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Les routes du commerce international appauvrissent la biodiversité des pays en voie de développement

3 840 lectures / 19 commentaires19 juillet 2012, 15 h 51

trafic_biens_France_biodiversiteInternational trade drives biodiversity threats in developing nations
© University of Sydney

Les menaces qui pèsent sur 30% des espèces sont dues au mode de consommation des pays développés selon des chercheurs de l'Université de Sydney. En effet, ils ont cartographié l'économie mondiale et les mouvements de marchandises liés à l'appauvrissement de la biodiversité telles que le café, le  cacao, et le bois.

Jamais dans l'histoire de l'humanité les marchandises et produits alimentaires n'auront autant voyagé : de la récolte, de l'extraction des matières premières à la transformation puis la distribution, les biens parcourent des miliers de kilomètres induisant pollution, exploitation mais aussi appauvrissement de la biodiversité. 

"Nous espérons que nos résultats faciliteront le travail du législateur, notamment en matière d'information du consommateur pour les milliers de marchandises échangées dans le monde," déclare le Professeur Manfred Lenzen membre du groupe d'Analyse écologique intégrée du département des sciences physiques de l'université de Sydney et principal auteur de cette étude récemment publiée dans le magazine « Nature ».

Manfred Lenzen et son équipe ont analysé plus de cinq milliards de circuits logistiques (supply chains) pour plus de 15 000 produits dans 187 pays, consommés dans le monde entier. Ils ont ensuite recoupé ces données avec le registre mondial des 25 000 espèces vulnérables et menacées.

Le résultat de ces travaux est notamment visible sur une application cartographique disponible en ligne qui détaille, par pays, les pressions qui s'exercent sur les espèces des pays exportateurs. Par exemple, les consommateurs français contribuent à la disparition de 19 espèces à Madagascar incluant des mammifères, amphibiens, reptiles... 

"Nous commençons à appréhender le lien de cause à effet entre ces flux logistiques et la biodiversité grâce à l'analyse d'une énorme masse d'informations qui a nécessité plusieurs années de collecte et des milliers d'heures de traitement par un super processeur. Nous disposons enfin de données logistiques détaillées au niveau mondial" ajoute-t-il.

On a pu observer que la consommation de produits importés par les pays développés nuit parfois plus à la biodiversité dans les pays d'origine qu'à celle des pays consommateurs. L'étude le démontre pour de nombreux pays d'Europe, les Etats-Unis d'Amérique ou encore le Japon.

Dans les pays exportateurs en perte de biodiversité, l'étude met en évidence le lien entre la production dédiée à l'exportation et en moyenne 35 % des espèces officiellement menacées. Dans certains pays comme Madagascar, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Sri Lanka et l'Honduras, la proportion est même de 50 à 60 % !

En Papouasie-Nouvelle Guinée par exemple, on recense 171 espèces menacées du fait des exportations (minerais, bois, café, cacao) vers un petit nombre de gros importateurs, dont l'Australie.

En Indonésie, autre partenaire commercial de l'Australie, les exportations de produits agricoles se font au détriment de 294 espèces, dont le tigre.

Les chercheurs estiment que leurs résultats pourraient être pris en compte pour une meilleure protection de la biodiversité. Côté consommateurs, ils espèrent que les labels de qualité écologique cesseront d'être l'exception et se généraliseront grâce aux informations fournies par cette étude. "Nous devons faire en sorte que les distributeurs cessent d'assimiler les produits écologiques au haut de gamme. Au contraire, il faut les pousser à se fournir exclusivement en produits fabriqués de façon responsable, et ce à tous les niveaux de prix," résume le professeur Barney Foran, co-auteur de l'étude de la School of Physics.

Côté producteur, les auteurs préconisent de responsabiliser les fournisseurs étrangers en les soumettant aux mêmes normes de fabrication que celles en vigueur chez eux, comme c'est déjà le cas de grandes marques avec leurs fournisseurs asiatiques. Ils estiment en outre que le droit de l'environnement doit être harmonisé au niveau mondial pour empêcher les fabricants de délocaliser la production dans les pays moins strcites au niveau réglementaire.

Cette nouvelle étude montre notamment que la mondialisation tant encensée par nos dirigeants entraîne, outre l'uniformisation inquiétante des pensées et des cultures, un appauvrissement significatif de la biodiversité de pays bien souvent exploités par ailleurs.

Source

Biodiversity threats traced through their supply chains - The University of Sydney
Traduction pour notre-planete.info : Michelle Vuillerot

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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19 commentaires

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avatar Strange - 19/07/2012, 18:15

Les consommateurs français sont donc responsables de la disparition de 19 espèces Et de quelles espèces : mammifères, amphibiens, reptiles etc. je suppose que les mêmes espèces sont également concernées par les importations japonaises, américaines etc. Lorsque l'on consulte la carte on ne voit que 10 espèces citées (Eulemur flavifrons, Hapalemur alaotrensis, Paretroplus menarambo, Phelsuma pronki, Propithecus candidus, Bedotia sp., Mantella milotympanum, Ptychochromoides betsileanus, Ptychochromis sp., Mantella cowanii)
dont plusieurs d'entre elles appartiennent aux lémuriens par exemple le Propithecus candidus qui est une espèce avec très peu d'individus mais ceux-ci vivent dans des réserves alors en quoi les exportations françaises de cacao, café (du bois je ne sais s'il en reste beaucoup à l'exportation?) contribuent à leur disparition? L'étude met en cause notre responsabilité directe ... Devons-nous arrêter de manger du chocolat , du café (puisque encore d'après cette étude 7.2 provient de l'agriculture et 7.9 de la chasse , de la pêche (je n'ai pas vu sur l'étal des poissonniers des espèces protégées comme les dambas) et la déforestation alors que le gouvernement malgache a mis en œuvre une politique contre l'exportation des bois précieux comme le bois de rose, le palissandre ou l'ébène. La France continue-t-elle à importer ces bois alors que c'est interdit? Je trouve cette étude « force un peu le trait » (il n'est pas mentionné comment ont été collectées les données et depuis quelle année a débuté cette étude)
En effet le cas de la disparition du tigre en Indonésie serait due à l'importation de produits agricoles, lesquels ? L'huile de palme? Les populations autochtones n'ont-elles pas elle-même contribué à cette disparition ? Si oui quelle en est la part ?
Je n'ai pas l'intention de nier les effets pervers des importations, mais présentés sous cette forme c'est dire « le vilain français est responsable de la disparition de 19 espèces à Madagascar » et là je trouve que c'est exagéré surtout si c'est pour nous convaincre d'acheter des produits fabriqués de façon responsable depuis de nombreuses années des grands distributeurs ont distribué avec la marque Max Havelaar ( à l'origine en 1988 des producteurs de café mexicains UCIRI, la notion de commerce équitable date des années cinquante, peu connu du grand public il est vrai)
Un dernier exemple recensé sur la carte les tortues (chelonia mydas) tortue verte pouvant atteindre les 250 kg régulièrement péchée par les autochtones pour sa chair, en quoi le consommateur métropolitain serait responsable de sa disparition ? Idem pour les lémuriens voir le site : http://www.slateafrique.com/79485/madagascar-le-lemurien-chasse-mange-menace

avatar Marcel Gérin - 19/07/2012, 21:53

Le moins que l'on puisse dire c'est que le sujet comme l'article et "l'étude" sont vagues, manquent de définitions et d'explications claires, en résumé cache les vérités.
Qu'entend-t-on par routes du commerce.....routes = systèmes = façons...?
Prenons en exemple: Madagascar: = pays indépendant 1960. les ONG y sont multiples principalement pour "RE-enseigner" les malgaches à gérer et organiser les exploitations agricoles, qui comme dans bien de nombreux pays d'Afrique et autres (ex colonies)ont perdu plus de 80% de leurs exploitations (raisonnables) agricoles.
Oui les produits demandés par les pays développés, ont la cote, parce qu'ils sont "à l'exploitation" à des prix dérisoires et les "charognards du commerce" en profitent un maximum, cette race ne connait pas les sentiments et sont les premiers à entretenir le marasme (même par les ventes d'armes) dans tous ces pays pour maintenir les achats au rabais!(Une honte mondiale)!
De 6,5millions1976 à 22millions + en 2011, les malgaches ne mangeaient pas les lémuriens (pas de singe dans cette île sauf ceux importés) comme les autres animaux mais comme partout et toujours, l'explosion démographique fait que les habitude changent, la faim change les coutumes et croyances.....
AUSSI! Qui sont les acheteurs d'oiseaux empaillés, d'ivoire, de trophées de toute sorte etc.....certainement pas les locaux...!
Avec des armes, de l'alcool, et même de la cochonnerie de drogue.....plus aux niveaux supérieurs "des petits cadeaux".....voilà comment ça roule.
Les colonisations inachevées, les manques de formations, d'instructions, d'évolution ont fait la misère de tous ces pays dits "en voie de développement...?"
Notre système pourri, sans scrupule, envahisseur, construit sur l'avidité extrême est responsable de toutes ces dérives internationales et marasmes!!!

avatar Christophe Magdelaine - 19/07/2012, 22:00

Marcel Gérin : vous avez la référence de l'article dans le journal Nature pour approfondir.
Les routes commerciales sont matérialisées par les flux de marchandises entre un pays importateur et un pays exportateur.

avatar Marcel Gérin - 20/07/2012, 00:43

Merci pour votre commentaire Christophe:
Mais cela ne change rien à l'idée que j'ai de cette "étude".
OUI il y a une alarme, mais "LE PROBLÈME" est très mal exposé et encore plus développé.
C'est toujours ou invariablement la façon de tout dire sans rien dire, ce que je reproche souvent...les chiffres chocs!!! les amalgames nébuleux, qui empêchent de questionner.
Je crois que vous serez d'accord avec cette analyse...?

avatar Jean Weber - 20/07/2012, 04:33

Ce type de démonstration par les faits, bien que largement incomplet (strange a raison), est formidable car cela met en évidence des corrélations insoupçonnées. Il faudrait le même chose pour les investissements bancaires avec en verts ceux qui soutiennent un développement durable et en rouge ceux qui soutiennent le pillage et la destruction des ressources existantes.

avatar Strange - 20/07/2012, 07:23

@jean Weber tout à fait d'accord mais avec une enquête plus appronfondie

avatar Cassiopée - 20/07/2012, 16:20

Il y a un vide législatif dans de nombreux secteurs concernant l'environnement ou le climat. Ce retard qui dure depuis près de 40 ans, avec la conférence de Stockholm en 1972, les recherches du MIT sur les limites des capacités naturelles de la planète ou les divers mouvements écologistes n'ont pas déboucher sur une prise de conscience législative des problèmes écologiques.

Un pays comme le Canada a refusé de payer les 30 milliards de dollars de la (très contestée) bourse de carbone, qui pourtant provient du dépassé protocole de Kyoto (1990), et ce n'est pas un exemple isolé. L'appât du gain et le profit sont encore vus comme des impératifs, au détriment d'une législation plus respectueuse des éléments naturels qui lui ont permis de se développer.

avatar Stéphane LAGASSE - 21/07/2012, 12:21

C'est affolant de constater, parmi les gens ordinaires et même bien intentionnés qui m'entourent, combien ils sont peu conscient de la portée de leurs actes, combien acheter est peu responsable ou plus gravement, perçu comme un soutien indispensable à l'économie et donc au "social".
Je n'arrête pas d'envoyer ceux qui veulent encore bien m'écouter à "Story of Stuff". Ou au blog de Pierre Rabhi.
Je me répète: il faudrait un site qui nous rendent plus accessible les écosophes. L'écologie est le seul lien conséquent entre le réel et le spirituel.
Y a pas que "Les bourgeois, ça tombe des nues..." (Brassens)

avatar Strange - 21/07/2012, 15:11

@ Stéphane Lagasse
l'homme en général ne répond pas à la théorie développée par les écosophes, car il se situe volontairement au sommet de la hiérarchie du vivant. Alors qu'il devrait s'incrire dans une "écosphère" qui n'autorise pas l'homme à puiser dans les ressources naturelles sans limitation ni restriction...
Que penser du capitalisme vert? Quelle est la différence entre la deep ecology et le capitalisme vert? Devons nous changer radicalement notre manière de penser, d'organiser les modes de vie? Où situer la morale et l'économie dans l'écologie?

avatar Jean Weber - 21/07/2012, 18:59

Une conscience écologique doit aller de pair avec une organisation qui permette à chacun de pouvoir agir à son niveau. J'aime l'image de la fourmilière. Chaque fourmi n'a que conscience de son environnement proche et d'une tâche limitée quelle accomplit sans recevoir d'ordre. Pour l'homme, dans un tel schéma, le « donneur d'ordre » devrait être dicté par l'évidence du choix au regard de toutes les répercutions qu'il entraine. On peut imaginer un système informatique collaboratif de complexité grandissante qui modélise l'impact de chaque action, permette l'identification de son auteur, et calcule les tendances.
Je dis cela car aucun cerveau ne peut être conscient de tout, il faut donc nous assister d'autres outils. Pour l'ordinateur l'homme entre les données individuelles et s'inspire des impactes généraux pour moduler son action. Ex on construit une maison et on sait sur une carte où les matériaux (bois, granulats) ont été prélevés. On achète un poulet et on peut remonter la filière… Une approche à développer serait par exemple de savoir d'où (coordonnées géographiques) exactement viennent les arbres que nous plantons dans nos jardins, s'ils descendent de clones ou de populations naturelles. Avec 2/3 de l'humanité vivant dans des villes en 2020, les surfaces aménagées sont considérables. Choisir entre quelques cultivars au supermarché du coin n'est plus un acte anodin. Dans ce contexte seule une carte générale des arbres plantés avec leur provenance pourrait indiquer les choix à faire au niveau individuel voire de justifier le développement de filières commerciales spécialisées dans les produits locaux.

avatar Christine de Villeneuve sur Lot - 21/07/2012, 21:31

Ce midi nous avons mangé complètement local y compris le vin rouge. Il y a des producteurs qui vendent leurs légumes et leurs fruits au marché ou en vente directe à la ferme mais aussi la viande, les oeufs, les yaourts,bio ou conventionnels, d'autres qui concentrent les productions d'autres fermiers. La solidarité existe dans le monde rural. Nous, consommateurs,n'avons qu'à découvrir nos territoires qui recelent d'excellents professionnels, des gens heureux de produire bon, au prix juste sans passer par la case grande surface. Les plus heureux sont les touristes qui vont voir au plus près des campagnes. Pourtant, rien que Petitrenaud et les autres, sont des porte-voix de la ruralité. Il nous faut revenir aux essentiels, le respect de la nature, des saisons, enseigner aux enfants, les prochains acteurs de notre vie sur Terre. Cela demande des efforts, de la lucidité mais notre monnaie qui fait tant de mal, peut avec modestie mais puissance, migrer en monnaie locale complémentaire, qui ne peut que nous encourager à consommer autrement, nous montrer la voie à suivre. La finance est le noeud du problème, soyons-en conscients.

avatar Jean-Pierre Le Hégarat - 22/07/2012, 10:21

Marcel Gerin,
Je suis assez déçu par votre commentaire "tout dire et ne rien dire" ; il y a un onglet "proposer une actualité" sur le cite.
Nous vous attendons pour apporter des compléments d'information ou proposer votre article. Comme on dit: c'est au pied du mur qu'on voit le maçon !

avatar Marcel Gérin - 22/07/2012, 13:20

Jp:
Vous pourriez vous expliquer....proposer une actualité: Sur quoi? Si je devais être le maçon, soyez l'entrepreneur pour me montrer où construire le mur.....
Ou êtes vous un partisan (de plus) pour faire travailler les autres.....puis contredire quand le boulot est fait...Est-ce cela...?

avatar Jean Weber - 22/07/2012, 15:46

à Christine de Villeneuve,

Votre intervention est intéressante et illustre un domine où le service des nouvelles technologies peut être utile. Avec l'internet nous avons vu l'émergence du marché dit de « longue traine » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne)
caractérisé par la vente d'un grand nombre de produit en petite quantité (le prix du linéaire électronique étant presque gratuit). Ces mêmes techniques sont capables de devenir de nouveaux supports pour les marchés locaux. En effet, il est difficile pour chacun des produits de son caddie de se déplacer individuellement chez le producteur. Par contre, si le consommateur peut planifier ses besoins, le producteur afficher ses stocks en temps réel et l'acheteur faire le voyage pour plusieurs consommateurs (ex : familles dans un même immeuble) il devrait être possible d'organiser et de rationnaliser les approvisionnements. Si toutes les données sont disponibles en open-data un système de libre concurrence peut même se développer naturellement.

avatar Muvra Angèle - 24/07/2012, 17:45

Je veux bien croire ce qui est dit dans cet article, et donc faire en sorte d'avertir nos concitoyens sur les dangers liés aux achats de certains produits, mais il me semble que la perte de la biodiversité liée à l'extraordinaire explosion démographique de certains pays ne doit pas être occultée pour autant. Voir à ce propos une autre étude scientifique récemment publiée :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/impact-de-laccroissement-de-la-population-mondiale-sur-la-biodiversite-animale_2196/

avatar Marcel Gérin - 28/07/2012, 13:13

à René:
Je ne suis pas comme les autres et moins encore comme vous, l'explication est très courte et bien claire!!! Je VOMIS ET HAIS le pognon et le fric, symbole de la malhonnêteté totale et la plus vulgaire.....Par contre, l'argent bien et honnêtement gagné, je le respecte et l'utilise.....Simple et évident...Non?
Vous faut-il plus d'explications.....? Mais je crois qu'avec ce que vous avez comme méninges, elles vous permettront de bien comprendre, sans avoir recours à certains liens......!Sommes nous d'accord?

avatar René Voujeaucourt - 28/07/2012, 16:31

Marcel,

-Je ne suis pas comme les autres et moins encore comme vous-

Ca

avatar René Voujeaucourt - 28/07/2012, 16:40

Marcel,

-Je ne suis pas comme les autres et moins encore comme vous-

Ca, c'est clair, je nai jamais fumé ni bu, je jardine mais je n'ai pas de motoculteur (tout à la grelinette et en perma)et sans engrais...

Pour ce qui est de l'argent j'ai un rapport très sain avec lui, ce n'est qu'un outil rien de plus et tant qu'il circule dans le circuit économique réel et sert à produire des biens, ça ne me dérange pas. En général (et je parle par expérience), ceux qui hurlent le plus après le fric sont les plus voraces...

avatar Marcel Gérin - 28/07/2012, 17:03

En Guyane, sans engrais (NPK) + sulfate de cuivre, planter sur brûlis, une et rarement 2 récoltes de certains légumes.....
Aussi il faut faire de plus grandes surfaces qu'en Europe(terres pauvres), il faudrait chauler les terres, PH= 2,5 à 3,5, pour la plus part des légumes il faudrait PH= 5 > 6,5 mais la chaux coûte aussi cher que l'engrais......
Non, la Guyane est loin d'être un paradis pour l'agriculture, les régions volcaniques d'Amériques du sud expliquent bien les besoins et les énormes différences....
Sana négliger les couvertures (genre tunnels) parce qu'il y a trop d'eau, les pluies lavent les terres,.....donc attention aux érosions...
Ici, dans la vallée de l'Approuague on compte entre 5,3 et 5,6mètres de pluie par an...! en France la moyenne doit être de +/- 600 à 700 mm/an?
100% d'accord, les voraces, une majorité, raclent pognon et fric peu importe comment, où, chez qui, pour quoi, raisons des dérives et abus.....L'argent pour vivre se respecte et s'utilise dignement!
Le sujet/article explique très justement les conséquences des avidités de ces gourmands qui pourchassent le FRIC/POGNON!

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