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Forte pollution de l'air dans les gares souterraines RER et métro de l'Ile-de-France

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13 908 lectures / 14 commentaires18 juillet 2012, 13 h 30

metro© C. Magdelaine / notre-planete.info

Chaque jour, des millions de personnes empruntent les transports en commun en Ile-de-France et parcourent les quelque 300 stations ou gares souterraines de transport ferroviaire comme celles du RER et du métro. Si il est de bon ton d'avancer qu'il est plus écologique et plus sain de prendre les réseaux ferrés plutôt que la voiture, la pollution qui demeure dans les espaces souterrains des transports collectifs est très préoccupante.

La pollution atmosphérique est, la plupart du temps, considérée comme la conséquence directe du trafic routier. Les usagers des transports en commun sont rassurés, ils seraient donc bien moins exposés. Et pourtant, tous les jours, trois millions d'usagers sont exposés à une pollution qui dépasse allégrement les valeurs limites alors que le nombre de voyages enregistrés sur le réseau francilien a augmenté de 4 % entre 2006 et 2010 pour s'établir à 2,6 milliards (Omnil, 2011) !

C'est ce que montre une récente étude de l'Observatoire Régional de Santé île-de-France (ORS) menée à l'intérieur des enceintes souterraines des transports ferroviaires. Des niveaux élevés de particules en suspension ont été enregistrés par le réseau Squales (Surveillance de la Qualité de l'Air de l'Environnement Souterrain) mis en place par la RATP[1].

Quelles sont les caractéristiques de cette pollution et quels sont les risques sanitaires éventuels pour la population exposée, les voyageurs lors de leurs déplacements mais aussi les professionnels travaillant dans ces enceintes ?

Les concentrations en particules dans les gares souterraines sont jusqu'à 10 fois plus élevées qu'à l'extérieur !

Les mesures réalisées sur le réseau Squales indiquent des concentrations moyennes en PM10 pour l'année 2010 comprises entre 80 et 200 µg/m3, tandis que les concentrations horaires maximales peuvent dépasser 1000 µg/m3 ! C'est considérable.
En effet, sur l'année 2010, la concentration en particules (PM10) dans l'air extérieur de l'agglomération parisienne était d'environ 26 µg/m3 (Airparif, 2011) avec des concentrations horaires maximales de 171 µg/m3. Même au niveau des stations de surveillance de la qualité de l'air placées à proximité du trafic routier, la concentration moyenne en PM10 est de 52 µg/m3 avec des maximums de 268 µg/m3. Rappelons que les valeurs limites à ne pas dépasser en moyenne annuelle sont de 50 µg/m3 et que l'OMS recommande de ne pas dépasser 20 µg/m3 sur l'année !

L'étude de l'ORS précise que « la surveillance des polluants dans les enceintes ferroviaires souterraines ne bénéficie, pour le moment, d'aucun protocole standardisé à l'échelle internationale comme nationale. Ainsi, les méthodes de mesure peuvent varier d'un opérateur à l'autre, de même que les protocoles d'échantillonnage. Ainsi, ces valeurs sont à comparer avec prudence. »

Toutefois, la comparaison est inévitable, d'autant plus que le niveau des concentrations, dans un espace confiné, bien que ventilé, reste alarmant. Ainsi, les concentrations moyennes en particules dans les enceintes souterraines des transports en commun dépassent jusqu'à quatre fois les valeurs limites françaises et jusqu'à 10 fois les recommandations de l'OMS.

Pire, les concentrations maximales en PM10 sont enregistrées aux heures de pointe du matin et du soir et sur les quais (cas de la station d'Auber - RER A), à l'endroit où stationnent les usagers et où travaillent des commerçants et des professionnels de la RATP pour sécuriser et fluidifier le trafic.

En ce qui concerne l'intérieur des rames, l'étude de l'ORS indique : les « mesures réalisées en 2002 par la SNCF à l'intérieur des rames du RER C (entre Austerlitz et Saint-Ouen) montrent que les niveaux de PM10 sont plus faibles que sur les quais et dans les couloirs et salles d'échange, même s'ils restent supérieurs aux niveaux de PM10 mesurés en surface. Ces niveaux sont par ailleurs plus élevés en été qu'en hiver, ce qui peut s'expliquer par une ouverture plus fréquente des fenêtres favorisant la pénétration des particules dans les trains. Les profils mesurés au cours des trajets dénotent toutefois un abaissement des niveaux lors des passages à l'air libre. Enfin, les matériels roulants les plus récents sont dotés de systèmes de filtration permettant une diminution des concentrations de particules dans les rames. »

Si les effets néfastes sur la santé des particules, notamment celles issues des moteurs diesel, ne sont plus à démontrer, la composition chimique des particules présentes dans les enceintes souterraines des transports ferroviaires est quelque peu différente. En effet, elles sont constituées d'éléments métalliques (fer, baryum, cuivre, chrome, manganèse...) qui proviennent notamment de l'usure des freins et du frottement roues/rail du matériel roulant.

Les effets sanitaires de cette forte pollution aux particules

L'Enquête Globale des Transports (EGT) et l'enquête relative au Trafic Journalier du Réseau Ferré (TJRF) conduite par la RATP en 1997 montrent que certains usagers peuvent passer plus de deux heures par jour dans le réseau ferré souterrain francilien. Evoluer dans un milieu confiné et fortement pollué pendant une période aussi importante peut donc être préoccupant.
Actuellement, le risque sanitaire d'une telle exposition « reste à évaluer spécifiquement » précise le document de l'ORS. Toutefois, des études menées sur les particules relevées dans le métro de Stockholm (Suède) montrent une forte capacité oxydative, par rapport aux particules urbaines extérieures. Cela peut se traduire par des inflammations pulmonaires.
Pire, « l'étude menée à Stockholm s'est également intéressée à la génotoxicité et a mis en évidence que les particules du métro provoquaient, à concentration équivalente, des lésions sur l'ADN plus importantes que les particules prélevées en milieu extérieur. Une génotoxicité huit fois plus importante a été estimée. » Rappelons que cette génotoxicité peut être à l'origine du développement de pathologies cancéreuses.

Aujourd'hui, la plupart des évaluations sanitaires ont été menées chez les travailleurs. Malheureusement, « ces résultats ne peuvent pas être directement transposés à la population générale qui comporte des individus plus sensibles tels que les enfants, les personnes âgées, les malades chroniques. » souligne l'étude de l'ORS.

Les mesures mises en place pour diminuer cette pollution particulaire

Pour faire face à cette forte pollution, les pouvoir publics, tout comme les opérateurs de transport concernés (RATP, SNCF) se mobilisent en augmentant les connaissances sur cette problématique et en explorant de nouvelles techniques (ventilation accrue, sensibilisation des conducteurs, nouveau matériel, non augmentation du poids des rames...) pour limiter la pollution particulaire. Malheureusement, la plupart de ces améliorations ne sont pas divulguées et les coûts engendrés sont dissuasifs.

Dans le même temps, une population toujours plus nombreuse se concentre sur la région Ile-de-France, voulue comme la région-capitale de l'Europe par nos décideurs. Dans un scénario établit par l'INSEE à l'horizon 2030, l'Ile-de-France resterait la région ayant la plus grande part d'habitants en âge de travailler et accueillerait au moins 1,1 million de personnes supplémentaires ! Une perspective effrayante quand on considère la congestion actuelle des réseaux de transport, qu'ils soient ferroviaires ou routiers.

Notes

  1. Le réseau Squales comprend notamment des outils de mesure de la qualité de l'air dans les stations suivantes : Châtelet-métro ligne 4, Franklin Roosevelt-métro ligne 1 et Auber-RER A – au niveau des quais. Depuis janvier 2008, les moyennes horaires des niveaux de polluants mesurés sur les trois stations du réseau Squales sont disponibles sur le site Internet de la RATP.

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

14 commentaires

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avatar Strange membre premium - 18/07/2012, 15:10

Merci Christophe de dénoncer ce problème, depuis quelques années j'ai toujours un foulard autour du cou qui me sert d'écran car effectivement j'ai beaucoup de mal à respirer l'air du RER et du métro (qui semble toutefois un peu plus ventilé) et il y a également un problème d'odeurs c'est parfois à la limite du supportable à Auber lorsqu'on prend l'ascenseur des odeurs de vomis stagnent à longueur d'année et rien ne change…alerte

avatar Marcel Gérin - 18/07/2012, 15:10

Un des gaz de combustion...."très dangereux, le C0" I.I.I.---qui tue doucement sans prévenir...
Ce gaz est plus lourd que l'air donc il s'accumule du bas vers le haut, voilà pourquoi les personnes couchées, les chats, les chiens sont plus rapidement asphyxiés que les personnes se tenant debout!
Les millions de personnes qui exposent leurs vies en ayant une confiance aveugle dans les systèmes "dits d'épuration de l'air"....ou tout simplement par ignorance et profonde bêtise...!
Les sous terrains, sous sols, tunnels, sont des pièges bien dangereux bien plus empoisonneurs que tout ce qui est tabac...!!!
Et bien évidement, il faut de grandes études pour expliquer ce qui est d'une simplicité étourdissante......!
Ne me dites pas que ce monde n'est pas HYPER-SUPER-MEGA-MAXI pourrit, l'hypocrisie est si commune qu'elle est classée comme petit défaut...Or que c'est le pire des défauts!!!
Attendons les pannes d'électricité....bonjour les rats humains, de sacrés pièges!!!alerte

avatar Jean-pierre Le hegarat membre premium - 18/07/2012, 17:43

Merci Christophe pour cette étude .
je me croyais à l'abri dans les rames du transilien SNCF et dans le RER . Je vois qu'il n'en est rien et que l'on y respire une pollution différente de celle qui existe en surface !alerte

avatar ger ds ger - 19/07/2012, 10:18

cette étude est intéressante, reste à évaluer correctement les niveaux de pollution avec les mêmes protocoles comme préciser dans l'article; mais si on s'alarme de cette pollution, on oublie un peu vite que celle présente dans les maisons, immeubles et voitures , notamment dans une région comme l'île de france justement, est aussi largement supérieure à la pollution extérieure des villes; donc si vous êtes capable de vivre chez vous, vous pouvez toujours prendre le métro !alerte

avatar bry - 19/07/2012, 17:12

çà ne m'étonne pas on étouffe dans le rer et le métro,tant dans les couloirs les rames que les rames l'air n'y circule pas, toute la cliatisation est à revoir, mais çà c'est le cadet des soucis de la ratp car ce n'est pas "vendeur". Dés que la température dépasse 25°c l'air y devient irrespirable , bien qu'étant en bonne santé et m'habillant en conséquence (trés léger comme sous les Tropique)j'ai plus d'une fois failli tourner de l'oeil.alerte

avatar Geronimo HP - 21/07/2012, 10:21

cela fait des décennies que je le dit et encore, on ne nous montre pas les types de particules présentes : amiante, plomb, etc.... Les résultats d'analyses sont vraiment préoccupantsalerte

avatar Glagny91 - 21/07/2012, 22:44

Mais, Strange, le foulard n'empêche pas le passage des PM10. Il ne fait que permettre de respirer de l'air imprégné par l'odeur de la lessive qui a lavé le tissus. C'est déjà ça !

Les particules en suspension sont chargées positivement à cause du frottement des freins et des roues. Avec de puissants ioniseurs, elles seraient chargées négativement et viendraient se coller aux parois et au sol qui sont chargés positivement, diminuant fortement leur présence dans l'air.

C'est avec des ioniseurs qu'on crée des salles blanches dans les hôpitaux. Chez moi, l'ioniseur (Or'ions : voir leur site www.info-systel.com) qui est dans la chambre, noircit tout ce qui est autour, dont le papier peint et le meuble sur lequel il est posé, ce qui fait râler ma femme, car inesthétique. Mais c'est toujours ça que nous avons de moins dans les poumons. Les particules en suspension transportent parfois des éléments pathogènes qu'on inhale sans le savoir. J'ai aussi un ioniseur dans ma voiture, car le roulement charge aussi la voiture positivement et le filtre à particules n'arrête pas les PM10, encore moins les PM2,5 des Diesel turbo-compressés, qui se retrouvent en suspensions dans l'habitacle. Ce sont ces mêmes particules qui pénètrent jusqu'aux alvéoles pulmonaires et peuvent provoquer des nécroses, puis des radicaux libres précurseurs du cancer.

Souvenez-vous de l'expérience de physique avec le bâton de bakélite au-dessus du bras qui attire les poils après l'avoir frotté sur le vêtement. C'est le même principe.

Ce sont principalement les conducteurs et autres travailleurs souterrains qu'il faut plaindre. Les voyageurs passent au pire 2 heures dans le métro. Les professionnels de la RATP y passent 8 heures par jours.alerte

avatar JM Mesquer - 22/07/2012, 17:24

Tout le monde sait que, statistiquement, l'air qu'on respire dans le métro a déjà été p... 3 foisalerte

avatar MihOï - 24/07/2012, 13:20

Edifiant...! Reste à prier pour que nos cadors du pétrole alliés à nos cador de l'automobile n'utilisent pas tout cela pour encourager le recours à leurs charettes infernales...alerte

avatar douds - 25/07/2012, 23:06

je reviens précisément du métro de Stockholm aujourd'hui. Mon gamin de 12 ans a chaque passage dans les galeries a éprouvé des irritations oculaires carabinées. La parade est effectivement de coller ces particules par effet électrostatique, mais c'est un pis aller pour le moment.alerte

avatar Juanalbertine Paris - 11/09/2012, 09:21

Bonjour,
J'habite depuis 2 ans dans un immeuble au dessus du RER de la Gare du Nord et sur une rue très fréquentée. J'ai constaté sur mes meubles et mon électro-ménager, un dépôt grisâtre, voire noir comme de la suie et une odeur d'essence s'élève dès que ma fenêtre est ouverte. Pouvez-vous me dire si la pollution entre dans mon appartement?
Mercialerte

avatar Après la pluie, le beau temps - 21/04/2013, 18:02

@ Strange
Ces fameuses odeurs de vomi de la station Auber existaient déjà du temps de la construction de la station, et ont fait l'objet d'une étude qui a conclu à une pollution des terrains par les égouts et peut-être par des fosses sceptiques anciennes qui n'ont jamais été comblées.

@ Marcel Gérin
La masse molaire du CO (oxyde de carbone, toxique) est de 28. Elle est égale à celle de l'azote (28) et un peu plus faible que celle de l'oxygène (32). Si vous vous souvenez de vos cours de chimie, la densité des gaz est proportionnelle à leur masse molaire. Donc votre raisonnement ne tient pas debout. Désolé...

@ Christophe Magdelaine :
A-t-on fait des études concernant les conducteurs de métro ? Dans une autre actualité sur ce site, vous écrivez : "Selon, Valérie Jouannique, médecin et responsable de la cellule toxicologie de la RATP, "il n'y a pas aujourd'hui d'éléments cliniques suggérant d'effets sur la santé".
Qui faut-il croire ?alerte

avatar Marlo - 26/05/2013, 13:01

Je vis depuis 5 ans en Ile de France. J'ai fait 3 infections pulmonaires, dont une pneumopathie assez sévère. Je n'avais jamais eu aucun problème avant. Je n'ai pas de voiture, je ne me déplace qu'en métro. De 2 à 4h par jour. Voilà...alerte

avatar abel - 27/09/2013, 15:10

Le problème des grandes villes c'est la pollution . Dans les souterrains , il
serait plus appropriés avec des toits ouvrants .alerte

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Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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