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Des modèles climatiques confirment le changement climatique observé

2606 lectures / 8 commentaires06 octobre 2011, 10 h 16

effondrement_glaciaireEffondrement glaciaire
DR

Un nouveau modèle global développé par un consortium européen auquel participe le Cnr (Conseil National des Recherches) italien, permet d'estimer l'évolution future du système climatique et de mieux en comprendre les tendances historiques. Depuis 1850 les eaux océaniques, jusqu'à une profondeur de 300 m, se sont réchauffées de presque un degré, et la surface de la calotte glacière de l'Arctique a diminué de 3 millions de km2 ces dix dernières années.

Un modèle innovant à l'échelle globale permettra d'étudier l'évolution du climat de ces dix prochaines années, et ainsi alerter des impacts sur l'environnement et la société. Ce modèle s'appelle Ec-Earth et a été développé par un consortium européen d'universités et d'organismes de recherche, parmi lesquels l'Institut des sciences de l'atmosphère et du climat du Conseil National des Recherches (Isac-Cnr). Ec-Earth, coordonné par l'Institut météorologique hollandais (Knmi), réunit les modèles les plus récents, capables de représenter les mécanismes complexes qui régissent l'atmosphère, l'océan, la calotte glaciaire et la biosphère.

Les chercheurs Antonello Provenzale, Jost von Hardenberg et Elisa Pallazi, de l'Isac-Cnr, en collaboration avec le centre de calcul Caspur de Rome, auront d'ici peu terminé une première simulation de l'évolution climatique de la Terre de 1850 à 2009, ce qui a demandé 95 000 heures de calcul et produit 15 Terabytes de données. L'analyse détaillée des résultats et les projections pour estimer la variabilité climatique jusqu'en 2100, sont actuellement en cours de traitement. Ces résultats seront par la suite mis en commun avec les données récoltées par les autres équipes de recherche.

Comme le précise Antonello Provenzale : "Comme l'ont déjà révélé les mesures expérimentales, la simulation a confirmé l'augmentation de presque un degré de la température globale de la surface de la Terre ces 50 dernières années. De même, la température moyenne des eaux océaniques jusqu'à une profondeur de 300 m, a globalement augmenté de presque un degré, avec une amplification du phénomène ces 30 dernières années. Les résultats ont de plus mis en évidence le retrait de la calotte glacière, qui est passée, de plus de 8 millions de kilomètres carrés dans les années 50, à environ 5 millions en 2005, à la fin de la période estivale. Et les projections pour les prochaines décennies sont toutes plus décourageantes les unes que les autres : il est encore prévu une diminution. Adapté à l'Arctique, le modèle Ec-Earth sera d'une grande utilité pour intégrer les mesures que le Cnr est en train de recueillir sur la base de Ny Alesund".

temperatures 2009Modélisation des températures moyennes en 2009 à 2 m
© Ec-Earth

Le modèle a aussi été utilisé pour étudier les précipitations sur tout le globe (de 1850 à 2009), ce qui est fondamentale pour l'analyse du cycle hydrologique et de la disponibilité en eau. "Les précipitations sont très différentes d'une région à une autre, et sont une variante des plus difficiles à reproduire avec le modèle. En Europe, les valeurs maximales ont été enregistrées sur les côtes norvégiennes, en Ecosse, au sud de l'Islande et dans certaines parties des Alpes, où on arrive à presque 2000 millimètres de pluie par an, alors que l'on descend à moins de 1000 millimètres sur les rives italiennes de l'Adriatique, et environ 300 millimètres sur la côte méditerranéenne au sud de l'Espagne. Le modèle confirme aussi que les variations des précipitations dues au changement climatique montrent de fortes différences régionales, avec une tendance à rendre plus aride de grandes zones de la Méditerranée".

La région himalayenne, appelée le troisième pôle de la Terre pour la grande quantité de glace qu'on y trouve, est au centre d'études de modélisation, étant donné les mutations en cours et l'importance des fleuves qui y prennent leurs sources et qui fournissent de l'eau à plus de 1,5 milliard de personnes en Asie.

"La situation est complexe", explique Antonello Provenzale, "il y a un fort retrait des glaciers et des précipitations de mousson dans les zones à l'Est, des glaciers stationnaires ou même en expansion, et des perturbations hivernales venant de Méditerranée qui dominent les zones les plus arides du Karakorum, à l'Ouest." Les résultats fournis par Ec-Earth compléteront les études expérimentales conduites dans les stations de haute altitude du réseau Share du Cnr et du Comité Ev-K2-Cnr de ces zones.

"Le modèle globale Ec-Earth représente un instrument important, et son utilisation permettra de commencer en Italie, les activités de "climate services" recommandées par l'Organisation Météorologique Mondiale, et nécessaires pour une programmation efficace des mesures d'adaptation aux changements climatiques".

Source

Il clima: così è cambiato, così cambierà - Cnr

Rédacteur

Frederick Martin

Origine

BE Italie numéro 96 (5/10/2011) - Ambassade de France en Italie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67818.htm

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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8 commentaires

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avatar Sahiba -

OUI!!! Et alors, qui cherche à contrôler et changer la nature...? DEPUIS DES MILLÉNAIRES? LE CLIMAT NE FAIT QUE CHANGER! Il faut chercher autre chose que la couche d'ozone le CO2 etc....n'y aurait-il pas d'autres facteurs....?
De plus qui vivra verra!

avatar bry -

J'aimerais tout de même savoir pourquoi le GIEC et ses partisans imposent la terminologie "changement climatique" au lieu de "réchauffement climatique"qu'ils avaient mis en avant il y a une quinzaine d'années, çà sent fort la langue de bois.
Mais passons. Même en admettant qu'il y ait réchauffement climatique ET qu'il est principalement anthropique (ce dernier point est contesté par de trés nombeux scientifique), je ne suis pas convaincu que ce soit une mauvaise chose pour l'Homme : celà permettra peut être de mettre en culture les vastes étendues de Sibérie, Canada, Alaska, et ainsi nourrir la population humaine de 15 milliards dans 1 siècle.
Vous me direz, ce n'est pas trés écologique tout çà, et en effet çà ne l'est pas. Mais çà devrait réjouir les populationnistes de tous bords...

avatar craps languidic -

Et oui le Giec essaie désespérément de faire coller un modèle à la réalité des observations, et c'est pas gagné !

avatar Beetle WM -

ça c'est malin, tiens. On en est que là ? Comment se fait-il qu'on sache prévoir le climat du futur si on commence seulement a comprendre celui du passé ?

avatar Stéphane à Bruxelles -

Pourquoi des mesures aussi multiples et précises chiffrant des faits eux-même vérifiables provoquent-ils encore autant de déni et/ou de scepticisme?

avatar bry -

Pourquoi des mesures aussi multiples et précises chiffrant des faits eux-même vérifiables provoquent-ils encore autant de déni et/ou de scepticisme?


C'est la même chose pour le problème de la démographie mondiale, mais à l'inverse du "réch...oooups!changement climatique", il n'y a pas de "GIEC de la population" et de lobby mondial de lutte contre la surpopulation, bien au contraire...

avatar craps languidic -

il est bien évident qu'avant de prédire le climat dans 50 ou 100 ans, il fallait vérifier que les modèles utilisés collent à la réalité des mesures !
Donc j'en déduis simplement que toutes les prédictions effectuées jusqu'à présent étaient fausses !

avatar Jean-pierre Bardinet -

Tant que les modèles, aussi perfectionnés soient-ils, seront construits sans modèle général climatique intégrant tous les processus complexes du climat (cycle de l'eau, vapeur d'eau, ennuagement, échanges dynamiques d'air et d'énergie, grands courants marins, cryosphère, rayons cosmiques), tant qu'ils seront basés sur des hypothèses jamais validées (rôle pivot du CO2 sur T, rétroactions positives), et tant qu'ils ne sauront pas expliquer le passé, ni les 12 dernières années, ils ne seront pas crédibles. La terra incognita du climat est encore vaste, et ceux qui prétendent tout maîtriser nous racontent des sornettes....

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