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Le chaos mondial : les vrais défis qui nous attendent

5 070 lectures / 14 commentaires05 juin 2012, 18 h 15

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"Le rôle de l'éducation est souverain: et si on éduquait les enfants au contentement et non à l'avidité permanente ? (...) Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l'éducation des enfants. Or, nous n'avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant. L'exigence fondamentale, c'est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner." Pierre Rabhi, philosophe

Mon attention a été attirée par la dernière émission concernant le marché pétrolier. Un panel d'experts s'est ingénié à décortiquer le marché mondial du pétrole, l'offre et la demande, la défense de la part de marché du pays de 1,2 million de barils, les différents scénarios de maximalisation de la rente ; j'ai vainement attendu que l'on discute de l'avenir et de l'impérieuse nécessité de se faire un destin hors hydrocarbures. J'ai eu l'impression que l'on voulait rassurer en martelant que la rente sera toujours importante et qu'il n'y a pas lieu de s'en faire. En clair, nous pouvons continuer à dormir sur nos deux oreilles. Vaines certitudes!

Le marché mondial de l'énergie

De par le monde, les pays notamment développés mettent en place des stratégies visant à s'assurer des sources d'approvisionnement pérennes nées à la fois de l'intelligence mais aussi de l'hégémonie militaire pour prendre par la force ce qui est interdit par le droit.
Certains pays ont fait des efforts extraordinaires pour sécuriser leur futur énergétique. C'est le cas de deux pays et non des moindres (l'Allemagne et le Japon (15%)) qui ont décidé de sortir du nucléaire, malgré les recommandations de l'Agence internationale de l'énergie. Parallèlement, ces deux pays ont développé de véritables plans Marshall pour développer le solaire, l'éolien, la géothermie, les piles à combustibles, les voitures propres, le charbon propre...Même si la France tient au nucléaire, elle développe les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique).

Les Etats-Unis connaissent une véritable révolution surtout avec l'exploitation des gaz de schiste et des pétroles de schiste, ce qui fait que ce pays est autosuffisant en gaz. Ceci est arrivé avec l'augmentation programmée du prix du gaz naturel pour rendre compétitive ces sources d'énergie non conventionnelles. Leur exploitation effrénée amène à un véritable désastre écologique.

De plus, l'addiction au pétrole va créer à l'échelle planétaire un désastre. Il serait naïf de croire ou de faire croire que l'Opep a un quelconque pouvoir, si ce n'est de recevoir et d'appliquer des instructions par Arabie Saoudite interposée. Nous l'avons vu avec l'invasion libyenne, le lynchage de Kadhafi, l'Arabie Saoudite a compensé la part de la Libye, et récemment encore avec l'embargo pétrolier contre l'Iran, encore l'Arabie Saoudite s'est portée garante de l'approvisionnement du marché, en clair, à étouffer un membre de l'Opep de surcroît musulman !! Les pays émergents constitueront de plus en plus le groupe de pays qui consommera plus d'énergie que les pays de l'Ocde.

Le marché de l'énergie du futur

L'AIE prévoyait, dans son rapport spécial « World Energy Outlook 2011 », une hausse de la demande mondiale en énergies fossiles au cours des deux prochaines décennies « à environ 96 millions de barils par jour d'ici 2035 ». Consommation notablement issue des pays émergents, et son prix grimperait à 120 dollars le baril. Que se passe-t-il, alors, si l'énergie endogène ne suffit pas - comme cela sera de plus en plus le cas- pour répondre à l' addiction maladive qui nous promet de changements climatiques de plus en plus erratiques d'autant que les 2°C qui constituaient encore il y a deux ans un horizon à ne pas dépasser ? Deux solutions : soit la prendre de force ailleurs, soit être raisonnable et aller vers une décroissance énergétique ordonnée avant qu'elle ne nous soit imposée à tous d'une façon brutale.

Pour les pays développés de l'Ocde, il faut s'organiser pour aller la prendre par la force et tous les subterfuges sont bons- notamment la démocratie aéroportée, sont bons. Le dernier sommet de l'Otan s'est déroulé à Chicago les 20 et 21 mai dans un climat, dit-on de consensus apparent. Daniel Durand, rapporte l'un des paragraphes du communiqué qui réaffirme que « les armes nucléaires sont une composante essentielle des capacités globales de dissuasion et de défense de l'Otan, aux côtés des forces conventionnelles et des forces de défense antimissile. Que cache cette volonté de faire référence à des « menaces » très larges depuis la mondialisation, les cybermenaces, le risque de perturbation des approvisionnements en énergie ? »[1]

En clair, l'Otan qui devrait avoir disparu avec la disparition de son équivalent - le Pacte de Varsovie - est plus que jamais « intervenante », avec « l'autorisation » obligatoire des Nations unies, ce « grand machin », disait de Gaulle.

Dans le même ordre et d'une façon plus soft, la Banque Mondiale s'occupe de verdir l'économie. Dans son dernier rapport « Pour que la croissance verte ne soit plus considérée comme l'apanage des pays riches », la Banque mondiale s'est mise à l'énergie verte :« Lancé au Sommet mondial sur la croissance verte de Séoul, le rapport "Inclusive Green Growth : The Pathway to Sustainable Development" de mai 2012, se penche sur la pertinence d'une croissance respectueuse de l'environnement et solidaire pour un développement durable, et propose un cadre d'analyse qui intègre les contraintes des facteurs environnementaux (atmosphériques, terrestres et marins) dans les plans de croissance économique nécessaires pour réduire la pauvreté ».

« Le rapport démystifie l'idée qu'une démarche de croissance verte est un luxe que la plupart des pays ne peuvent s'offrir, en faisant ressortir au contraire que les principaux barrages en la matière résident plutôt dans les obstacles politiques, l'existence de comportements fortement ancrés et l'absence d'instruments de financement adaptés. (...) Les États sont appelés à revoir la manière dont ils abordent les politiques de croissance et à mesurer non seulement ce qui est produit mais aussi la valeur de ce qui est épuisé et pollué dans le même temps. Selon le rapport, le fait d'accorder de la valeur au capital naturel - terres agricoles, ressources minérales, fleuves, océans, forêts, biodiversité - et d'attribuer des droits de propriété, devrait suffire à inciter les pouvoirs publics, l'industrie et les particuliers à gérer ce capital de manière efficace, solidaire et durable. La Banque Mondiale soutient très vigoureusement l'incorporation du capital naturel dans les comptes nationaux et cherchera à obtenir l'engagement des pays lors du Sommet de Rio + 20 que les Nations unies organisent au Brésil le mois prochain. (...) »

Comment conjurer un futur de plus en plus chaotique ?

Pierre Rabhi, paysan-philosophe face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Dans cet entretien, il met au coeur de son modèle la sobriété en tout.

Ecoutons-le : « Je ne me réjouis pas, déclare-t-il, de cette situation, mais je me dis finalement que l'être humain a besoin d'entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d'initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d'incertitudes et d'inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? »[3]

Le philosophe nous invite à changer de paradigme : « Il y a aujourd'hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d'une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d'anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la "société de la matière" ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous? Les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l'enjeu de l'écologie que nous sommes obligés d'avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. (...) La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l'histoire de l'humanité. Plus d'électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s'écroule. Elle ne tient sur rien du tout. »[3]

S'inscrivant en faux contre le mythe du progrès, il écrit : « Le progrès ne libère pas. (...) Il faut que l'humanité se pose la question: le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu'est-ce que vivre ? S'il s'agit juste de consommer, je n'appelle pas ça la vie, cela n'a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de caddies. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n'est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d'aujourd'hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j'aurai été brûlé vif. Le progrès technologique ne rétablit pas de l'équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C'est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C'est une injustice totale : sur 7 milliards d'humains aujourd'hui, la moitié n'a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l'humanité consomme les 4/5 ème des ressources produites. Ce serait très pernicieux d'invoquer la démographie pour dire qu'on ne va pas s'en sortir. Non! Plusieurs milliards d'humains ne s'en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n'est pas en cause. Je sens cet argument s'insinuer de façon vicieuse. Aujourd'hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s'ils auront une place dans l'avenir »[3]

A la question d'où peut venir le changement ? avec sa lucidité décapante, Pierre Rabhi propose : « Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l'énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n'est pas incompatible! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L'humain et la nature doivent être au coeur de nos préoccupations. (...) Voilà ce qu'une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n'est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu'elle est la civilisation la plus carcérale de l'histoire de l'humanité. De la maternelle à l'Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s'amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n'en peut plus, qu'on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive ».[3]

« Ceux qui ont de l'argent, conclut-il, commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L'argent rend l'humanité complètement folle et démente. Aujourd'hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n'est pas la mienne. Je l'ai soignée pour qu'elle soit transmise à mes enfants ou à d'autres gens. (...) Ce que je regrette, c'est qu'on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l'Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c'est l'Europe elle-même. (...) Nous sommes dans un système «pompier-pyromane»: il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n'est pas une posture politique intelligente. »[3]

Un exemple d'anomie : l'Algérie

Nous donnons l'impression d'être dans un avion sans pilote. Avons-nous un cap ? Pendant que les pays développés font assaut d'intelligence pour aller de l'avant, même si cela se fait au détriment de la nature exception faite de prouesses technologiques qui tourne le dos à l'ébriété énergétique par les énergies fossiles comme par exemple l''avion solaire impulse a décollé de Suisse avec une halte en Espagne, sur son chemin vers le Maroc, avec la seule puissance de ses cellules solaires.
L'Algérie donne l'impression de rentrer dans l'avenir à reculons. Pourtant nous avons plus que jamais besoin d'une stratégie énergétique pour une utilisation rationnelle de l'énergie et d'investissement à marche forcée dans le renouvelable.

Il est vrai que nous sommes encore englués dans les schémas du passé car un pays sans cap ne peut aller loin, il travaille au jugé, sans prise sur le futur. Nous allons perdre beaucoup en ne prenant pas le train des nouvelles mutations. La recherche et la formation universitaire doivent être partie prenante et il est hautement souhaitable qu'une vision opérationnelle d'un pan de recherche soit dédiée à l'accompagnement de la stratégie énergétique, la stratégie pour l'eau (c'est aussi de l'énergie).

Plus largement, les pays du Maghreb doivent établir des stratégies d'énergies renouvelables et développer des partenariats rentables. Dans ce cadre, l'Union maghrébine pourrait avoir un second souffle. Le Maghreb n'irait plus en ordre dispersé mais pourrait, valablement, avec le poids qu'il représente (plus de 5 millions de km²; 85 millions d'habitants en grande majorité jeunes, de l'énergie), influer d'une façon positive sur son devenir au lieu d'attendre que les autres (Européens, Américains, Chinois) nous organisent. Il nous faut décliner le concept d'une réelle Unité maghrébine, forgée par l'histoire, la culture et la langue à la réalité du XXIe siècle en commençant par la mise en place d'n système éducatif performant. Dans ce cadre de l'indépendance énergétique, de l'Union du Maghreb, les décideurs politiques peuvent tirer profit de la valorisation du Sahara dans le cadre du solaire et de l'éolien. Nous ne devons pas rester spectateurs mais acteurs de notre destin.[4]

Conclusion

Alexis de Tocqueville avait pointé du doigt dans son ouvrage : « De la démocratie en Amérique » comment l'argent fausse tout et fait d'une communauté de citoyens des bêtes sauvages où la guerre de tous contre tous est le b a b a du marché . Les gens cupides dit-on sont ceux qui ont peur du manque et de la mort. Bien qu'ils thésaurisent sans fin, vient le jour où on doit faire ses valises.
On dit que sur le point de mourir, Alexandre le Grand demanda : « Que son cercueil soit transporté à bras d'hommes par les meilleurs médecins de l'époque. Que les trésors qu'il avait acquis (argent, or, pierres précieuses...), soient dispersés tout le long du chemin jusqu'à sa tombe, et...Que ses mains restent à l'air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous. Je veux, dit-il, que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n'ont pas le pouvoir de guérir... Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas... - Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que les mains vides nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s'épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous : le temps. »

Prendre son temps, goûter et apprécier à chaque moment la vie est peut-être là le secret d'une vie bien remplie que l'on quitte sans regret peut être même avec la satisfaction d'avoir été utile. « J'ai fait un peu de bien, c'est mon meilleur ouvrage » disait Montaigne.

Aujourd'hui, notre planète est intoxiquée par un gaspillage effrénée, une addiction aux énergies fossile avec en prime un mauvais recyclage des déchets. Nous avons dépassé « l'overshoot day », le jour du dépassement, chaque année plus tôt. La terre n'en peut plus et nous le fait savoir par des changements climatiques erratiques de plus en plus imprévisibles dans le temps et en intensité. Les modélisations du climat sont toujours aussi imprécises et on nous dit que nous devons faire notre deuil du seuil de 2°C à ne pas dépasser et qui pendant longtemps était un horizon indépassable et que curieusement est de plus accepté . Le paradigme des pays industrialisés et même des pays émergents est : « après nous le déluge » Ils se moquent bien du développement durable. Rien ne doit résister au « money-théisme » , la nouvelle religion de l'argent.

Notes

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur émérite Ecole Polytechnique Alger Ancien Professeur associé à Toulouse Consultant

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14 commentaires

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avatar Julie Coulombe, Laval, Quebec, Canada - 05/06/2012, 18:46

C'est bon de vous lire. MERCI pour ce texte fabuleux.

avatar Cassiopée - 05/06/2012, 19:44

L'accessibilité actuelle pour les masses devient de plus de plus en difficile de part la vie chère, des prix en constante augmentation concernant les loyers, l'alimentaire, les assurances, l'achat immobilier,...

La prise de position a été d'éviter une spirale déflationniste, c'est à dire que la baisse des prix va créer obligatoirement une baisse de la production. Pour celà, les banques centrales dans le monde ont créer de la monnaie pour éviter cette spirale.

"Dans une telle spirale, la baisse des prix mène à une réduction générale de la production, engendrant une baisse des salaires, un recul de la consommation, et donc de la demande, accroissant ainsi la baisse des prix."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spirale_d%C3%A9flationniste

Il faut rajouter que dès qu'un secteurd'activité connaît une "baisse" de ses bénéfices (uniquement par rapport à l'ancien), les lobbys et des représentants du secteur d'activité réagissent très rapidemment, en parlant de crise. Il n'est pas du tout prise en compte le prix très élevé, qui de toute façon à terme fera baisser le nombre de clients et de possibilités d'achats.

De plus, il y a des gaspillages d'une à une surproduction, et à une difficile accessibilité des masses à des produits (immobilier,ect...) parce que les prix sont trop élevés.

Les revenus stagnent, sont gelés, les contrats précaires ou à titre gratuit sont de plus en plus sur le marché tandis que les prix augmentent dans de nombreux secteurs d'activités. Ceci menant de facto vers une diminution des capacités des citoyens à acheter.

Une baisse des prix dans ce type de contexte ne signifie pas automatiquement une baisse de la production, surtout que la planète n'a pas la possibilité de continuer sur ce rythme par la prise en compte des facteurs écologiques. Car l'accessibilité des citoyens aux produits va augmenter, diminuant aussi les gaspillages dans des secteurs comme l'énergie (construction et acheminement de produits), l'alimentation,ect...

avatar chamane parisii - 05/06/2012, 20:07

http://youtu.be/R9whDK1ZeME

avatar Stéphane LAGASSE - 06/06/2012, 00:08

Merci encore à Pierre Rabhi.
Vivons richement d'amour et d'eau fraîche*, en citoyen planétaire; notre terre doit devenir notre village.
Le mot "déchet" ne devrait pas exister.
L'intelligence doit nous remettre en nature. C'est quoi notre nature?
* et de quelques autres biens durables et savoureux.

avatar Bernard Quimper - 06/06/2012, 09:13

Evidemment que nous sommes d'accord, évidemment qu'il faut changer, se donner un autre projet! Mais comment faire? comment convaincre? comment ne pas baisser les bras? Ce combat a grand besoin d'énergie renouvelable!!

avatar Arenaria18 - 07/06/2012, 15:43

Article très enrichissant, avec des formules et des citations très sensées, j'adore la façon de penser de Monsieur Rabhi, dommage que cette façon de raisonner soit rare, dommage qu'elle soit utilisée comme formule de convenance et comme une réelle conviction.

avatar Marcel Gérin - 07/06/2012, 17:00

Pour cet article, le titre ne convient pas ou n'est pas d'un rapport directe!
Par contre pour le "CHAOS MONDIAL" il est vrai et certain que les "NEWS et nouvelles" portent à penser.....
Mais fouillant sur le "NET" c'est là que ça devient préoccupant, parce qu'il semble n'y avoir plus aucun pays qui échappe à l'instabilité et insécurité..... "de la délinquance à la guerre civile et même parler de pronostiques de guerre MONDIALE!
Cette situation pré-guerre est si bien connue, mais on...NON ILS! S'efforcent d'attirer les attentions sur des sujets (certes graves) mais qui ont des solutions assez simples (si elles sont réellement recherchées)..... et CECI pour éviter....., NON,... pour ralentir les prises de consciences et accentuer ou activer encore plus de désordres...!
Lesquels, et sans aucun doute, nous amèneront au CHAOS MONDIAL.....
Les invasions sauvages, avides, les conquêtes des continents ont commencé la déchéance de l'humanité.
Les sciences s'envolent dans les progrès et développements, mais l'humain ne suit pas, borné, avide et égoïste il régresse en se laissant manipuler...!
Les débats politicos-politiques actuels donnent les preuves des absurdités, des idioties, du primaire inférieur.....
C'est tout simplement pathétique....mes la majorité (humains comparable aux poissons) poissons qui mordent aux hameçons garnis uniquement de leurres!

avatar Ivic Nikola, Paris - 08/06/2012, 01:31

Jolie article.

avatar Marcel Gérin - 10/06/2012, 23:02

Le chaos mondial...!
Il est bien établi que la surpopulation effrénée des humains est la cause de bien, si pas de tous, les grands maux!
De plus il est prouvé que les multiples de réunions, pendant lesquelles les "cerveaux" pondent de formidables déclarations et de merveilleux programmes tout en prônant une multitudes de recommandations etc....le tout n'apportant JAMAIS aucun changement, parce que à 90% de tout ce qui est "pondu" sont irréalisables par le seul fait de la grande IGNORANCE des populations MONDIALES....!
Oui il existe une population privilégiée, au QI normal et même un peu supérieur, qui "pourrait" réagir et appliquer certaines résolutions, les moins utopiques, mais cette très petite partie est noyée par les "je m'en foutistes" les ignorants et, n'oublions pas, les contrariants/opposants et elle est donc incapable de faire quoi que ce soit!
Les programmes réels "non utopiques" et de première nécessité, sont ceux de dépopulations.....?
Que diable ose je dire...!
Mais c'est vrai et loin d'être nouveau! Mais quelle besogne horrible "inconcevable", "inhumaine....." diabolique...etc.
Alors par cette hypocrisie perpétuelle et caractéristique, "ILS" attendent,.....et même HYPOCRITEMENT PRIENT pour que Mère Nature fasse ce (sale) non ce boulot SI nécessaire !
Alors on pourrait presque lire...."restez bien chez vous et tous dans les GRANDES villes" ainsi que ce soit astéroïdes, "averses solaires" et dans la confusion "petites bombes par ci par là",....après il ne reste qu'à mettre dans les nombreuses boites (QUI ATTENDENT DEPUIS 1995)...!
Voilà la vérité, et la plus grande hypocrisie de tous les temps.
Il y a une grande différence entre DÉLIRER et ÊTRE RÉALISTE ..... de même qu'entre VÉRITÉS et MENSONGES!! Voilà le véritable Chaos dans lequel nous nous dirigeons, et tous ceux sur la surface de la Terre seront alors tous égaux devant le destin.

avatar Marcel Gérin - 11/06/2012, 14:29

Les Occidentaux n'ont pas su donner l'exemple
Non,ILS n'ont pas CRU dans l'exemple du rationnel équilibré et bien discipliné.....
Dans ses comportements de tous les jours, l'homme occidental est invariablement un mégalomane hypocrite, égoïste, irrespectueux et trop souvent indiscipliné.
"La mégalomanie intolérante(pléonasme)" le vice, le sentiment le plus néfaste qui habite tant de personnes,..Première responsable de l'échec du développement et donc l'évolution de la race humaine.... hé oui!
Il est trop tard!.....Oui!
Pour cette éducation et une instruction au niveau de toute la population mondiale, qui auraient fait LA différence dans l'évolution, le développement mais aussi pour la stabilité de la planète Terre.
Que dire comme exemple, de cette tentative de BOMBARDER LA LUNE....de quel droit, une provocation dans l'Espace dans l'Univers....La folie du POUVOIR de la DOMINATION.....! Action dont les conséquences sont totalement INCONNUES!!!
Les mensonges sont acceptés aisément, les vérités sont condamnées et censurées!Voilà en résume le caractère TYPE de l'être humain pour lequel il sera sous peu sanctionné!.

avatar Haller Christian 88120 Vagney (Vosges) - 13/06/2012, 10:33

Bonjour,
Bien sûr que cet exposé est réaliste qui plus est justifié.
Mais comment sortir de cette galère sans prise de conscience individuelle et collective! C'est à partir de son propre comportement que nous pourrons peut-être enclencher une action collective.
Sur la prise de conscience individuelle je recommande comme inspiration (La première et dernière liberté ou de la connaissance de soi) de l'auteur: KRISNAMURTI. Prendre en charge son destin et se forger ses propres idées c'est indispensable pour réussir.

avatar georges laporte - 22/06/2012, 20:41

il faudrait déja arreter d'envoyer d'envoyer notre merde dans les rivieres
remettre les toilettes à sciures

avatar Jacques DLS, Mirabel,Qc,Canada - 24/06/2012, 20:28

Voici un texte qui porte à réfléchir et duquel je me sens relativement proche.
C'est une approche assez globale qui peut être manifestée par beaucoup de décisions personnelles que nous prenons.
Et c'est le niveau qui est à notre portée, ou nous pouvons agir.

avatar claude cajarc - 13/07/2012, 17:28

Merci georges de nous faire rire,j'ai commencé avec la sciure!!
pour le reste,lisez le livre jaune n6,à trouver sur priceminister,cela vous éclairera sur notre esclavage .
Pensées naturalistes à tous
claude

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