aux rôles des chaînes hydrocarbonées dans la formation des agrégats de coccinelles au sein des habitations. "On sait, via d'autres recherches, qu'Harmonia axyridis est attirée à l'automne par des éléments proéminents dans le paysage, se détachant clairement sur l'horizon : montagnes, collines, bâtiments imposants, maisons isolées, etc, explique la jeune chercheuse. Encore faut-il découvrir ce qui se passe après le vol migratoire vers les édifices : comment et pourquoi les coccinelles asiatiques forment-elles ces agrégats ? Comment ceux-ci se maintiennent-ils tout au long de la mauvaise saison ?"

La chercheuse s'est penchée sur les molécules non-volatiles présentes sur la cuticule des insectes. Celles-ci - pouvant jouer un rôle de phéromones - sont déposées passivement sur les supports par simple contact avec les pattes ou l'abdomen. Pour être reconnues par les insectes, ces molécules doivent avoir été goûtées par ceux-ci, probablement par les pièces buccales (mais ceci reste à prouver). Après leur prélèvement chez des particuliers, une vingtaine d'agrégats et leurs supports (châssis, parois, cloisons...) ont livré une partie de leurs secrets. "Par chromatographie en phase gazeuse, nous avons identifié deux types de marquages, l'un lié aux alentours de l'endroit d'agrégation, l'autre spécifique au lieu de rassemblement lui-même. Dans le premier cas, le marquage est destiné à guider les animaux vers le lieu d'agrégat. Dans le second, à maintenir la cohésion du groupe tout au long de l'hivernage. Dans les deux cas, il s'agit des mêmes hydrocarbures, mais les analyses chimiques ont révélé des différences de profils : la proportion d'hydrocarbures insaturés est plus importante dans le cas du marquage périphérique à l'agrégat".

Les recherches menées par l'Unité d'entomologie en collaboration avec le laboratoire de chimie analytique ont également mis en évidence la persistance d'une partie des hydrocarbures sur les supports des agrégats, et cela tout au long de l'année. "Leur concentration peut certes évoluer, explique Delphine Durieux. Mais les marquages contiennent des molécules saturées, dont la stabilité explique qu'elles soient toujours présentes - et goûtées - l'automne suivant, permettant l'orientation à courte distance des premiers migrants. Ces derniers les rafraîchissent et les renforcent lors des allées et venues autour du site d'agrégat. La seule présence de ces substances déposées l'année précédente ne suffit cependant pas à induire de nouveau l'agrégation des coccinelles asiatiques en ces sites. En effet, si l'environnement du site sélectionné antérieurement a été modifié et ne présente plus les caractéristiques favorables à l'agrégation, les coccinelles n'établissent plus leur rassemblement dans ces lieux et affectionneront d'autres sites, jugés plus appropriés. Ceci suggère l'importance particulière des éléments visuels dans la mise en place des amas".

Est-ce à dire que la fabrication de pièges à coccinelles asiatiques peut débuter ? Pas encore. "Le rôle des hydrocarbures insaturés doit encore être confirmé et affiné, explique la jeune chercheuse. Il faut identifier précisément les molécules responsables des comportements observés. Il faut aussi s'intéresser aux molécules volatiles, l'association de telles substances aux pièges étant essentielle pour attirer les insectes à distance. De nombreuses expérimentations sont encore nécessaires..."

Comment se débarasser des coccinelles asiatiques ?

Les particuliers confrontés à ce genre d'invasions à leur domicile en sont donc réduits à patienter quelque peu. Et, pour s'en débarrasser, à aspirer les agrégats et à les placer au congélateur pendant un temps suffisamment long. En effet, relâchés vivants à l'extérieur, les animaux n'ont qu'un seul réflexe : retourner aussitôt vers leur lieu d'hivernage. Or les meilleurs efforts de colmatage n'en viennent pas à bout. Seul inconvénient de cette méthode quelque peu expéditive : risquer de détruire, dans le lot aspiré et « refroidi », des coccinelles à deux points ou d'autres espèces indigènes qui, régulièrement, s'associent aux coccinelles asiatiques pendant l'hiver. Celles-là même qui, pendant la saison plus chaude, dévoreront leurs larves...

Auteur

Université de Liège

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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40 commentaires

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Commentaires 1 à 20 sur 40

avatar aimerick, lorraine - 12/10/2012, 17:04

et voilà!! encore une preuve que l'humain ne comprend pas mére nature.
tant que nous ne comprendrons pas que chacune de nos actions a des effets secondaires, on ne fera que des erreurs. la logique aurait été de comprendre les raisons du déclin des coccinelles françaises et d'y remédier.

comme les limaces et autres parasites des cultures, avant de ruiner nos champs et jardins avec des produits chimiques, il vaudrait mettre en place des écosystémes qui favoriseraient les ennemi de ces parasites!!!

avatar JoËl Eygonnet - 12/10/2012, 17:27

Merci pour toutes ces informations.

avatar Jacques-marie Moranne - 12/10/2012, 17:37

Je rappelle à tout hasard que la coccinelle était considérée comme un insecticide écologique

avatar Strange - 12/10/2012, 17:45

Un exemple de plus à vouloir perturber l'ordre naturel des choses, à jouer les apprentis sorciers vola ce que nous récoltons. Cet exposé explicite très bien le phénomène constaté en octobre 2011 où à chaque fois que je fermais les fenêtres à la nuit tombée plusieurs coccinelles pénétraient chez moi le phénomène m'avait interpellé ...

avatar Jacques-marie Moranne - 12/10/2012, 18:42

C'est vrai que ce serait mieux d'utiliser des pesticides

avatar Jean-luc Bocquet - 12/10/2012, 19:46

Il faut toujours payer l'addition.
Quoique l'on fasse.
Un exemple de plus du bémol indésirable.
D'ailleurs, l'expression bémol est fausse, car comment jouer une partition un tant soit peu complexe sans eux, ces foutus bémol, qui, comme l'électron et son spin, ont une fâcheuse tendance à se transformer en dièses ?
Et c'est bien pour cette raison que le grand orchestre de la vie terrestre dirigé par son chef auto proclamé, maestro trois neurones, a de plus en plus tendance à émettre des couacs.
Pourtant, il y a dix ans, on ne voyait que par la bestiole rouge à points noirs au gout dégueulasse. (Demandez aux cyclistes...)
Haro aux insecticides. Sus aux pucerons ! La bête à Bon Dieu n'allait en faire qu'une bouchée !
Oui mais voilà, comme d'habitude, c'était sans compter sur la connerie humaine et maintenant le dimanche, ( et les autres jours de la semaine) il pleut...
En 2007, en me rendant dans la Somme j'avais été déjà surpris par ces nuées de coccinelles. Puis est venu le temps où elles sont venues par centaines se réfugier l'hiver dans les feuillures de décompression de certaines de mes fenêtres...
Et si c'était ces coccinelles qui étaient en partie responsables du syndrome d' affaiblissement des colonies d'abeilles ? Et si leurs phéromones désorientaient ces furieuses du dard en polluant le nectar ?
Il faut avouer que la coïncidence en temps est troublante.
Maintenant je change de sujet, car la connerie ne s'applique pas qu'à l'introduction de "gentilles espèces" censées lutter contre des parasites et qui se transforment rapidement en espèces invasives.
Je change donc de sujet encore qu'à l'origine, ce qui va suivre découle de la même tournure d'esprit.
Parlons-donc des éoliennes.
Qui pense sérieusement que les millions d'éoliennes implantées ou en projet en Europe vont être sans effet sur le régime des vents et donc sur le
climat ?
Qui pense aux millions d'oiseaux et aux milliard d'insectes qui vont se faire happer chaque année par les pales ?
Et ce serait sans conséquence sur le biotope ?
Et ce serait sans conséquence sur le climat local ?
Sans effet sur la nappe phréatique ? (Le régime local des orages étant déjà modifié dans les endroits ou la frénésie d'implantations bat son plein...)
Sans effet sur l'être humain ?
Sûrement pas.
Il en ira, comme d'habitude, de ce qu' il en est de l'introduction de la coccinelle et du reste des réalisations humaines.
Ce sera du zéro pointé avec perspectives négatives !
PS :Pourvu qu'une station de recherche n'ait pas l'idée de développer un prédateur qui éliminera "gentiment" l'étoile de mer rouge vif qui dévore les coraux affaiblis par l'acide carbonique et autres joyeusetés de la barrière de corail australienne parce qu'alors, sa fin sera proche...
J-M Morane : Toujours d'accord avec vous.

avatar Jean-luc Bocquet - 12/10/2012, 19:51

J-M Morane : j'aime votre humour.

avatar Jacques-marie Moranne - 13/10/2012, 10:56

Merci

avatar Jacques-marie Moranne - 13/10/2012, 11:07

D'une façon plus générale, on est face à un problème d'Entropie
L'Entropie (le désordre) augmente perpétuellement ; on n'y peut rien : c'est de la physique.
Ainsi, chaque fois que l'homme veut créer de l'ordre, il crée nécessairement du désordre par simple compensation entropique (je n'ai pas dit anthropique).

Doit-on pour autant ne plus essayer de créer de l'ordre ?
L'homme doit-il se suicider pour ne pas désordonner l'univers ?
… Mais alors, à quoi servirait un univers ordonné si l'homme ne peut pas en profiter ?

avatar Simone Kirk - 13/10/2012, 13:02

Bravo pour tous ces judicieux commentaires et pertinentes questions. Pour ma part, je dis juste qu'il faut toujours faire attention à l'introduction d"'exotiques" dans les mileux naturels. Est exotique tout ce qui n'est pas indigène.

avatar Jean-luc Bocquet - 13/10/2012, 13:33

J-M Morane. Vaste question.
Il semble que le désordre (entropie) ne soit que l'état le plus ultime de la matière et que le désordre le plus ultime corresponde à son niveau le plus dense.
On pourrait penser logiquement que l'ordre devrait être son contraire.
Peut-on transposer au niveau de la société ?
Pourrait-on alors envisager raisonnablement que l'ordre ne soit que l'apanage des sociétés très peu structurées, et que, au fur et à mesure de leur croissance va naître un besoin d'administration tendant à tout mettre sous contrôle engendrant pas là même leur futur naufrage ?
J'entends aussi par administration le besoin de modification...
Dix mille ans après la fin de la dernière glaciation, l'espèce qui a pris le pas sur ses contemporaines poursuit avec son milieu de vie un dialogue de sourds.
Il semble en effet que l'ordre vu par l'être humain produise à chaque fois plus de désordre qu'il ne crée d'ordre.
Et c'est bien ce qui se passe actuellement.
La planète est en surchauffe dans tous les sens du terme. Elle n'a plus le temps d'équilibrer. Un peu comme nos politiques, tous bords confondus, qui gèrent dans l'urgence une société prise de folie.
Climat, population, économie mondiale tout s'emballe. Dans les esprits, c'est la même chose.
Alors l'homme s'agite encore plus. Il piétine. Il trépigne. Il foule. Il organise.
Il gère... avec un grand G
Pour ce qu'il croit être son bien
Pour ce qu'il croit être celui d'autrui.
Pour l'idée de ce qu'il se fait du mot juste et de celui de liberté.
En fonction de ses perceptions limitées.
Tout ça dans la plus grande confusion et la plus grande dépense
énergétique.

avatar René Voujeaucourt - 13/10/2012, 14:21

Monsieur Moranne @

""""L'Entropie (le désordre) augmente perpétuellement ; on n'y peut rien : c'est de la physique.""""

Je crois qu'une fois de plus vous confondez tout.

avatar René Voujeaucourt - 13/10/2012, 14:25

""""Qui pense aux millions d'oiseaux et aux milliard d'insectes qui vont se faire happer chaque année par les pales ?"""""

Légende urbaine, les éoliennes ne tuent pas les oiseaux. Et ce n'est pas demlaiin la veille que les éoliennes vont avoir un impact sur les vents (bien qu'elles augmentent la rugosité du sol)

avatar Jean-luc Bocquet - 13/10/2012, 17:54

En géomorphologie (mais aussi géographie, météorologie, écologie du paysage ...), la rugosité du paysage, son "grain" (en termes de relief) a un impact important sur les vents (atténuation de la force du vent dans les basses couches de l'atmosphère), les turbulences et, indirectement, sur les envols ou dépôts de poussières, la température, l'évaporation, le mélange de la partie basse de la colonne d'air (de la hauteur des pots d'échappement à la hauteur où sont émis les panaches de cheminées d'usine ou de chaudières urbaines par exemple), la régularité du vent (important pour les installations d'éoliennes ou de fermes éoliennes), etc.

Kalnay et Cai dans la revue Nature avaient en 2003 posé l'hypothèse que les arbres freinaient significativement le vent. En effet, en forêt tropicale dense, hormis lors des tempêtes, les effets du vent sont quasiment imperceptibles depuis le sol. La plupart des arbres n'y produisent leurs puissants contreforts que quand ils émergent au niveau de la canopée où ils sont alors exposés à un éventuel déracinement par le vent.
On a récemment réanalysé les données météorologiques de mesure des vents de surface (jusqu'à 10 mètres de hauteur) qui confirment dans l'hémisphère nord une tendance au ralentissement ; il semble que les forêts puissent, dans une certaine mesure, freiner le vent alors que la désertification l'exacerbe. Là où la forêt a regagné du terrain, la force du vent a diminué (de 5 à 15 %) et ce, de manière d'autant plus visible que le vent est fort. Les vents géostrophiques (induits par les variations de pression atmosphérique) n'ont pas diminué, et les aéroradiosondes ne montrent pas de tendance au ralentissement en altitude. Le bocage est une structure écopaysagère qui modifie également les effets du vent en créant des microclimats atténuant le vent, mais aussi les chocs thermohygrométriques et l'érosion des sols.
Dans la Somme, par endroits un bocage d'éoliennes est en voie d'apparition remplaçant ainsi les haies depuis longtemps disparues...

avatar René Voujeaucourt - 13/10/2012, 18:17

Jean-Luc Bocquet.

Ne mélangez donc pas tout, Il n'y a aucune comparaison possible entre un champ d'éoliennes et une forêt ou un bois.

Apprenez donc les bases de la mécanique des fluides, vous direz moins de bêtises.

-On a récemment réanalysé les données météorologiques de mesure des vents de surface (jusqu'à 10 mètres de hauteur) qui confirment dans l'hémisphère nord une tendance au ralentissement-

Vous avez déjà vu un champ d'éoliennes ? les mats font entre 60 et 100 mètres de haut les pales font entre 30 et 45 mètres de long.

avatar Jean-luc Bocquet - 13/10/2012, 18:52

L'Art d'avoir toujours raison et de se faire détester de tous
Base de toute dialectique :
Exagérer
Jouer sur les mots
Généraliser
Cacher son jeu
Les faux arguments de l'adversaire
Affirmer péremptoirement
Noyer le poisson
Susciter la colère de l'adversaire
Brouiller les pistes

avatar Orion - 13/10/2012, 18:52

Cet article est excellent.
Il nous rappelle que la lutte biologique pour excellente qu'elle soit au vu de la dangerosité de l'utilisation des pesticides n'est pas sans risques.on introduit pas une espèce étrangère sur un nouveau territoire autre que le sien,sans que des recherches aient montré de façon quasi-absolue que l'espèce introduite ne se conduira pas un prédatrice sur son nouveau territoire,ou ne sera pas nuisible à un titre ou à un autre.
Les exemple de la tortue de Floride,de l'écrevisse rouge américaine,des écureuils nord américains,de la renouée du japon....etc. devraient nous rendre plus prudents,plus humbles aussi..

Jean-luc Bocquet - 13/10/2012, 19:09

Message supprimé par la modération le 14/10/2012 à 10:22. Motif : hors-sujet.

avatar QuebecCity - 13/10/2012, 20:25

Au Québec, les hivers sont très rigoureux comparés à ceux de la France, le minimum normal est -17, le maximum normal -8 en janvier. Même là, cette coccinelle asiatique survit à l'hiver!

René Voujeaucourt - 14/10/2012, 13:33

Message supprimé par la modération le 14/10/2012 à 13:45. Motif : ton irrespectueux et/ou provocateur.

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