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4 404 lectures / 17 commentaires04 avril 2012, 17 h 31
Eva JolyLes élections présidentielles 2012 suscitent de nombreux débats d'idées mais aussi bien des déceptions, notamment sur les questions environnementales. C'est pourquoi, nous vous proposons de découvrir les engagements environnementaux des candidats à la présidence de la République française. Nous vous proposons de découvrir ceux d'Eva Joly (Europe Ecologie Les Verts).
Ca y est ! La course à la présidentielle est enfin engagée. Si l'exercice ne brille pas par son respect de la démocratie avec cette course effrénée et biaisée aux adhésions de maires, les candidats les plus acharnés, chanceux ou simplement les plus représentés ont pu obtenir leurs 500 signatures. Ils peuvent maintenant prétendre aux plus hautes fonctions de l'Etat.
Contrairement à l'élection présidentielle de 2007, les problématiques environnementales sont particulièrement absentes du débat électoral, pourtant l'urgence est plus criante que jamais. C'est pourquoi, afin de mesurer l'engagement environnemental des candidats à la présidentielle, nous avons choisi 10 sujets particulièrement brûlants. Ces thèmes méritent depuis déjà trop longtemps des réponses fortes et immédiates. Chaque candidat se verra attribuer une note sur 10 pour évaluer sa prise de conscience.
Cette analyse est réalisée via l'étude de chaque programme officiel des candidats, tel qu'il est décrit sur le site Internet officiel du présidentiable. Nous poursuivrons notre analyse des 10 candidats en lice, suivant l'ordre alphabétique, par Eva Joly. Les programmes des autres candidats seront exposés dans les jours qui suivent.
Eva Joly, 68 ans, est une ancienne magistrate. Ella été élue députée européenne Europe Écologie en Ile-de-France en 2009. Eva Joly est la candidate d'EELV (Europe Ecologie Les Verts) suite à sa victoire sur Nicolas Hulot lors de la primaire écologiste de 2011.
"Lancer un plan national d'éducation à la préservation de la nature pour systématiser l'enseignement des sciences de la nature à tous les niveaux, de l'école primaire aux formations professionnelles. Dès la rentrée 2012, chaque enfant de primaire bénéficiera d'une animation ou d'une sortie nature par le biais d'un partenariat renforcé entre l'Etat et les associations de protection de l'environnement."
L'éducation à l'environnement et le contact avec une nature oubliée est essentielle si l'on veut que les adultes de demain, futurs moteurs de la société, orientent leurs décisions avec plus de sérieux et de responsabilité vis à vis de notre support de vie.
Mettre en œuvre un grand chantier de remise en nature du territoire : opposabilité des trames vertes et bleues, renaturation des grands fleuves (Rhône, Loire, Seine et Rhin), rétablissement de la perméabilité des grandes infrastructures linéaires aux flux biologiques.
Les trames vertes et bleues désignent les continuités écologiques non bâties où les espèces animales et végétales peuvent se développer et circuler. Les rendre opposables signifie qu'elles seront juridiquement contraignantes lors de l'élaboration des documents d'urbanisme, ce qui n'est pas le cas, sauf exceptions. Or, la fragmentation des espaces naturels et boisés par les infrastructures de transport et par l'étalement urbain cloisonne la nature dans des îlots où la biodiversité dépérit. Restaurer ces continuités et les préserver est donc une mesure indispensable.
Organiser une Conférence nationale de protection du littoral, des estuaires et de la montagne, qui devra aboutir au renforcement des dispositifs actuels. Il s'agira en particulier de limiter l'artificialisation, de préserver les espaces naturels et agricoles, de renforcer la surveillance et la prévention des pollutions d'origine agricole dans les estuaires et les baies.
Adopter une loi foncière pour enrayer l'étalement urbain et garantir la mixité sociale et fonctionnelle : l'objectif est de valoriser les espaces naturels, agricoles et boisés, en lien avec des territoires urbains équilibrés entre logements, activités et loisirs. Pour ce faire, les politiques du logement et de l'urbanisme ne seront plus menées au niveau de chaque commune mais à l'échelle des agglomérations.
En s'artificialisant à tout va, sans aucune réflexion sur la gestion des risques et les conséquences pour le vivant, notre territoire est aujourd'hui fragilisé et particulièrement vulnérable aux aléas météorologiques comme en témoignent les conséquences de la tempête Xynthia.
"L'objectif zéro artificialisation nette du territoire d'ici 2025. Un observatoire de la consommation foncière publiera chaque année les chiffres de l'artificialisation, et une fiscalité spécifique sera créée (...) L'artificialisation des terres agricoles sera fiscalement découragée."
En 2009 en France, selon une enquête Eurostat, 5% de la couverture du sol était considéré comme imperméabilisé et 12 % était exploité pour le commerce, les services, le logement, l'industrie et le transport. Or l'artificialisation du territoire se poursuit, notamment en Ile-de-France où, selon l'IAU-idf, plus de 21% des sols sont déjà artificialisés, tandis que les forêts et cultures régressent. Cette tendance ne devrait pas s'inverser puisque le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF), adopté par les députés le 31 mai 2011, prévoit de renforcer l'attrait de la région capitale et donc son nombre de logements, d'équipements et d'infrastructures...
"Réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, par rapport à 1990, pour limiter le réchauffement de la planète sous les 2°C."
Lors de la conférence de Cancún sur les changements climatiques qui s'est déroulée fin 2010, les états ont reconnu qu'il était impératif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 % d'ici à 2020 pour ne pas dépasser le seuil fatidique de 2°C d'augmentation de la température moyenne de la planète. Si la France peut se targuer d'avoir diminué ses émissions de près de 10% depuis 1990, c'est parce qu'elle a délocalisée massivement sa production manufacturière et industrielle. Malheureusement, même si la France tient son objectif de 30%, c'est un effort mondial, urgent et sans précédent qui est attendu. Or, il n'y a plus de doute : l'humanité ne pourra plus maintenir le réchauffement de la planète sous les 2°C.
"Construire chaque année 500 000 logements, à basse consommation d'énergie (...) Rénover un million de logements par an, d'ici 2020, au niveau « basse consommation d'énergie », en commençant par ceux dans lesquels vivent les huit millions de personnes en situation de précarité énergétique. Les bâtiments publics seront tous rénovés d'ici 2030."
La France compte environ 32,2 millions de logements dont 18,8 millions - soit 58 % du parc - qui ont été construits avant la réglementation thermique de 1975. Ce qui explique que le secteur du bâtiment est à l'origine de 23 % des émissions de CO2 et de 43 % de la consommation d'énergie finale en France. Le chauffage représente près de deux tiers de ces consommations d'énergie et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur. L'action dans ce domaine est essentielle et ne doit pas se limiter à un Diagnostic Performance Energetique dont on sait combien il est dévoyé, réalisé avec beaucoup de légèreté et finalement inefficace.
Passer en basse consommation selon la Réglementation Thermique 2005 implique une consommation énergétique très inférieure, le chantier est donc colossal mais nécessaire.
"Engager tous les territoires et les secteurs d'activités, en commençant par l'agriculture, à anticiper et à s'adapter dès à présent aux changement climatiques."
Le changement climatique est une réalité tangible comme en témoignent de nombreux indicateurs environnementaux. Pour de nombreux pays, et notamment les plus pauvres, l'heure n'est plus aux tergiversations mais à l'adaptation. En France aussi, la hausse inexorable du niveau des océans, la migration des espèces, les sécheresses prolongées, les canicules plus fréquentes... obligent notre pays à s'adapter sous peine d'entraîner sa déliquescence. Soulignons la prise de conscience d'Eva Joly, seule candidate à s'en soucier, même si son engagement reste assez vague.
"Organiser la sortie du nucléaire en 20 ans (...) Faire de la France un leader industriel des énergies renouvelables, en produisant 40 % de notre énergie par des sources renouvelables dès 2020 (hors carburant). Il faut engager notre pays sur la voie d'un mix énergétique 100 % renouvelable."
Eva Joly inscrit la sortie du nucléaire dans son programme politique et annonce des objectifs très ambitieux pour y répondre. En effet, en 2010, seulement 14,6 % de l'électricité produite en France était d'origine renouvelable au lieu des 21 % auxquels la France s'était engagée. Actuellement, l'objectif fixé pour 2020 est de 23 % d'énergies renouvelables dans sa consommation globale. 100 % d'énergie renouvelable (hors carburant) en France est un vrai défi, courageux mais pas impossible.
"Une alimentation saine passe par le développement de l'agriculture biologique, dans le cadre de la conversion générale vers l'agroécologie. Sur le modèle de la loi SRU, les collectivités seront incitées à convertir au minimum 20 % de leurs surfaces agricoles utiles à l'agriculture biologique d'ici la fin du quinquennat. L'objectif doit être de permettre, dans un premier temps, une alimentation 100 % bio dans les cantines de nos enfants, pour les crèches et les maternelles d'ici la fin du quinquennat. L'objectif de réduction de 50 % des pesticides d'ici 2018, issu du Grenelle de l'environnement, deviendra prioritaire. Mais il ne peut s'agir que d'une étape. L'horizon que l'on doit se fixer, pour et avec les agriculteurs, c'est la sortie des pesticides en une génération."
Des engagements chiffrés, ambitieux qui placent l'agriculture biologique comme un pilier de l'agriculture de demain. Eva Joly souhaite la sortie du "tout pesticide" alors que la France est le troisième consommateur mondial de ces produits appelés "phytosanitaires". Or, et c'était inévitable, les pesticides sont aujourd'hui au coeur de scandales sanitaires, notamment chez les agriculteurs, et d'une pollution généralisée de notre support de vie. Avec 20% de surface allouée à l'agriculture biologique dans chaque collectivité territoriale, ce mode de production pourra enfin répondre à une demande en croissance et éviter ainsi les importations, contre-nature, de produits alimentaires bio.
"Investir quatre milliards d'euros par an dans les transports alternatifs à la voiture et au camion, en commençant par améliorer la qualité et l'offre de trains sur le réseau ferré local, et en développant le fret ferroviaire."
Si la plupart des pays européens font preuve de dynamisme en matière de fret ferroviaire, en France, c'est la débâcle... Malgré les investissements réguliers de l'Etat dans la SNCF, le transporteur français n'est manifestement pas capable de développer ce marché, pire il chute dramatiquement. Outre les soutiens financiers, c'est toute la logique de la SCNF qu'il faudrait revoir : les prix sont devenus dissuasifs par rapport à la route tandis que la qualité du service se dégrade continuellement.
"Des plans d'actions locaux mis en place pour lutter contre la pollution de l'air."
L'intention semble louable mais peu explicite. Le cas des moyens de transport individuels n'est pas clairement évoqué alors que les automobiles, notamment diesel, sont à l'origine d'une pollution de l'air qui demeure inacceptable.
"1 % du budget de la santé sera dédié à la politique de prévention et un Institut national de recherche en santé environnementale sera créé."
Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail "90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes, c'est-à-dire, à l'environnement au sens large. Celui-ci inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommation alimentaire, exposition solaire...) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels (radon...), aux agents chimiques, physiques et infectieux de l'environnement général et professionnel. Les conditions socio-économiques, mais aussi géographiques, lorsqu'elles sont défavorables, constituent également un facteur de risque".
A ce titre, une véritable politique de prévention doit effectivement être mise en place. Les services de santé ne doivent pas seulement tenter de guérir mais doivent oeuvrer dans une cohérence d'ensemble pour éviter les rédicives et l'apparition d'affections de longue durée. Force est de constater que le chemin à parcourir est encore très long...
"Refonte de la législation sur les déchets, avec un plan de fermeture progressive des incinérateurs, à mesure de la montée en puissance des filières alternatives."
Actuellement, la France compte 127 incinérateurs en fonctionnement (1/3 du parc européen). Si les incinérateurs ont été au coeur de scandales sanitaires il y a quelques années, leur mise aux normes et leur suivi les rend maintenant bien plus acceptables. Toutefois, l'idéal serait de développer les filières de recyclage et de réutilisation afin que tout déchet devienne une matière première secondaire. Trop souvent l'incinération brûle de la matière organique, des matériaux qui pourraient être récupérés. D'ailleurs, sous prétexte que l'incinération permet aussi de produire de l'électricité ou d'alimenter des réseaux de chaleur, certains industriels de l'incinération parent de toutes les vertues ce mode de traitement des déchets, oubliant qu'il ne s'agit pas d'une fin mais d'un moyen.
"Le suivi des déchets de construction sera mis en œuvre pour garantir leur tri et leur recyclage."
En ce qui concerne les déchets de construction, 41 % du tonnage des déchets provient du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) contre seulement 4 % pour les ménages. Si la loi du 13 juillet 1992 n'autorise en décharge que les déchets ultimes, les déchets du BTP sont insufisamment recyclés, alors même que les matériaux de construction sont insuffisants, notamment en Ile-de-France.
Là aussi, un suivi plus stricte est indispensable pour éviter un gâchis et des infractions continuelles qui polluent l'environnement.
"Une stratégie nationale contre le gaspillage : extension du système de bonus-malus aux produits électroménagers, allongement de la garantie des produits, soutien au secteur de la réparation, etc."
Un engagement qui sera compliqué à tenir dans une société où, pour soutenir une croissance basée sur la surconsommation, le tout jetable est roi et le moindre produit high-tech a une durée de vie volontairement limitée à quelques années, comme en témoignent les produits mobiles Apple dont nous sommes si friands. Il n'empêche que cette logique purement commerciale n'a pas d'avenir dans un monde où les ressources sont finies et où le nombre de consommateurs explose.
Aucun engagement
"Définir un nouveau statut de l'animal : la loi sera modifiée pour agir contre le trafic d'animaux et pour favoriser le bien-être de ces derniers, qu'ils soient domestiques ou non, dans toutes les politiques sectorielles : transport, élevage, abattage, animaleries, cirques, etc. La législation sur la chasse évoluera pour introduire le respect de l'animal et la bonne santé des populations d'espèces."
Là aussi, soulignons l'engagement rare d'un candidat à la présidentielle alors que le scandale de l'abattage halal et les nombreuses infractions à la loi montrent que les industriels de l'agro-alimentaire n'ont que peu de considération pour la vie animale, si ce n'est pour le profit qu'ils peuvent en tirer. En ciblant la chasse, les cirques et les animaleries, Eva Joly assume pleinement sa sensibilité à la cause animale. Cependant, cette mesure reste quelque peu évasive.
7,5/10
Eva Joly, plus que tout autre candidat, a pris la mesure de l'urgence environnementale : le constat est pertinent, les solutions proposées sont fortes, courageuses et constituent un formidable élan dont la France a besoin.
L'écologie est au coeur de son programme et devrait permettre de construire une société plus solide, plus durable où la mobilisation citoyenne se fera autour de grands travaux d'intérêt général.
Toutefois, quelques points emblématiques mériteraient des précisions et davantage d'engagement. A ce titre, la candidate à la présidentielle ne renie pas le système actuel et ne se prononce pas officiellement sur la nécessaire décroissance de notre consommation et la promotion d'une nouvelle forme de société.
Ce "détail" inquiète car l'on connaît l'affinité d'Europe Ecologie Les Verts avec le Parti Socialiste, pourtant très peu investi sur les questions environnementales. A vouloir acquérir un peu de pouvoir politique, les convictions de la candidate pourraient bien se diluer dans un système contradictoire, qui s'illustre depuis des décennies par son dédain de l'écologie.
Les mesures reprises sur cette page émanent directement du programme politique officiel du candidat, nous ne prenons pas en compte les mesures cachées, sous-entendues, qu'il faudrait deviner, qui proviennent d'un article de presse, d'un livre du candidat, d'une page web qui ne relève pas du programme officiel ou d'un discours prononcé au détour d'une caméra. Chaque sujet évoqué ici doit faire l'objet d'un traitement clair dans le programme pour être pris en considération.
De surcroît, nous ne prétendons pas à l'exhaustivité, le programme du candidat peut avoir des conséquences environnementales de par ses choix dans d'autres domaines.
Notre analyse ne porte que sur des mesures que nous considérons comme cruciales pour l'avenir de nos sociétés.
Enfin, notons bien que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, ce qui signifie qu'il faut relativiser la portée et la concrétisation des mesures préconisées par les candidats. L'histoire de la politique en témoigne largement.
Programme officiel du candidat Eva Joly
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
Strange - 04/04/2012, 19:05
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Comme nous l'avions souligné toujours rien sur le traitement des déchets nucléaires ... Une bonne note mais quoi de plus normal pour une candidate écologique sauf que dans les sondages elle est au plus bas et ce n'est pas cela qui va l'aider pour imposer la politique d'EELV auprès du candidat du second tour dommage...
Marc Moulin - 04/04/2012, 20:49
0 d'accord 0 pas d'accord
Pour être à 2% dans les sondages, il faut croire que soit les français ne sont pas du tout intéressés par les thèmes écologiques, ou bien que l'environnement est bien mal représenté par Eva Joly !! Une chose est certaine: il faut chercher l'erreur !! Ou encore, la gauche et l'extème gauche se sont accaparés l'écologie, et ça en fait fuir plus d'un ... En tous cas, je me pose des questions.
Nathalie Gironde - 04/04/2012, 22:05
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On a tous, enfin presque tous, le traumatisme de 2002. Donc les personnes susceptibles de voter verts reportent leurs voix vers les candidats qui ont le plus de chance de l'emporter. Mais ça ne veut pas dire que les français ne sont pas sensibles aux problèmes de l'environnement, juste qu'on ne veut pas se retrouver avec un candidat d'extrême droite au second tour. Du moins j'ose l'espérer...
Marc Moulin Limoges - 05/04/2012, 13:32
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Ce qui voudrait dire Nathalie, que l'écologie et l'environnement doivent céder la place aux politiques traditionnelles. Celles-la mêmes qui nous ont amené là où nous en sommes... Ben chapeau !!
Jean Weber - 05/04/2012, 16:39
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Il est difficile pour un leader de faire bouger les choses si le public n'est pas prêt. Vu que l'enjeu est planétaire on peut se poser la question si les politiques rassemblant sur des idéaux de nationalisme et de compétition sont les plus appropriées (dans ce sens Nathalie aurait raison). A mes yeux le problème est le suivant : il faut 1 heure à des investisseurs pour prendre une décision (la spéculation par logiciels est encore plus rapide !), 1 an pour des élus (nous l'avons vu pour la crise Européenne) et 10 ans pour des scientifiques. Tant que cette séquence n'est pas inversée pour que la science nourrisse les décisions des électeurs et des élus et que la finance soit à leur service je pense que les élus auront une marge de manœuvre limitée. L'argent que nous avons en banque fait le tour de la planète plusieurs fois par jour sans que nous ayons la moindre idée de ce qui est financé, si le rapport profit/temps n'est pas compétitif la banque disparaît au profit d'une autre. Ce système qui ne connait pas de frontières ne peut être régulé à l'intérieur des nations mais nécessite une coordination de celles-ci qui implique forcément un peu d'abandon de sa souveraineté.
Stéphane LAGASSE - 05/04/2012, 19:28
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Bien d'accord avec ce constat. On peut s'en rendre compte -déjà ce mot!- quand on voit le nombre de publicités qui n'affichent que des pourcentages sans jamais dire le comment.
Plus le danger est grand, plus la nécessité de la solidarité est évidente et plus augmentent les replis individuels et collectifs, la rivalité entre les nations.
En 1949 dans son livre "La planète au pillage", Fairfield OSBORN (né en 1887!) annonce des conflits encore plus meurtriers que celui dont on se remettait à peine. Albert Einstein commente ce constat: "On sent d'une façon aiguë en lisant ce livre la futilité de la plupart de nos querelles politiques comparées avec les réalités profondes de la vie."
Marc Moulin - 05/04/2012, 19:57
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Avoir une véritable politique écologique, environnementale, décroissante exige de penser differement ! C'est bousculer aussi bien la gauche et la droite ! C'est admettre que toute la faune et toute la flore ont droit d'exister !! Les électeurs ne sont pas prêts ! Il reste l'autre solution qui est d'admettre qu'avec l'écologie il y a du fric à se faire, et se sont les multinationales qui feront l'écologie ! Peut-être pas celle dont je rêve ... lors Eva Joly ou F Hollande ou Sarko, le résultat est le même, ces politiques là ne mènent pas la danse !!
Cassiopée - 05/04/2012, 22:15
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Je remarque que la pollution de l'air existe. Ce qu'on appelle le réchauffement climatique aussi.
Une quantité anormalement très élévée dans l'atmosphère dont l'origine est anthropique dont l'origine est humaine.
Sur l'ensemble, c'est une volonté écologique. En plus ça parle de Co2, de biodiversité, de préservation des espèces, la note est méritée.
Le problème n'est pas qu'elle soit de couleur verte, mais qu'on est dans le rouge.
Nathalie Gironde - 06/04/2012, 12:45
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Marc Moulin, on ne pense pas à trier quand on ne sait pas comment on va payer ses factures. On fait vivre les gens dans un climat d'insécurité factice, on les persuade que l'écologie n'est qu'un luxe, voire que c'est du pipeau, et le tour est joué. La solution viendrait de l'éducation des enfants. Mais comme on fait ce qu'on veut d'une population mal éduquée et affamée...
Didier 95 - 06/04/2012, 14:38
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" ... des lave-linge qui durent 30ans comme celles de nos grands mères ..."
LA SOLUTION ?
La durée de vie des LL (10 ans)a baissée d'1 ans ces 30 derniéres années.
Il y a 30 ans les LL lavaient à peine 5 kg de linge et consommaient près de 100 litres d'eau ! sans compter l'énergie nécessaire au chauffage ....
Aujourdh'ui 1 LL consomme à peine 50 litres et permet de laver 8 kg de linge.
La consommation éléctrique a donc aussi baissée.
L'innovation des industriels répond aux demandes des consommateurs en intégrant les exigences environnementales et économiques.
Au plaisir de débattre sur le sujet !
Jean Weber - 06/04/2012, 17:02
0 d'accord 0 pas d'accord
Le pouvoir doit être au service des projets et pas les projets au service du pouvoir.
Comme tout projet, concrétiser un projet écologique nécessite du pouvoir et de l'argent (qui est également une forme de pouvoir) à son service, mais pas du contraire.
Dans ce sens, la formulation de la seconde perspective évoquée par Marc Moulin est intéressante « Il reste l'autre solution qui est d'admettre qu'avec l'écologie il y a du fric à se faire, et se sont les multinationales qui feront l'écologie ». Cette tournure place l'écologie au service de l'argent, comme moyen de faire du fric. L'objectif n'est pas le projet et le pouvoir accumulé ne sert pas à la réalisation du projet. On peut donc se demander avec quel moyen le projet écologique pourrait être concrétisé.
Un projet véritable pourrait se formuler de la façon suivante: « Il reste l'autre solution qui est d'admettre qu'avec du fric il y a de l'écologie à faire, et se sont les multinationales qui feront l'écologie ». Que ce soient les collectivités ou le secteur privé qui est en charge des projets écologiques, je ne vois pas d'autres moyens pour y arriver que de leur déléguer du pouvoir par exemple sous forme d'impôts ou une hausse du prix des biens et des services.
Marc Moulin - 06/04/2012, 21:42
0 d'accord 0 pas d'accord
Dans les années 80, ne mangeaient bio que quelques écolos acharnés, babas cool de surcroit. Pour trouver des denrées sous label bio, il fallait passer par des réseaux d'initiés, trop peu de demandeurs. Puis la mode bio a évolué, c'est devenu un marché porteur, du bénéfice pouvait être réalisé. Résultat: chaque grandes surfaces a son étal bio, on fait de la pub pour le bio ! c'est bien l'argent qui a fait évoluer la filière ! Les mentalités ont changé parce que les médias s'en sont mélés, et les médias s'y sont mis parce qu'il y avait de l'argent à se faire. Si demain il y a de l'argent à gagner avec des OGM, les mêmes grandes surfaces auront tôt fait de débarquer le bio pour y présenter des OGM plus vert que nature !!
bunwa de Tours - 07/04/2012, 15:54
0 d'accord 0 pas d'accord
En réponse à Didier 95 qui a dit:"" ... des lave-linge qui durent 30ans comme celles de nos grands mères ..."
LA SOLUTION ?
La durée de vie des LL (10 ans)a baissée d'1 ans ces 30 derniéres années.
Il y a 30 ans les LL lavaient à peine 5 kg de linge et consommaient près de 100 litres d'eau ! sans compter l'énergie nécessaire au chauffage ....
Aujourdh'ui 1 LL consomme à peine 50 litres et permet de laver 8 kg de linge.
La consommation éléctrique a donc aussi baissée.
L'innovation des industriels répond aux demandes des consommateurs en intégrant les exigences environnementales et économiques.
Au plaisir de débattre sur le sujet !"
Pour ma part, je trouves que trop souvent la première des critiques que reçoit un écolo est: "on va pas revenir à l'age de pierre", le problème n'est pas la technologie mais ce que nous en faisons et elle sera même une des solutions à apporter aux problèmes environnementaux. Il est très bien de fabriquer des machines avec des normes environnementales drastiques, il est encore mieux qu'elle durent trente ans, tout le monde est au courant de la stupidité de l'obsolescence programmé, mais que dire des personnes qui travailles sur des projets qui seraient écologiquement, humainement très intéressants et qui sont systématiquement sapés par le pouvoir économique parce que trop accessibles par tout un chacun est donc n'allant pas dans le sens d'une économie libérale où tout doit passer par le marché? je ne pense pas qu'il puisse y avoir une croissance verte, l'avenir passera par l'intelligence, par la science aussi, si il est possible à l'intelligence et à la science de travailler pour le bien de l'humanité.
Christian Berdot Landes - 11/04/2012, 08:19
0 d'accord 0 pas d'accord
N'y a-t-il pas une contradiction dans ce qui est écrit : Entre les remarque sur les affinités avec le PS et le jugement du programme, censé ne reposer que sur les seuls éléments du programme.
"Ce "détail" inquiète car l'on connaît l'affinité d'Europe Ecologie Les Verts avec le Parti Socialiste, pourtant très peu investi sur les questions environnementales."
"Chaque sujet évoqué ici doit faire l'objet d'un traitement clair dans le programme pour être pris en considération."
Juge-t-on les programmes ont leur future dilution dans une coalition ?
Humanité et Biodiversité - 14/04/2012, 11:47
0 d'accord 0 pas d'accord
Pour la préservation de la BIODIVERSITÉ dont l'HUMANITÉ FAIT PARTIE ET DÉPEND, L'ÉVALUATION DES RÉPONSES apportées à un questionnaire pointu est fournie sur notre site www.humanite-biodiversite.fr
barck alexis - talence - 15/04/2012, 11:29
0 d'accord 0 pas d'accord
le problème est non pas d'avoir un représentant devant tout les problèmes climatiques interplanètaire, Beaucoup de gens ont la capacité d'y être et bien mieux qu'Eva, mais la mise en oeuvre des moyens pour contrer nos flux de pollutions et de soigner la terre. En l'occurence, l'on croit être dans le bons à partir de gens qui divise pour mieux regner le sociale est le facteur aveuglé de la conception des peuples et le pouvoir ce joue de ça par les plans monétaire.
Basalte - Le Puy - 24/04/2012, 16:18
0 d'accord 0 pas d'accord
E. Joly oublie la protection des sites ,naturels ou culturels.
Surtout elle ne propose pas la nécessaire décroissance, y compris la maîtrise de la natalité, pourtant à l'origine des problèmes les plus graves.
Page mise à jour le 04/04/2012
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