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L'interdiction de sacs en plastique en Chine modifiera probablement les habitudes des consommateurs
Comment les arbres peuvent-ils éviter le stress ?
L'Europe propose d'interdire le commerce des produits dérivés du phoque
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Etude sur l’impact des changements climatiques sur la santé

5570 lectures / 1 commentaire15/12/2003, 15:09
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crédit : OMS
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires ont décidé de lancer une nouvelle étude de grande envergure sur les effets des changements climatiques sur la santé. Ses auteurs ont par exemple cherché à déterminer comment les phénomènes climatiques, la pollution de l’air et la contamination de l’eau et des aliments influent sur l’émergence des maladies. Ils proposent également à tous les pays des moyens efficaces de surveiller et de contrôler les conséquences des changements climatiques sur la santé.

L’OMS et ses partenaires publient également des principes directeurs qui devraient aider les gouvernements et d’autres organisations à suivre et à évaluer les effets des changements climatiques et à prendre des mesures pour y faire face.

D’après les derniers chiffres disponibles, les changements climatiques sont à l’origine de 2,4 % de tous les cas de diarrhée dans le monde et de 2 % des cas de paludisme. Par ailleurs, on estime qu’ils ont été la cause, en 2000, de 150 000 décès et de 5,5 millions d’années de vie perdues ajustées sur l’incapacité.

« Il apparaît de plus en plus nettement que les changements climatiques auront de profondes conséquences sur la santé et le bien-être des citoyens partout dans le monde. Nous devons nous attacher à mieux comprendre les effets qu’ils pourraient avoir sur la santé, en particulier sur celle des plus vulnérables, pour être en mesure de mieux gérer ces risques », a déclaré le Dr Kerstin Leitner, Sous-Directeur général de l’OMS pour le Développement durable et les milieux favorables à la santé.

« Jusqu’à présent, la plupart des mesures prises pour faire face aux changements climatiques étaient conçues pour donner des résultats d’ici 10, 20 ou 50 ans. Nous devons cependant agir pour protéger dès aujourd’hui la vie des individus », a ajouté le Dr Leitner.

Les résultats de cette étude sur les changements climatiques et la santé (Climate Change and Human Health – Risks and Responses) sont parus à l’occasion de la neuvième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques, convoquée à Milan (Italie). Cet ouvrage a été établi par l’OMS en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), et avec le soutien de la United States Environmental Protection Agency (EPA).

Par ailleurs, en collaboration avec Santé Canada et avec le soutien du PNUE et de l’OMM, le Bureau régional OMS de l’Europe (OMS-EURO) publie les principes directeurs mentionnés plus haut sur les moyens d’évaluer la vulnérabilité des individus et l’adaptation des services de santé publique aux changements climatiques.

La décennie des années 90 a été la plus chaude qui ait jamais été enregistrée et la tendance à la hausse des températures de la planète se poursuit. Cet été, par exemple, quelque 20 000 personnes ont succombé aux conséquences de la canicule qui a sévi en Europe.

Les précipitations aussi peuvent avoir un impact important sur la santé ; lorsque leur niveau est supérieur à la normale, l’eau stagnante qui s’accumule favorise la multiplication des moustiques et d’autres vecteurs de maladies, comme le paludisme et la dengue.

L’ouvrage décrit le contexte et les processus des changements climatiques, leurs conséquences effectives ou probables sur la santé et les mesures que devraient prendre les sociétés et les gouvernements pour y faire face, en mettant en particulier l’accent sur le secteur de la santé. Les spécialistes notent que, d’une manière générale, les effets des changements climatiques sur la santé devraient être essentiellement négatifs.

Les principes directeurs qui accompagnent cette publication fournissent, à l’intention des gouvernements, des organismes de santé publique et des institutions environnementales et météorologiques des pays industrialisés et en développement, des informations pratiques sur les moyens d’évaluer la vulnérabilité et l’adaptation aux changements climatiques et à la variabilité du climat aux niveaux régional, national et local. On y trouve une description de méthodes et d’outils aisément adaptables qui devraient aider à mieux comprendre la vulnérabilité actuelle et future de populations déterminées.

En savoir plus :

Lire le résumé de l’ouvrage (en anglais)

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Auteur

Organisation Mondiale de la Santé
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Tabeaud Paris - 07/02/2008, 15:48
Bonjour
il serait surement interessant que tu fasses reference a un livre qui vient de sortir
ecrit par Jean Pierre Besancenot
Notre santé à l'épreuve du changement climatique
Delachaux et Niestlé223 pages
car J PBesancenot y montre que les choses ne sont passi simples
et que le changement climatique est un bouc emissaire
je te joinsce resume

L’intérêt concernant les liens Climat/santé est nouveau, ; il y a dix ans on n’en parlait pas ; aujourd’hui le thème est renouvelé par le changement climatique : une place importante est accordée à la « menace sanitaire ».

En quoi le changement climatique modifie-t-il la santé ?
- d’une part, par les nouvelles conditions écologiques plus ou moins favorables à la survie de germes pathogènes, de vecteurs, d’effets parasitaires

- d’autre part par les effets exercés par le nouveau climat sur le fonctionnement des organismes humains (les maladies cardio-vasculaires en sont un bon exemple).

C’est donc une question légitime. Si le climat change, les répercussions seront multiples. Cinq points doivent être particulièrement signalés

1 Le sujet est souvent abordé de façon biaisée, les débats sont monopolisés par de faux problèmes. Ils privilégient des risques ténus ( ?) et passent sous silence de vrais dangers.
Le palud en région de climat tempéré a été éradiqué grâce à l’assainissement des marais et au DDT. Aujourd’hui, autour des aéroports des pays riches, lorsque quelques cas importés apparaissent, ils ne donnent pas lieu à des épidémies, parce que celles-ci sont maîtrisées par les services de soins. L’impact du palud est donc lié aux conditions économiques, au niveau de vie des populations d’un territoire donné.

A l’opposé les lechmanioses, qui sont transmises par des moucherons vivant dans des conditions thermiques et hygrométriques précises, s’étendent en France du sud-est depuis les quatre foyers initiaux vers l’ensemble des départements au sud de Lyon…Or, on n’en parle pas…

2 La santé est depuis toujours un sujet idéal pour faire peur et se faire peur. S’il est évident qu’une élévation de température va faciliter la multiplication de nouveaux vecteurs, elle va entraîner aussi des disparitions, les efforts d’adaptation demandés à certaines espèces étant au-dessus de leurs possibilités.
Les maladies hivernales, qui sont celles qui en France s’accompagnent de la plus forte surmortalité (9 000 morts en janvier 1985), devraient être moins mortifères compte tenu du réchauffement climatique.

3 La santé est une grande absente des modélisations sur les conséquences du changement climatique parce que la notion d’adaptation est difficile à introduire dans les modèles car elle est complexe : physiologique, technologique, comportemental. Par exemple, au bout d’un dix ans environ, les individus s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques du lieu où ils vivent. C’est avec 41°C à Séville et seulement 27°C à Bruxelles, qu’un résident commence à ressentir les premiers signes de « coup de chaleur ».

4 La tentation de tout rapporter au climat : la part du changement climatique est largement surévaluée lorsqu’apparaît une épidémie. Tel est le cas de l’épidémie de palud en Ouganda en 1994. Or une analyse précise montre que dans les trente dernières années la température est restée stable. Mais que l’accroissement de population a conduit à défricher puis cultiver des fonds de vallée autrefois occupés par des marais à papyrus. Comme les papyrus sécrètent à la surface de l’eau un corps gras qui empêche le renouvellement des moustiques, le vecteur n’existait pas tant que les bas fonds étaient des marécages. Mais ce constat suppose un travail de terrain et le déclin alarmant du nombre de spécialistes des vecteurs, les entomologistes, fait craindre pour l’avenir

5 Enfin, on raisonne comme si le climat et le temps météorologique agissaient mécaniquement sur les hommes sans référence aux pratiques culturelles, aux conditions économiques et techniques… Il devrait être « aisé » de commercialiser un vaccin contre le palud qui éviterait un million de morts par an… mais cela concerne principalement les pays pauvres ! En France, le vieillissement de la population sera le facteur de vulnérabilité numéro un à l’avenir : 4,5 à 5 millions de Français auront plus de 65 ans en 2050.

En conclusion, il faut souligner que le changement climatique ne s’exprime dans un territoire qu’au travers de ces déterminants socio-économiques, démographiques, et culturels. Il ne suffit donc pas d’accumuler les connaissances, il faut en tirer les conséquences et apprendre à vivre avec « le nouveau climat ». Comme « le pire est le pire quand il prend par surprise », la prévision, la prévention sont au cœur du sujet.
Il faut donc développer des systèmes d’alerte précoces et utiliser le climat de façon à s’y adapter, tout en établissant un maillage serré des surveillances sanitaires nécessaires. On voit aujourd’hui des problèmes qui s’aggravent et en particulier les maladies parasitaires liées à la crise de l’entomologie médicale.
Si l’INVS et l’INSERM sont très opérationnels pour les maladies infectieuses et parasitaires, ce n’est pas le cas pour toutes les maladies qui menacent les Français.


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page mise à jour le 07/02/2008, 15:48
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