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3043 lectures / 7 commentaires21 décembre 2011, 16 h 32
Drain aspiratif ou drain de redon qui évacue les secrétions sanguines et lymphatiques suite à une intervention chirurgicale pour traiter une tumeur cancéreuseL'Anses, l'INCa(1) et l'alliance Aviesan(2) ont réuni le 12 décembre à Paris près de 400 chercheurs, professionnels de santé et représentants d'institutions et d'associations pour dresser un état des lieux des connaissances sur les liens entre expositions environnementales et cancers. Ce colloque international, qui s'inscrit dans le cadre du Plan cancer 2009-2013 et du Plan national santé environnement 2009-2013, avait pour objectif de présenter les travaux et méthodologies visant à mieux comprendre les relations entre cancers et environnement et cerner ainsi les priorités de recherche dans ce domaine.
En 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers dans l'Union européenne est estimé à environ 2,4 millions dont 1,3 million (54 %) d'hommes et 1,1 million (46 %) de femmes.
En 2011, on estime à 365 000 les nouveaux cas de cancers en France. Les cancers de la prostate chez l'homme (71 000 cas incidents) et du sein chez la femme (53 000 cas) sont les plus fréquents. Viennent ensuite chez l'homme, les cancers du poumon (27 500 cas) du côlon-rectum (21 500 cas) et chez la femme, les cancers du côlon-rectum (19 000 cas) et du poumon (12 000 cas).
Si l'on considère tous les cancers de façon confondue, l'incidence annuelle des cas de cancers augmente alors que la mortalité par cancer diminue. L'évolution à la baisse de la mortalité observée en France est pour une large part à mettre sur le compte d'une amélioration des dépistages précoces et d'une meilleure prise en charge des personnes diagnostiquées. L'accroissement de l'incidence des cancers est lié notamment à l'allongement de la durée de la vie et à une meilleure identification des cancers déjà présents par les dépistages, désormais mieux acceptés socialement. Toutefois ces deux facteurs ne suffisent pas à eux seuls à expliquer cette évolution.
L'augmentation de l'incidence des cancers est observée partout dans le monde et le nombre de nouveaux cas de cancers augmente de manière très significative, notamment dans les pays en voie de développement.
Pour seulement 5 à 10 %, une cause endogène (altération génétique) est identifiée. Les autres, soit 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes, c'est-à-dire, à l'environnement au sens large. Celui-ci inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommation alimentaire, exposition solaire...) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels (radon...), aux agents chimiques, physiques et infectieux de l'environnement général et professionnel. Les conditions socio-économiques, mais aussi géographiques, lorsqu'elles sont défavorables, constituent également un facteur de risque.
Les participants ont cherché à mieux comprendre les liens entre environnement au sens large et cancers. Le rôle de certains facteurs environnementaux comme l'amiante, l'arsenic, les émissions de four à coke, la fumée de tabac ou encore les virus HPV est clairement établi.
En revanche, les effets cancérogènes de nombreux agents chimiques et physiques sont aujourd'hui suspectés ou possibles mais sans être à ce jour avérés. La mise en évidence des risques éventuels encourus soulève des difficultés méthodologiques : expositions à de faibles doses difficiles à quantifier, périodes de latence très longues entre l'exposition et l'apparition de la maladie, etc... De plus, estimer les expositions combinées à plusieurs produits chimiques et les risques associés constitue un défi scientifique.
En effet, la mise en évidence d'un risque éventuel chez l'homme suppose des études épidémiologiques de cohorte impliquant de larges effectifs et une évaluation des expositions.
Plusieurs études, présentées lors de la journée, ont illustré la difficulté d'évaluer quantitativement les expositions. La compréhension des liens entre la pluralité d'agents présents dans l'environnement et des cancers reste donc difficile. Les grandes études menées sur de larges effectifs de population depuis quelques décennies fournissent des réponses sur certains facteurs environnementaux (expositions à des radiations ionisantes durant l'enfance, travail de nuit, radon, etc.) Toutefois, en l'état actuel des connaissances, la progression de l'incidence des cancers les plus fréquents (sein, prostate, colorectal...) reste en partie inexpliquée.
Ce colloque a mis en avant le besoin d'harmoniser les méthodes d'évaluation des expositions afin de pouvoir comparer les résultats des études épidémiologiques. Il a montré la nécessité de développer des recherches sur les biomarqueurs et les mécanismes d'action pour améliorer l'évaluation des expositions. Le colloque a montré aussi les progrès de la génomique et de la protéomique qui permettraient de disposer de biomarqueurs d'exposition à des substances ou d'effets précoces. L'importance de la prise en compte des vulnérabilités et des périodes critiques d'expositions (période prénatale...) a également été soulignée.
Les scientifiques présents ont rappelé que les avancées des connaissances passent avant tout par des approches pluridisciplinaires associant des chercheurs de diverses disciplines : biologistes, chimistes, épidémiologistes, expologues, généticiens, médecins, toxicologues, etc.
Les scientifiques ont salué les actions déjà engagées et soulignent que les efforts sont à poursuivre pour évaluer et agir sur les expositions d'aujourd'hui, afin de prévenir les cancers de demain.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Strange -
merci pour cette info souhaitons que les fonds nécessaires qui proviennent du public comme du privé ne soient "mis au régime" comme beaucoup de sujets.
Alain Grobon - Phuket - Thaïlande -
Avec tout le respect et l’amour que je porte à notre-planete.info, mon devoir est de dire ce qui suit.
L’OUBLI COMME SYSTÈME DE GESTION
On fait SEMBLANT de s’interroger sur l’influence de notre environnement sur les cancers alors qu’un article du journal LE MONDE affirmait - preuves à l’appui - que 80 à 90% des cancers sont dus à la dégradation de notre environnement, et ce le 14 février 2004 soit il y a 7 ans .
Amitiés à tous.
http://sens-de-la-vie.com/
Hamster -
Ce qui est désolant c'est qu'en 7 ans alors on a pas trop avancé et on ne fait que des supputations sans trouver de préconisations au sein même des consultations médicales (hormis le tabac et l'excès d'alcool et de graisse mais ça c'est pour toutes les maladies en général)! Au final, il s'agit plus d'une hygiène de vie à adopter en général que d'un remède anti-cancer. Pour moi il n'y a pas d'avancée.
Polo Marcel -
bonjour,
je ne ferai pas de grand commentaires a ce sujet , si ce n'est de dire qu'ALAIN dans son raisonement, est bien proche de la réalité .
Strange -
Polo, Alain a très certainement raison dans le sens où la dégradation de notre environnement est largement responsable mais ce n'est pas la seule origine.
Il y a quand même des avancées dans la recherche contre le cancer et cette phase passe par des études aussi celles-ci permettent parfois de légiférer sur la dangerosité de certains produits et d'en réglementer l'usage non? Il ne faut pas tout rejeter d'un bloc ...
René Voujeaucourt -
Je vousdrais dire à Alain que les journaux ne sont pas la meilleure source d'information, la preuve sur cette page:
http://tinyurl.com/6rv3wen
En ce qui concerne le cancer voir ce qu'en dit l'OMS :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs297/fr/index.html
On se rendra compte que chacun peut à son niveau minimiser les risques (notamment ceux du mélanome)
Polo Marcel -
bonjour strange , jai dis qu'alain etait proche ,mais en aucun cas qu'il détenait la vérité .
rené voujeaucourt , a raison quand il dit que les journaux ne sont pas la meilleure source d'information ,il en est de même pour les JT qui sont bardés de 80% de désinformation ( dis ce qu'on te dit de dire et tu garderas ta place )
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