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Le 24 mars 1989 le pétrolier Exxon Valdez s’échoue en Baie du prince William en Alaska : 42 000 t de brut souillent plus de 2 000 km de côtes. Près de 15 ans après cette marée noire, la contamination se poursuit et la population de certaines espèces marines reste sous les niveaux d'avant la catastrophe.
Une contamination de faible niveau a diminué le taux de survie du saumon rose, de la loutre marine et du canard histrion, indique une étude publiée récemment dans la revue américaine «Science».
"Les changements indirects sont beaucoup plus nombreux que ce que nous avions prévu", explique Daniel Esler, de l'Université Simon-Fraser de Vancouver (Canada), qui a participé à l'étude.
Avant la marée noire de 1989, les recherches sur les effets des déversements de pétrole portaient surtout sur les impacts à court terme, comme le nombre d'oiseaux ou de mammifères marins morts. Le cas de l'Exxon Valdez a mené à une étude plus exhaustive des impacts.
Les chercheurs ont découvert qu'après une période de récupération rapide, effectuée en premier lieu, beaucoup de pétrole demeure dans les sables et les rochers, ce qui a permis aux contaminants de s'intégrer au fil des années dans la chaîne alimentaire.
Ainsi, dans certains secteurs, le nombre d'orques et de loutres de mer est en baisse. Et, dans le cas des loutres de mer, leur population a diminué de moitié depuis la catastrophe.
Les travaux, menés par Charles Peterson et ses collègues de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill démontrent qu'une telle catastrophe perdure des dizaines d'années après le drame et non pas seulement sur les mois qui suivent.
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Seize ans après la marée noire de l'Exxon Valdez, le drame continueAuteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)