Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

Chargement du moteur de recherche...
rss
Envoyer cette page
Actualités  Mercredi 23 mai
17h29 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 9 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Non à la barbarie de la découpe d'ailerons de requins vivants

2746 lectures / 18 commentaires22 février 2012, 10 h 03

shark_finningDR

Pêcher un requin pour ses seuls ailerons, en rejetant à la mer le corps mutilé, mais généralement encore vivant... Cette pratique est malheureusement courante, y compris dans les eaux européennes, bien qu'elle soit théoriquement interdite.

Pourquoi la législation de 2003 est-elle inopérante ?

La découpe des ailerons sur les bateaux est interdite dans l'Union Européenne depuis 2003, mais cette législation permet aux pêcheurs de débarquer les carcasses et les ailerons dans des ports différents,..., ce qui rend les fraudes aisées. La grande valeur des nageoires de squales, par rapport au peu de valeur généralement accordée à leur viande, génère une incitation économique à pratiquer le finning(1). De plus des dérogations sont accordées pas certains pays, autorisant le découpage à bord, à condition que la viande de requin soit aussi conservée et que la quantité d'ailerons se limite à 5% du poids total des captures. Triste constat, l'Espagne est le pays qui a délivré le plus de permis de ce type, au point de couvrir l'ensemble de sa flotte palangrière(2).

Face à cet état de cause, la Commission européenne a proposé lundi 21 novembre 2011 d'interdire la coupe des ailerons des requins à bord des navires de pêche et le rejet à la mer des animaux encore vivants. Cette mesure vise ainsi à protéger les populations de requins, dont une trentaine d'espèces sont menacées d'extinction dans le monde, la principale cause de cette hécatombe étant une soupe ! En effet une soupe d'ailerons de requin est un mets raffiné en Chine et dans d'autres pays asiatiques.

Vers une nouvelle loi

La nouvelle législation, proposée par la Commission, prévoit que les navires pêchant dans les eaux de l'Union européenne et les navires de l'UE pêchant dans le monde auront l'obligation de débarquer les requins avec les nageoires attachées au corps. Les contrôles seront désormais facilités, et il deviendra plus difficile de dissimuler l'enlèvement des nageoires. Le débarquement des requins avec leurs nageoires attachées permettrait ainsi non seulement de freiner de manière efficace le finning, mais également de fournir de bien meilleures informations sur les espèces capturées. Ces informations étant cruciales pour une évaluation sérieuse des populations et une gestion efficace des requins.

L'interdiction vise essentiellement les flottes espagnoles et portugaises, qui pêchent dans tous les océans, mais les pêcheurs français, allemands et britanniques sont également concernés. Par contre la mesure ne s'applique pas à la pêche artisanale. Par ailleurs, une mesure de protection à l'égard des requins soyeux (Carcharhinus falciformis), souvent capturés accidentellement dans les filets, a été également actée. Ils devront désormais être rejetés à la mer, mais la même proposition n'a pas été adoptée pour le requin-taupe commun (Lamna nasus), malgré les demandes de plusieurs ONG. En Asie, les campagnes lancées par des ONG commencent à faire évoluer les traditions mais pas en Europe qui réaliserait 14% des captures mondiales d'après les chiffres de l'organisation internationale Oceana pour la protection du milieu marin.

Autre commission, même motivation : la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta ou Iccat)(3) s'est également réunie en novembre 2011 pour discuter des moyens à engager pour protéger le thon rouge. A cette occasion, les Etats membres de la Commission se sont engagés à restreindre l'usage des dispositifs de concentration de poissons (DCP) qui attirent les thons mais également les requins. Ces méthodes aboutissent souvent à la pêche de juvéniles ou bien d'espèces qui ne sont pas consommées.

Pourquoi les populations de requins ne se régénèrent-elles pas ?

La surpêche est responsable de la disparition de 73 millions de requins chaque année, selon l'association Pew Environment Group (PEG), qui estime qu'une trentaine d'espèces sont directement menacées d'extinction. A la différence des autres poissons, les squales sont fragilisés par leur cycle biologique, ils ont un mécanisme de reproduction peu efficace et rarement observé. La maturité sexuelle est atteinte tardivement (plusieurs années, 20 ans chez certaines espèces), le nombre d'individus par portée est très faible (d'un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans).

Outre la surpêche, induite par le développement et l'utilisation des chaluts, les squales sont également victimes de pollutions au mercure et au méthylmercure en particulier, avec des taux dépassant 0,50 mg/kg, notamment chez l'aiguillat commun ou encore de la dégradation de leurs habitats, ...

La proposition de la Commission européenne est donc une étape positive en vue d'une protection des requins plus que nécessaire. Il incombe désormais aux ministres de la Pêche et aux députés européens des 27 États membres de l'UE d'adopter la proposition de la Commission pour faire cesser le finning. En octobre dernier, dans le cadre de la cinquième « Semaine européenne des requins » qui se tient chaque année, des dizaines de milliers de citoyens de toute l'Europe, préoccupés par cette question, ont appelé les ministres européens de la Pêche à corriger les failles de l'interdiction du finning et à respecter les engagements pris dans le cadre du plan d'action de l'UE pour la protection des requins. 

Notes

  1. Le shark finning (découpe des ailerons de requins) est une activité consistant à pêcher spécifiquement des requins pour leur couper uniquement les nageoires, qui serviront à la préparation d'une soupe traditionnelle chinoise.
  2. La palangre est un engin de pêche dormant. Elle se présente sous la forme d'une ralingue d'une longueur définie, sur laquelle on bague des morceaux de cordage se terminant par un hameçon.
  3. La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta - Iccat est l'acronyme en anglais) est l'une des organisations internationales qui s'occupe de la pêche des poissons migrateurs. Composée de 48 pays membres, elle se réunit chaque année pendant une dizaine de jours pour fixer les quotas de pêche et les mesures d'encadrement associées pour une trentaine d'espèces de poissons, dont le thon rouge, dans l'océan Atlantique et ses mers adjacentes (dont la Méditerranée). Les parties contractantes, parmi lesquelles figurent la France, le Japon, les États-Unis et l'Union européenne, se basent sur les avis de comités scientifiques pour fixer ce qu'on appelle le Total Admissible de Capture (TAC) pour l'ensemble des pays pêcheurs sur ces zones. Une fois déterminé, ce TAC est divisé en quotas par pays. Ensuite, en France, c'est le ministère chargé de la pêche qui répartit les quotas entre les différents bateaux.

Source

La protection des requins passe à la vitesse supérieure - Shark Alliance

Auteur

Gaelle Naze

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

18 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Pierre-jean Bernard -

Tout y passe ! Les requins, les baleines, les rorquals, les dauphins, les thons , les sardines , les anguilles,etc...en voie de raréfaction ; même les oursins, chez nous en Provence, avec les fameuses "oursinades"*** dans les villages riverains. On ne trouve aujourd'hui des oursins qu'à 30 mètres de profondeur avec scaphandre, alors que jadis ils se cueillaient modérément au bord du rivage pour la consommation familiale !

*** oursinades : grandes bouffes hebdomadaires publiques en saison au cours des quelles des dizaines de milliers d'oursins sont gobés sur les ports.

avatar Pierre-jean Bernard -

PS : j'oublié : même topo pour les "sardinades" !

avatar Stéphane LAGASSE -

L'Homme est une sale bête.
Et je m'excuse auprès des bêtes.

avatar Farid Sfsf -

je ne trouve qu'une seule solution pour ce massacre: interdire définitivement, au moins pour une certaine durée, la pêche de tout les espèces menacées.

avatar tina area -

l'homme est un être cruelle , même les consommateurs bio qui disent qui sont bio sauf le greenpaece !!!!!!!!
les requins disparaît prés de 75 pourcent de sa population disparaît,
je suis affrusement déçu de voir cette espéce disparaître de la surface de planéte !!!!!!!!!!!!!
si les requins venait a disparaître nos lagon serait différent

avatar Anne Pagis, Dompierre sur Mer -

Halte à cette barbarie !

avatar Pierre-jean Bernard -

à Farid Sfsf :
Lorsque les autorités veulent restreindre ou interdire une pêche (au thon rouge par exemple) les pêcheurs manifestent et hurlent à la mort ! Idem pour les baleines avec les norvégiens....
Cordialement

avatar Stacy, Rebelle -

juste dégoutéé !!!!

avatar elephantman aveyron -

pourriture d'humains de merde, soyez maudits!

avatar carrier-Perry St Etienne -

Halte à la barbarie!
Les animaux aussi souffrent et ils sont à respecter.
Arrêtons de nous conduire en sauvages assoiffés de profits

avatar Patrick, France -

Pourquoi ne parle-t-on jamais de souffrance des animaux dans ce type d'article ? Comment peut-on torturer de la sorte des êtres vivants et sensibles sans que le(s) journaliste(s) n'évoque(nt) même cet aspect ? Et ensuite on s'indigne lorsqu'une institutrice donne une fessée à un jeune voyou qui la traite de tous les noms en classe. Que de paradoxes...

avatar willnile à lyon -

j'ai du mal à comprendre: quand on recence une morsure de requin, tout le monde s'indigne alors que tuer des millions de ces animaux ne choque personne. pour moi, la pire espèce reste l'homme...
il a brisé l'equilibre de la biosphère, et
dans les deux sens: surpopulation pour l'Humain et disparition des autres espèces...
quand l'Homme comprendra t'il qu'il ne peut sans la nature? quand il sera trop tard?
allez-y!!!!!continuez à faire des gosses mais reflechissez au monde que vous allez leur laisser

avatar M. Thomas des Ligneris -

Je suis pour l'interdiction totale de la pêche des espèces menacées , et pour l'interdiction de la pêche industrielle.Je suis pour la pêche uniquement artisanale à condition de respecter les espèces pêchées.Toutes les espèces ont le droit de vivre quelles qu'elles soient.

avatar Gualyvo - Aquitaine -

Stop au cruauté sur les animaux, ces Pratique barbare sont indigne d'une société qui se prétend civilisé.

Cette pêche d'une cruauté inqualifiable n'aurait JAMAIS du être pratiqué ce n'est que barbari de sauvage sans âme ni cervelle ne possédant qu'une boule de silex à la place du muscle cardiac.

avatar Balseau Gembloux 5030 -

Bonsoir,
Je trouve cette pratique non seulement inhumaine mais carrément dégueulasse. Il serait plus qu'utile que les autorités compétentes se montrent beaucoup moins "tatillonnes" et plus hnnêtes.

avatar Nelly Ligeard -

Bonsoir, trop de sensibilité à l'égard des animaux en général, voila ce qui revient régulièrement. Surement, il est vrai que la cause animale, son bien être me préoccupe et m'atteint véritablement. Les animaux, on les tue et on les mange, je suis (à peu près d'accord); mais l'art et la manière y sont rarement ; force est de le constater. La cruauté , n'est pas une cause défendable ni honorable. La soupe de requin, c'est politiquement bien vu dans la classe moyenne asiatique, mais pour le requin qu'on relache vivant, qui se noie, etouffe et meurt lentement, c'est vraiment moche.

avatar HERMET ST MAUR -

Peut-on faire une pétition pour arrêter cette horreur ? Que fait le Ministre de l'environnement ? D'une manière générale, que font nos gouvernements ? La nature est splendide, comment peut-on commettre de telles atrocités ?

avatar Ludivine 08 -

Totalement d'accord avec willnile ! Tuer des bêtes, on approuve et on va de ce pas l'abattre lorsqu'elle tue ou blesse un humain. Pauvre petite nature que nous sommes ... Pourtant nous faisons bel et bien partie de la chaîne alimentaire. Arrêtons avec ce srntiment de toute puissance !!!! Nous voyons bien ici le caractère pathologique de l'être humain! J'ai honte de mon espèce !

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 22/02/2012   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos