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4115 lectures / 18 commentaires24 février 2012, 09 h 26
Panneaux solaires sur le toit d'une maison allemandeÀ l'image du fabricant français Photowatt, l'industrie photovoltaïque allemande connaît une période difficile. Les dépôts de bilan se multiplient. En cause : la concurrence chinoise, une demande en recul, mais également une mauvaise gestion suite à l'euphorie boursière qu'a connue le solaire. Cette crise va coûter cher aux travailleurs, dans une branche où les bas salaires sont encore légion.
Le siège du producteur berlinois de panneaux photovoltaïques Solon reflète la gloire d'antan : un grand bâtiment de bois et de verre, un jardin intérieur, un toit en forme de vague du côté de la rue. Mais derrière les murs, l'ambiance est à l'inquiétude. L'entreprise créée en 1995, la première du solaire allemand à avoir fait son entrée en Bourse (en 1998), est aujourd'hui en dépôt de bilan. Son action, qui avait atteint une valeur de 94 euros en 2007, est tombée à 30 centimes.
Solon emploie plus de 400 personnes en Allemagne, environ 800 dans le monde. Après deux mois de chômage partiel à l'automne, la direction a annoncé la faillite mi-décembre. Depuis, la production continue à 50 % seulement. Les salaires sont intégralement payés par l'agence pour l'emploi. Jusqu'à fin février. Ensuite, tout dépendra des repreneurs potentiels. L'un d'entre eux, le groupe des Émirats Arabes Unis, Microsol, a assuré vouloir poursuivre la production et conserver la grande majorité des emplois. « Microsol a aussi annoncé qu'il prendrait en charge les garanties des panneaux Solon, indique Holm Deterling, président du comité d'entreprise et ouvrier à la chaîne de production. Ça rassure les acheteurs. »
Le fabricant berlinois est un exemple parmi d'autres de la situation de la crise de l'industrie photovoltaïque. Comme le français Photowatt, qui doit être repris par EDF après un redressement judiciaire, les producteurs allemands de modules solaires traversent une période difficile. La société hambourgeoise Conergy (1 500 salariés dans le monde) a annoncé des pertes bien plus importantes que prévu pour 2011. L'ancien numéro un mondial Q-Cells (2 400 employés dans le monde, 1 700 en Allemagne) a signalé fin janvier ne pas pouvoir rembourser ses dettes. Un accord conclu in extremis avec ses créanciers l'a sauvé, mais l'a fait passer à 95 % dans les mains de ses prêteurs. Fin 2011, c'était le spécialiste du solaire thermique Solar Millennium qui faisait faillite, après que deux grands projets sont tombés à l'eau aux États-Unis et en Espagne. Et le petit producteur Sunways vient d'être repris par le chinois LDK.
Car Pékin s'est hissé en quelques années à la tête du secteur. Soutenus par le pouvoir central, les fabricants chinois ont bouleversé le marché, accru la concurrence et fait chuter les prix des panneaux. « Nous avons constaté une baisse des prix de plus de 50 % ces deux dernières années », signale Constanze Döll, du réseau régional d'entreprises Berlin Solar Network. Et cette situation fait aussi vaciller les Américains, comme Evergreen, qui a déposé le bilan en août.
Le coup est dur pour un secteur jusqu'ici prometteur, qui compte 15 000 entreprises en Allemagne et y emploie 150 000 personnes. Mais le groupement de la branche Bundesverband Solarwirtschaft (BSW) se veut rassurant : il s'agit d'une simple transition, après une période de forte demande et d'offre faible en 2008. Les commandes ont ensuite reculé, à la suite de la baisse, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, des tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque (aides indirectes aux installations solaires). Résultat : une surcapacité mondiale. Selon Constanze Döll, « on produit aujourd'hui 50 gigawatts par an dans le monde, alors que le besoin n'est en ce moment que de 23 gigawatts annuels ».
« Bien sûr que la concurrence chinoise joue un rôle. Mais les vendeurs de panneaux savent bien que la qualité de nos produits est meilleure », nuance Holm Deterling. Il dénonce la mauvaise gestion de Solon. « La direction a installé des filiales et pris des participations partout, au États-Unis, en Italie, à Bosch... Parfois, ça n'avait pas de sens. » Solon a abandonné certains de ses sites entre-temps, comme ses filiales suisse et autrichienne. Mais elle en possède encore en Italie, aux États-Unis et en France. « L'entreprise a dépensé beaucoup d'argent pendant les années fastes. Elle a construit ce nouveau siège, surdimensionné (le bâtiment de 23 000 m2 a coûté environ 40 millions d'euros), mais n'a pas investi dans l'innovation. Nous fabriquons les mêmes modules depuis dix ans », critique le représentant du personnel.
Pendant ce temps, la dette s'est accumulée, jusqu'à 402 millions d'euros en juin 2011. Solon avait pourtant restructuré ses finances en mars 2010, à l'aide de 146 millions d'euros de subventions de l'État fédéral, de la ville de Berlin et de l'Etat-région du Mecklembourg-Poméranie, où le fabricant possède un site de production. Pour ces deux régions particulièrement touchées par le chômage (13 % à Berlin, 14 % en Mecklembourg), il s'agissait avant tout de conserver les emplois. « Jusqu'à la fin, on nous a dit qu'il serait possible de restructurer. L'entreprise aurait dû réduire sa dette avant d'arriver à des centaines de millions d'euros, estime Holm Deterling. Nous ne comprenons pas qu'il n'y ait pas de conséquence pour la direction, actuelle et ancienne. Personne ne veut prendre la responsabilité de la faillite. »
Le représentant pointe aussi le faible niveau des salaires, jamais augmentés pendant la période de développement de Solon. Un ouvrier à la chaîne et au trois-huit gagne 1 250 euros net par mois. « Beaucoup de fabricants photovoltaïques se sont installés dans l'est de l'Allemagne (la concentration de ces entreprises en ex-RDA a même donné naissance au nom de Solar Valley) parce qu'elles peuvent y recevoir des subventions importantes et que les salaires y sont en moyenne un tiers plus bas que dans l'ouest du pays », indique Peter Ernsdorf, responsable du syndicat IG Metall dans l'est du Brandebourg, près de la frontière polonaise. À l'usine Aleo Solar de Prenzlau, par exemple (640 salariés), un ouvrier au montage gagne 7,50 euros brut de l'heure. « C'est encore moins bien payé pour les intérimaires, qui sont jusqu'à 200 lors des pics de production. »
Le secteur n'a pas de convention collective, et les accords d'entreprise sont rares. « La culture industrielle est différente ici de celle de la métallurgie ou de l'électronique. Dans le photovoltaïque, il n'y a pas de volonté des employeurs de mettre en place des structures de codécision. On a parfois l'impression qu'il s'agit de faire vite de l'argent. » Peter Ernsdorf réclame plus d'investissement dans la recherche pour faire face à la concurrence : « Si on ne fait rien, on peut craindre un effondrement, et ce seront les travailleurs qui perdront. »
Le soutien ne viendra pas du gouvernement allemand pour l'instant. Le ministre libéral de l'Économie, Philipp Rösler, a réclamé dernièrement un quota pour les aides aux installations : les tarifs avantageux d'achat de l'électricité photovoltaïque (garantis pour vingt ans à partir de la date d'entrée en fonction) ne seraient assurés que jusqu'à 33 gigawatts de puissance globale installée dans le pays. Or, l'Allemagne en est déjà à 24 gigawatts (projet de loi de Philipp Rösler).
Il ne s'agit encore que d'un projet de loi. Mais les tarifs diminuent de toute façon régulièrement. Après une nouvelle baisse de 15 % en janvier 2012, la branche attend une nouvelle décote de même ampleur au 1er juillet. Une petite installation de moins de 30 kilowatts de puissance mise en marche depuis le 1er janvier vend aujourd'hui son kilowatt à un peu plus de 24 centimes, contre 57 centimes pour une installation de même taille démarrée en 2004(1). « On ne peut donc pas dire que le prix de l'électricité solaire est trop haut », insiste Constanze Döll.
Rachel Knaebel
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Le Furet-Cocagne -
C'était couru d'avance, ce n'est que bricolages, mais, par contre, je suis certain que beaucoup se sont bien emplis les poches, idem avec les éoliennes, tourniquets de ducasses !!!
Restons sérieux; la consommation est colossale et ne va qu'en augmentant d'année en année, parlons-en de l'économie fantoche !!
Strange -
Voilà l'Allemagne est sans arrêt citée en exemple par les journalistes donneurs de leçons eh bien il n'y a pas qu'en France que cela arrive. (C’est bien regrettable mais c’est un fait, dans un autre domaine les Allemands dans quelques années vont manquer de main d’œuvre (pyramide des âges) et cela n’arrangera pas leur super productivité avec laquelle on nous rebat les oreilles …
Et ce n’est pas tout, les Chinois sont mis en cause car la main d'œuvre est moins chère. Attendons encore un peu la main d'œuvre des pays voisins à la Chine est encore meilleure marché le Vietnam et l'Inde (c’est déjà le cas pour le textile).
A cela est venu s'ajouter une mauvaise politique prévisionnelle et des investissements hasardeux l'investissement d'une entreprise ne doit pas se faire qu'à l'export il faut penser à demain et ne pas oublier l'innovation
Eric -
Les Chinois ont un rôle la-dedans mais même Suntech affiche des pertes l'an dernier.
C'est le brillant résultat d'un système débile entièrement basé sur le profit qui suscite des effets d'aubaine à court terme...
René Voujeaucourt -
A cela est venu s'ajouter une mauvaise politique prévisionnelle et des investissements hasardeux l'investissement d'une entreprise ne doit pas se faire qu'à l'export il faut penser à demain et ne pas oublier l'innovation
Le marché européen est saturé pour bien des secteurs, les entreprises qui n'exportent pas sont condamnées à plus ou moins long terme, c'est l'un des gros problèmes de la France qui a développé une économie de services au détriment de son industrie.
D'un autre coté, on peut dire qu'en France, du moins le prix artificiel de l'énergie nucléaire n'encourage pas à développer le solaire et nous sommes parmi les premiers clients de l'Allemagne ce qui fait que nous nous pénalisons et pénalisons nos voisins.
René Voujeaucourt -
Bon,
Ce moment humouristique terminé, redevenons sérieux.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201915408949-la-chine-doit-vite-repenser-son-modele-economique-293692.php
douds -
le mot débâcle est un mot trop fort, utilisé à mauvais escient par des personnes engagées sur d'autres pistes. Nous sommes depuis 2008 en crise économique et dieu himself ne sait probablement pas quand et comment on en sortira. Depuis 15 ans, la nouvelle industrie du photovoltaïque est en pleine explosion et en pleine monée en puissance.Cet hiver, la puissance photovoltaïque allemande tournait autours de 20 GW, soit l'équivalent d'une quinzaine de grosses centrales nucléaires. Qu'il y ait des conséquences de cette crise sur ce secteur, pourquoi pas ? De là à discréditer l'efficacité de cette technologie, il y a loin. Pour les mêmes causes, la rareté des crédits, les constructeurs automobiles français et le BTP subissent une crise équivalente, cela remet il en cause le moteur à explosion comme moyen de se déplacer aisément et les bâtiments comme moyen de se protéger des aléas climatiques ? Non ? alors chers forumeurs engagés, arrêtez d'abuser les gens en opposant les technologies.
Christian-Bernard Vidal Gironde France -
C’est après un certain temps et lorsque l’on en a le plus besoin que l’on se rend compte que les promesses tant ventées du photovoltaïque (énergie solaire) ne sont pas au rendez-vous, en clair on s’est fait couillonner. Les mauvaises surprises ne sont pas immédiates. Ainsi certains particuliers découvrent-ils avec stupeur, au plus froid de l’hiver, que leur installation est défectueuse : soit qu’elle ne parvienne pas à suffisamment chauffer, soit qu’elle connaisse des arrêts intempestifs ! De même pour le photovoltaïque, ce n’est qu’à la réception du premier chèque versé par EDF (soit un an après l’installation) que l’on peut vérifier le degré de rentabilité effective de l’opération, et là très souvent c’est la déception.
Quoi qu’il en soit, l’énergie photovoltaïque solaire est et restera une énergie d’appoint, pas toujours disponible lorsque l’on en a le plus besoin, c’est la même chose avec l’éolien (des générateurs actionnés par le vent lorsqu’il y en a et les chiffres donnés pour le rendement sont trompeurs et ne servent que pour le coté commercial) Il faut savoir qu’il est possible théoriquement de fabriquer de l’électricité (même la nuit) à partir d’une source de chaleur (il n’y a pas que le rayonnement solaire) cette source se trouve sous nos pieds. La seule difficulté réside dans les capteurs qui doivent être capable de capter suffisamment d’énergie pour la transformer par photosynthèse en énergie électrique suffisante (il y a urgence) le fossile, et le nucléaire vont aller en s’amenuisant, l’hydroélectrique est actuellement sous exploité et demande à se développer. Il n’y a que l’hydroélectrique et la source inépuisable d’énergie qui est sous nos pieds qui puissent être capable de nous fournir tous le confort dont nous avons besoin 24 heures sur 24
Le Furet-Cocagne -
@ Christian-Bernard Vidal Gironde France : je vois que nous sommes d'accord, depuis ses débuts, ces "énergies alternatives" étaient vouées à l'échec (bien en dessous de notre demande même comme un petit "surplus") et "Tous les responsables le savaient" !!
Mais que de profits n'ont été générés par les "gugus" qui ont plongé dans cette soi-disant "manne céleste", il ne faut pas alors pleurer les lendemains qui déchantent !!!
Notre civilisation n'a plus de solution, elle est vouée à la mort, nous avons gaspillé en 200 ans, l'énergie accumulée depuis des millions et millions d'années, alors, quand y en a plus c'est fini !!!
Ah mais, peut être que "Jésus" va revenir sur terre (pour les croyants) et va trouver la solution, le mouvement perpétuel, l'énergie renouvelable à merci ;-) !!
hervé -
Il faut se rendre à l'évidence le photovoltaïque ne fonctionnera jamais le nuit et c'est surtout le soir vers 19 heures en hiver que le pic de consommation apparait et comme l'état a décidé d'être moins généreux avec ceux qui installent des panneaux sur leurs toits forcement la demande est beaucoup moins forte d'où les difficultés des entreprises du voltaïque apparues récemment.
J'ai cependant lu sur le New York Times que des études sont faites en ce moment aux Etats Unis où la production d'électricité des panneaux solaires transformés en chaleur pourrait être enmagaziné dans du sel et restitués la nuit. Je ne connais pas exactement les détails de cette technique mais si c'était valable cela redonnerait un formidable dynamisme à la technique voltaïque.
J'ai appris ici sur un article planète info que le métro de Turin fait marcher une de ses ligne uniquement parle voltaïque ayant couvert les toits de ses ateliers avec des panneaux. J'ignore comment ce métro fonctionne la nuit!
Donc il reste tout de même un certain espoir pour lephotovoltaique
terre
René Voujeaucourt -
La seule difficulté réside dans les capteurs qui doivent être capable de capter suffisamment d’énergie pour la transformer par photosynthèse en énergie électrique
J'ai un gros doute sur l'exactitude de ceci. La photosynthèse ne fait pas à ma connaissance d'électricité.
collardé georges - Paris -
Il est certain que dans une société dirigée par le profit il est impossible d'envisager autre chose que l'enrichissement des "actionnaires" à court terme et donc le profit immédiat alors qu'il existe des solutions connues depuis longtemps mais que des situations comme la guerre de 40 puis la guerre froide ont rapidement et inexorablement occultés, je n'en veux pour exemple que le projet de réacteur à sels fondus au thorium avec le quel tout le monde scientifique est d'accord pour dire que le réacteur de "Three Mile Island" n'aurait pas fondu, le réacteur de Tchernobyl n'aurait pas explosé, la centrale de Fukushima n'aurait pas explosée sans parler de tous les "petits" incidents dont on ne parle pas.
René Voujeaucourt -
collardé georges
, je n'en veux pour exemple que le projet de réacteur à sels fondus au thorium avec le quel tout le monde scientifique est d'accord pour dire que le réacteur de "Three Mile Island" n'aurait pas fondu, le réacteur de Tchernobyl n'aurait pas explosé, la centrale de Fukushima n'aurait pas explosée sans parler de tous les "petits" incidents dont on ne parle pas.
Ne croyez pas que la technique des réacteurs à sels fondus soit sans inconvénients et sans danger, Regardez
donc ce qui s'est passé au Japon avec le réacteur de Monju...
Pour conclure, la technologie du thorium n'est pas au point, Les dangers ne sont pas les mêmes que pour les réacteurs "classiques" mais ils existent néanmoins et coté économique, c'est loin d'être le top.
Christian-Bernard Vidal Gironde France -
@ René Voujeaucourt. La photosynthèse ne produit pas d’électricité ?? Prouvez-le !
Un moyen totalement nouveau d'aborder le photovoltaïque vient d'être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l'EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux. Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d'une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse (l’énergie c’est de la chaleur donc il suffit de trouver le moyen adéquat pour produire de l’électricité
Conclusion, si la photosynthèse ne peut pas être utilisée et selon vous actuellement ou en l’état actuel des recherches pour produire de l’électricité en grande quantité, nous sommes encore très loin de maitriser le sujet, la technique n’en est qu’à ses balbutiements bien que le principe de l’effet photovoltaïque a été appliqué dès 1839 par Antoine Becquerel
Monsieur , vous me rappelez un certain spécialiste en électricité automobile qui en 1974 m’avait tout simplement dit qu’il n’était pas possible d’alimenter un moteur électrique pour voiture tout en roulant alors que je lui avait présenté un projet, depuis l’idée a fait son chemin et ne demande qu’à être améliorée, la batterie d’accumulateur ne devant servir qu’au démarrage du véhicule. (Là aussi il y a trop d’enjeux surtout pour les pétroliers qui le voient d’un mauvais œil.
René Voujeaucourt -
Christian-Bernard Vidal Gironde France,
Si vous m'aviez lu correctement, vous auriez vu que j'ai précisé "à ma connaissance" et cela vous aurez évité une demande de preuve totalement déplacée. J'ignorais cette découverte, mais bon d'après ce que j'ai lu ce n'est pas la photosynthèse qui fait de l'électricité, on tire le *jus* des produits qui en sont issus O2 et glucose.
Emmanuel KRIEGER -
Les divers gouvernements européens ont favorisé le développement bien éphémère de solutions renouvelables et ce pour une seule raison.
L'atteinte d'objectif (réduction des émission de C02, au départ on envisageait de faire peser dans la balance la productivité énergétique (bonus , malus), puis il faut bien prendre en compte les GES et leur impact.
Alors les états européens décident d'aider le développement de la filière renouvelable.
Nous approchons des objectifs de réduction d'émission de CO2,les aides s'amenuisent et là gros coup de frein les gens n'y trouvent plus de grand intérêt.
Nous serons malgré tout confronté à des problèmes de ressources énergétiques puisque un seule des énergies que nous employons ne suffit pas et ce quelle qu'elle soit.
Les inflations vont bon train et ce n'est que le début d'une catastrophe énergétique, nos industries libère le CO2 enfouit dans le sol pour le rejeter dans l'atmosphère et en plus nous le finançons chaque jour.
Le problème de notre société et quelle m'est toujours la charrue avant les bœufs, le profit avant l'intérêt commun.
Les solutions renouvelables reste des solutions fiables et performantes, tout cela doit néanmoins rester dans un périmètre de production et d'utilisation proche de nous.
La chine envahit nos étales depuis bien longtemps, tant qu'il y aura des acheteurs le problème durera et probablement avec d'autres produits et ceux que nous consommons déjà.
Nous devons y penser, exploiter les ressources permettant de rester libre de choisir notre énergie pour notre habitation, notre quartier,...
Il ne faut pas confondre ce que l'on a laisser faire avec ce qu'il est possible de faire.
Il reste encore de belles leçons à donner, raisonnons pierre par pierre ce qui est le contraire de l'exemple et de l'empreinte laissé par la sphère financière et politique.
Cordialement
hervé -
Christian bernard vidal@"La seule difficulté réside dans les capteurs qui doivent être capable de capter suffisamment d’énergie pour la transformer par photosynthèse en énergie"
Pourriez-vous être plus explicite avec cette notion de photosynthèse?
J'ai compris qu'en produisant de l'électricité par énergie durable on pourrait enmagaziner l'électricité par photosynthèse et la restituer la nuit?
Merci pour la réponse
Jean-Luc Matteo -
Sahara, Désert d'Arabie, celui de Gobi aussi et encore le Kalahari et celui de Victoria en Australie. Plutôt tous assez bien répartis autour du globe terrestre.
Au moins 2 de ces déserts sont toujours sous le soleil dans l'année. Faites le calcul et dites-moi combien il faudrait de panneaux solaires meilleur qualité/prix actuel pour générer 10 fois l'énergie consommée dans le monde en 1 an ! Combien de Terra-watts ?
Vous seriez étonnés du résultat. Évidemment protéger ces structure, les réparer au fur-et-à mesure etc. demanderait des milices spécialistes.
Quand je vois des milliards de dollars utilisés à court terme pour des âneries qui sont en fait des hallucinations collectives, alors qu'un projet de 15 ou 20 ans (avec tous les pays capables de participer) produirait cette énergie !annuelle et mondiale et même plus de dix fois, démultipliée !, et sans prendre une trop importante partie des déserts non plus...
Le problème est une mésentente mondiale et pire un refus de voir au-delà d'une année. Nos gouvernants sont des ignares, pas leur faute mais c'est comme ça.
Tandis que mettre une taxe sur le carbone alors que le réchauffement climatique n'a rien à voir avec l'activité humaine, ça, les gouvernements veulent le faire croire aux populations, le GIEC a été corrompu. Le cofondateur de Greenpeace est un exemple de personnes qui ne se laissent pas manipuler.
De nos jours la manipulation est partout, vous vous rendez bien compte que le nombre de livres, de films documentaires ou de films de fin de monde sont extraordinairement en vogue, ce n'est point un hasard.
Bienvenue à Zombieland les amis !
Il faut voir les extrêmes quant il s'agit d'urgence:
Un projet mondial pour l'énergie, trop de guerres ont été faites pour cette énergie, souvent de façon bien détournée
Un projet pour un revenu obligatoire de base et cela pour tous !
Ce dernier point, il y a le très bon documentaire récent : Le Revenu Minimum,
un film-essai de Daniel Häni et Enno Schmidt.
D'autres projets à l'échelle mondiale pourrait être posés ici, là sur la table.
Si vous sentez quelqu'un plus intelligent que vous (je ne parle pas de moi, là) et que vous vous sentez mal à l'aise alors battez-le avec votre imagination,sinon, sinon, Zombieland viendra très vite.
Pascal à Paris -
ET maintenant, la "parité réseau" est atteinte en Allemagne.
http://energeia.voila.net/solaire/parite_allemagne.htm
Si vous êtes un "résidentiel", c'est-à-dire un logement, un bureau, une école, un commerce ... l'électricité produite par n'importe quelle nouvelle installation photovoltaïque coûtera moins cher que n'importe quel tarif de votre fournisseur habituel sur le réseau (tarif variable selon la consommation annuelle).
ET cela est identique pour la moitié des tarifs industriels (les moins gourmands).
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