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2275 lectures / 6 commentaires16 novembre 2011, 18 h 58
Les Awá du Brésil ont été anéantis par le projet de développement Carajás financé par la Banque mondialeSelon une nouvelle étude de la Banque mondiale, les peuples indigènes jouent un rôle décisif dans la préservation des forêts du monde, tandis que les zones de conservation qui les excluent se dégradent.
Cette analyse montre que le taux de déforestation descend au niveau le plus bas dans les zones protégées où les peuples indigènes peuvent continuer de vivre.
Dans le monde entier, des millions d'autochtones sont devenus des réfugiés de la conservation, mais la Banque mondiale observe que cette fatalité implique que 'la préservation des forêts s'accomplit aux dépens des moyens de subsistance locaux'.
Utilisant les données satellite des incendies de forêts comme des indicateurs du niveau de déforestation, la Banque mondiale a constaté qu'entre 2000 et 2008, ce taux se réduisait d'environ 16% sur les terres indigènes.
80% des zones protégées dans le monde sont les territoires de communautés indigènes qui y vivent depuis des millénaires. Ce n'est pas une coïncidence : les experts reconnaissent de plus en plus la corrélation entre la présence des peuples indigènes et la préservation des forêts.
Le scientifique Daniel Nepstad estime que les territoires indigènes sont 'le rempart le plus important contre la déforestation de l'Amazonie'.
Cependant, bien que la Banque mondiale reconnaisse aujourd'hui le rôle crucial des peuples indigènes dans la protection de l'environnement, elle a financé par le passé de nombreux projets controversés menaçant directement leur existence.
Le plus connu d'entre eux est le programme Grand Carajás qui a démarré dans les années 1970 après la découverte d'importants gisements de fer au Brésil. Ce projet de développement a eu des conséquences catastrophiques sur les Indiens awá.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "Les experts se rendent enfin compte que la préservation des forêts de la planète passe par le respect du droit des peuples indigènes à rester sur leurs terres. Il est navrant de constater que toutes les organisations de préservation de l'environnement n'aient pas encore compris cela. Mises à part les violations des droits de l'homme qu'implique l'expulsion des peuples indigènes, de telles politiques sont totalement contre-productives".
Nelson A, Chomitz KM (2011) Effectiveness of Strict vs. Multiple Use Protected Areas in Reducing Tropical Forest Fires : A Global Analysis Using Matching Methods - PLoS ONE 6(8): e22722. doi:10.1371/journal.pone.0022722
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
soualili-setif -algerie -
les peuples indigènes du monde sont un espoir pour le maintient de la biodiversité car en plus d y vivre avec en harmonie ils révèlent les secrets de la préservation au hommes des villes ,c'est pourquoi il est du devoir de ces derniers de respecter leurs valeurs,traditions,points de vue en plus de laisser leurs terres leurs appartenir.
Alain Grobon - Phuket - Thaïlande -
J'ai à faire remarquer que c'est d'une très grande tristesse de constater que l'on commence à le percevoir, et seulement un petit peu, maintenant.
Les cultures anciennes des peuples premiers ont souvent "cultivé" et aménagé la terre d'une façon si douce (du moins là où des interventions de leur part étaient nécessaires, ce qui ne fut pas vrai partout) que les Européens explorateurs, n'ont pas vu, pas compris - ou surtout pas voulu comprendre - que ce qu'ils prenaient pour une nature "sauvage" et "hostile" était en fait en grande partie l'œuvre des indigènes méprisés.
Comme l'ont dit les "Les Haudenosaunees, ou Confédération des Six Nations iroquoises: " Le peuple qui occupe les terres où nous vivions depuis des milliers d'années ne montre aucun amour de la vie de cet endroit. Chaque année ils plantent les mêmes graines sur les mêmes terres et ils doivent ensuite arroser ces graines de poison pour tuer les insectes qui infestent naturellement leurs champs, parce qu'ils ne veulent pas alterner les cultures ni laisser la terre se reposer Leurs pesticides tuent les oiseaux, et les poisons vont polluer les eaux de surface.
Ils doivent également arroser ce qui reste de la vie végétale avec des herbicides, et chaque année le ruissellement emporte leurs poisons des champs jusqu'aux eaux qui irriguent notre territoire, puis dans toutes les eaux du monde. "
Frères et Sœurs: notre territoire ancestral est aujourd'hui sali par diverses décharges chimiques (......) Seul un peuple dont l'esprit est faussé au-delà de la capacité de percevoir la vérité peut agir de telle façon qu'il mette en danger les futures générations de l'humanité."
C'EST L'ARROGANCE QUI REND AVEUGLE.
En arrivant en Amérique les terres très productives étaient encore intactes après 40.000 ans d'exploitation douce par les Amérindiens. Il nous a fallu à peine quelques siècles pour presque tout détruire.
Jean Weber -
En tant qu'indigène des villes cet article m'a donné envie d'être responsable de la gestion de mon propre environnement.
Polo Marcel -
bonjour a tous
je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je vais sortir des sujets conventionnels.
je vais vous parler des indiens d'Amazonie et autres pour que la transition avec ce qui va suivre
soit moins désorientent
GUARANIS , TUPIS , YANOMAMIS et ZOE qu'est ce que cela veut bien vouloir dire ,rien de méchant
rassurez vous. ce ne sont simplement que des indiens, qui ont appris a vivre en autarcie et contrôler leur
démographie et tout cela sans contraception " pilules et autres " pour préserver leur écosystème.
car ils savent pertinemment, que leur survie dépend de cette démographie.
depuis plusieurs années la cupidité,la bêtise des hommes dit civilisés, ont détruit des millions d'hectares de forêt ,que ces indiens ont mis des millénaires a préserver mais en vain .
tout ceci pour en venir l'écologie dépend elle de la démographie ,? OUI !! sans aucun doute.
serions nous plus stupides que les indiens ? OUI sans aucun doute.
notre ennemi aujourd'hui autre que nous même , notre stupidité ,nos tabous et surtout
l'argent et notre démographie galopante.
soyons un peu sérieux , tout cela nous mènera pas bien loin . il faut stopper cette frénésie au toujours plus consommer, au toujours vouloir plus détruire .etc,etc et etc..........
je ne veux pas entrée dans le système de l'écologie politique pieds et mains liés par quelques ploutocrates qui nous saigneraient tel des porcs.
l'écologie doit être apolitique pour être libre de ses pensées et de ses actions .
une vraie écologie sans langue de bois ( hoo ! excusez moi je viens de faire un rêve )
bien entendu ce ci ne concerne que moi et mes idées .
(certain me trouveront radical , utopiste , illuminé que sais je encore )
j'espère très prochainement élargir mon petit discourt ci celui ci ne vous a pas trop bousculé
cordialement a tous
Laziz Maroud -
La confusion en ce qui concerne les primitifs vient de la compréhension que l'on a du mot “science” et de la mentalité impérialiste de la civilisation occidentale qui s'est basée sur “sa” définition de la science et de la raison. Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, par ces idées de progrès et d'évolution de la pensée et des espèces (Darwin par exemple) dont le monde intellectuel est si fier, on a atttribué aux indigènes, en l'occurrence les tribus d'Amazonie, une pensée irrationnelle versus la rationnelle, celle de l'homme blanc européen. Lévy-Bruhl, pour ne citer que lui, s'était évertué à démontrer que la pensée primitive n'obéit pas à la raison. Et une des raisons qu'il donne, c'est leur incapacité à penser individuellement. Bref, pour faire court, l'indigène est un animal bête et l'homme civilisé un animal raisonnable. En 2011, les scientifiques découvrent -eurêka! que leur “irrationalité est productive à long terme et qu'elle a du sens.
Laziz, algérien mais blanc et non typé.
Michel Tarrier -
Quand l'homme sage reste sage
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/quand-l-homme-sage-reste-sage-104862
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