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La conférence de Durban sur le climat : un nouvel espoir, une nouvelle fois déçu

4464 lectures / 41 commentaires15 décembre 2011, 11 h 24

Durban_COP17© COP 17 / CMP 7

Les accords sur le changement climatique se suivent et se ressemblent... Embourbés dans leurs intérêts et leurs paradoxes, les dirigeants de notre planète ne parviennent toujours pas à prendre des décisions courageuses et immédiates pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les quelques progrès consentis demeurent bien maigres face à l'inexorable réchauffement climatique en cours.

La 17e édition de la Conférence des Parties (COP17) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC(1)) et la 7ème Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP) s'est achevée à Durban (Afrique du Sud), dimanche 11 décembre après 10 jours de négociations "marathon".

Cette Conférence des Nations Unies sur le changement climatique rassemblait des représentants des gouvernements du monde, les organisations internationales et la société civile. Au total, 194 pays (parties) étaient réunis pour convenir d'un nouvel accord qui permette de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il fut signé, au dernier moment, après deux nuits blanches de discussions.

Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la CCNUCC se félicite du nouveau traité qui a été adopté et de la réponse de la communauté internationale qu'elle considère comme une  « percée pour l'avenir », et une « solution à long terme » sur la question du changement climatique.

Pourtant, dans les faits, les avancées obtenues demeurent très largement en deçà du défi toujours plus colossal des sociétés face au réchauffement climatique en cours.

Les principales mesures prises à Durban

L'objectif ultime de cette série d'accords sur le climat est la limitation de la hausse de température, conséquence de l'augmentation de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre d'origine anthropique, à un maximum de 2°C(2).

Le prolongement du protocole de Kyoto par un nouvel accord global

Alors que s'approche le terme de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto (31 décembre 2012), la conférence de Durban a permis de préserver ce qui constitue jusqu'à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tous les pays présents ont ainsi pérennisé le Protocole de Kyoto via une deuxième période d'engagement à partir du 1er Janvier 2013.

Pour la première fois, les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, fortement émetteurs de C02 acceptent de se soumettre à un nouvel accord global, qui sera également juridiquement contraignant. Celui-ci devra être conclu d'ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020. Les travaux pour y parvenir devraient débuter rapidement et tous les pays présents ont accepté de s'y engager, une première. Rappelons que le protocole de Kyoto n'engageait que 38 pays signataires.

D'ici là, les Parties ne devront pas relâcher leurs efforts, les décisions de Durban reconnaissant l'insuffisance des engagements consentis à ce jour. L'Union européenne, en lien avec l'Alliance des petits Etats insulaires les plus vulnérables au changement climatique, a particulièrement agi en ce sens.

Fonds vert pour le climat

Ce fonds, décidé dès la COP15 à Copenhague et officiellement créé à la COP16 à Cancún, est destiné à soutenir financièrement les pays en voie de développement pour s'adapter aux conséquences des changements climatiques. Jusqu'alors, sa mise en place avait été sans cesse repoussée. A Durban, les pays se sont engagés à le financer dès 2012 de sorte que les pays dans le besoin pourront s'y appuyer pour investir dans les énergies renouvelables et les mesures d'adaptation. Des contributions volontaires, dont plusieurs ont déjà été annoncées à Durban, permettront de couvrir les frais de fonctionnement du Fonds vert sur les deux années à venir.
Cependant, aucun mécanisme clair de financement sur le long terme n'a été approuvé. Rappelons qu'il était prévu qu'ils soit doté d'un fonds à hauteur de 100 milliards de dollars par an.

Ouverture d'un dialogue sur l'agriculture

Pour la première fois, le secteur de l'agriculture, responsable de plus de 20 % aux émissions mondiales des gaz à effet de serre, a été au cœur de discussions, y compris en termes de sécurité alimentaire. L'agriculture pourrait entrer dans la mécanique du très contesté programme REDD (réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts). Toutefois, là aussi, aucune mesure n'a été clairement prise.

L'accord de Durban suscite des réactions divergentes

Soulagement et félicitations des uns

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité de l'ensemble des décisions auxquelles sont parvenus samedi les 194 pays participant.

"Nous avons écrit l'histoire", s'est félicitée Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des affaires étrangères, en conclusion du sommet.

"Nous pensons que nous avons eu la bonne stratégie et cela a marché", a pour sa part commenté la commissaire européenne pour le climat, Connie Hedegaard : "l'essentiel est que toutes les grandes économies, toutes les parties en présence se sont légalement engagées sur l'avenir et c'est pour cela que nous étions venus".

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre française de l'écologie "se félicite du rôle moteur que l'Europe a joué dans ces négociations. Ses propositions ont formé la base du compromis". La ministre a rappelé également "que l'Union Européenne ne représentant que 11 % des émissions mondiales, seul l'engagement de toutes les grandes économies, au premier rang desquels se trouvent les Etats-unis et la Chine, permet de contenir la hausse de la température mondiale. La voie est désormais ouverte. C'est un tournant qui a été pris avec une grande difficulté mais qui a été pris. Si les conservatismes s'étaient imposés le cadre multilatéral de lutte contre les changements climatiques aurait perdu sa pertinence pour l'avenir et aurait même pu s'effondrer à Durban. Nous avons au contraire franchi une étape dans ce processus, dont beaucoup disent qu'elle est comparable au mandat fixé à Berlin en 1995 pour adopter le Protocole de Kyoto."(3)

Les deux pays les plus réticents à se soumettre à des engagements internationaux, l'Inde et les États-Unis, se sont également déclarés satisfaits. "Nous avons eu d'intenses discussions. Compte tenu de la souplesse et de la bonne volonté affichée par tous, nous avons fait preuve de souplesse", a déclaré Jayanthi Natarajan, la ministre indienne de l'environnement.

"L'affaire s'est finalement bien terminée", a estimé le représentant américain pour le climat Todd Stern : "C'est la première fois que l'on va voir des pays en développement accepter d'être tenus par un accord légal sur le climat".

La délégation chinoise a déclaré dimanche que la conférence des Nations unies sur le changement climatique avait abouti à des "progrès", rapporte l'agence de presse Xinhua. "La conférence a amené à des décisions sur les arrangements de la seconde période de mise en application du Protocole de Kyoto, qui constitue la question la plus préoccupante à l'endroit des pays en développement", a souligné Xie Zhenhua, le chef de la délégation chinoise. "En outre, on a fait un important progrès en ce qui concerne la question du financement, c'est la mise en place d'un fonds vert du climat", a-t-il ajouté.
En revanche, a indiqué M. Xie, la conférence de Durban n'a pas achevé la suite des négociations dans le cadre de la feuille de route de Bali et souligne que "L'exécution des accords de Cancun et les résultats de la conférence de Durban n'est pas pour demain". Il ajoute également que "Le manque de volonté politique est l'élément majeur qui entrave la coopération pour les solutions du changement climatique dans la communauté internationale. Nous attendons que les pays développés fassent preuve de sincérité politique l'année prochaine au Qatar".

Déception et amertume pour les autres

Le Réseau Action Climat (RAC-F) dénonce dans un communiqué un « accord gravement déconnecté de la réalité climatique. » Marion Richard du RAC-F souligne l'une des options finalement choisie : « Agreed outcome with legal force » "Cette formule, pétrie de cynisme, réjouit les Etats-Unis et leur offre une porte de sortie pour éviter que leurs engagements futurs ne deviennent juridiquement contraignants."
"Quant à la prolongation du Protocole de Kyoto, toutes les décisions importantes (durée des engagements, règles de fonctionnement) ont été repoussées à 2012 sans certitude d'aboutir. Si la conférence de Durban devait permettre de nous maintenir sous les 2°C de réchauffement, elle a clairement failli à sa mission. Avec les objectifs actuellement sur la table, nous nous dirigeons vers un réchauffement de 4°C." s'indigne RAC-F.

Pour Coordination SUD(3) le « Paquet de Durban » manque clairement d'ambition et ne répond pas aux dernières alertes scientifiques sur les tendances du réchauffement climatique.

La coalition de mouvements sociaux et de la société civile CLIMATE JUSTICE NOW estime que les décisions issues de cette conférence sur le climat constituent « un crime contre l'humanité ». « Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. "Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 %".

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, "il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible".

L'ONG Les Amis de la Terre, note que "face à l'immobilisme des grands pollueurs historiques, les pays émergents comme la Chine et l'Inde se font prier et ne veulent pas remettre en cause leur croissance industrielle. L'Union européenne joue toujours un rôle ambigu, entre des ambitions affichées et des actes souvent modestes, sans compter son soutien actif à de nombreuses fausses solutions nuisibles socialement et écologiquement comme les marchés carbone, la compensation et les agrocarburants."
Pour Martine Laplante, présidente des Amis de la Terre France : "Ce nouveau traité est une ruse pour détourner l'attention du monde, de l'échec des pays développés à respecter les engagements existants de réduire leurs émissions. Nous n'avons pas besoin d'un nouvel accord. Il y en a un qui existe déjà. Un nouveau mandat sera une porte ouverte à la dérégulation en matière de climat, les pollueurs continueront à polluer, les spéculateurs tireront profit de la pollution et le reste du monde devra supporter le fardeau de la crise climatique".

Pour Corinne Lepage, eurodéputée et candidate à l'élection présidentielle, "à Durban nous nous sommes heurtés aux limites de la politique et des égoïsmes nationaux. Cela montre à quel point il est important de réformer la gouvernance mondiale de l'environnement lors du sommet de Rio l'année prochaine. Il faut inclure la société civile dans le processus onusien afin d'assurer une représentation de l'intérêt général qui puisse faire pièce aux intérêts nationaux."

Pour Eva Joly, candidate Europe Ecologie – Les Verts à l'élection présidentielle : "C'est un échec collectif des dirigeants mondiaux. A cause leur incapacité à s'accorder depuis Copenhague, nous vivons un moment dramatique, le danger climatique grandit. Certains pays portent une lourde responsabilité, en particulier les Etats-Unis. Si l'Union Européenne a eu un comportement positif, elle doit résister aux tentations de maquiller ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre, en renonçant à ses « droits d'émission » passés".

Le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, prend acte des résultats modestes de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Durban. Il regrette qu'elle n'ait pas abouti à un accord plus ambitieux.

Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) a estimé que la Conférence s'est terminée en laissant de sérieux défis sans réponse si l'on veut maintenir l'augmentation de la température globale en-dessous de 2 degrés Celsius au 21e siècle.
Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE a déclaré : "La grande question que beaucoup poseront est de savoir comment cela se traduira en des réductions effectives des émissions et quand ? Quelle que soit la réponse qui sortira dans les mois prochains, Durban a gardé la porte ouverte au monde pour répondre au changement climatique fondé sur la science et le bon sens plutôt que sur l'opportunisme politique".

Les grandes messes sur le climat sont inefficaces et obsolètes

Force est de constater que chaque conférence sur le climat est l'occasion de repousser à la prochaine les décisions immédiates et impératives qui doivent être prises. Alors que les dirigeants du monde continuent de préparer des feuilles de route et de placer des jalons qui n'ont jamais été respectés, le climat de notre planète continue son inexorable évolution vers un monde différent, plus chaud auquel nos sociétés ne sont pas préparées.

Fin 2009, le président du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), Rajendra Pachauri, déclarait : "le monde développé n'a vraiment rien fait. Le Protocole de Kyoto est reconnu plutôt par sa violation que par l'adhésion aux limites qui ont été fixées."

Fin 2010, la conférence de Cancún sur les changements climatiques avait permis de réaffirmer qu'il était impératif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 % d'ici à 2020 pour ne pas dépasser le seuil fatidique de 2°C d'augmentation de la température moyenne de la planète.  Une bonne intention applaudit par les pays rassemblés et de nombreuses ONG et pourtant... aucun engagement contraignant n'avait été pris.

Juin 2011, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), soulignait que cet objectif phare était maintenant inaccessible, vu que les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter dans un monde où de nombreux pays s'engouffrent dans la société de consommation.

En 2010, selon le dernier rapport annuel du Global Carbon Project, l'accroissement des concentrations de CO2 fut de 2,36±0.09 ppm(4), l'un des plus importants de la dernière décennie. En effet, la moyenne pour la décennie 2000-2009 est de 1.9±0.1 ppm par an contre 1.5±0.1 ppm pour la décennie 1990-1999, et 1.6±0.1 ppm pour la décennie 1980-1989.

Les émissions de CO2 liées aux combustibles fossiles ont augmenté de 5,9% in 2010, avec un total de 9.1±0.5 Gt(5) de CO2 émises dans l'atmosphère : un record historique dans l'histoire de l'humanité. C'est 49% de plus qu'en 1990 (l'année de référence du Protocole de Kyoto). Plus de la moitié de ces émissions sont imputables aux centrales au charbon.

La croissance des émissions de carbone dans le monde en 2010 est principalement le fait de la Chine (10%), l'Inde (9,4%), les Etats-Unis (4.1%), la Russie (5,8%) et l'Union Européenne (2,2%) selon l'étude du Global Carbon Project.

Enfin, selon les dernières estimations de la National Oceanic & Atmospheric Administration (NOAA), les concentrations planétaires en CO2 étaient de 391,55 ppm en mars 2011, cela correspond à une augmentation de près de 40 % par rapport au début de la révolution industrielle (environ 280 ppm en 1750). Cette concentration est la plus élevée depuis 800 000 ans. A titre de comparaison, il avait fallu plus de 5 000 ans pour que la concentration en CO2 augmente de seulement 80 ppm à la fin du dernier âge glaciaire... (GIEC, 2007).

La prochaine grande Conférence de la CCNUCC sur le changement climatique, la COP 18 / CMP 8, doit avoir lieu du 26 Novembre au 7 Décembre 2012 au Qatar, le pays où les émissions de CO2 par habitant sont les plus fortes du monde, en étroite collaboration avec la République de Corée.

Notes

  1. Avec 194 Parties, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques regroupe pratiquement tous les pays de la planète. Le Protocole de Kyoto, qui en est issu en 1997, compte pour sa part 192 états membres. En vertu de ce dernier instrument, 37 états regroupant des pays hautement industrialisés et des pays en transition vers une économie de marché sont légalement tenus de limiter et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Le but ultime des deux traités est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à un niveau qui n'interfère pas de manière dangereuse avec le système climatique.
  2. Les études scientifiques sont formelles : un réchauffement modéré en deçà de 2°C serait encore dans la limite du "supportable" ; au-delà, les conséquences sur les écosystèmes et les sociétés humaines seront dévastatrices.
  3. Coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale
  4. Parties par million
  5. Milliards de tonnes

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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41 commentaires

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avatar Strange -

Le cadre est préservé (dans quelles conditions)?
Rien de précis, rien de probant d'autant que le protocole de Kyoto n'a pas été respecté alors pérenniser celui-ci pour permettre de poursuivre des débats engagés nous pouvons nous demander comment un accord (qui sommes toutes devrait être assorti d'un certain nombre de contraintes et de pénalités financières pour non-respect des règles) permettra d'aboutir alors que cette conférence a duré 14 jours n’a pas réussi malgré des efforts louables de certains participants
Hélas j'ai l'impression que la situation est pire après la COP qu'avant je ne vois pas en quoi il y a matière à se féliciter (discours de NKM)

avatar alpha -

faut pas être péssimiste
il y a de l'espoir, enfin il faut ausi y croire

http://www.greenunivers.com/2011/05/la-france-soffre-une-grand-messe-de-lefficacite-energetique-57680/

avatar Strange -

Ok Alpha j'y crois tous les matins en me levant et en regardant le ciel, mais ensuite les infos et les news me font tourner la tête ...
Cela ne veut pas dire que je n'ai plus d'espoir mais quand je pense à l'argent dépensé pendant la COP, les voyages en avion et la pollution que ça représente ça me dégoûte un peu

avatar Le Furet-Cocagne -

Le dicton dit "l'espoir fait vivre, la longue attente fait mourir", pour ma part la longue attente est déjà loin.....derrière, donc tirez-en les conclusions qui s'imposent !
C'est illusoire de croire en ces réunions qui ne sont que parades aux yeux du monde, qui coûtent une fortune et qui, grâce aux déplacements, polluent encore un peu plus la planète !!

avatar René Voujeaucourt -


Déception sur toute la ligne, une prolongation du protocole de Kyoto mais sans les USA, la Chine, l'Inde, le Canada, le Japon et la Russie ce qui revient à dire que Kyoto est mort. Quant à l'accord projeté, s'il aura une forme légale, rien ne dit qu'il sera contraignant. Dernier point, le fond vert est une coquille vide et risque bien de le rester.

avatar JP Chambéry -

A voir la situation comment ne pas se souvenir du livre de Gérondeau sue l'imposture du CO2. Bien sur les pays émergents ne vont pas renoncer à utiliser les ressources qui ont construit nos sociétés occidentales développés, tout ce qui se passe était prévu. Seul l'épuisement des ressources conduira à la baisse des émissions. Jamais l'humanité ne laissera dans le sous sol gaz charbon et pétrole abandonnés. Ajoutez à cela que le rôle du CO2 dans le réchauffement est largement débattu,contrairement à ce que laisse entendre la pseudo pensée unique et le tour est joué.

avatar René Voujeaucourt -


Ajoutez à cela que le rôle du CO2 dans le réchauffement est largement débattu,contrairement à ce que laisse entendre la pseudo pensée unique et le tour est joué.

Bah non, le rôle du CO2 est largement prouvé, il n'y a plus guère que les républicains américains et les libéraux pour avancer ce genre d'argument.

En fait le réchauffement est un signal fort, il nous montre que nous nous sommes totalement plantés dans notre gestion de l'expansion économique; aussi maintenant il est difficile pour certains notamment les américains de reconnaître ce fait. Ca ajouté à la crise que nous vivons....mène au résultat que nous connaissons.


avatar Jean Weber -

A mon avis la situation est complexe. Il est déjà difficile d’avoir une vue générale des sources des émissions de CO2. Une quantité équivalente à 8% des émissions d’origine fossile est produite par les tourbières tropicales qui sont bêtement drainées et on en parle jamais peut être parce que perçu comme trop complexe à expliquer au public par les medias. Ensuite sur le terrain il n’est pas possible de s’ingérer dans les affaires d’autres pays. En outre les caisses sont vides partout dans le monde et une action sur le terrain ne peut s’appuyer que sur du volontariat individuel ou sur un business plan (donnez moi une autre alternative si vous en voyez une). Enfin il ne faut pas découpler reforestation pour le carbone et protection de la biodiversité. Durban a le mérite d’exister et il n’y a pas eu de clash majeur, ce qui est déjà excellent.

avatar JP Chambéry -

"Bah non, le rôle du CO2 est largement prouvé, il n'y a plus guère que les républicains américains et les libéraux"

Voilà un scoop, on ignorait que les nombreux scientifiques du monde entier qui débattent et tente difficilement de faire entendre une voix contestatrice (sans doute des mécréants) face à la pensée unique et politiquement voir religieusement correcte (le GIEC a inventé le CORAN du climat) relayée avec complaisance par des médias soumis, sont des républicains américains!!

avatar René Voujeaucourt -

jp Chambery

Qui sont ces fameux scientifiques dont vous parlez ?

avatar hervé -

D'accord avec JP la religion écologiste a institué en dogme le co2 anthropique comme cause première du petit réchauffement actuel de 0.7° depuis 1850 et discuter un dogme est un péché mortel! Pour Durban les hommes politiques ont d'autres chats à fouetter que de s'occuper d'éventuelles conséquences dans 100 ans.
Mais ces protocoles de Kyoto ou de Durban ne sont pas des aimables plaisanteries, il y a un coté très contraignant et punitif où de considérables amendes sont prévues si bien que le Canada vient de se retirer du protocole de Kyoto tout simplement parce que s'il ne se retirait pas il aurait du payer une amende de quatorze milliards de dollars pour n'avoir pas suffisamment réduit ses émissions de co2 ! Une paille !(Article paru dans "Le Point") Et où auraient été ces 14 milliards de dollars ? N’y auraient-ils pas des intermédiaires au passage qui se seraient servi ?
Au contraire les émissions de co2 du Canada ont augmenté puisque le Canada a eu une croissance positive comme tous les pays développés.
Et où en est la France ? A-t-elle réussi à réduire ses émissions de co2 sinon quelle sera l’amende ? Et s’il y en a une, cela m’étonnerait qu’elle paye dans l’état déplorable de ses finances. Et les autres pays du sud en pleine détresse. Non d’autres pays vont suivre l’exemple du Canada.

avatar René Voujeaucourt -

hervé,

Combien coûtent les dégats occasionnés par les effets du réchauffement climatique (qui est aujourd'hui de l'ordre du degré par rapport à 1850)?

réciter vos litanies libérales, c'est bein encore faudrait'il prouver ce que vous dites?

En attendant je ne saurais que trop vous conseiller de vous mettre au parfum, car vous avez beaucoup de retard.

http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/4/044022/pdf/1748-9326_6_4_044022.pdf

avatar hervé -

Les litanies libérales valent bien les litanies du catastrophisme écologique.
Quand à la sortie du Canada du protocole de Kyoto s'est simple il suffisait d'écouter les nouvelles aujourd'hui cela a été répété en long et en large dans les journaux et ailleurs.
Même un site parmi tant d'autres

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111212.AFP1513/le-retrait-du-canada-du-protocole-de-kyoto-est-regrettable-selon-la-chine.html

avatar René Voujeaucourt -

hervé,

S'il-vous-plaît, ne divergez pas et répondez aux question posées, vous dites que la religion écologiste a érigé le CO2 en dogme, il vous faut le justifier.

le Canada a quitté le protocole pour ne pas respecter ses engagements, si vous trouvez cette attitude normale, moi non, une parole donnée ne se renie pas surtout lorsqu'on est au pouvoir, maintenant cette prise de position montre bien ce que le conservatisme est.

avatar hervé -

Les états européens sont complétement en faillite vous allez voir comme ils vont être disposés à payer les amendes que leur imposera le protocole de Kyoto

avatar Le Furet-Cocagne -

@ hervé : bien d'accord, l'épouvantail du CO2 ne résistera plus longtemps, les pays émergents, pour développer leurs économies, vont se gêner peut être ?
Et l'Occident en pleine déconfiture, en est arrivé au retour des centrales au charbon,(Allemagne pour exemple) faut arrêter de rigoler, tous ces sommets sont de la poudre aux yeux pour rassurer un peuple de moutons !!

avatar René Voujeaucourt -

hervé,

Bah ce sont les effets du libéralisme. Le réchauffement climatique en est une preuve flagrante (c'est d'ailleurs pour ça que vous le niez).

avatar hervé -

Le libéralisme=liberté Vive la liberté!!

avatar Hdrass -

... alors que
"Le capitalisme est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme, c'est le contraire"
mdr!

avatar René Voujeaucourt -



Oui, la liberté de faire tout et n'importe quoi, on voit le résultat, un climat qui part en couille et une belle crise économique et financière.

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