L'abondance du fer dans l'océan Austral pourrait avoir eu, lors des périodes glaciaires, un impact important sur le climat de la Terre. Des scientifiques, dirigés par le Dr Kenneth Coale, du Moss Landing Marine Laboratories (MLML), et le Dr Ken Johnson, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (MBARI), ont enrichi en fer deux zones de l'océan Austral afin d'observer l'évolution de la quantité de phytoplancton, plante marine microscopique. De précédentes études avaient suggéré que durant les quatre dernières périodes glaciaires, cet océan contenait une grande quantité de phytoplancton et recevait de grandes quantités de poussières riches en fer.
Les scientifiques du SOFeX (Southern Ocean Iron Enrichment Experiments), du nom de l'expédition à laquelle ils ont participé, ont ajouté du fer aux eaux de surface en deux zones de l'océan Austral. Chaque zone représentait un carré de 15 kilomètres de côté. La concentration en fer y a été portée à 50 parties par trillion. Cela a provoqué une floraison massive de phytoplancton dans les deux zones. Chacune des floraisons a en outre permis d'absorber, d'après les calculs, 30.000 tonnes de dioxyde de carbone, un important gaz à effet de serre. Extrapolés à de grandes parties de l'océan Austral, ces résultats suggèrent que la fertilisation en fer pourrait permettre l'absorption de milliards de tonnes de carbone atmosphérique chaque année.
Un tel phénomène pourrait avoir contribué au refroidissement de la Terre durant les périodes glaciaires. Il a été aussi suggéré qu'une fertilisation massive de l'océan pourrait permettre de ralentir le réchauffement global.
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