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L'extension anarchique des villes est une véritable menace écologique pour l'humanité

4 338 lectures / 15 commentaires19 juin 2012, 19 h 21

Issy-les-Moulineaux_toursVue sur Issy-les-Moulineaux : la densité de la population y est forte - France
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Fin mars 2012, la conférence Planet Under Pressure (Planète sous pression) de Londres a rassemblé environ 3 000 participants. A cette occasion, les experts présents ont prévenu que si l'on ne réformait pas le modèle de développement actuel, d'ici 2030, les villes occuperaient 1,5 million de kilomètres carrés supplémentaires : une surface totale égale à la France, l'Allemagne et l'Espagne réunies !

Les Nations Unies estiment que la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d'individus d'ici 2050, contre 7 milliards actuellement. Ce qui correspond à ajouter plus de 260 000 humains supplémentaires chaque jour, et ceci pendant 38 ans : une pression insoutenable dans le modèle de développement actuel.

Des pics de croissance démographique sont attendus dans les zones urbaines. De plus la convergence accélérée vers les villes pourrait se traduire au niveau mondial par un apport supplémentaire d'un milliard de nouveaux habitants. Au total, on prévoit qu'environ 6,3 milliards de personnes vivront dans les villes d'ici 2050 (contre 3,5 milliards aujourd'hui). C'est-à-dire, que, sous la pression démographique, nous devrons bâtir chaque semaine l'équivalent d'une ville d'un million d'habitants !

« La question n'est pas de savoir s'il faut développer les zones urbaines mais comment le faire », explique le Dr. Michail Fragkias de l'Arizona State University. « Le problème », poursuit-il, « est que la croissance anarchique des villes à laquelle on assiste aujourd'hui est une véritable menace écologique pour l'humanité tout entière. Or, des villes denses et bien pensées, au fonctionnement efficace sont une solution prometteuse vers un modèle durable. Les urbanistes présents à la conférence vont confronter leurs idées et expériences pour promouvoir l'émergence de solutions nouvelles en ce sens. » 

Les spécialistes mondiaux de l'environnement présents lors de la conférence Planet Under Pressure qui s'est tenue du 26 au 29 mars ont donc planché sur les conditions d'un urbanisme optimal. Leurs recommandations pour répondre aux multiples défis de la durabilité au niveau mondial ont été communiquées pour le sommet de la Terre "Rio+20" organisé par les Nations Unies et qui s'ouvre le 20 juin 2012.

Les villes émettent 70 % du CO2 dans le monde

Shobhakar Dhakal, Directeur exécutif du Projet Carbone Mondial, basé à Tokyo, précise qu'une refonte des villes existantes couplée à une planification optimisée des villes nouvelles est de loin l'option la plus efficace d'un point de vue écologique.

« La refonte de l'environnement urbain est indispensable à notre viabilité sur la planète, » affirme le Dr. Dhakal, qui ajoute que les zones urbaines émergentes « ont l'avantage du nouvel arrivant grâce à l'expérience et au savoir accumulés, aux nouvelles conceptions écologiques et aux possibilités technologiques, qui les aident à traiter les problèmes fondamentaux de la gestion des déchets et du transport. »

Plus de 70% des émissions actuelles de CO2 sont liées aux besoins des villes. On estime que les émissions de CO2 des zones urbaines en 1990 étaient de 15 milliards de tonnes, contre 25 milliards en 2010, et qu'elles seront de 36,5 milliards d'ici 2030 (si rien n'est fait). 

La question climatique exige donc d'assurer en priorité une bonne gouvernance écologique des villes. Parmi les évolutions souhaitables, citons une meilleure prise en compte des conditions climatiques et l'ajustement (horaire et quotidien) des péages urbains pour réduire la congestion du trafic routier.
La congestion du trafic au niveau mondial coûte de 1 à 3% du PIB et représente un gaspillage d'énergie et de temps ainsi qu'une source énorme de pollution. On estime à 4,2 milliards le nombre d'heures gaspillées aux Etats-Unis d'Amérique pour l'année 2005 et dans la seule ville de New York, la perte de productivité se chiffre à 4 milliards de dollars par an.

Sur une note positive, le Dr Dhakal relève qu'un "Internet des biens" se met en place : « on assiste à la montée en puissance rapide de véhicules, appareils et réseaux high-tech, intelligents et connectés, comme des caméras, des réseaux routiers, des pipelines (on en recense un milliard en service aujourd'hui). »

Parmi les solutions high-tech d'optimisation de l'efficacité des systèmes urbains et d'amélioration de la santé humaine citons notamment :

  • Le dépistage et le diagnostic rapides des maladies grâce aux données de santé numérisées ;
  • Les compteurs et détecteurs de consommation qui évaluent en temps réel les capacités des réseaux de production électrique en collectant les données d'évolution de l'offre et de la demande ;
  • Les services d'information de trafic intégrés et la tarification des péages en fonction de la fréquentation, de la météo, etc.  
  • L'alimentation des centres de données par les utilisateurs via leurs téléphones portables ;

« L'amélioration de la qualité globale de l'urbanisme doit être notre priorité : en termes d'espace, d'infrastructures, de format et de fonction, mais aussi en termes de mode de vie et de choix et d'efficacité énergétique, »  souligne le Dr. Dhakal.

« Il faudra en particulier traiter en amont », ajoute-t-il « les problèmes liés à une forte densité urbaine : congestion, pollution, insécurité, épidémies et autres problèmes sociétaux », tous ces problèmes ont été abordés par des experts en santé publique et questions sociales, à l'honneur dans cette conférence.

Pour le Professeur Karen Seto de la Yale University, qui a organisé avec ses collègues quatre des 160 ateliers de la conférence Planet Under Pressure « Le modèle de croissance urbaine observé depuis la Deuxième Guerre Mondiale n'est pérenne ni d'un point de vue social ni d'un point de vue environnemental en raison du coût écologique insoutenable de l'expansion des villes. »

C'est pourquoi  « la planète n'a pas d'autre option que de s'urbaniser, » conclut le professeur Seto. « Pourtant, dans le monde entier, on adopte les styles d'urbanisme et architecturaux "occidentaux", qui sont gourmands en ressources et trop souvent inadaptés aux conditions climatiques locales. La banlieue nord-américaine s'est exportée dans le monde entier, avec son modèle organisé autour de la circulation en voiture individuelle. » 

Les choix d'urbanismes détermineront la physionomie des décennies futures 

Le Dr Fragkias relève que, d'une petite vingtaine de villes d'1 million d'habitants ou plus il y a un siècle, on est passé à 450 aujourd'hui. Si les zones urbaines ne représentent qu'à peine 5% de la surface terrestre de la planète, « l'impact de l'expansion urbaine prévisible sur l'environnement ne s'évalue correctement que si on la ramène aux surfaces habitables (déduction faite des zones polaires, désertiques et montagneuses, protégées ou réservées à l'agriculture et à l'élevage. »

« Nous devons saisir la chance que nous avons de pouvoir encore planifier l'explosion annoncée de l'urbanisation afin de réduire la pression sur nos écosystèmes, d'améliorer la qualité de vie de milliards d'individus et de prévenir des désastres et problèmes environnementaux majeurs. Ce processus doit être engagé sans délai, » exhorte Roberto Sánchez-Rodríguez, Professeur émérite en Sciences de la Terre à l'Université de Californie, à Riverside.

« Il importe de tenir compte des différences de processus d'urbanisation entre pays selon leur prospérité relative, afin de les intégrer dans nos stratégies. Il nous faudra transcender les approches traditionnelles de l'urbanisme, surveiller les développements urbains spontanés (non planifiés) et la qualité des services pour l'écosystème dans une approche multidimensionnelle (sociale, économique, culturelle, environnementale, politique et biophysique). »

En synthèse, ce que les chercheurs nous disent est que des solutions existent, comme :

  • la planification des infrastructures par l'investissement public (encourageant le transit et optimisant l'accessibilité).
  • L'amélioration de l'aménagement du territoire et des normes de construction axée sur  l'efficacité et la modularité.
  • Renverser la tendance à l'augmentation de la surface des logements.
  • Arrêter de subventionner les aménagements privilégiant les faibles densités de population et les îlots urbanisés, destinés à empêcher les urbanisations denses et à favoriser la circulation automobile aux dépends du transit public.
  • Améliorer la qualité des écoles en centre ville et solutionner différents autres problèmes pressants tels que l'inégalité croissante des revenus, la ségrégation et la polarisation sociale, la criminalité et l'augmentation des risques sanitaires, dont le stress.
  • S'appuyer sur un marketing social positif valorisant un mode de vie plus sobre.

Au-delà du périmètre des villes

Dans son allocution, le Professeur Sybil Seitzinger, Directeur exécutif de l'International Geosphere-Biosphere Programme a déclaré, « Si nous voulons que notre planète reste habitable, nos villes devront se projeter au-delà de leur propre périmètre. »

« Tout ce qui pénètre dans les villes vient du dehors : l'approvisionnement en nourriture, en eau, en  produits et en énergie doit être pérenne. Nous devons repenser les flux de ressources dans les villes » précise le Dr. Mark Stafford Smith, co-président de la conférence Planet Under Pressure : « L'un des thèmes transverses de la conférence est lié à cette question pour les villes : le futur de la planète dépend largement de situations liées entre elles (le changement climatique et la conception urbaine, besoins en ressources / impact sur les zones rurales, productivité agricole / eau et plus généralement la pérennité du mode de fonctionnement des villes. Pour assurer un bon équilibre (forte inter-connectivité) de ces éléments une approche intégrée est nécessaire : les défis doivent être envisagés comme un tout et non isolément, un par un. »

Le Professeur Elinor Ostrom[1] de l'Université d'Indiana, lauréate du prix Nobel d'Economie en 2009 s'adressant en séance plénière à l'ouverture de la conférence Planet Under Pressure, a souligné le rôle crucial des villes dans la mise en œuvre de politiques à l'échelle mondiale pour garantir notre durabilité écologique.

Des initiatives telles que C40 Cities, un consortium de villes qui se sont engagées à réduire les émissions, montrent qu'elles sont en pointe. Leur approche peut amorcer une inflexion vers une organisation durable là où les politiques partout dans le monde sont impuissants à trouver des solutions.

Notes

  1. Elinor Ostrom, première femme lauréate du prix Nobel d'économie, est décédée mardi 12 juin à Bloomington, dans l'Indiana. Elle avait 78 ans. Mme Ostrom avait partagé le prix Nobel d'économie en 2009 avec un autre Américain, Oliver Williamson, économiste à l'Université de Californie. Ils ont été récompensés pour leurs travaux sur la gouvernance économique.

Source

Cities expand by area equal to France, Germany and Spain combined in less than 20 years - IGBP
Traduction exclusive pour notre-planete.info : Michelle Vuillerot

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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15 commentaires

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avatar Strange - 19/06/2012, 21:03

La phrase du Professeur Roberto Sánchez-Rodríguez ne fait pas le poids en face du capitalisme vert à mon grand regret. Des progrès sont possibles mais il ne faut pas non plus se bercer d'illusions. Sans un changement profond des mentalités sur nos manières de vivre, de penser rien ne sera réellement suffisant. Prendre le temps de s'arrêter et de réfléchir nous en sommes tous conscients sauf que cela ne procure pas d'argent. C'est pour ces raisons que le peuple brésilien est descendu dans la rue hier pour marquer sa désapprobation et dénoncer le manque d'ambition de leur pays au sommet mondial de Rio +20 ...

avatar JCC Chartres - 19/06/2012, 22:42

La seule solution est de stopper l'excroissance démographique

avatar Stéphane LAGASSE - 20/06/2012, 00:33

L'occident n'est plus le modèle, sauf peut-être en le dénonçant ET en changeant radicalement notre mode de vie.
Mais cette urgence est si peu ressentie, même chez les honnêtes gens...

avatar Alain Grobon Thaïlande - 20/06/2012, 05:21

C'est le bon sens même, évoqué dans le site Vers un Sens de la Vie depuis 2010 sous le titre "le danger des mégalopoles". Du reste la surface occupée par les villes elles-mêmes n'est rien par rapport à la taille de l'espace qu'il faut pour alimenter leurs besoins en tous genres.

avatar Jean Weber - 20/06/2012, 08:35

Les villes sont nécessaires car elles réduisent notre impact sur l'environnement en concentrant les habitants. Ce qui pose problème c'est qu'en ville la nature (essentiellement des arbres) reste une composante du mobilier urbain (même clones utilisés partout sur la planète pour un climat donné). Ceci est dramatique car les citadins n'ont plus l'occasion de connaitre les essences locales ni de se rendre compte qu'une espèce est représentée non pas par un clone ou un individu mais par une population en interaction avec son environnement. Ce qu'il faut créer ce sont des programmes de conservation ex-situ d'espèces locales à l'intérieur des villes et impliquer les habitants dans leur suivi (plan de gestion intégrée disponible sur internet, pépinières spécialisées dans les espèces locales reproduites à partir de semences…). Ceci permettra de faire un pont avec des programmes de conservation in-situ. La nature ce n'est pas Jardiland mais la connaissance des écosystèmes régionaux et de leurs dynamiques. Une autre représentation à chasser est celle d'une nature intacte qui serait grignotée par l'expansion des villes. C'est faux car il n'y a plus d'écosystèmes qui échappent aux modifications humaines (changement climatique, morcellement, pollution génétique, espèces invasives…). Il faut aller vers une gestion intégrative des milieux urbains avec d'autres environnements plus ou moins dégradés. Une approche est que les villes commencent à publier leurs données en open source et que les propriétaires fassent de même pour leurs jardins. Lorsqu'elles seront suffisantes, les données librement téléchargeables sur internet http://pericopsis.org/trees/cities.php?ln=fr permettront de fabriquer des cartes de gestion intégrées où les provenances au sein d'une même espèce seront visibles.

avatar Le Furet-Cocagne - 20/06/2012, 09:56

Parfaitement d'accord avec Strange? rien ne sera jamais possible sans un changement radical de notre vie et nous sommes TOUS concernés, hélas, ce ne sont que châteaux en Espagne, c'est utopique, l'égoïsme surdimensionné de tous ne le permettra jamais, moralité, le clash final est proche et inéluctable !!

avatar hervé - 20/06/2012, 10:38

Les villes s'étendent et c'est un fait mais pendant ce temps l'exode rurale s'accélèrent grâce à quoi on rend à la nature ce qu'on lui a prise, il suffit que de constater la désertification de nos campagnes où la plupart de nos villages sont devenues des villages fantôme où plus rien ne bouge et de voir la majorité des vallées de nos massifs montagneux qui sont rendues à la nature.
D'un côté on libère la nature de la présence des hommes et de l'autre coté l'extension du béton autours des villes s'accroit dangereusement.
L'extension des villes représentera 1.5 millions de kilomètre carré d'ici 2050 mais a-t-on calculé le nombre de kilomètres carrés libérés par l'exode rural. ? Le rapport serait intéressant à faire.

avatar Marcel Gérin - 20/06/2012, 15:25

Le Furet-Cocagne Yes comme on dit en France....Ce qui est hallucinant, c'est cette quantité "ÉNORME" d'humains au QI 0 et même dirait-on négatif...!Ceux qui croient comprendre, dissertent avec des mots et textes ronflants souvent même hors sujet, et pour les quelques "normaux" il ne reste qu'à constater, se faire une raison, confirmer le peu sur lequel nous avions encore de petits doutes....!
Et la situation pour 90% des erreurs, problèmes,complications, abus etc. c'est uniquement cette énorme quantité d'humains pour lesquels il semble que l'évolution s'est non seulement arrêtée mais régresse...."et très vite"
Conclusion, c'est avec nos enfants et descendants que nous risquons bien de vivre les solutions apportées par Mère Nature! ............."Le Bon Dieu et ses confrères pour certains ont démissionné depuis bien longtemps"
Il est vrai que sur les méga-villes "le carton" sera un véritable impacte (disons réussite)!

avatar bird - 20/06/2012, 21:35

il faudrait conserver/acheter (à plusieurs) des terrains (non constructibles car moins chers) pour préserver la Terre et empêcher son urbanisation.

avatar Jean Weber - 21/06/2012, 06:39

@bird

Oui et vous allez vous faire exproprier à raison au premier plan d'urbanisme adopté. Ne pensez vous pas qu'il y ait d'autres moyens d'améliorer les choses sans s'opposer à une société dont on fait soi-même partie ? Commencez à apprendre à donner des noms aux organismes vivants, cartographiez-les, prenez contact avec les associations, rejoignez les conseils municipaux, planchez sur de meilleures propositions d'urbanisme (ce n'est pas la réduction des fonctionnaires qui va améliorer les choses) faites du bénévolat et vous aurez des leviers infiniment plus grands que d'acheter un terrain pour faire bouger les choses dans le bon sens.

avatar Jean-Pierre Le Hégarat - 21/06/2012, 18:03

Bonjour,

Je relève 3 données qui m'interpellent et que je transpose sur l'agglomération de PARIS:
1- la congestion du trafic et ses conséquences en termes de gaspillage de temps, d'énergie, de pollution
le tramway périphérique est une belle réalisation mais insuffisante à moyen terme et il sera intéressant de voir s'il a un réel impact sur le périphérique routier. Les transports en commun sont saturés (métro, transilien SNCF,RER) et incapables d'accueillir toute augmentation de fréquentation . Et toute extension des gares SNCF parisiennes parait aujourd'hui impossible sauf au prix de travaux d'une ampleur et incidence considérable sur le quartier (il suffit notamment de penser au coût et nuisances de la démolition des structures en béton armé- - et des expropriations !!) . Continuer à construire à l'extérieur des villes est donc une attitude irresponsable (rénover ou démolir en vue de reconstruction des immeubles anciens semblent être de meilleures solutions)
2- "tout ce qui pénètre dans les villes vient du dehors" ! je dirai plutô t: tout ce qui est nécessaire à la vie de la ville vient du dehors . Il semble donc indispensable de rechercher des pistes pour produire à l'intérieur de la ville (bien : on sait installer des panneaux solaires sur les toits).
3- "Nous devons saisir la chance que nous avons de pouvoir encore planifier l'explosion de l'urbanisme" :
comme vous Christophe je ne suis guère optimiste (ouf! les villes commencent enfin à éteindre les éclairages publics) car je ne vois nulle part apparaître une ébauche de la maitrise des naissances .

"Monsieur le promoteur ne touchez pas à mes fleurs..."
jp

avatar Saint-Fiacre Loire-Baratte - 23/06/2012, 13:24

Ville durable, écosystèmes urbains, projets urbain, lutte contre l'étalement urbain et..... requalification des zones périurbaines trop étalées et dispendieuses en foncier... agricole
Les villes doivent d'ores et déjà adopter des politique de fonciers reversibles surtout dans les zones où elles ont laissé constuire n'importe quoi, n'importe comment. Les villes de France sont couvertes par des kilomètres carrés de hangars souvent inutiles et énergivores, de parkings immenses, d'axes 4 voies qui ne servent plus ...
Beaucoup de gaspillage en moins de 50 ans. Il faut surtout que les villes redeviennent autonomes : en alimentation, en énergie... et qu'elles adoptent le 0 étalement urbain.
www.loire-baratte.com

avatar ovomaltine villeurbanne - 23/06/2012, 13:54

Et si la solution c'était de réfléchir au dernier sujet tabou qui est la démographie?!
Je vois que certains considèrent comme acquis que la nature n'existe plus, qu'il faut se contenter de sauvegarder des souvenirs de nature, des bouts de jardin en ville...ce que nous acceptons finalement c'est un monde où nos descendants vivront dans des mégalopoles, avec des musées ou des zoos pour connaitre la faune et la flore que nous avons dévastés! Horreur!il y a bien trop d'humains sur la planète non seulement pour respecter la terre mais pour qu'ils vivent dignement .Partager, vivre autrement c'est bien mais ça ne suffira pas! Agissons pour que tous prennent conscience et déjà en France où sévissent toujours les mesures natalistes et où on s'enorgueillit de notre taux de fécondité ! Deux enfants par femme n'est ce pas raisonnable et responsable...sinon, dans 50 ans , ça nous sera imposé et non plus proposé!!

avatar Jean Weber - 23/06/2012, 17:38

@ ovomaltine

« Partager, vivre autrement c'est bien mais ça ne suffira pas! »
L'un n'empêche pas l'autre. Je suis d'accord avec vous si votre action pour la dénatalité ne vous empêche pas d'agir sur l'intégration de votre environnement privé (déchets, espèces, plantes de jardin…) dans l'écosystème local.

avatar lyseconcept Toulon Var France - 23/06/2012, 19:07

la problématique de l'eau potable est intimement liée à la problématique de l'assainissement des eaux usées sa première source de pollution. en effet La pensée de l'assainissement en général c'est de croire que le sol épure les eaux usées ce qui n'est pas le cas.le sol sert donc de poubelle de l'assainissement avec les conséquences qui en résultent: la pollution pérenne des nappes phréatiques.le CEBRE résout cette problématique en recyclant les eaux épurées pour l'arrosage de la biodiversité de surface qui ré oxygènera l'atmosphère de nos villes.

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