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France : un million d'hectares consacrés à l'agriculture biologique

3 882 lectures / 24 commentaires13 juin 2012, 10 h 41

logo_bio_europeLogo officiel de l'Agriculture Biologique en Europe
DR

Alors que l'événement d'information nationale Printemps BIO bat son plein, l'agriculture biologique française vient de franchir un nouveau cap en dépassant le million d'hectares de terres cultivées selon le mode de production biologique au cours de ce premier semestre 2012.

Le franchissement de ce seuil symbolique confirme le solide enracinement de la Bio, qui connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années en France. Les résultats de l'année 2011 ont ainsi consolidé cette tendance : qu'il s'agisse de production ou de consommation, la Bio affiche des progressions à 2 chiffres entre 2010 et 2011.

Ainsi, le nombre total d'opérateurs bio a enregistré une hausse de +14% pour atteindre 35 271 opérateurs engagés fin 2011, celui des exploitations bio de +12,3% (23 135) et les surfaces bio ont augmenté de +15,3% (975 141 ha) durant l'année 2011, pour atteindre 1 million d'hectares au cours de ce premier semestre 2012.

Les cultures bio

Toutes les filières sont concernées par la hausse des surfaces en mode de production biologique, avec des progressions de plus de 20% en 2011 par rapport à 2010 pour les légumes secs, les fruits et la vigne. Sur les 975 141 ha cultivés en bio en 2011, 65% étaient toujours en herbe ou en cultures fourragères, 20% en grandes cultures (céréales, oléo-protéagineux et légumes secs), 6% en vigne, 4% en fruits, légumes frais et PPAM et 5% non affectés.  Au total, 3,56 % des surfaces cultivées en France sont dédiées à l'agriculture biologique.

Les élevages bio

Tous les secteurs d'élevage ont progressé, avec, suivant les secteurs, des augmentations de cheptel de 9 à 31%. Les plus fortes augmentations du nombre d'animaux bio en 2011 par rapport à 2010 ont été enregistrées dans le secteur des poules pondeuses, des bovins laitiers et des caprins.

Ainsi, un tiers des exploitations bio françaises avaient au moins un atelier d'élevage bio en 2011.

Au final, le nombre d'éleveurs bio a augmenté de 20% par rapport à 2010.

Géographie de l'agriculture biologique en France

La région Rhône-Alpes reste la première région de France en termes d'exploitations bio avec 2 554 exploitations bio, talonnée par la région Languedoc-Roussillon, où la progression est plus marquée (+15%, 2 531 exploitations) et Midi-Pyrénées (2 428 exploitations). Ces trois régions concentrent environ un tiers des exploitations en agriculture biologique de la France.

La région concentrant le plus de surfaces bio par rapport à sa SAU (Surface Agricole Utile) totale reste la Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec 12,3% de sa SAU consacrée à la Bio. Deux autres régions ont une part supérieure à 6% : Languedoc-Roussillon (9,3%) et la Corse (avec 6,7% de la SAU en bio).

Offre et demande bio en hausse

En 2011, il s'est vendu pour près de 4 milliards d'euros de produits alimentaires bio sur le marché français, soit +11% par rapport à 2010.

De plus, la vitalité de la production française permet de mieux répondre à l'augmentation de la demande, avec un recul des approvisionnements extérieurs qui se situent désormais à 32%, en baisse de 3 points par rapport à 2010 et de 6 points par rapport à 2009. En effet, c'est le point noir de la bio : de trop nombreux produits alimentaires, fruits et légumes sont importés alors qu'ils peuvent être produits localement !

Evolution agriculture biologique

La Bio s'installe en restauration collective

L'introduction des produits biologiques dans la restauration collective constitue un des axes d'actions de la loi "Grenelle 1" visant à favoriser le développement de l'agriculture biologique. Un objectif de 20% de produits biologiques dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat a notamment été retenu[1].

En 2011, la valeur (hors taxes) des achats de produits agricoles ou d'ingrédients bio en restauration collective a été estimée à 158 millions d'euros ; soit une hausse de 21% par rapport à l'année précédente. A ce jour, 6 restaurants collectifs sur 10 servent des produits bio ne serait-ce que de temps en temps.

Des consommateurs de plus en plus sensibles au bio

En moins de 10 ans, la proportion de Français déclarant ne jamais consommer bio est passée de 53% en 2001[2] à 39% en 2011[3]. Dans le même temps, la part des Français déclarant consommer au moins un produit bio au moins une fois par mois est passée de 37% en 2003 à 40% en 2011 (20% au moins une fois par semaine, 6% tous les jours). Au fil des années, les consommateurs ont largement diversifié leur panier. En moyenne, les consommateurs bio quotidiens ont acheté des produits issus de 8 à 9 familles différentes en 2011.

En 2011, 84% des ventes ont été réalisés via les Grandes Surfaces Alimentaires (GSA) et les magasins spécialisés bio, 11% directement du producteur au consommateur et 5% par les artisans-commerçants.

Aujourd'hui, acheter bio et local constitue le meilleur moyen de préserver notre environnement tout en respectant le vivant et notre santé.

Notes

  1. Dans tous les secteurs de la restauration collective, l'Etat donne l'exemple avec l'objectif d'introduire 20% de produits biologiques dans ses commandes. Cela concerne en particulier les restaurants administratifs de l'Etat, les universités (CROUS), les hôpitaux (CHU), les restaurants de l'armée et du secteur pénitentiaire.
  2. Sondage exclusif CSA / Printemps BIO réalisé par téléphone au cours de la première semaine d'avril 2001
  3. Source : Baromètre Agence BIO/CSA 2011

Source

La Bio, une alternative qui prend de l'ampleur - Agence Bio

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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24 commentaires

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Commentaires 1 à 20 sur 24

avatar Strange - 13/06/2012, 11:38

Reste un gros effort à faire en France car (vu le pourcentage annoncé dans l'article) c'est peanuts§ La bonne question est pourquoi il n'y a pas plus de cultures bio en France alors que nous de plus en plus nombreux à consommer bio donc à déséquilibrer notre balance commerciale?

avatar Christophe Magdelaine - 13/06/2012, 11:44

Strange, au contraire, les importations en bio diminuent. Toutefois, ils restent encore élevés (32%)

avatar Jean Weber - 13/06/2012, 11:49

@strange
En surface c'est peanuts mais pas en progression. Rappelez-vous des grains de blé sur l'échiquier en mathématiques.

avatar Payen Pierre (Dunkerque) - 13/06/2012, 13:16

Je fais partie des 6 % qui ne mangent plus que bio.

1) C'est nettement plus cher !

2) Si les légumes récoltés (bio) échappent théoriquement à tous ces additifs toxiques, je regrette qu'on empoisonne insensiblement des millions de gens n'ayant pas les moyens financiers de bien se nourrir en ajoutant dans l'alimentation industrielle, notamment dans les fabrications discount ou bas de gamme, des tas d'additifs, de conservateurs, etc., qui à la longue, par accumulation ou suite à des effets cocktail, deviennent cancérigènes …

* Des bilans commencent à montrer que si l'espérance de vie continue à progresser, les maladies commençant dés l'âge de la retraite ne sont pas en reste !
[[[Vieillesse Le Monde 22/11/08 Vieillir... mais dans quel état ? (www.lemonde.fr/.../vieillir-mais-dans-quel-etat_… … …) (V. a. d'autres articles sur ce thème sur Internet)

Que fera-t-on quand on sera vieux ? On profitera de la vie ou on subira la maladie ? La progression de l'espérance de vie pose la question du " bien vieillir ". Longévité rime avec prévention et recherche médicale
Pour autant, vivre plus longtemps n'est pas nécessairement synonyme de bien vieillir.
Une étude de l'Unité de surveillance de l'espérance de santé en Europe, publiée le 17 novembre sur le site de l'hebdomadaire britannique The Lancet, (Le Monde du 19 novembre), montre que dans l'Union européenne les hommes vivent en moyenne sans ennui de santé jusqu'à 67 ans et les femmes jusqu'à 69 ans.

Cette augmentation de la longévité n'est pas sans poser des problèmes. Elle a pour corollaire l'augmentation de l'incidence des maladies dégénératives, source de perte d'autonomie et de dépendance, et participe à l'accroissement du nombre des cancers.
De plus, le phénomène contribue à rouvrir le débat sur l'âge du départ en retraite et le financement du système.

Outre celui de trouver des réponses financières pérennes, l'un des défis posé est donc aussi d'améliorer la santé et la qualité de vie à un âge élevé.
Le premier objectif est de diminuer plusieurs facteurs de risque tels que le tabagisme, le diabète, l'obésité, l'hypertension artérielle...
De ce point de vue, la prévention de même que l'amélioration du dépistage de plus en plus précoce de nombreuses pathologies joueront un rôle crucial dans le mieux vieillir.

Au premier rang des mesures préventives figurent les règles hygiéno-diététiques. Le tabac, une alimentation trop grasse, trop salée et trop sucrée, trop pauvre en fruits et légumes, l'insuffisance d'exercice physique représentent des facteurs sur lesquels il est possible d'agir tant individuellement que collectivement. Paul Benkimoun " Atlas mondial de la santé ",
de Zoé Vaillant et Gérard Salem, éditions Autrement, 80 p., 15. © Le Monde]]]

3)** Je déplore que les commerçants BIO n'avertissent pas les clientes (Parce qu'en général, c'est encore elles qui s'occupent de la cuisine, de l'alimentation) qu'un beau jour d'été, par ex. en rentrant de vacances, leurs cuisines, leurs buffets, risquent d'être retrouvés envahis par des « mites alimentaires ».

Au départ, quoique habitant Dunkerque, une région connue pour sa froideur depuis un certain film, j'ai vu apparaître et voler quelques petites bêtes inconnues ne semblant pas dangereuses …
Je ne les ai pas harcelées de suite ! Et elles sont devenues « toujours plus » nombreuses ! Et quand j'ai décidé de réagir, me suis renseigné, il était trop tard ! Elles avaient pondu des œufs partout ! Et elles se développées sans fin !

J'ai aussi retrouvé, visibles sous le plastique emballant les pâtes et autres produits en réserve, des vers de mites alimentaires ! Sans parler des mites s'envolant de la boîte contenant des figues, des noix, etc. !

*** Voir sur Internet les sites sur « Comment se débarrasser des mites alimentaires » !

4)**** La disposition d'un congélateur me semble indispensable si on désire manger bio !
Depuis cette expérimentation inutile causée par la malhonnêteté implicite (Non assistance préventive …) des commerçants bio, la consultation de ces sites, ma conclusion personnelle passe par la nécessité du placement systématique en congélateur, pendant 24 h, de tous les articles secs, le temps nécessaire pour tuer les œufs !

J'ai déjà discuté avec différentes personnes travaillant dans le bio, gérant des magasins bio. Si elles m'ont expliqué que ces mites arrivaient l'été avec la chaleur, qu'elles devaient disposer si possible leurs marchandises dans la fraîcheur, aucune ne m'a parlé d'épidémie ! Mais elles m'ont proposé des autocollants antimites … !!!
Ils m'ont été très utiles …

avatar Marcel Gérin - 13/06/2012, 15:03

Et voilà, chère Md Strange, encore un sujet avec en point de mire "POGNON / FRIC" pour produire, pour vendre/acheter, pour conserver, par favoritisme...
"Tu as du fric ....manges bio...."
"Tu as beaucoup de fric, manges bio frais...!
"T'es pauvre, bouffes ce qu'ils te donnent....crèves plus tôt, ça sera des économies pour la SECU et même pour la caisse de retraites!
Même les cercueils montrent les RANGS, les POSITIONS SOCIALES des morts....!
Quel monde.....un comble...
Riches ou aisés, crémation possible,ou caveaux.....
Pauvres seulement droit au "trou" (temporaire de plus!)
Oui Md Strange, 100% d'accord, c'est énervant mais pas unique, bien d'autres grands défauts gangrènent nos sociétés ...... ex.: Comprenez vous notre DÉMOCRATIE .....
Ce mot, n'est-il pas ajustée aux situations ou les aux situations "politicardes"ne correspondent pas à ce mot......Là encore.....
Les FRIQUES gagnent invariablement....oui ou NON...?
Les pauvres...ou non riches, .....ont juste le droit de voter...
Pour chercher à être "ÉLU"!il faut, obligatoirement, avoir de l'argent (FRIC), peu importe comment ils se le procurent.....
CONCLUSION.....! ÊTRE RICHE POUR MANGER BOIRE SE CHAUFFER.....
Voilà notre niveau réel d'évolution......et il faut l'accepter!
Or ce serait un programme bien prioritaire!!!

avatar Stéphane LAGASSE - 13/06/2012, 15:31

Si les producteurs de malbouffe devaient supporter le coût réel de leur production, soit les dégâts sanitaires et environnementaux, le bio deviendrait la norme, n'aurait plus besoin de label.
Mais ceux à qui tous ces dégâts profitent, que deviendraient-ils, les pauvres?

avatar Jean Weber - 13/06/2012, 16:30

@Marcel Guérin

La compétition est dans la nature (le plus fort mange d'abord …). Ensuite il faut voir, faut-t-il adapter l'homme à la nature ou la nature à l'homme. Grand débat qui a déjà conduit à pas mal de catastrophes dans l'histoire !

avatar Christophe Magdelaine - 13/06/2012, 18:23

On peut manger bio et ne pas se ruiner.
La plupart des ménages achètent des plats préparés, des produits congelés, des "box" pour manger sur le pouce, des biscuits, des confiseries, des sodas... Bref des produits alimentaires qui ont l'avantage de ne demander aucun effort de préparation mais qui sont très chers et mauvais pour la santé (tout comme pour l'environnement). Cela ne semble poser aucun problème, la preuve, il y a en a de plus en plus.
Quand vous mangez bio, local et en vrac, les prix des fruits et légumes sont tout à fait raisonnables. Mangez intelligemment et bio revient moins cher, c'est une évidence.

avatar Payen Pierre (Dunkerque) - 13/06/2012, 18:43

~~~~~~ Je me fournis en légumes, fruits, viande, poissons, etc. dans un magasin BIO où je peux me servir seul !
Il paraît que dans certains marchés existent des primeurs « bio » …

* Mais peut-on faire confiance ? ? ?

Est-ce vraiment du bio ? ? ?

Sont-ils nettement moins chers ?

** Peut-on choisir soi-même ou est-on servi (selon la tradition) par la ou le marchand qui refile toujours une petite partie moins appétissante que le reste (N'a-t-il ou n'a-t-elle pas tendance à liquider, petit à petit, mine de rien, la partie la moins belle ? !)

J'ai des mauvais souvenirs ! Je connais aussi le monde des affaires !

Je continue à affirmer que c'est cher !

avatar Payen Pierre (Dunkerque) - 13/06/2012, 18:54

Un complément, une question à M Christophe Magdelaine !

Vous mangez bio. Toute votre alimentation est bio, achetée sur les marchés ou dans des magasins bio. OK !
ET VOUS N'AVEZ JAMAIS ÉTÉ ENVAHI PAR LES MITES ALIMENTAIRES ? ! ! !

Voyez sur Internet si je suis le cas exceptionnel qui confirme la règle ! ! !

JE TROUVE BIZARRE VOTRE SILENCE SUR CE PROBLÈME QUI DEVIENT MAJEUR QUAND VOUS TROUVEZ DES VERS PARTOUT DANS VOTRE CUISINE

Votre occultation me fait trop penser à la technique des politiciens !

Abonné à Que choisir, à 60 millions de consommateurs, je les ai interpellé(e)s en mai passé ! ! ! RIEN N'EST SORTI ! ! ! Comme s'il y avait collusion !
Mais sans doute que je délire !

avatar Christophe Magdelaine - 13/06/2012, 19:06

Payen Pierre (Dunkerque) : je ne mets pas en cause votre expérience malheureuse, mais je n'ai jamais connu ce problème et pourtant je mange à 95% bio depuis des années. Cela dit, votre témoignage est peut-être partagé par d'autres.

avatar Payen Pierre (Dunkerque) - 13/06/2012, 19:36

Merci pour votre réponse ...
OK.
Peut-être que des internautes nous donneront les résultats de leurs expériences ...

Dans tous les cas,surtout si vous habitiez vers le sud (?), posez donc la question aux producteurs/trices ...
Demandez-leur s'ils/elles n'ont pas des problèmes de stockage l'été !


Voici l'adresse du magasin où je me fournis :

[supprimé par la modération, motif : diffamation]

*** ET IL ME SEMBLE, PARCE QUE SERVIRA A TOUT LE MONDE, MENEZ UNE ENQUÊTE SUR CES MITES ! Et surtout sur les moyens de prévenir l'invasion

Je ne comprends pas pourquoi tous les Français ne sont pas prévenu(e)s !
Tout se passe comme s'il était préférable de mentir pour mieux attirer
les client(e)s événtuel(le)s ...
Alors que des tas de gens seront découragés par une expérience catastrophique : tous les murs, les plafonds, le soir et la nuit, sont envahis par ces mites posées ... Et dans la journée, elles se promènent ! Et vous retrouvez partout dans les coins, les replis des vers qui deviendront chenilles etc. !

METTEZ LES PIEDS DANS LE PLAT ET VOUS AUREZ FAIT AVANCER LA CAUSE !
Sinon, dans x temps, des dévaluations seront bien plus conséquentes !
A vous de voir !
Demandez aussi à Que Choisir, à 60 millions de consommateurs, pourquoi et/ou botter en touche !
Cordialement.

avatar Strange - 13/06/2012, 22:26

Il m'est arrivé d'acheter des fruits bio qui n'ont pas tenu 3 jours tous pourris de l'intérieur mais cela ne m'empêche pas de continuer à acheter certain produits bio de là à dire que je mange plus de 90 % bio non d'abord c'est loin d'être facile. Une boucherie bio (pas dans les hyper) coûte plus chère qu'une bonne boucherie. Donc je ne mange plus de viande et de véritables poulets bios ce n'est pas facile à trouver. Pour tous ceux qui travaillent ils n'ont pas le temps de faire plein de magasins pour acheter les denrées alimentaires et les supermarchés bio n'ont pas toujours les s produits adéquats je voulais acheter des céréales bio, j'ai trouvé mais il y avait une teneur en sucre de canne pas possible. Ce n'est pas simple mais dire que manger bio c'est moins cher c'est sur quelle planète? Par contre je n'ai jamais trouvé de "mites alimentaires" après avoir rapporté mes courses " bio" et entreposées celles-ci dans ma cuisine mais des asticots dans des prunes et des abricots oui l'an dernier ...

avatar Strange - 13/06/2012, 22:35

Je serai très intéressée de connaître le nombre de producteurs bio de la région parisienne (prôche banlieue) tout renseignement est le bien venu (pas d'adresse hyper ou super marchés bio SVP) des producteurs en primeurs, fromages, poulets, etc. Merci

avatar Marcel Gérin - 13/06/2012, 22:51

Strange!
Ouais ouais, il existe bien des privilégiés!!!
Exemple:
Ici nous sommes des super privilégiés, parce que nous avons FRUITS ET LÉGUMES cultivés par les Mhongs, assurés engrais/pesticides/herbicides/produits pour fructifier calibrer et enfin pour murir! ou ceux qui viennent de "métropole" en super marchés....(les prix sont ++²)
INTERDIT" D'importer fruits légumes et viandes du Brésil, Suriname etc.....
Il y en a, mais .... mais .... protéger le marché "intérieur"...?
Les terres en Guyane super pauvres!
Enfin, les gens meurent entre 75 et 95 ans....malgré le RHUM qui lui est bon marché €5 le litre....! Et dire que TOUT pourrait être simple...MAIS!

avatar Hamster - 14/06/2012, 00:32

Je mange Bio tant que le prix ne me semble pas exorbitant. Bio ou pas bio, je compare les prix au kilo et d'une enseigne à l'autre en vérifiant toujours la provenance. J'achète mes produits bio le plus possible et privilégie le "home made" mais beaucoup de produits restent chers en bio: le fromage, la viande, le lait.. Je trouve dommage qu'il n'y ait pas plus de réductions sur les produits bio.
Pour ce qui est des mites alimentaires, j'en ai trouvé une fois dans un vieux paquet de farine de blé noir et elles avaient fait des trous dans le paquet et commençait à envahir le placard. J'ai nettoyé ce dernier, jeté le paquet de farine et je n'en ai plus jamais eu. Quand j'achète en vrac, je consomme rapidement. Je perçois à votre ton, Payen Pierre, qu'elles vous ont mené la vie dure!

avatar Strange - 14/06/2012, 09:40

Hamster je partage ton bon sens, et rien ne sert de stocker des denrées en vrac. Cela aurait peut-être permis à Pierre Payen de ne pas être envahi par les mites.
La solution contre l´infestation de mites alimentaires :
Le Trichogramme - un insecte qui pond ses œufs dans ceux de la mite alimentaire en les détruisant !
http://www.mites-alimentaires.fr/
Bon après il faudra se débarrasser du trichogramme!!!

avatar Payen Pierre (Dunkerque) - 14/06/2012, 10:58

Effectivement, le commerçant m'a expliqué qu'il ne fallait pas stocker !

Je vis seul. Est-ce que acheter 3 paquets de spaghettis, 1 kg de figues, 1 kg de dattes, c'est stocker en vrac ?
Moi, je veux bien … mais pour moi, c'est chercher à se détacher le plus possible de l'intendance …

Cela dit, quand elles sont présentes, elles aiment se poser la nuit sur les hauts des murs, sur les plafonds.

Lorsque vous rentrez vers minuit ou 1h du matin ou lorsque vous vous levez vers 5 ou 6 h, vous découvrez 3 ou 4 ou plus bestioles … et :
-vous savez que vous avez tout intérêt à les éliminer de suite (Elles ne font que pondre) ;
-vous vous fabriquez une sorte de tapette pour ne pas les louper 1 fois sur 2 ;
-vous montez sur une chaise et essayez de bien viser ;
-vous devez ensuite nettoyer les traces laissées par le corps écrasé sur le plafond ;
-faire en sorte aussi qu'il n'y ait pas d'auréole sur le blanc immaculé avant l'opération !

… Et cela chaque soir et matin pendant des mois parce que, mon appartement étant très compact et très rempli, je n'ai pas réussi à aller nettoyer dans tous les recoins, me suis fié à x tablettes d'autocollants très efficaces ... (Une fois les nouvelles entrées éliminées par le passage systématique par le congélateur : figues, dattes, pâtes, riz, etc.)

On prend l'habitude, OK, mais, quoique ayant vécu 2 années en Algérie avec une portion de mur (bien délimitée) d'appartement colonisée par les blattes, en Afrique noire avec les moustiques et les moustiquaires, je n'ai jamais rencontré là-bas autant de problèmes !

avatar christine de Villeneuve sur Lot - 16/06/2012, 22:41

200 km à la ronde le jeudi sur France 5.
Voilà un test grandeur nature sur la rrelocation de notre alimentation. Des ffamilles volontaires qui se lancent dans la découverte des producteurs de miel, de lait, de beurre, le marché, les légumes, les recettes simples et savoureuses de légumes, de viandes, ect... Les monnaies locales sont un déclic vers tous les hommes et les femmes qui veulent nous offrir des bonnes choses et en premier, sa confiance.

avatar Yves Jacquot - 22/06/2012, 01:15

je suis un fervent défenseur du manger raisonnable c'est à dire le plus naturel possible(je n'emploie pas le mot bio car c'est du marketing pur)je cultive mes légumes et de façon manuel(bêche),je n'emploie pas d'engrais ou de produit chimique mais j'associe des cultures de plantes(bon pour la biodiversité)et je mange des produits locaux et de saison et croyez moi je fait des économies monstres tout en me régalant de produits sains et frais,le probléme est que notre mode de vie fait qu'il faut aller toujours plus vite,au contraire le temps passer en cuisine est du lien social avec la famille sans compter le plaisir procuré.C'est tellement plus facile d'ouvrir une boite,d'aller au mc do du coin que de cultiver ou d'acheter de vrai produit sans compter que ça coûte plus cher avec une qualité frôlant le ridicule.faîtes des conserves,des confitures votre pain,votre soupe,libérez vous du carcan des publicitaires et vous verrez tout s'éclaircira!le choix appartient à celui qui le prend et non à celui qui l'ignore!
Fut un temps j'étais moi aussi accroc à la "cuisine rapide et sans effort" alors si moi j'ai radicalement changé,tout le monde le peu
le frein économique que les gens s'invente sert bien souvent à masquer le manque d'intérêt,la complaisance et parfois la fainéantise mais en aucun cas de manger raisonné ne coûte pas plus cher et loin de là

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