Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

Chargement du moteur de recherche...
rss
Envoyer cette page
Actualités  Mercredi 23 mai
16h42 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 9 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Nos ancêtres auraient entraîné la disparition de quelques mammifères primitifs

2662 lectures / 10 commentaires09 novembre 2011, 17 h 06

faune_pleistocenePléistocène de Venerque, Haute-Garonne, il y a 50 000 ans
© Alain Bénéteau - Paleospot

Une équipe internationale de scientifiques menée par l'université de Copenhague au Danemark suggère que l'activité anthropogénique et le changement climatique ont perturbé l'histoire génétique de 6 grands herbivores, déclenchant l'extinction ou la quasi extinction de larges populations de mammifères en 10 000 ans. Les résultats, publiés dans la revue Nature, permettent de reconstituer le puzzle de l'avenir des mammifères vivants actuellement alors que la planète est soumise à un réchauffement planétaire.

"Nos résultats invalident les théories soutenant une cause unique pour ces extinctions", explique l'auteur principal, le professeur Eske Willerslev du centre de géogénétique de l'université danoise. "Nos données montrent qu'il convient d'être prudent dans les généralisations concernant les extinctions passées et actuelles des espèces ; les impacts relatifs du changement climatique et l'empiètement humain sur les extinctions dépendent fortement de l'espèce étudiée."

Beth Shapiro, co-auteur et professeure agrégée de biologie à l'université d'État de Pennsylvanie (Penn State University) aux États-Unis fait remarquer que les 6 espèces en question, le rhinocéros laineux, la mammouth laineux, le cheval sauvage, le renne, le bison et le boeuf musqué, étaient en plein épanouissement au cours du Pléistocène(1).

"Cette période a été marquée par des fluctuations climatiques, à savoir de longs intervalles chauds appelés périodes interglaciaires, pendant lesquels le climat est similaire au climat actuel, suivis de longues périodes d'intervalles froids appelés périodes glaciaires, ou âges de glace", commente le professeur Shapiro. "Bien que ces animaux pourtant adaptés au froid prospéraient mieux pendant les âges de glace, ils parvenaient à trouver des endroits où le climat était juste ce qu'il fallait pour qu'ils puissent survivre pendant les périodes chaudes. Ensuite, après le pic du dernier âge de glace, il y a environ 20 000 ans, leur sort changea. Nous essayons de comprendre ce qui a provoqué ce changement. Pourquoi ces animaux n'ont plus trouvé de refuges sûrs où ils pouvaient survivre pendant les périodes plus chaudes ?"

Pour ce faire, les chercheurs ont compilé plusieurs données pour tester les théories expliquant pourquoi et comment le rhinocéros, le mammouth et le cheval sauvage ont connu une extinction alors que le renne, le bison et le boeuf musqué ont survécu.

"Une source d'informations que nous avons utilisée est l'ADN des animaux eux-mêmes", commente la chercheuse américaine. "Avec ces données génétiques, il a été possible d'estimer le moment et la manière dont les populations augmentaient et se réduisaient en fonction du climat et de la perte de climat."

Les données climatiques provenant des périodes glaciaires et interglaciaires, notamment les schémas des températures et des précipitations, ont également été compilées. L'équipe a également rassemblé des données archéologiques afin d'évaluer l'étendue de l'impact de nos ancêtres sur la survie des six espèces.

"Par exemple, dans les endroits où des ossements d'animaux avaient été utilisés pour la cuisine ou pour fabriquer des lances, nous savons que l'homme vivait à proximité et utilisaient les animaux pour ses besoins", commente-t-elle. "Même aux endroits où nous n'avons pas trouvé de preuves d'utilisations des animaux par l'homme, si les deux vivaient à proximité à la même époque, l'homme pourrait avoir influencé la survie des animaux."

L'équipe a découvert qu'à l'exception du rhinocéros laineux, dont l'habitat n'a jamais recouvert celui de l'homme, les cinq autres mammifères ont été soumis à l'influence humaine, notamment car nos ancêtres empêchaient les animaux de trouver des refuges alternatifs notamment à cause de l'expansion des populations humaines.

"En conclusion, il convient de retenir que lors du dernier réchauffement, lorsque la période glaciaire est passée à la période interglaciaire actuelle, un élément a empêché les animaux de faire ce qu'ils ont toujours fait, à savoir, trouver de nouveaux refuges, ou des territoires où maintenir leur population", conclut le professeur Shapiro. "Cet élément était probablement l'Homme".

Les résultats indiquent que bien que les périodes chaudes forçaient ces espèces à surmonter plusieurs obstacles, ce sont cependant les évènements évolutionnaires qui ont eu un impact plus important.

"Nous n'avons pas pu déterminer les modèles qui caractérisent les espèces éteintes, malgré la grande quantité de données analysées", commente l'auteur principal, Eline Lorenzen de l'université danoise. "Cela montre qu'il sera difficile pour les experts de prédire comment les mammifères réagiront au prochain changement climatique planétaire, en vue de prédire les espèces susceptibles de disparaître et celles qui survivront."

L'équipe d'experts était composée de paléontologues, de géologues, de généticiens et de modélisateurs spécialisés en climatologie d'Argentine, d'Australie, du Canada, de Chine, du Danemark, d'Allemagne, des Pays-Bas, de Norvège, du Panama, de Russie, d'Espagne, de Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Notes

  1. Période qui s'est étendue de - 2,58 millions d'années à - 11 400 ans BP environ et qui correspond aux cléèbres périodes galciaires et interglaciaires.

Référence

Lorenzen, E.D., et al. (2011) 'Species-specific responses of Late Quaternary megafauna to climate and humans', Nature, publié le 2 novembre. DOI: 10.1038/nature10574.

Auteur

© Communautés européennes, 1990-2012 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

10 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Stéphane à Bruxelles -

Nous savons de qui tenir. C'était avant les "peuples premiers" qui eux, ne nuisent en rien (Selon Michel Tarier)...

avatar Alain Grobon - Phuket - Thaïlande -

Cette thèse est très ancienne. Le journal LE MONDE l'avait exposée le 02.10.2004 dans les mêmes termes.

Un facteur qui n'est généralement pas pris en compte c'est la quasi SIMULTANÉITÉ de la disparition de ces grands mammifères en Amérique du nord, en Eurasie et même en Australie.

CITATION: "La mégafaune très diversifiée, comportait alors environ 150 genres d'animaux répartis sur tous les continents du globe.

Des mammouths, des mastodontes (cousins des mammouths), des paresseux, des machairodontes (félins à dents de sabre) et des castors géants peuplaient l'Amérique du Nord. D'étranges herbivores ressemblant à un croisement entre le cheval et le tapir parcouraient les plaines sud-américaines, raconte Anthony Stuart, professeur à University College (Londres), dans un numéro de Pour la science consacré à "La vie au temps des mammouths" (avril-juin 2004).

La faune australienne, quant à elle, était caractérisée par des marsupiaux et des kangourous géants à museau raccourci, de très gros oiseaux coureurs et l'énorme varan Megalania prisca, dont le poids approchait la tonne. A la même époque, mammouths et rhinocéros laineux, cerfs géants et ours des cavernes côtoyaient les lions et les hyènes tachetées en Europe et en Asie septentrionale.

Mais, il y a dix mille ans, les deux tiers de cette faune ont disparu, et ce de manière inégale selon les continents."
FIN de citation.

La mort de certains de ces animaux a été extrêmement rapide puisque l'on a trouvé des mammouths morts congelés debout sans qu'ils aient eu le temps d'avaler leur dernière bouchée d'herbe. Ce n'est certes pas un javelot aussi perfectionné soit-il qui puisse obtenir ce résultat !

Selon moi ce ne sont ni l'homme, ni le climat qui ont fait disparaître cette faune de façon soudaine mais un cataclysme, probablement la chute d'une comète associée à celle de nombreux autres corps célestes qui ont créé ce désastre dont la mémoire amérindienne se souvient, et qui a laissé des traces visibles sur le site de Carolina bay en Amérique du nord, il y a 12 000 ans.

Lisez la page Tradition Delaware - Le Walam Olum

Ici : http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=289&forum=14&a_p=1

Amicalement.

Alain

PS : Le Walam Olum est un ensemble de pictogrammes gravés sur des tablettes de bois plates puis remplis de peinture rouge, qui a été découvert au XIX ème siècle et interprété initialement comme la version amérindienne du déluge de la Bible, puis récemment comme relatant la grande destruction survenue par la chute d'une comète il y a 12000 ans, avec les conditions de la renaissance de l'Humanité qui s'ensuivirent.

avatar hervé -

Bravo Alain Grobon votre message est fort intéressant et remet les choses à leur juste place en minimisant le rôle de l'homme, tarte à la crème actuelle qui envahie tous les médias et la pensée de beaucoup d'écologistes et de bobos parisiens.

En ce qui concerne les astéroïdes voilà un vrai danger qui peut nous guetter à tout moment certes beaucoup sont répertoriés et ne sont pas un danger pour le moment.
Mais il y a toujours la possibilité d'une météorite inopinée non prévue qui peut survenir à tout moment et selon la taille alors là ce sera tout autre chose comme dégâts que ce petit réchauffement de la planète dont on parle d'ailleurs beaucoup moins actuellement car la crise a remplacé amplement les sujets qui nous faisaient peur il n'y a pas si longtemps. Un clou en chasse!

avatar PierreB -

quand même beaucoup d'incertitude dans les citations des scientifiques.

Combien y-avait-il d'humains sur terre il y a 20 000 ans ?

mais bon, tout est bon à prendre dés qu'il s'agit d'accabler ces *!%#! d'humains ... (la 1ère réaction est d'ailleurs très symptomatique)

avatar Bettina , Canada -

Analyse très intéressante Alain! Je penche aussi pour le cataclysme. Au début de la période intercalaire actuelle, peu de groupes humains partageaient le territoire des grands mammifères.
D'autre part, je se rait tentée de croire que ces énormes espèces, n'auraient pas survécu très longtemps car avec le recul, la plupart des mammifères ont perdu en taille en évoluant.
Je me questionne aussi sur la quantité phénoménale de ressources alimentaires que ces bêtes avaient besoin pour survivre et alimenter en énergie leur corps démesurés.

avatar Christophe Magdelaine -

hervé : je me permets de vous conseiller un peu de lecture sur les biocarburants, qui nuancera, je l'espère, votre optimisme "béat" que l'on croise dans nombre de vos commentaires sur ce site : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_theme.php?mot=Biocarburants

avatar hervé -

A Chritophe Magdelaine @ Tout à fait d'accord que la mode depuis Ziegler est de faire du biocarburant un épouvantail à moineau. Mais lorsque l'on avance des arguments cohérents il faut opposer d'autres arguments que ceux d'autorité.
Je pose une question simple ? Que fait-on des terres en friches des régions qui retournent à la nature par abandon de l'élevage et de l'activité agricole. ?
Il n'y a qu'à constater notre environnement par nous même lorsque l'on se promène en voiture pour constater que rien qu'en France il y a de vastes étendues retournées à l'état de nature par disparition de la paysannerie. Qu'attend-t-on pour y cultiver du biocarburant?
La vraie raison du désintérêt de cette source d'énergie est que le pétrole est encore trop bon marché.
Le jour où le pétrole viendra à manquer et ce n'est pas pour demain vous verrez comme les scrupules vont s'envoler.

Je vous rappelle que rien qu'au Brésil ils roulent à 80% avec un mélange d'éthanol et pétrole mais ils ont la canne à sucre toute l'année

avatar hervé -

A Christophe Magdelaine@

Vous serait-il possible lors du prochain "Planète Info" d'ajouter le sigle qui apparait de tant en tant "Soutenir ce site"
J'ai l'intention d'y participer. Cela fait bien trop longtemps que j'interviens et il est normal de faire un geste d'autant plus ce site est très bien construit

avatar Christophe Magdelaine -

Vous êtes le bienvenu Hervé : http://www.notre-planete.info/services/soutien_site.php

avatar René Voujeaucourt -

Alain,

le whalam Olum est une arnaque, c'est un faux.

http://en.wikipedia.org/wiki/Walam_Olum

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 09/11/2011   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos