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3148 lectures / 7 commentaires23 juin 2011, 14 h 59
L'année 2011 s'annonce comme une année particulière pour l'Observatoire de la Biodiversité des Jardins (OBJ) piloté par le Muséum national d'Histoire naturelle et l'association Noé Conservation.
Les spécialistes des papillons parlent de 2011 comme d'une année vraiment exceptionnelle tant la sécheresse a été intense et longue, sauf peut-être dans le Midi. Ils témoignent d'une situation contrastée : on observe, pour la période, une grande diversité d'espèces mais une faible abondance dans les milieux secs, alors que les papillons semblent plus abondants en milieu forestier. Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d'été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D'autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l'instar de l'azuré des cytises... !
Toutefois, les données transmises au Muséum national d'Histoire naturelle sur les papillons observés dans les jardins ne mettent pas en évidence une diminution des espèces communes par rapport aux périodes précédentes. Les nombres de papillons comptés dans les jardins au début de l'année 2011 sont comparables à ceux du début des années 2006 à 2010.
En revanche, on observe, depuis le lancement de la saison 2011, une participation des observateurs moins importante que les autres années. Cela pourrait traduire le fait qu'effectivement, les papillons sont moins abondants cette année : lorsqu'il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d'observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation. Les données qui nous parviennent proviendraient alors des jardins les mieux lotis, où le suivi est motivant, et donneraient une représentation biaisée de la réalité.
Pour en avoir le coeur net, une seule solution : effectuer des observations, y compris dans les jardins pauvres en papillons et transmettre ces données au Muséum national d'Histoire naturelle. Aussi l'OBJ compte fortement sur une mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible. Les données montrant une absence de papillons sont aussi importantes pour comprendre l'évolution des populations que celles montrant une forte abondance !
Quoi qu'il en soit, les conditions actuelles sont remarquables, et méritent des observations continues. En effet, avec le réchauffement climatique, de tels épisodes météorologiques exceptionnels pourraient être plus fréquents, et avoir un impact sur la biodiversité. Les suivis comme l'OBJ sont alors des outils irremplaçables pour comprendre ces effets.
Pour observer les espèces de votre jardin et participer à l'Observatoire de la Biodiversité des Jardins, inscrivez votre jardin et découvrez la démarche à suivre pour le relevé et le comptage via le site www.noeconservation.org ou sur le site vigienature.mnhn.fr. Pas besoin d'être spécialiste, de nombreux outils sont en ligne pour vous aider à déterminer l'espèce que vous avez sous les yeux ! À la fin du mois, saisissez vos données en remplissant un formulaire en ligne, elles seront transmises aux scientifiques du Muséum !
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Marc Piel, Paris -
Bonjour,
Je vous signale que je n'ai jamais vu autant d'abeilles solitaires en plein Paris, que cette année.
Cordialement,
Marc Piel
zantas51 -
dans mon jardin, plutôt sauvage, jamais traité, beaucoup de fleurs sauvages, cette année très peu d'abeilles, bourdons quasiment inexistants. Mais la floraison a débuté très tôt et a été très courte.
thierry.nancy -
quelque papillon blanc
bourdon et abeille avant juin
très peu en ce moment (beaucoup de pluie)
envahie de limace dans le jardin
et sur les mirabelles toutes tombent donc très peu cette année et déjà en train de jaunir 2 ans que mes tomates ne murisses pas
bleu_planete - Nièvre -
Ici, au bord de la Loire, beaucoup de papillons cette année. Bien plus que l'année dernière. C'est même plutôt anormal par rapport aux années précédentes. Mais l'été ne fait que commencer.
De rares libellules, bourdons et abeilles.
bouchet cruseilles -
Bonjour,
à Cruseilles en Haute Savoie, pas beaucoup de papillons, j'en ai vu un avant hier ( noir avec une tache rouge sur les ailes), par contre que de hannetons !
Jacques Fabry, avioclimatologue Provence -
Enfin un article scientifique humble, sincère, objectif et ouvert. Je tâcherai de contacter le muséum dès demain pour faire part de mes observations sur le terrain. http://www.eauseccours.com/article-un-ete-sans-insectes-76133044.html
François, Paris -
La sécheresse est un fléau qui ne touche pas que les campagnes et les agriculteurs ne sont pas les seul à devoir faire des efforts et de sacrifices pour préserver nos réserves en eau, les citadins aussi peuvent participer à l'effort collectif ! http://immoxygene.fr/2011/06/27/293-la-secheresse-touche-aussi-les-villes-les-citadins-doivent-etre-vigilants/
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