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La civilisation du toujours plus : est-il trop tard pour sauver la planète ?

7869 lectures / 70 commentaires27 avril 2011, 17 h 29

Terre_citronDR

"Les problèmes du monde ne peuvent pas êtres résolus par les sceptiques ou les cyniques dont l'horizon est limité par les réalités évidentes. Nous avons besoin d'hommes capables d'imaginer ce qui n'a jamais existé (...) Le changement est la loi de la vie. Et ceux qui ne regardent que dans le passé ou le présent sont certains de rater le futur (...)" John Fitzgerald Kennedy

La planète va mal ! Nous sommes à la fin d'un cycle civilisationnel celui de l'abondance et de la consommation débridée de l'Occident. Cette errance énergétique a été le paradigme d'une croissance construite sur la négation de la nature et du développement du tiers monde. Résultat des courses des inégalités abyssales en terme de développement de consommation d'énergie entre le nord et le Sud.

La mondialisation laminoir est en train de casser les dernières défenses immunitaires des pays vulnérables, d'une part en leur soutirant d'une façon ou d'une autre au besoin par une démocratie aéroportée leurs ressources énergétiques et minières pour le plus grand bien d'un capitalisme prédateur et sans état d'âme se jouant de tout, et de toutes les peurs, dressant les uns contre les autres et en définitive par cette consommation débridée et dangereuse pour la planète et les hommes, elle précipite l'humanité vers le chaos.

Un petit nombre d'Etats veut imposer une vision du monde basée sur le postulat de Hobbes de la guerre de tous contre tous et ceci au nom de la dictature du marché qui sous tend un néolibéralisme sauvage qui fait fi des aspirations des peuples de leurs identités de leurs espoirs et de leurs spiritualités. Rien ne doit s'opposer à la mondialisation néolibérale dont le moteur est justement l'énergie ; Cette énergie consommée d'une façon débridée et qu'il faut à tout prix avoir au besoin par la force et ceci pour un maintenir un niveau de vie illusoire et intenable. Cela ne se fait pas sans dommage ! Tous les conflits actuels ont comme sous-bassement des conflits pour l'énergie et accessoirement pour l'idéologie qui est souvent religieuse ,du fait que les deux tiers des réserves pétrolières et la moitié des réserves de gaz sont dans les pays musulmans.

Ceci dit il se pose un véritable problème de rupture civilisationnel avec le mythe de la puissance infinie de l'homme en face de la nature. Fukushima nous invite à être modeste, car l'homme a délivré le feu de l'enfer et peine à le maitriser. Les nuages radioactifs mortels n'ont  pas besoin de visa pour cette mort silencieuse et invisible. 

Le déclin du pétrole

Pour ajouter à l'anomie du monde, le déclin inéluctable du pétrole est en train de bouleverser cet appétit de consommation que rien ne peut satisfaire. Dans “49 ans”, il pourrait ne plus rester de pétrole exploitable sur Terre,“même si la demande n'augmente pas”, prévient la banque HSBC dans un rapport de prospective publié le 22 mars "Nous sommes convaincus qu'il ne nous reste qu'une cinquantaine d'années de pétrole", insiste, dans une interview accordée à CNBC, par Karen Ward, de senior global economist (1).

Sadad al-Husseini, un géologue et ancien directeur d'exploration de l'Aramco, la compagnie de pétrole nationale des Saoudiens, a rencontré le consul général des USA à Riyadh en novembre 2007 selon un cable diplomatique publié par Wikileaks et lui a révélé que la capacité de l'Aramco ne pourra jamais atteindre la production de 12,5 millions de barils par jour. Selon ce cable de Wikileaks, le pic pétrolier de l'Arabie Saoudite est prévu pour 2012. C'est un fait, nous allons inéluctablement  vers la fin des énergies fossiles et notamment du pétrole. Soit on organise cette mutation, soit on la subit. Les choses vont changer de gré ou de force. Et si c'est de force, par la raréfaction, les prix vont augmenter très brutalement... L'Occident  a trouvé la parade au manque d'énergie : les biocarburants . Pour cela il affame les vulnérables en convertissant le maïs. Un plein de voiture (225 kg de maïs) suffit à nourrir un sahélien pendant une  année. Le mythe des schistes bitumineux et des hydrates, c'est le bilan énergétique qui prime. la technologie ne peut changer la géologie des réservoirs La production imite la découverte avec un certain retard (5 à 10 ans), mais est contrainte par la demande Les découvertes mondiales de pétrole ont culminé dans les années 60. Le pic du pétrole peut être un plateau ondulé si l'économie mondiale entre en crise, ce qui est probable. La production mondiale de gaz  [gaz non conventionnels compris] culminera après le pétrole, mais une pénurie locale de gaz est probable en Europe, bien avant la pénurie de pétrole.

Mieux encore il nous annonce la venue de ce qui va sauver la planète. Ainsi, on a beau parler de véhicules électriques (VE) la production ne démarre pas, en 2008 les VE devaient sortir des chaines de montage en masse, puis ce fut 2010 maintenant 2012, rien n'y fait même à 120$ le baril le bon vieux moteur à explosions restent le plus rentables pour les industriels et les consommateurs, le système actuel est sur la corde raide car il n'existe pas d'énergie aussi compétitives que le pétrole. Le jour ou Les pays industrialisés s'inquiéteront vraiment du pic on sera en réalité déjà très loin de l'autre coté de la courbe de King Hubbert ce géologue de l'US Géological Survey qui avait « prédit » par calcul le peak oil des Etats-Unis en 1972. Prophétie qui eut lieu.

Les changements climatiques : le danger permanent

Les émissions de CO2 "ont atteint un niveau dangereux" pour James Hansen, qui dirige l'Institut Goddard d'études spatiales de la Nasa. Il estime que le réchauffement climatique plonge la planète dans la crise et que le secteur énergétique tente d'en cacher l'ampleur au public. "Les émissions de CO2 dans l'atmosphère ont d'ores et déjà atteint un niveau dangereux" à 385 particules par million, ce qui représente un "point critique", a expliqué le spécialiste du climat. Le réchauffement climatique a accru l'intensité des pluies diluviennes et des inondations dans l'hémisphère Nord au cours de la seconde moitié du 20e siècle, selon deux études récentes publiées par la revue Nature et établissant un lien direct entre le changement climatique et son impact sur des événements météorologiques extrêmes. Sachant que nous avons émis en 2010 environ 50 gigatonnes de gaz à effet de serre, cela signifie que nous devons descendre à 15 gigatonnes d'ici 40 ans pour empêcher un dérèglement massif du climat. Si la demande mondiale continue à augmenter au rythme actuel, ni les fossiles, ni le nucléaire, ni les énergies renouvelables ne pourraient y répondre. Il faudrait les ressources de quatre planètes. Donc le premier effort doit porter sur les économies d'énergie, la réduction très forte de consommation des pays riches.

Le démon de l'atome : une guerre contre l'humanité

Le 6 avril, Reuters signalait que "le noyau du réacteur nucléaire de Fukushima au Japon est entré en fusion et a traversé la cuve du réacteur". Mieux le 16 avril Tepco qui gère les centrales disait qu'il lui faut de 6 à 9 mois pour pouvoir arrêter les réacteurs. On peut penser qu'entre-temps, ils polluent à qui mieux mieux...? Bien pire, en fait, parce que le matériau du coeur en fusion brûle ensuite de manière incontrôlée à travers la fondation en béton, ce qui signifie que tous les paris sont ouverts. (…) En fait, les cartes de radioactivité de l'Institut norvégien pour la recherche atmosphérique (NILU) confirment une contamination sur la côte ouest, le Midwest et l'Ouest du Canada, et dans certaines régions plus élevée qu'au Japon. De I'iode-131 radioactif dans l'eau de pluie échantillonné près de San Francisco a été trouvé à plus de 18 000 fois au-dessus des normes fédérales de l'eau potable. Il fait aussi son apparition dans le lait. (…) Moret a cité deux éminents scientifiques en nucléaire qui ont déclaré publiquement que le nord du Japon (un tiers du pays) est inhabitable et doit être évacué. Le Dr Chris Busby est l'autre, le spécialiste des rayonnements ionisants. Le 30 Mars, il a dit à la télévision Russia Today que la contamination de Fukushima causera au moins 417 000 nouveaux cancers (2)

L'humanité est  à un tournant

Les  grandes crises comportent, écrit Leonardo Boff, de grandes décisions. Il y a des décisions qui signifient la vie ou la mort pour certaines sociétés, institutions ou personnes. La situation actuelle est celle d'un malade auquel le médecin dit : ou vous contrôlez votre taux élevé de cholestérol et votre tension ou vous devrez vous attendre au pire. Vous choisissez. L'humanité entière a de la fièvre et est malade ; elle doit décider : ou bien continuer à un rythme hallucinant de production et de consommation, garantir toujours la croissance du PIB national et mondial, rythme hautement hostile à la vie, ou bien regarder en face d'ici peu les réactions du système-terre qui a déjà donné des signes clairs de stress global. »(3)

"(…)  Mais ce que nous craignons c'est, comme beaucoup de scientifiques l'annoncent, un changement subit, brusque et radical du climat qui éliminerait rapidement beaucoup d'espèces et serait un grave péril pour notre civilisation. Les informations de l'IPPC de 2001 faisaient déjà état de cette éventualité. Celles de la "U.S. National Academy of Sciences" de 2002 affirmaient que "des preuves scientifiques récentes montrent un changement climatique accéléré et de grande ampleur. Le paradigme nouveau d'un changement soudain dans le système climatique est bien établi par la recherche depuis maintenant 10 ans. (…) Si cela nous arrivait nous aurions à affronter une hécatombe environnementale et sociale aux conséquences dramatiques. (…) Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique". (3)

Michel Rocart, Dominique Bourg et Floran Augagneur avertissent l'Occident et sa technologie sur sa fuite en avant : "Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine..(…) Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur.  (…)  Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir".(4)

Enumérant  les conséquences de cet autisme, ils écrivent : "Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... Produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits. L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. (…) Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir,   L'idéologie du progrès a mal tourné. (…) Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage"(4) .

Stéphane Foucart s'interroge lui  aussi sur l'impuissance de l'homme vis à vis d'une technologie qu'en définitive il ne maitrise pas : "Les médias en font-ils trop ? Ici ou là se lèvent quelques voix pour relativiser le désastre en cours dans la centrale de Fukushima 1. Ensuite, force est de reconnaître que d'autres sources d'énergie sont bien plus dangereuses que l'atome.  (…) Car ce qui se joue dans la centrale nippone n'est pas seulement un accident industriel de première grandeur. C'est, aussi, un accident de civilisation. Depuis la fin du XIXe siècle, l'Occident s'est affirmé comme la civilisation techno-scientifique par excellence, proposant ou imposant au reste du monde un mode de développement fondé sur l'innovation technologique comme principal moteur de croissance économique. Parce que nous l'assimilons de manière univoque au progrès humain, le progrès technique prime sur toute autre considération - politique, sociale, morale -, exception faite, parfois, des situations dans lesquelles l'humain lui-même devient en quelque sorte un matériau expérimental (cellules souches, procréation assistée, etc.)".(5)    

L'Homme en  Occident  s'est cru invincible vis-à-vis de la nature. L'idéologie du progrès a ses limites. "Cette prééminence de la techno-science écrit Stéphane Foucart  repose sur un contrat tacite : la promesse de domination de la nature et de maîtrise du monde.   Car, dans les opinions occidentales, la technophobie, minoritaire mais émergente depuis quelques années, tient surtout à la crainte de voir cette promesse non tenue, à la crainte que les créations techno-scientifiques n'échappent à leurs maîtres. De fait, le rejet de la techno-science apparaît surtout lorsqu'une technologie agit de manière invisible, qu'elle porte en elle le risque de devenir ubiquitaire et qu'elle semble pouvoir s'émanciper de son créateur ou échapper au contrôle du tout-venant. La technophobie récente concerne surtout l'ingénierie génétique et les nanotechnologies : ce sont, à chaque fois, les mêmes ressorts qui sont à l'oeuvre.  ... On s'inquiète aussi d'une perte de contrôle des individus sur cette matière vivante modifiée, qui devient par la grâce des brevets la propriété de grands groupes industriels. A Fukushima 1, que voit-on ? La matérialisation de toutes ces craintes, la preuve tangible qu'elles sont fondées : les événements échappent non seulement à la perception de tout un chacun, mais aussi au contrôle des élites techno-scientifiques. Les coeurs des réacteurs, partiellement fondus, semblent avoir acquis une sorte de vie autonome.(3) 
"Les mots le disent : nous sommes entrés en conflit armé avec notre créature.  (…) Dans la centrale japonaise, c'est la promesse de maîtrise du monde et de contrôle de la nature qui part en fumée. (…) C'est toute la notion occidentale du progrès humain comme fonction linéaire du progrès que cette catastrophe nous invite à repenser".(5)

Le bonheur est désormais assimilé à la consommation. Jamais au cours de l'histoire il n'a été produit autant de richesses, mais 80% des ressources de la planète sont consommées par seulement 20% de la population. Notre économie veut que nous fassions de la consommation notre mode de vie, il nous faut consommer, toujours plus, nous sommes la civilisation du « prêt-à-jeter » "La science, disait le biologiste Jean Rostand, a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes." Nous sommes prévenus depuis si longtemps. Toute "civilisation" ne porte-t-elle pas son programme de destruction ? Miser, notre société ne fait que cela miser, à tel point qu'elle génère la misère. Et quand elle perd, elle demande le remboursement de son ticket. Et c'est toujours les mêmes qui paient et toujours les mêmes qui jouent !

Comment peut-on parler de développement durable tout en augmentant les budgets de l'armement ? Sommes-nous à ce point abrutis que nous ne puissions voir l'absurdité de leurs propositions. Sommes-nous en tant que citoyens du monde, quel que soit notre latitude à ce point résignés ?. Le néo-libéralisme avec ses  intellectuels organiques et ses médias main-stream,  nous font perdre la virginité de l'esprit, "la naïveté" cette créativité à l'état brut. Ceux qui nous ont forcés à en arriver là ne sont pas ceux qui nous en sortiront. Il nous revient donc la responsabilité de trouver la force et de récupérer les moyens de nous en sortir.

Pourtant il existe une possibilité de s'en sortir en tant qu'humain en allant vers le développement durable, en partageant, en évitant les technologies non dangereuses, respectueuses de l'environnement, en allant vers la sobriété énergétique et la frugalité, en respectant les rythmes de la nature. Misons sur un avenir apaisé, misons sur le développement durable. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d'une économie du bonheur. » Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer. L'Humanité est une, elle a pris son essor à partir d'une Eve qui est née il y a quelques millions d'années dans la corne de l'Afrique. Que nos querelles sont vaines !!

Notes

  1. Plus de pétrole dans 50 ans, prévient HSBC ;  04/2011
  2. S.Lendman ; Fukushima est entré en fusion, c'est confirmé
  3. Leonardo Boff Le passage difficile - Le Grand soir, 26/02/2011
  4. M. Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur Le genre humain, menacé - Le Monde, 02/04/2011
  5. Stéphane Foucart ; Fukushima, un accident de civilisation 09/04/2011

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ancien Professeur associé à Toulouse Consultant Conférencier

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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70 commentaires

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avatar Maharshi -

L'homme est une absurdité de la création!Le plus intelligent sur cette planète,mais le plus grand prédateur et le plus fou...
Quand allons nous détruire notre égo qui,primo,n'existe pas et deuxio est le responsable du chaos sur la terre.
Avons nous oublié l'enseignement de Bouddha,les magnifiques révélations de Ramana Maharshi:gloire éternelles soient rendus aux vrais sages.
Ce sont eux qui devraient être placés aux plus hauts postes des pays,au lieu de fous sanguinaires,de basse évolutions spirituelles.
Mais soyons rassurés,malgré probablement de grands bouleversements,un jour viendra où des SAGES porteront l'AMOUR au plus haut degré.OM MANI PEME OUM.

avatar robin des bois st pierre du perray -

l'homme est une erreur,le seul animal à faire la guerre,à détruire les espèces vivantes,à détruire son environnement,enfin un animal maléfique,il doit dispataitre

avatar Pierre Payen Dunkerque -

Ne soyons pas pessimistes ! (Le masculin neutre sera utilisé)

Si nous étions réellement « logiques » (rationnels), avant tout jugement, nous prendrions le plus grand soin d'essayer de bien définir le « référentiel » adopté puis de vérifier la valeur de notre protocole d'analyse (c. à d. d'expérimenter la cohérence de « l'axiomatique » élaborée)

Nous pratiquons le plus souvent la démarche inverse quand nous ne nous contentons pas de partir de « midi à notre porte » en rejetant tout ce qui nous importune !

1) Tout ce qui est en mouvement régulier est quasiment cyclique (respiration, alimentation, sommeil, etc. !) mais est perturbé épisodiquement par des moments de rupture ou de discontinuité. V. la mécanique quantique !

Si la mort n'existait pas, ne faudrait-il pas l'introduire ?

Yves Coppens évaluait l'année passée le nombre des naissances à environ 80 milliards d'individus !

Seuls les écosystèmes peuvent gérer la perpétuation de la vie dans un milieu fermé !

Si nous avions assimilé cette notion de « cycle » pourtant omniprésente, notre priorité serait l'aménagement au mieux de toutes les séquences du cycle de la vie, notamment de la vieillesse et de la mort !

Certains croient que la vie se termine par un échec absolu : le néant !

Les animaux éprouvent la même sensation ou plutôt leur cerveau reptilien logeant leur instinct de survie les pousse à repousser la mort !

(Heureusement, sinon ils ne feraient pas long feu au milieu des obstacles de la Nature !)

Nous bénéficions en plus d'un cerveau des émotions (Il se trouve chez tous les mammifères) et d'un « néocortex » qui, seul, permet d'imaginer, d'anticiper, d'analyser, de prendre du recul, d'abstraire, de réfléchir !

Pourquoi ne pas en profiter ? !

Par ex., en maths, on a démontré lors de l'étude des espaces vectoriels qu'un élément structuré dans une dimension « n » ne pouvait pas concevoir ce qui se passait dans un espace de dimension supérieure « n+1 ».

Ainsi, la bactérie, la poule, ne peuvent imaginer notre monde et ses complexités et ses règles … qui pourtant existent !

Notre civilisation s'est construite sur la « peur de la mort » !
D'où l'esclavage puis le système d'exploitation de l'homo sapiens par l'homo sapiens !

Le terme homo sapiens est plus en adéquation avec notre statut dans le sens où l'expression « La dignité humaine » permet de différencier l'homo sapiens de l'homme vrai !

Acceptons-nous de vivre seulement dans la « dignité » ou comme les autres animaux ? !

*Il apparaît donc que notre petit cerveau ne peut pas être capable de savoir ce qui se passe après la mort !

Même s'il existe une Après-vie, il est impossible de la deviner !

On peut juste parier … !

(Il serait tentant de parler de la notion de symétrie, de probabilité, de la théorie mathématique des jeux associée à la distribution de Pareto mais cela ne semble pas ici primordial)

2) L'explication de Freud concernant la transformation du stade de l'adolescence à celui de l'adulte est intéressante.

Elle passe par le meurtre symbolique du « Père », c. à d. par l'émancipation des anciennes normes dépassées, obsolètes, avant un nouveau départ vers la recherche de la sagesse.

Ne nous conduisons-nous pas comme des « adulescents » tout fous, jouant « toujours plus » les apprentis sorciers, pratiquant la fuite « toujours plus » en avant vers le « paradis terrestre » promis par les rationalistes ? !

N'avons-nous pas tendance à suivre le « principe de plaisir » (une tâche du cerveau des émotions) au détriment du « principe de réalité » via l'analyse néocorticale ? !

Dans ce cadre précis, ne devons-nous pas un jour nous écraser contre ce mur des réalités ? !

Et les quelques survivants pouvoir enfin évoluer ? !

3) Une dernière hypothèse d'ordre de la mathématique appliquée (employant les fractales) démystifierait notre destin si elle se révélait juste !

A signaler un ouvrage : " Les arbres de l'évolution " éd. Hachette Sciences - littératures 2000

(Un résumé ou une présentation)

Tous les grands systèmes, comme la vie, l'Univers ou les Sociétés, ont d'importants points communs : « Ils évoluent tous vers la complexité, sont sujets à des ruptures brutales, connaissent des phénomènes d'accélération … ».

Forts de cette idée, trois chercheurs, Laurent Nottale, astrophysicien, Jean Chaline, paléontologue, Pierre Grou, économiste et sociologue, ont réuni leurs réflexions et leurs efforts.

Le résultat ?

La découverte que des lois d'échelle universelles gouvernent peut-être l'évolution de la Vie, de l'économie ou du Cosmos.

Révolution épistémologique, étape majeure de la science, perspective vertigineuse ?


Ils se sont contentés d'émettre une hypothèse : si nous suivions les schémas évolutifs des dinosaures, des rongeurs, des chevaux, des primates, des échinodermes, des tremblements de terre, des krachs boursiers, etc., nous devrions rencontrer probablement avant 2080 la transformation la plus importante que toutes celles que l'homme moderne a connues depuis son apparition (c. à d. le néolithique).

Les changements qui en découleraient pourraient affecter globalement l'arbre évolutif …


Présentée autrement, cette hypothèse formulée en l'an 2000 repose sur la théorie des fractales …

En 2000, elle n'était vraiment qu'une simple possibilité conditionnelle !

En 2005, les résultats d'une étude comparative de notre génome et de celui du chimpanzé ont confirmé ou révélé (selon … !) une différence d'environ 1 % !

Alors que c'était l'occasion « miraculeuse » de prendre enfin conscience de ce que nous étions vraiment : des sortes de « bonobos boostés », de mettre les pendules à l'heure, de repartir d'un bon pied, le silence assourdissant a suivi !

-Les croyants ne pouvaient admettre que leur Dieu (L'homme étant à son image) n'était que …. !

-Les rationalistes, pour qui l'homme est un dieu en devenir capable d'établir le paradis terrestre, ont préféré la politique de l'autruche !

-Ce pataquès plus qu' h é n a u r m e eut le mérite de montrer que l'homo sapiens n'est pas un animal évolutif mentalement, qu'il empruntera donc la trajectoire de ses collègues !

C. Q. F. D. ? !

L. Nottale est un spécialiste des fractales et directeur de recherches au CNRS, J. Chaline est directeur de recherches en Biogéosciences de l'Université de bourgogne, P. Grou enseigne les sciences économiques à l'Université de Versailles-Saint-Quentin.








avatar Soi annecy -

à Pierre payen
Comment parler beaucoup pour ne pas dire grand chose!
Arrêter donc votre grandiloquence:l'homme ne peut pas savoir ce qui se passe après la mort?
Allons donc,lisez donc le livre des morts tibétains où des grands maîtres expliquent précisément ce qui se passe au moment,pendant et après la mort.

avatar Grisenka -

Robin des bois : "l'homme doit disparaitre"
Cela revient à souhaiter la mort de 6 milliards de personnes. Hitler n'était qu'un petit joueur.
Par ailleurs, l'homme n'est pas le seul à faire la guerre : chez les insectes, par exemples, la guerre est chose courante.
L'homme n'est pas le seul à détruire son environnement, une nuée de sauterelle, par exemple, ne laisse pas grand chose derrière elle.

avatar Michel Tarrier -

Il est évidemment trop tard !
Lisez mes livres, la cause est entendue !

avatar Dufeu Vinsobres -

Entièrement d'accord avec vous "Robin des Bois" L'espèce humaine est bien la seule et unique espèce nuisible de La Terre. Elle aura réussi à tout détruire,elle ne fait que scier la branche sur laquelle elle est assise. Sa future disparition est proportionnellement liée à la rapidité de sa prolifération. Quand on parle de disparition certains évoquent la mort de 6 milliards (en réalité c'est plus);Ceux là déforment toutes les paroles et racontent n'importe quoi: Il ne s'agit "en aucun cas" de tuer mais "d'arrêter la production". Que ceux là réfléchissent un peu!! Mais il est vrai que comme la "production" continuera de plus belle et donc, comme le dit si bien Mr. Michel Tarrier: "Il est évidemment trop tard,la cause est entendue.

avatar Dufeu Vinsobres -

Mr. Pierre Payen: Vous êtes certainement plein de bonnes intentions et surement beaucoup plus savant que moi,je n'en doute pas un seul instant. J'ai malgré tout réussi a aller jusqu'au bout de votre exposé!!! (ouf!!). Mais je pense que vous compliquez trop les choses,moi,à mon petit niveau,j'essaie d'être simple et surtout,logique,un seul exemple: On s'inquiète pour l'eau,mais que je sache il y en a toujours autant: Prenez un bassin avec par exemple 200 litres d'eau,mettez 10 personnes autour,tout le monde peut vivre normalement,puis au fil du temps,mettez 200 personnes autour du même bassin; Il y a toujours les 200 litres d'eau mais il y a semble t-il pénurie?? A votre avis qu'y a t-il en trop?? Oui je sais,je ne suis qu'un être frustre et simpliste.

avatar Arcticman -


Prenez un bassin avec par exemple 200 litres d'eau,mettez 10 personnes autour,tout le monde peut vivre normalement,puis au fil du temps,mettez 200 personnes autour du même bassin; Il y a toujours les 200 litres d'eau mais il y a semble t-il pénurie?? A votre avis qu'y a t-il en trop?? ________________

faux, il y a deux solutionsn soit le bassin est approvisionné en permanence et dans ce cas il n'y a pas pénurie ce sera seulement un peu plus long pour que tout le monde se serve, soit il n' l'est pas et dans ce cas même avec 10 personnes on ne va pas loin

avatar Dufeu Vinsobres -

"artitruc" (masqué) C'est vous qui avez tout faux l'eau ne vient pas comme cela à la demande; il y a UNE quantité, sur et autour de La Terre, et on ne la gonfle pas comme cela selon son bon vouloir contrairement à la prolifération de l'espèce humaine.L'histoire du bassin est une illustration que manifestement,vous n'avez pas saisit.

avatar Arcticman -

@ Dufeu

J'ai simplement souligné le caractère erroné de ton exemple rien de plus, De l'eau il y en a bien assez pour abreuver deux fois plus de monde seulement elle ne tombe pas toujours au bon endroit au bon moment et dans les bonnes quantités. Après le gaspîllage qu'on ent fait c'est autre chose, une femme targui se lave entièrement avec un demi litre, tu en gaspilles combien avec ta douche quotidienne ?

avatar Dufeu Vinsobres -

"articchose" (toujours masqué)Je ne répondrai plus à (VOS) commentaires autant érronés que fallacieux car voyez (VOUS), je n'envisage de discuter qu'avec des gens polis.

avatar Pierre Payen Dunkerque -

Messieurs Soi annecy, Dufeu Vinsobres, et autres.

Voua avez tout à fait raison !
A chaque fois que j'ajoute un commentaire, je sais que je tombe dans le piège :

« L'homme qui parle ne sait pas, l'homme qui sait ne parle pas ». Lao-Tseu
« Connaître ce n'est pas connaître, voilà l'erreur!
Ne pas connaître c'est connaître, voilà l'excellence! »

ALORS AMUSEZ-VOUS BIEN !
Vous êtes géniaux ! Je confirme ² !

avatar stacy, Bordeaux -

magnifique article........ il faudrait peut être en parler au info et informer les individus qui ne veulent pas comprendre .......... ps : je retiens ...... : ''les nuages radioactifs mortels n'ont pas besoin de visa pour une mort invisible et silencieuse '' superbe phrase

avatar j marc 68 -

luc 21 :26 evangile: tandis que les hommes defaillieront par peur et attente des choses venant sur la terre habitee.

avatar Rasalhague 07 -

Voir aussi :
http://stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article35

avatar Julien Arnaud -

******* Comme les critiques sur les méfaits de « l'homme » vont fuser pendant bien 200 à 500 commentaires : faisons absolument la différence entre "NOTRE CULTURE" destructrice qui a colonisé la planète (sédentaire, monothéiste, matérialiste, croissantiste, guerrier) et "L'HOMME", terme qui englobe aussi d'autres cultures de la même espèce (primitifs/indigènes), pacifiques , durables et pas moins « Hommes » que nous. Ne nous trompons pas d'ennemi. *******


http://kamaraimo.free.fr/Ishmael/Education/Writings/littletrain.cfm.htm

avatar Julien Arnaud -

******* http://www.youtube.com/watch?v=5VLZsmaW3JU *******

avatar Julien Arnaud -

@Pierre Payen, ravis de vous (re)lire.
Vos commentaires sur un article (ici même) où Frank Fenner annonçait « l'humanité va s'éteindre avant la fin du siècle » m'avaient beaucoup inspiré ;-)

avatar Lu Nanterre -

Le piège de la vie...la mort. Celle de l'humanité. Tout est dans la démographie. Il faudrait qu'elle soit constante. Oui mais constante à quel niveau ? Si elle croit => pollution, manque de ressources => mort à terme. Si elle décroit => vieillissement, faiblesse, concurrence, épuisement, crise économique (dans le désordre) => mort à terme. Mais dans l'urgence la solution 2 est à tester (cf http://www.demographie-responsable.org/). Faites de beaux rêves ! sinon agissez car le rappel à l'ordre de la nature sera sans concession.

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