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Les effets toxiques graves d'un maïs OGM et de l'herbicide Roundup

10 512 lectures / 46 commentaires20 septembre 2012 ; révision : 03 octobre 2012, 19 h 25

rat_OGM_NK603Rat femelle consommant l'OGM NK603 seul (22%) et développant un adénocarcinome mammaire dans un fibroadénome (jour 645)
© CRIIGEN

Une étude menée par l'Université de Caen (France) et de Verone (Italie) a montré que des rats nourris avec un maïs transgénique provenant de la multinationale Monsanto, développaient rapidement et massivement des tumeurs cancéreuses. La France et l'Europe s'affolent de ces résultats qui suscitent déjà la controverse.

Cette nouvelle étude[1] qui vise à évaluer l'innocuité des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) sur la santé a été dirigée par Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen et Joël Spiroux de Vendômois (CRIIGEN, Université de Caen), deux opposants connus aux OGM.

Elle a été menée secrètement[2] depuis 2006 et vient d'être publiée dans la revue spécialisée Food and Chemical Toxicology sous l'intitulé "Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize".

"Une hécatombe parmi nos rats dont je n'avais pas imaginé l'ampleur"

Pendant deux ans (durée de vie moyenne d'un rat), les chercheurs ont nourri deux cents rats (mâles et femelles) soit avec du maïs normal soit avec le maïs génétiquement modifié « R-tolerant NK603 » fabriqué par la très controversée firme américaine Monsanto. Ce maïs est un organisme génétiquement modifié destiné à être résistant à l'herbicide Roundup, le pesticide le plus vendu au monde, également fabriqué par Monsanto. La multinationale commercialise ainsi un "package" dont les constitutants sont complémentaires : graines transgéniques et pesticides, le cocktail parfait pour faire de l'argent, asservir les agriculteurs et détruire l'environnement et notre santé.

Les scientifiques ont donc souhaité reproduire en laboratoire les conditions d'une alimentation régulière mais raisonnable en OGM NK603 traité avec du Roundup[3]. En effet, les dosages utilisés (à partir de 11% d'OGM dans l'alimentation, et 0,1 ppb de Roundup dans l'eau) sont caractéristiques de doses environnementales courantes.

Malheureusement, tous les groupes de rats, qu'ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d'herbicide présent dans les champs OGM, ont été atteints par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l'expérience. A titre de comparaison, un an pour un rongeur, c'est à peu près l'équivalent d'une quarantaine d'années pour un Homme.

Ainsi, l'étude montre que tous les rats femelles ont eu une mortalité rapide et deux à trois fois supérieure aux rats nourris sans OGM. En effet, les femelles ont développé des tumeurs cancéreuses imposantes (taille d'une balle de ping pong) principalement au niveau des mamelles et au niveau de la glande pituitaire (hypophyse chez nous).
Chez les mâles nourris au maïs OGM, ce sont les organes dépurateurs (foie et reins) qui ont été attaqués : 2,5 à 5,5 fois plus de congestions et de nécroses du foie enregistrées que chez les mâles non nourris au NK630 et 1,3 à 2,3 fois plus de néphropathies rénales sévères et graves. Ainsi, ces mâles ont développé quatre fois plus d'importantes tumeurs que les plus chanceux, non nourris avec cet OGM.
Chez les deux sexes, les reins ont été durement affectés.

"Après moins d'un an de menus différenciés au maïs OGM, c'était une hécatombe parmi nos rats dont je n'avais pas imaginé l'ampleur", a confié le Pr Séralini au Nouvel Observateur.

En cause : un déséquilibre hormonal provoqué par le maïs OGM et les traitements de pesticides Roundup qui agissent comme perturbateur endocrinien.

Pour ses auteurs, il s'agit d'une "première mondiale", "alarmante" car ils ont évalué l'impact sur la santé d'un OGM et d'un pesticide "plus longuement et complètement que les gouvernements et les industriels" ne l'ont fait, a déclaré à l'AFP Gilles-Eric Séralini, qui pilote l'équipe "qui a le plus publié au monde sur les OGM". Pour étayer ses dires, celui-ci a précisé que les autorisations de commercialisation sont délivrées le plus souvent sur la base de tests sur 90 jours réalisés par les industriels eux-mêmes. En effet, les études menées jusqu'à maintenant pour prétendre à l'innocuité des OGM sont financées par les fabricants eux-même, pendant seulement 90 jours : une période légale mais établie sur la demande des firmes. Des scientifiques comme le Pr Séralini ont toujours demandé des études plus longues et publiques, en vain.

Par conséquent, Gilles-Eric Séralini dénonce : "Le crime, c'est que ça n'ait pas été testé avant, que les autorités sanitaires n'aient pas exigé des tests plus longs alors qu'on est à 15 ans de commercialisation des OGM dans le monde". Ainsi, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce serait la première fois qu'une étude aussi longue aurait été menée pour évaluer la toxicité des OGM.

Par conséquent, le CRIIGEN demande que "les autorisations de mise sur le marché de ces produits doivent être immédiatement revues, les tests actuellement en vigueur de 90 jours doivent être prolongés à 2 ans pour tous les OGM, les pesticides doivent être testés 2 ans à faibles doses et en formulations, les tests réglementaires des compagnies doivent être immédiatement rendus publics, et soumis à l'expertise contradictoire. Ils doivent être à l'avenir réalisés indépendamment des fabricants." Une requête plus que légitime.

Les risques pour l'Homme

Les auteurs de l'étude estiment que les pathologies observées chez les rats peuvent être en partie transposables à l'Homme et soulignent que "le moindre signe de toxicité chez le rat doit être pris en compte pour l'interdiction d'un produit. Depuis 50 ans les études se font chez le rat ou sur des cellules humaines pour les produits qui ne sont pas testés chez l'homme (où l'on teste seulement les médicaments, pas les OGM, ni les pesticides, ni les produits chimiques) (...) Les perturbations hormonales sont en tout cas pertinentes chez la femme pour contribuer aux tumeurs du sein et les effets hépatorénaux ont été retrouvés in vitro sur des cellules humaines." Dans un contexte où le nombre de cancers du sein explose, le doute reste permis.

Les premières controverses sur les résultats de l'étude

La réaction de Monsanto

Jusqu'alors, Monsanto éludait le scandale initié par cette étude en se refusant à toute communication. Cependant, dans un communiqué récent, la firme répondait finalement aux graves accusations de l'étude menée par Gilles-Eric Séralini.

Monsanto estime avoir "évalué l'étude" et considère que celle-ci "ne respecte pas des normes minimales requises pour ce type de recherche scientifique. Les résultats ne sont pas accompagnés des données brutes et les conclusions ne sont pas pertinentes dans un objectif d'évaluation de sécurité." Pour étayer ses affirmations, Monsanto considère à maintes reprises que l'étude ne fournit pas suffisamment de détails et de données statistiques, y compris sur le maïs utilisé.
De plus, Monsanto indique que "les taux de mortalité et la fréquence des tumeurs dans tous les groupes de rats sont dans les normes historiques pour cette lignée de rats de laboratoire, qui est bien connue pour sa forte prédisposition aux tumeurs." Le Pr Séralini souligne que ce sont les mêmes rats qui sont utilisés par Monsanto...
Enfin, la multinationale souligne qu'"Il n'y a aucun mécanisme plausible expliquant les résultats rapportés avec ce maïs génétiquement modifié et les résultats sont contradictoires avec le vaste corpus d'expérimentations et d'études scientifiques. De très nombreuses données sur animaux et in vitro (en éprouvette), ont montré que le glyphosate ne cause pas de cancer ou de tumeurs, et n'est pas un perturbateur endocrinien. Cette étude ne fournit pas d'information nouvelle mettant en question les très nombreuses évaluations de sécurité du glyphosate ou des herbicides de la gamme Roundup."

Notons que Monsanto se félicitait, début septembre 2012, de la manne financière considérable des cultures OGM...

Les autres réactions

Interrogés par l'AFP, l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) souligne que "Contrairement à ce qui est affirmé, la dernière étude du Criigen n'est pas la première à avoir évalué les effets à long terme des OGM sur la santé. Il existe en effet de nombreuses études toxicologiques qui ont évalué les effets à long terme des OGM sur la santé des animaux. Ces études réalisées sur des rats mais aussi sur d'autres animaux par des chercheurs d'horizons différents n'ont jamais révélé d'effets toxiques des OGM."
Sur la question de la durée de l'étude, l'équipe du Pr. Séralini ne conteste pas ce fait, mais précise qu'"aucune n'a été aussi détaillée que la [leur], et aucune ne porte sur le maïs NK 603 au-delà de 3 mois".

A l'étranger, d'autres voix se sont déjà élevées pour contester les résultats. Interrogé par Reuters, le Pr Mark Tester (Université d'Adelaïde) s'étonne lui que les précédentes études toxicologiques n'aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. "Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l'étude est vraiment pertinente concernant l'homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches, observe-t-il. Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s'accroître inexorablement." Malheureusement, cette dernière affirmation est fausse puisque l'espérance de vie aux Etats-Unis a reculé en 2008.

Les réponses de Gilles-Eric Séralini à la controverse

Mobilisation générale du gouvernement et des agences sanitaires

Alors que les premiers résultats inquiétants de cette étude étaient connus depuis plus d'un an, la publication de l'étude et son relai par les médias affolent le gouvernement français qui a alors réagi en quelques heures. Dans un communiqué, celui-ci indique avoir "pris connaissance des informations, rendues publiques aujourd'hui, sur l'étude menée par des chercheurs français, mettant en cause l'innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 sur les rats."

Les conclusions alarmantes de l'étude "font l'objet d'une saisine immédiate de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES). Elles feront également l'objet d'une analyse par le Haut Conseil des Biotechnologies. Elles seront également transmises en urgence à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. En fonction de l'avis de l'ANSES, le Gouvernement demandera aux autorités européennes de prendre toutes les mesures nécessaires en termes de protection de la santé humaine et animale, mesures qui pourront aller jusqu'à suspendre en urgence l'autorisation d'importation dans l'Union européenne du mais NK 603, dans l'attente d'un réexamen de ce produit sur la base de méthodes d'évaluation renforcées."

En outre, les ministères du développement durable, de la santé et de l'agriculture précisent que "Cette étude semble confirmer l'insuffisance des études toxicologiques exigées par la règlementation communautaire en matière d'autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques."
Et ce matin, le premier ministre J.-M. Ayrault a déclaré "si le danger est vérifié, Paris défendra leur interdiction en Europe".

Le Haut Conseil des biotechnologies, qui se désigne comme une instance indépendante chargée d'éclairer les pouvoirs publics, a également réagi à cette saisine en indiquant qu'il "va procéder à l'examen de cette étude et en auditionner les auteurs dans les plus brefs délais." Toutefois, Jean-François Dhainaut, Président du HCB, tient avant tout "à rappeler que ces questions sont extrêmement sensibles et que l'information doit être maniée avec prudence et avec sérieux, afin de prévenir la surinterprétation médiatique de données scientifiques qui nécessitent une analyse approfondie avant toute interprétation définitive".

Patrick de Kochko qui représente les Amis de la Terre au Haut Conseil des biotechnologies (Comité économique, éthique et social) précise : "Les Amis de la Terre ont déjà alerté le CEES sur le fait que les études sur lesquelles étaient basées la demande d'autorisation ne permettaient pas de conclure à l'innocuité, et qu'elles ne comportaient pas d'études à long terme (3 mois sur les rats). Sans grands résultats comme d'habitude...".

Au même moment, la Commission européenne annonçait avoir demandé à l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) d'examiner les résultats de cette étude. De plus, la Commission européenne a annoncé le gel de l'examen de la demande de renouvellement de l'autorisation de culture accordée à Monsanto pour un autre OGM, le MON 810[4].

D'ores et déjà, la Russie vient de suspendre l'importation du maïs Monsanto : l'agence russe de protection des consommateurs indique dans un communiqué que "l'importation et la commercialisation en Russie du maïs OGM NK603 est temporairement suspendue", ceci, "le temps que des chercheurs russes examinent l'étude et que l'UE fasse part de sa position sur la question".

130 ONG réclament la suspension provisoire des autorisations du Maïs NK603 et du Roundup

Pas moins de 130 organisations de la société civile (dont le WWF, Greenpeace, Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, ATTAC, CAP21, le collectif Roosevelt 2012, la Confédération Paysanne,...) ont signé un appel commun remis le 3 octobre 2012 au gouvernement « afin de prendre les mesures de précaution nécessaires dans l'intérêt général. » « La publication de l'étude toxicologique à long terme par l'équipe du professeur Gilles-Eric Séralini conclut à la toxicité d'un maïs OGM tolérant au Roundup (NK603) et du Roundup lui-même, l'herbicide le plus utilisé au monde. Face à la gravité des conséquences sanitaires possibles, les organisations signataires s'inquiètent, et ce d'autant plus qu'elles constatent que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d'évaluation à l'origine de l'autorisation dudit maïs. Elles demandent donc la suspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup.
De plus, elles demandent la transparence sur les études d'évaluations des risques sur la santé et l'environnement ayant conduit à l'autorisation (culture ou importation) dans l'Union européenne des OGM et des pesticides. Elles exigent la communication des données brutes de ces études sur un site public en ligne et sous une forme exploitable statistiquement, pour permettre à l'ensemble de la société civile de réaliser ou commanditer toute contre-expertise. Cette exigence de transparence concerne en priorité les données brutes des études ayant conduit à l'autorisation :
- du maïs OGM NK603, autorisé à l'importation et à la consommation en Europe, objet de l'étude citée ;
- des différentes formulations commerciales des Roundup autorisées en Europe, dont l'une fait l'objet de l'étude citée ;
- de deux maïs OGM Bt : le Bt 176, le premier à avoir été autorisé à la culture en France, et le maïs MON810, seul maïs OGM autorisé actuellement à la culture en Europe ;
- des sojas OGM tolérant le Roundup : le GTS 40-3-2, le plus ancien autorisé, et le soja qui entre actuellement le plus dans l'alimentation animale et humaine. »

Le maïs OGM en France

En France, il est toujours interdit de cultiver des OGM destinés à la commercialisation. Cependant, de nombreux produits transgéniques sont importés en France et en Europe[5] comme le maïs OGM NK603[6] autorisé depuis 2004, où il est notamment utilisé dans l'alimentation du bétail. 80% des animaux d'élevage en France sont nourris avec des OGM. Or, nous en consommons ensuite la viande, le lait et les œufs... CQFD.

Ainsi, "nos bêtes dépendent à 25 à 30% du soja américain" en grande majorité transgénique, a précisé le vice-président EELV du conseil régional et de la Confédération paysanne François Dufour, condamné en appel à Poitiers pour des fauchages d'OGM.

En Europe, une demande d'autorisation pour la culture du maïs OGM NK603 est en attente. L'EFSA a rendu un avis favorable le 11 juin 2009, mais la Commission européenne ne l'a pas encore validé, empêchant de fait son inscription au catalogue des variétés homologuées. Une quinzaine d'autres OGM sont en attente d'une autorisation à la culture dans l'Union, les procédures d'homologation étant bloquées en l'absence de consensus entre les Etats membres.

Comment éviter de consommer du maïs OGM NK603 ?

En attendant que toute la lumière soit faite sur cette étude, le principe de précaution s'impose. D'ailleurs, près de 90 % des Français souhaitent l'interdiction totale des OGM dans l'alimentation ![7]

Le maïs OGM NK603 est autorisé pour l'alimentation animale. Par conséquent, il faut modérer notre consommation de viande, produits laitiers et œufs. D'autant plus qu'ils ont déjà largement prouvés leurs effets négatifs sur la santé, sans oublier ceux sur l'environnement.
Certains supermarchés, dont Carrefour qui a subventionné l'étude de Gilles-Eric Séralini, proposent déjà de la viande certifiée sans OGM[8].

Malheureusement, de nombreux autres produits sont susceptibles d'en contenir comme la farine ou semoule de maïs, un ingrédient que l'on retrouve dans les gâteaux, les céréales, les biscuits apéritifs, la chapelure, les plats cuisinés, les sauces, les crèmes desserts, les potages ou encore les pâtisseries... Ce maïs transgénique peut également être utilisé dans des additifs alimentaires, comme l'amidon oxydé (E1404), les phosphates d'amidon (E1410, E1412 à E1414) ou le sorbitol (E420). 

En France, si le taux d'OGM dépasse 0,9% dans le produit fini (le paquet de biscuits ou le sac d'aliments pour volailles, par exemple), l'étiquetage doit le signaler. Ce qui signifie que de nombreux produits peuvent en contenir, sans que cela soit mentionné...

Plutôt que de vous imposer une longue liste de produits à éviter, nous vous conseillons fortement de privilégier les produits BIO et français : ce sont les seuls produits susceptibles de ne pas contenir d'OGM, interdits par le cahier des charges de l'agriculture biologique.

Ce qui surprend dans cette affaire c'est qu'il faille l'opiniâtreté et le courage d'une équipe de chercheurs sans l'aide d'aucun financement public pour mener ces expériences. Quid de l'INRA, du CNRS, des agences sanitaires censées contrôler et protéger les citoyens ? La réponse se trouve sans doute encore dans la recherche de business... M. Allègre l'a très bien exprimé dans un éditorial récent : "on ne provoquera pas la croissance si on est hostile au progrès scientifique, au nucléaire, aux OGM, aux nanotechnologies, aux cellules souches... et aux gaz et huile de schiste !". Advienne que pourra.

Bande annonce du film "TOUS COBAYES ?"

Notes

  1. L'étude dont le nom de code est "In Vivo" a coûté plus de 3 millions d'euros, financés notamment par la Fondation Ceres et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l'homme. Les fonds ont été gérés par le Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN), "indépendant des compagnies de biotechnologies" et dont M. Séralini préside le conseil scientifique. L'étude doit s'accompagner le 26 septembre d'un film, "Tous cobayes", qui rend compte de cette expérience, ainsi que d'un livre chez Flammarion.
  2. De 2006 à 2011, les chercheurs ont travaillé dans des conditions de quasi-clandestinité : mails cryptés, aucune discussion téléphonique, étude leurre... Ceci afin d'éviter un "torpillage" provenant des multinationales de la semence. 
  3. 100% des OGM cultivés à grande échelle en 2011 le sont avec pesticides, a indiqué M. Séralini à l'AFP.
  4. Le MON 810 est l'un des deux seuls OGM dont la culture est autorisée en Europe. 80 % des surfaces cultivées sont en Espagne. L'autre est la pomme de terre "Amflora" dont la commercialisation a été arrêtée début 2012.
  5. L'Union européenne a autorisé l'importation de 44 autres OGM. On y trouve vingt-cinq variétés de maïs, huit de coton, sept de soja, trois de colza et une de betterave.
  6. Le maïs OGM NK603 a reçu des autorisations de mise en culture, entre 2001 et 2011, dans douze pays du monde répertoriés par l'Isaaa, organisme qui promeut les biotechnologies végétales : aux Etats-Unis, en Argentine et au Brésil – trois pays qui produisent la majorité du maïs transgénique –, mais aussi au Canada, au Japon, en Afrique du Sud, aux Philippines, en Colombie, au Paraguay, en Uruguay, au Salvador et au Honduras.
  7. Sondage notre-planete.info, octobre 2012
  8. Le label « sans OGM » est officiellement entré en vigueur le 1er juillet 2012. Si il constitue une avancée, il ne garantit pas que l'alimentation destinée aux animaux soit exempte d'OGM.

Sources

Référence

Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize - Food and Chemical Toxicology

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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46 commentaires

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Commentaires 1 à 20 sur 46

avatar walter99 - 20/09/2012, 12:51

Les études sur les produits Monsanto ont toujours eu des problèmes quand elles voulaient dépasser 3 mois: bâtiment qui brûle, abandon, disparition d'échantillons etc .Monsanto va employer tous les moyens dans les prochains jours ,tous les moyens pour discréditer cette étude et tous les moyens seront bon pour discréditer Gilles-Éric Séralini ,ils fouilleront dans sa famille ,tenteront de les acheter ou de les menacer. Nadine Jouanno ministre de Sarkozy se souvient d'avoir reçu le vice président de Monsanto en 2007 à l'Elyséee et que celui ci avait tenu des propos menaçants suite au moratoire sur les OGM . Les premiers arguments des critiques ne tiennent pas : Toutes les études qui concluent aux OGM ne dépassent jamais 3 mois ce qui est insuffisant. Des gens pro OGM font aussi des études qui sont respectées. Jouanno (UMP) déclairait hier justement :citation: "Oui, c'était en 2007. Le Vice-Président de Monsanto était venu me voir dans mon bureau à propos de la clause de sauvegarde. J'avais été stupéfaite du ton menaçant qu'il avait employé. Quand on est sûr de son produit, on répond aux objections et on agit pas de cette manière." Je crois qu'elle a raison.

avatar france - 20/09/2012, 12:54

comment peut ont commercialisé des produits dangereux sachant que leurs propres familles vont le consommer!

avatar marcucci - 20/09/2012, 12:57

C ' EST UN SCANDALE SANITAIRE .

avatar lettre à France - 20/09/2012, 17:03

Message pour France...
un peu d'aurtografe je vous prie...
Sur le fonds c'est honteux...

avatar hervé - 20/09/2012, 21:25

J'en reviens toujours aux pays differents du notre. L'Inde le Brésil,l'Espagne ,les Etats Unis et d'autres consomment depuis deux décennies des OGM. Jamais on a entendu que dans ces pays il y avait eu une intoxication collective due aux OGM.
Alors comme étude de l'application des OGM ça se pose là. L'expérience s'est faite naturellement sur des millions d'individus sur de nombreuses années. Je crois beaucoup plus sur cette étude dont le matériel est humain que sur une étude faite sur les rats.
Le rat n'est pas l'homme et extrapoler d'un organisme très différent de l'homme à l'être humain est un peu fort de café!

avatar Christophe Magdelaine - 20/09/2012, 21:47

Hervé, le nombre de cancers explose partout dans le monde. Par contre, il est encore très difficile d'isoler les causes. Toutefois, la dégradation de notre environnement et les comportements individuels jouent les rôles principaux. De nombreux articles sur ce site l'expliquent.

avatar Zor Jean Rouen - 21/09/2012, 00:22

Cher C. Magdelaine
Déjà le titre rend peu crédible votre article. Même si vous essayez par quelques artifices grossiers de le rendre crédible.
Pourquoi en rajouter et faire cet amalgame d'un maïs ogm ET de l'herbicide Roundup. Vous êtes un scientifique ? Expliquez moi svp ? Je ne vois pas la signification du ET.

avatar Zor Jean Rouen - 21/09/2012, 00:35

@ Hervé
Bien évidemment que la meilleure des études, c'est celle qui est faite sur des millions d'individus hommes et femmes qui bien entendu développent naturellement des cancers et ceci d'autant plus que la durée de vie continue de s'accroître à une vitesse ahurissante notamment dans les pays que vous citez.
Quant à l'étude de Séralini sur 10 rats de chaque sexe par modalité et des rats développant naturellement des quantités de tumeurs importantes, comment voulez vous obtenir des résultats significatifs. C'est grotesque.

avatar Jean Weber - 21/09/2012, 08:42

« 80% des animaux d'élevage en France sont nourris avec des OGM. Or, nous en consommons ensuite la viande, le lait et les œufs... CQFD »

Il faudrait cependant vérifier si les molécules cancérigènes se transmettent de la sorte. Ce n'est pas évident à priori.

Par contre ce qui m'inquète est la dissémination des gènes modifiés au sein d'une même espèce (d'un champ de mais à l'autre par pollinisation) ou même d'une espèce à une autre (transmission via des virus, bactéries etc…)

avatar Christophe Magdelaine - 21/09/2012, 08:55

Zor Jean Rouen : n'hésitez pas à lire l'article, il répondra à vos questions.
Le titre est très inspiré du communiqué de l'équipe scientifique qui a réalisé l'étude.

avatar croquettes bio - 21/09/2012, 10:01

Vos chiens & chats sont surexposés aux OGM car ils mangent tous les jours la même chose ! Optez pour le BIO et préservez leur santé !

avatar René Voujeaucourt - 21/09/2012, 11:45

-Hervé, le nombre de cancers explose partout dans le monde. Par contre, il est encore très difficile d'isoler les causes-

Il faut déjà savoir de quoi on parle. Il n'y a pas un mais une foule de cancers et chaque cancer a ses propres causes (qui elles mêmes sont nombreuses et diverses; ça va de l'hérédité à la situation sociale en passant par l'environnement etc...)

Je ne suis pas compétent (comme tous les intervenants sur ce sujet) en la matière, donc je n'entrerai pas dans ce débat de bistrot du commerce même si je suis contre les OGM.

avatar Bocquet Jean-Luc - 21/09/2012, 19:49

Ces tumeurs, elles sont vraies ou fausses ? On dirait les implants mammaires de certaines actrices... Comme vous voyez, je prends le parti d'en rire alors que les choses sont à pleurer. Moi je ne comprends pas. Quand j'étais gosse, on faisait très bien avec des rendements moindres. Maintenant il faut produire. Cette production s'accompagne de dommages collatéraux. Un petit bémol cependant : Ces dommages apparaissent des années plus tard par rapport à leur cause initiale, de sorte qu'il n'y a jamais moyen d'incriminer la moindre firme. Et si d'aventure cela se faisait, des bataillons de juriste à leur solde seraient présents en première ligne. De plus, avec tous les produits de synthèse que l'on peut ingérer, il leur sera facile de se dédouaner en faisant valoir les effets croisés de ces molécules. Il me semble alors que la seule façon de s'en prémunir est d'étudier les étiquettes et de proscrire ainsi de son alimentation les productions que l'on pense néfastes à sa santé. Le consommateur, en fin de compte, détient l'arme absolue. A lui d'en jouer et d'en abuser !

avatar Zor Jean Rouen - 21/09/2012, 20:57

@ C. Magdelaine
bien entendu, mais vous êtes un scientifique et vous pourriez exercer votre esprit critique. Alors je vais vous y aider :
1/ Je n'ai jamais vu aucune publication scientifique avoir besoin de photos pareilles pour soutenir ses résultats. C'est grotesque et franchement rien que cela jette un doute sur l'honnêteté des "chercheurs". Mais vous me direz... vous vous êtes inspiré du communiqué de l'équipe... (j'évite de prononcer le mot scientifique pour caractériser cette équipe)
2/ Sur l'amalgame entre OGM et Roundup !
Franchement, mettre en place une expérimentation, sur deux ans qui plus est (mais bon on sait pourquoi), en voulant tester plusieurs facteurs et leurs interactions avec des populations de rats aussi faibles dans chacune des modalités testées, comment voulez vous mettre en évidence des différences significatives ? Tout bon protocole d'essai, surtout dans ce domaine ne traite que d'un facteur à la fois. C'est le Ba Ba de « l'expérimentateur ». Sinon c'est la puissance du test qui en prend un coup… et on ne peut plus rien conclure… comme dans le cas de l'étude présente.

Ceci dit, mais vous devriez l'avoir parcouru, je vous conseille vraiment l'article critique du Professeur Narbonne qui n'a vraiment pas la réputation d'un pro Ogm à l'adresse suivante : http://www.huffingtonpost.fr/jeanfrancois-narbonne/lacunes-resultats-suprenants-et-inexplicables-letude-anti-ogm-sur-la-sellette_b_1902634.html?utm_hp_ref=france&utm_hp_ref=france

avatar Stéphane LAGASSE - 22/09/2012, 00:36

Une firme, qui pour nourrir le monde, engage autant d'avocats et provoque le suicide de dizaines de milliers d'agriculteurs, et qui est l'inventeur d'une des pires armes de guerre que le génie humain ait mise au point (la gaz orange), me semble déjà suspecte.
Vivement d'autres études impartiales.

avatar René Voujeaucourt - 22/09/2012, 08:18

Zor

-Tout bon protocole d'essai, surtout dans ce domaine ne traite que d'un facteur à la fois. C'est le Ba Ba de « l'expérimentateur ». Sinon c'est la puissance du test qui en prend un coup… et on ne peut plus rien conclure… comme dans le cas de l'étude présente.-

C'est justement la faiblesse de ces tests. Quant à la durée de l'étude, deux ans c'est la durée de vie normale d'un rat, ça correspond à une étude sur 70 ans chez l'homme.

Lisez donc l'étude avant de dire n'importe quoi.

avatar Zor Jean Rouen - 22/09/2012, 17:49

@ Voujeaucourt
Vous osez appeler cela une étude
Lisez plutôt la critique du professeur Jean François Narbonne,pourtant anti Ogm affirmez.
Vous savez quand l'idéologie prend le pas sur la science... comme c'est le cas avec Séralini, ça devient du grand n'importe quoi, et il ne s'en rend même plus compte.

avatar René Voujeaucourt - 22/09/2012, 20:46

J'ai dit que je n'étais pas compétent en la matière, donc je ne me sens pas le droit de dire quoi que ce soit de cette étude (même après l'avoir lue) je pense que vous êtes exactement dans la même situation (probablement pire que la mienne).

Quant au professeur Narbonne, il n'est peut-être pas aussi objectif qu'il veut bien le faire croire.

http://robin.blog.arte.tv/2011/04/04/les-contre-verites-de-jean-francois-narbonne/

Perso j'attendrai que les résultats soient vérifiés, confirmés ou infirmés avant de dire quoi que ce soit.

avatar René Voujeaucourt - 22/09/2012, 20:53

Christophe,

-Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s'accroître inexorablement." Malheureusement, cette dernière affirmation est fausse puisque l'espérance de vie aux Etats-Unis a reculé en 2011, justement à cause des cancers..-

Cette affirmation (qui suggère que les OGM pourraient être à l'origine des cancers) est en contradiction avec les causes développées dans le lien que vous donnez.

avatar Rosette Dour Belgique - 24/09/2012, 09:09

c'est scandaleux ce que des humains peuvent faire à l'environnement, aux animaux et à leurs semblables!!! je dirais même c'est diabolique!

Commentaires 1 à 20 sur 46

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