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2411 lectures / 9 commentaires18 janvier 2012, 10 h 00
DRLes programmes d'austérité fiscale en vigueur à travers l'Europe et la crise de la dette souveraine qui a éclaté en Grèce en mai dernier et s'est ensuite étendue, d'abord à l'Irlande et au Portugal, puis à l'Espagne et à l'Italie, ont ébranlé l'économie européenne et accroissent désormais la probabilité d'une nouvelle récession mondiale, affirment les Nations Unies dans un rapport publié hier.
Dans ce rapport intitulé « Situation et perspectives de l'économie mondiale » (World Economic Situation and Prospects 2012 – WESP), les experts de l'ONU prédisent pour l'Union européenne une croissance économique de 0,7 % seulement en 2012, un rythme sensiblement inférieur à celui de 1,6 % enregistré en 2011.
Selon le rapport de l'ONU, l'austérité fiscale et de la crise de la dette ont ébranlé la confiance à la fois des producteurs et des consommateurs, et ont affaibli le système bancaire qui était déjà dans une situation délicate. Compte tenu de son dynamisme très faible au commencement de l'année 2012, la croissance du PNB ne devrait atteindre que 1,7% d'ici à 2013.
Les économistes de l'ONU prévoient que 2012 sera une année décisive, en ce qu'elle déterminera si le monde continuera sur la voie d'une reprise économique lente ou retombera dans la récession – un risque qui s'est accru sensiblement depuis le début de la crise de la dette. Si un tel scénario négatif venait à se réaliser, l'ONU estime que l'économie de l'Union européenne pourrait se contracter de 1,6 % en 2012 et la plupart de ses pays membres pourraient connaître de nouveau la récession, y compris la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
« Le plus grand risque pour l'économie mondiale en 2012-2013 réside dans la possibilité que les responsables, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, ne parviennent pas à faire face à la crise de l'emploi et à empêcher une aggravation de la dégradation des dettes souveraines et de la fragilité du secteur financier, » affirment les experts dans le rapport.
« Les économies des pays développés sont sur le point de tomber dans une spirale dépressionnaire résultant de quatre faiblesses qui se nourrissent les unes des autres : la dégradation des dettes souveraines, la vulnérabilité des secteurs bancaires, une demande agrégée faible (liée à un chômage élevé et à des mesures d'austérité fiscale) et une paralysie des prises de décision causée par des situations d'impasse politique et des déficiences institutionnelles. Toutes ces faiblesses sont d'ores et déjà présentes, mais l'aggravation d'une seule d'entre elles pourrait créer un cercle vicieux qui conduirait à une grave tourmente financière et à une dépression économique », ajoutent-ils.
En revanche, la reprise économique se poursuit de manière vigoureuse en Afrique, à contre-courant de la tendance mondiale, selon le rapport. Le continent africain devrait connaître une hausse de son taux de croissance général, qui devrait passer de 2,7% en 2011 à 5,0% en 2012 et 5,1% en 2013.
Les experts de l'ONU estiment que cette tendance sera principalement soutenue par le niveau élevé des cours des matières premières, un afflux significatif de capitaux étrangers ainsi qu'une hausse continue de la demande et des investissements en provenance d'Asie. Toutefois, les taux de croissance des pays du continent continueront de diverger fortement, en raison des conflits armés, du manque d'infrastructures, de la corruption et des sécheresses. Dans certains pays, ces facteurs handicaperont gravement la croissance et auront un coût humain élevé.
L'Afrique du sud devrait connaître une croissance économique plus vigoureuse en 2012, soutenue par une demande croissante en provenance d'Asie, la poursuite de mesures de relance fiscale et une augmentation de la consommation stimulée par des salaires en hausse.
De très sérieux problèmes politiques et les changements tumultueux survenus ces derniers mois continuent de peser sur la croissance économique en Afrique du nord. Dans le contexte du récent changement de régime en Libye, on estime que cette économie s'est contractée de 25 % en 2011, mais les efforts de reconstruction devraient générer une reprise en 2012.
L'Egypte, le Maroc et la Tunisie devraient tous connaître une hausse sensible de leur croissance économique en 2012, causée en large partie par la fin des troubles politiques et leurs conséquences négatives pour l'activité économique. Les taux de croissance dans la sous-région resteront bridés par les incertitudes politiques, qui pourraient continuer d'exercer un effet néfaste sur le secteur du tourisme, mais la reprise devrait être au rendez-vous suite à la fin des troubles politiques et des conflits militaires.
En Afrique de l'est, le Kenya continuera de connaître une forte croissance de son PNB, soutenue par les investissements dans les infrastructures, l'expansion du secteur des télécommunications et de l'activité bancaire. La croissance devrait également être vigoureuse en Ouganda, où d'importants investissements ont été faits dans le secteur énergétique, par exemple dans une nouvelle usine de raffinage, et ceci malgré les risques d'agitation politique. En Ethiopie, une forte croissance viendra récompenser la poursuite de l'amélioration des infrastructures, notamment dans le secteur de l'énergie.
Malgré une croissance relativement solide en Afrique, les experts soulignent que le chômage et la pauvreté demeurent de sérieux problèmes. Les principales causes sont le manque de diversification, notamment dans les activités générant une forte valeur ajoutée, la pénurie de travailleurs qualifiés et une productivité faible.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Strange - 18/01/2012, 12:52
En lisant le rapport je me pose la question suivante : faut-il faire la guerre ou subir des situations de crises graves avec mort d'hommes, destruction de l’habitat (guerre ou tremblement de terre) pour relancer l'économie en Europe?
Que penser après la "digestion" de tous ces propos concernant les efforts de reconstructions dans les pays du Nord de l'Afrique ayant subi des conflits? Où vont-ils trouver les finances pour redresser leurs pays? Tous ces pays n'ont pas de ressources pétrolifères...
Que l'Afrique enregistre un taux de croissance cela parait normal et souhaitable d'ailleurs mais pour des pays où le PIB par habitant est tellement bas que la moindre ressource peut suffire à faire grimper les pourcentages
hervé - 18/01/2012, 14:53
Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que des pays nantis comme ceux du monde occidental ont à peu près tout à gogo : hyper parc automobile , suralimentation au point que l’obésité est en pleine croissance si je puis dire, où les enfants sont hyper gavés au point qu’il y a une explosion de diabète, où l’hyper consommation des bien d’équipement et des prestations touristique sont tels que par exemple l’on construits des navires de plaisances de plus en plus énormes avec des capacité de 6000 à 8000 passagers. Donc je dis bien au vue de ces constatations pourquoi tous ces pays ont encore besoin de croissance ?!
Ne pourrait-on pas imaginé qu’à un certain degré de développement on pourrait tout simplement avoir une vitesse de croisière où le taux de croissance serait de 0% , on ne produirait pas plus et pas moins.
Non, il semble que cette mesure de bon sens ne soit pas possible. Si l’on ne produit pas plus d’une année sur l’autre c’est la catastrophe. Par exemple si Renault a produit 2 millions de voitures en 2011 s’il ne produit pas plus que 2 millions de voitures en 2012 c’est la catastrophe et l’on parle alors de stagnation. Etrange monde que l’on vit. On ne peut tout de même pas continuer à produire à satiété de plus en plus de matériaux jusqu’à encombrer certaines régions du globe et là je comprends que les écologistes hurlent.
Evidemment ce raisonnement ne s’applique pas aux pays sous développés.
robin des bois - 18/01/2012, 15:16
2012 année de la terreur ,de la guerre mondiale avec l'Iran,conflit inévitable,oui nous allons vers le chaos
reality - 18/01/2012, 15:54
cancer de la dette ? encore un article écrit par quelqu'un qui ne connait pas la relation dette-monnaie ...
René Voujeaucourt - 18/01/2012, 17:43
Hervé,
Vous n'avez pas tort mais c'est une conséquence de la politique libérale suivie depuis des années.
terrien - 18/01/2012, 21:30
seule la récession sauve la planète (moins de naissances, consommations, pollutions..., destructions) !
Marcel Polo - 19/01/2012, 18:34
penser ou croire à une relance économique relève de la pure utopie voire de l'illusoire .
Et pas besoin d'être économiste pour s'en rendre compte .
Gaëtan, Strasbourg - 21/01/2012, 16:11
A Hervé, je suis tout à fait d'accord avec vous. Pourquoi cette course au toujours plus ? Alors que nous occidentaux avons tout ce qu'il nous faut et mème bcp plus.
Je pense qu'une des explications est l'ampleur des emprunts et des dépenses, car ces déficits énormes doivent ètre remboursés, et donc une stagnation ou une décroissance rendent impossible ce remboursement, problème qui nous guette actuellement.
C'est comme pour un ménage qui emprunte trop par rapport à ses revenus.
Rémy - 21/01/2012, 23:26
Pourquoi cette course à toujours plus ?
La cupidité...
Cette cupidité qui fait que les financiers joue toujours avec l'argent sans retenu en ignorant royalement la crise qui a pour origine la spéculation.
Il faut repenser l'économie au niveau mondial.
Je ne suis pas un anarchiste, mais peut être faut-il un crack boursier ou pire une guerre.
A mon grand regret la finance n'a retenue aucune leçon de la crise qu'ils ont engendré. Il est connu aussi que les états sont de très mauvais gestionnaire.
La récession ne sauve pas la planète car des pays comme la Chine ou l'Inde pollue de plus en plus.
Reste à l'homme l’espoir qui fait vivre.
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