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2011 : une nouvelle année encore particulièrement chaude

2543 lectures / 20 commentaires30 novembre 2011, 11 h 59

chaleur_Terre© OMM

A l'occasion de la Conférence des Nations Unies sur le climat qui se déroule à Durban, en Afrique du Sud, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a tiré la sonnette d'alarme sur la température moyenne à la surface du globe particulièrement élevée en 2011 et sur la nécessité d'agir contre le réchauffement climatique.

« Il nous incombe de diffuser des connaissances scientifiques qui guident l'action des décideurs », a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. « Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe et que ce réchauffement est dû aux activités humaines ».

« Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont atteint de nouveaux pics qui s'approchent très rapidement des niveaux correspondant à une élévation de 2 à 2,4 degrés Celsius de la température moyenne à la surface du globe, laquelle pourrait entraîner, selon les scientifiques, des changements radicaux et irréversibles de notre planète, de la biosphère et des océans », a-t-il ajouté.

En 2011, la température moyenne à la surface du globe s'est avérée être la dixième la plus élevée jamais relevée et supérieure à toutes celles enregistrées lors des années précédentes correspondant à des épisodes La Niña, qui se traduisent normalement par un refroidissement relatif de température planétaire, a indiqué l'OMM dans un communiqué.

Selon l'Organisation, les 13 années les plus chaudes font toutes parties des 15 dernières années écoulées depuis 1997. Quant à la banquise arctique, elle a présenté en 2011 la deuxième plus faible étendue et le plus faible volume jamais observés.

L'année 2011 se classe au dixième rang ex aequo des années les plus chaudes depuis le début des relevés en 1850. La température moyenne de la décennie 2002-2011, supérieure de 0,46 °C à la moyenne à long terme, est la plus élevée jamais constatée, à égalité avec la décennie 2001-2010.

Selon la déclaration provisoire de l'OMM, la température moyenne combinée de l'air à la surface de la mer et des terres émergées pour la période comprise entre janvier et octobre 2011 présente une anomalie positive estimée à 0,41 °C ± 0,11 °C par rapport à la moyenne annuelle de 14,00 °C pour la période 1961-1990. L'année 2011 se classe donc au dixième rang ex aequo des années les plus chaudes depuis le début des relevés en 1850.

En 2011, le climat mondial a été fortement influencé par le puissant épisode La Niña qui s'est développé dans le Pacifique tropical au second semestre de 2010 et a persisté jusqu'en mai 2011. Ce phénomène, l'un des plus intenses des 60 dernières années, a été étroitement associé à des épisodes de sécheresse en Afrique de l'Est, dans les îles de la partie centrale du Pacifique équatorial et dans le sud des États-Unis et à des inondations en Afrique australe, dans l'est de l'Australie en en Asie du Sud.

C'est en Fédération de Russie que les anomalies thermiques ont été les plus marquées, notamment dans le nord du pays où les températures observées entre janvier et octobre ont été supérieures de près de 4 °C à la moyenne dans certains endroits.

La banquise arctique a atteint son minimal saisonnier le 9 septembre, avec une étendue de 4,33 millions de kilomètres carrés, soit 35 % de moins que la moyenne pour la période 1979-2000. Si cette étendue reste légèrement supérieure au minimum record observé en 2007, il faut cependant noter qu'à la différence de 2007, les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est ont été par moments libres de glace pendant l'été 2011. Quant au volume de la banquise, il a atteint un nouveau minimum record estimé à 4 200 kilomètres cubes, le précédent minimum record de 4 580 kilomètres cubes datant de 2010.

Les températures supérieures à la moyenne enregistrées dans la plupart des régions polaires arctiques ont coïncidé avec le plus faible volume de la banquise et sa deuxième plus faible étendue minimale jamais observés.

Ces données ont été présentées lors de la dix-septième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a lieu à Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011. Les informations et chiffres définitifs pour 2011 seront publiés en mars 2012 dans la Déclaration annuelle de l'OMM sur l'état du climat mondial.

Auteur

Nations Unies

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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20 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Polo Marcel -

tout au cours de l'histoire de l'évolution, notre planète a subit une courbe sinusoïdale des températures . donc ce que nous subissons aujourd'hui serai d'ordre naturel, a un détail près, c'est que l'homme sert d'accélérateur a ce phénomène, de ce fait la courbe du sinus devient plus étroite et va ce rétrécir d'avantage ou cours du temps . De ce fait ,les phénomènes serons de moins en moins prévisibles , parceque plus fulgurants

avatar Jean-pierre Bardinet -

Je ne comprends pas pourquoi vous publiez de telles âneries. Car l'OMM leurre les citoyens en présentant les faits de manière manipulatoire. Comment? C'est très simple: Comme T est montée de 0,7°C depuis 1850, avec un pic en 1998, une légère descente par la suite, et une stabilisation sur les 13 dernières années (mesures satellitaires UAH et RSS), il est clair que toute année après 1998 est plus chaude que les précédentes depuis 1850 (hormis 1998). Mais cette présentation est inacceptable, car elle fait croire que T continue à monter, ce qui est un horrible mensonge. Voilà comment l'OMM et les médias manipulent l'opinion publique: c'est du lavage de cerveau!...

avatar René Voujeaucourt -

Bardinet,

Le lavage de cerveau c'est vous qui tentez de le faire en omettant pas mal de choses, notamment de nous dire la cause du plateau des températures actuelles, vous ommetez aussi de nous dire que T a augmenté de 0.5°(voire plus) en seulement 45 ans.

Accuser les autres de mensonge quand on ment soi-même est un peu fort de café, mais habituel chez les libéraux.

avatar Christophe Magdelaine -

Jean-Pierre : merci de rester cordial et respectueux. Je n'accepte pas vos injonctions sur ce qui doit être publié ou pas. Vous vous prenez pour qui ?
Personnellement, je pense que vous êtes à "côté de la plaque" et très mal placé pour vous prononcer sur ce sujet, cependant, j'accepte que vous en débattiez ici. Merci de ne pas en abuser, je ne suis plus très patient.

avatar Jean-pierre Bardinet -

@Voujeaucourt
Sacré Voujeaucourt, toujours aussi canaillou!...
Je présume que vous ne pouvez qu’être d’accord avec ma prose, même si elle vous énerve car elle met à nu les manoeuvres sournoises de l’OMM, et donc vous faites une pitoyable manœuvre de diversion… et vous me ressortez les invectives habituelles, qui me laissent de glace (local cooling…).
Quant à la cause du plateau actuel, 2 écoles s'affrontent :
Ceux qui disent que c'est la variabilité naturelle, sachant que l'action du CO2 est négligeable, voire nulle - ceux qui disent que l'action supposée forte du CO2 est masquée, et ils invoquent les aérosols, en accusant les centrales à charbon chinoises. Mon avis est que ces derniers continuent à se planter. J'ai toutefois l’intime conviction que votre avis est aux antipodes du mien….

avatar Jean-pierre Bardinet -

@Christophe
Bon, d'accord, je me suis énervé, car vraiment l'OMM n'est pas fair-play et sort des contre-vérités.

Mais vous auriez pu conclure avec des réserves légitimes sur ce que dit l'OMM, car vous savez qu'il ne donne pas la réalité des faits.

Au fait, vous pourriez aussi demander à Voujeaucourt de rester poli, cordial et respectueux....

avatar René Voujeaucourt -

Bardinet,

La théorie du complot on sait ce que c'est, c'est un aveu qui ne veut pas dire son nom. Quand on ne peut pas argumenter sur le plan scientifique on accuse les instances de fomenter un complot.

Vous dites que l'action du CO2 est nulle, j'aimerais savoir sur quoi vous vous appuyez pour dire ça c.

avatar gilberto quimperlé -

il reste encore un mois et on sort des stats sur 2011.....c'est ou trés fort, ou pas sérieux

avatar Christophe Magdelaine -

gilberto quimperlé : au contraire, c'est inquiétant... L'état définitif du bilan climatique 2011 devrait être dévoilé en mars 2012 et il sera relayé sur ce site.

avatar Jean-pierre Bardinet -

@René Voujeaucourt
Qui parle de théorie de complot? Relisez ma prose avec un peu d'attention, je vous prie, car je n’en dis mot.
CO2:
1) Au Carbonifère le taux de CO2 est monté à 4000 ppm. Or, il ne s'est rien passé de particulier : pas de "tipping point", pas de planète "poële à frire" (sur le feu, bien sûr).

2) La seule période connue de covariation nette entre le CO2 et T a été 1980-1998, ce qui est bien trop court pour en déduire une relation de causalité CO2--->T.

3) Selon les modèles du GIEC, les points chauds en zone tropicale sont une signature indiscutable de l'effet de serre due au CO2. Or, aucune mesure (ballons-sonde, satellites) n'en a détecté.

4) Le flux IR quittant la haute atmosphère est très supérieur aux prévisions des modèles numériques du GIEC (publication de Spencer)

5) Aucune mesure, aucune expérimentation, aucune donnée d'observation, pas une seule publication dans une revue à comité de lecture ne prouve le rôle attribué au CO2 pas le GIEC. Donc ce rôle pivot reste une simple hypothèse, réfutée par nombre d'observations du passé ancien et du passé proche.

Et je vous passe l’Optimum Médiéval, le Petit Age Glaciaire, l’Optimum romain, et l’Holocène….

avatar René Voujeaucourt -

1) Au Carbonifère le taux de CO2 est monté à 4000 ppm. Or, il ne s'est rien passé de particulier : pas de "tipping point", pas de planète "poële à frire" (sur le feu, bien sûr).

Activité solaire à cette époque ? Et au carbonifère, le taux de CO2 est descendu à 4000ppm il y en avaait plus avant.

2) La seule période connue de covariation nette entre le CO2 et T a été 1980-1998, ce qui est bien trop court pour en déduire une relation de causalité CO2--->T.

Vous avez de graves lacunes dans vos connaissances revoyez la paléoclimatologie.

3) Selon les modèles du GIEC, les points chauds en zone tropicale sont une signature indiscutable de l'effet de serre due au CO2. Or, aucune mesure (ballons-sonde, satellites) n'en a détecté.


Ah le fameux hotspot, relisez bien la légende de la figure, vous vous rendrez comptge de votre bourde.

4) Le flux IR quittant la haute atmosphère est très supérieur aux prévisions des modèles numériques du GIEC (publication de Spencer)

Spencer est réfuté de belle manière.

5) Aucune mesure, aucune expérimentation, aucune donnée d'observation, pas une seule publication dans une revue à comité de lecture ne prouve le rôle attribué au CO2 pas le GIEC. Donc ce rôle pivot reste une simple hypothèse, réfutée par nombre d'observations du passé ancien et du passé proche.

Comme pour le point 2, vous avez de graves lacunes la responsablilté du CO2 est prouvée depuis longtemps.

Et je vous passe l’Optimum Médiéval, le Petit Age Glaciaire, l’Optimum romain, et l’Holocène….

l'OM, le PAG n'ont pas existé de manière planétaire spatialement et temporellement et ils font partie de l'holocène qui n'est rien d'autre q'une période temporelle, l'interglaciaire que nous vivons.


Vous ne sourcez aucune de vos affirmations, vous me citez des scientifiques réfutés, vous me comparez une période (le carbonifère) qui a duré 60 millions d'années avec une période de 150 ans. A ce sujet le carbonifère et la période de refroidissement qui a suivi prouve l'importance du CO2 dans la machine climatique.

Enfin bref sauf votre respect, vous me prouvez une belle ignorance du sujet.

J'ai bien lu votre prose, vous soutenez une forme de théorie du complot (les scientifiques qui s'entendent pour nous faire avaler la théorie du RCA).







avatar corsica -

Tout article traitant des rapports du GIEC provoque des réactions enflammées, dans un sens comme dans l'autre. Et pourtant, il y a effectivement des problèmes de communication.
Le réchauffement climatique actuel a commencé bien avant les 15 dernières années. Comme tout phénomène de diffusion, l'évolution des températures ne change pas brutalement à cause des capacités thermiques des roches ou des gaz de l'atmosphère. Que nous nous trouvions ou non au moment du pic thermique du réchauffement global, les variations de température que l'on pourra enregistrer seront, dans les années à venir, relativement faibles, c'est-à-dire les températures moyennes seront parmi les plus chaudes du siècle.
Ce qui compte, ce n'est pas la valeur absolue des températures moyennes, mais la dérivée de la courbe de variations. En d'autres terms, la température moyenne augmente-t-elle ou diminue-t-elle, et de combien, et depuis combien de temps? Tout le reste est affaire de conviction.

avatar hervé -

Ca serait pourtant simple de savoir si le co2 participe au réchauffement .Pourquoi ne pas procéder à une expérience simple un cube avec couvercle transparent hermétique rempli de co2 ,un autre de même volume avec de l'air moins le co2 les deux cubes exposés au soleil et on contrôlerait la température. Et la question serait une fois pour toute réglée!
je me propose de se cotiser pour faire cette expérience simple!!

avatar René Voujeaucourt -

hervé,

Votre proposition c'est une réplication de l'expérience de Wood (1909). Comparer les résultats de cette expérience (boîte fermée) avec l'atmosphère (milieu ouvert) est un non sens. Les désormais célèbres clowns Gerlich et Tscheuschner l'ont d'ailleurs reprise dans leur torchon sur la réfutation de l'effet de serre (ils ont remplacé une serre par une voiture).

Il y a des milliers d'articles scientifiques démontrant la responsabilité du CO2 dans le réchauffement, il vous suffit de les lire.

ps, je vous avais posé une question, j'attends toujours la réponse, en seriez vous incapable ? Si tel est le cas, tout comme vous semblez incapable de lire l'anglais, il serait judicieux de ne plus intervenir sur des sujets ayant rapport avec la science, On ne critique pas les travaux de scientifiques réputés lorsqu'on n'est pas compétent pour le faire. Ne voyez aucune remarque désobligeante dans mon propos, juste un simple éclaircissement.

avatar hervé -

La méthode expérimentale permet de reproduire une expérience pour la vérifier. L'expérience de Wood de 1909 que je connais pourrait tout de même être vérifier ce serait la moindre des chose. Mais j'avais beaucoup débattu avec Articman à ce sujet il y a quelques années . je commence vraiment a me lasser de cette histoire. Bien sûr il y a Durban qui remet cela sur la sellette et tout le monde s'excite. Mais c'est fou ce que vous me rappelez Arcticman.
De toute façon même si on ne lit pas l'anglais il y a les traducteurs sur internet donc pas de problème.
A propos de cet article vous ne me posez pas de question. Quelle question?

avatar Christophe Magdelaine -

Hervé, je suis certain que René et Arcticman ne font qu'un. J'ai toujours espoir que l'on peut s'améliorer, j'espère que René ne nous décevra pas cette fois, sinon il connait le barème.

avatar René Voujeaucourt -

hervé,

L'expérience de Wood ne démontre rien au sujet de l'effet de serre atmosphérique, qui n'est d'ailleurs pas le sujet de cette expérience.

La responsabilité du CO2 est prouvée depuis longtemps (même de manière expérimentale), vous avez de graves lacunes à combler.
Ne pas lire l'anglais est un énorme handicap dès qu'il s'agit de science, il vous prive de l'accès à la littérature scientifique donc à la connaissance. L'anglais scientifique n'est pas évident à comprendre et ce ne sont pas les traducteurs qui vous aideront. Il est clair que vous n'avez aucune formation scientifique.

Je vous ai posé une question à propos de Jouzel sur le décalage entre les températures et le CO2? J'attends une réponse.

Monsieur Magdelaine, vous êtes dans l'erreur.

avatar Christophe Magdelaine -

René Voujeaucourt : non je ne suis pas dans l'erreur, vous êtes pistable comme le nez au milieu de la figure. Désolé pour votre couverture. Mais peu importe, tant que vous respectez les interlocuteurs.

avatar René Voujeaucourt -



Une étude récente qui confirme que le réchauffement est toujours bel et bien présent.

http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/4/044022/pdf/1748-9326_6_4_044022.pdf

avatar hervé -

A Voujeaucourt@ Oh non! je ne vais pas recommencer. On en avait discuté il y a 1 ou 2 ans. Je vous avais envoyé un article à ce sujet où ces propos étaient sans ambigüité et je vous avais indiqué aussi une émission de c'est dans l'air" où il intervenait aussi très clairement dans ce sens d'ailleurs comme beaucoup de climatologues. Je ne vais pas recommencer à chercher dans les A archives pour vous faire plaisir. Basta!!
Je connais suffisamment l'anglais pour comprendre les articles scientifiques. De toute façon l'anglais c'est du français déformé. 60% de mots sont d'origine française mais il y a de faux amis. J'espère que vous n'allez pas embrayer sur l'anglais et nous casser les pieds comme d'habitude!

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