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10275 lectures / 402 commentaires12 avril 2011, 10 h 50
Cadavres de poules pondeuses dans l'élevage de Kingersheim, Alsace, le 18 novembre 2010Les abattoirs sont des centres d'extermination massive où les victimes sont traitées d'une manière abjecte et sans la moindre compassion, au nom d'un rendement qui confine à l'effroi. À tel point qu'on ne cesse de nous montrer aux informations télévisées tel ou tel « trop » mauvais traitement sur telle espèce qui, entre les images de deux guerres interhumaines, nous font tout aussi honte. Les lois protectrices se résument à l'étourdissement de l'animal ou à l'usage du pistolet percuteur… et à la lobotomie citoyenne. Elles ne s'efforcent que d'esquiver la souffrance lors des derniers instants. C'est ignorer que les candidats à l'abattage des nouveaux convois sont pris de terreur en percevant parfaitement la mort des milliers de victimes qui les ont précédés. Tous les bouchers et les bourreaux savent cela.
C'est dans les abattoirs que l'on peut vraiment témoigner de nos attitudes génocidaires, glacées et mécaniques. Le lien entre la suppression brutale des animaux et l'annihilation des peuples dans les camps de concentrations n'est que trop évident pour quiconque sait reconnaître chez l'humanité son terrible penchant pour les pires abominations. Dans « Un éternel Treblinka », un livre dont la publication a évidemment été rendue difficile par incompréhension, Charles Patterson décrit la relation frappante entre l'industrialisation de la mort dans les abattoirs et l'Holocauste. Le philosophe juif Theodor Adorno, qui dut fuir le nazisme, disait : « Auschwitz commence quand quelqu'un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux. » Ce ne sont que des juifs, pensait certainement Hitler au camp de Buchenwald pour lequel il s'inspira des chaînes de désassemblage des abattoirs de Chicago de la fin du XIXe siècle pour mettre au point, de manière pratique, la Solution finale. En effet, dès 1900 la mécanisation et la spécialisation des tâches dans les abattoirs, qu'imita d'ailleurs Ford pour adapter le travail à la chaîne à l'industrie de l'automobile, allaient permettre de répondre à la croissance rapide de la demande en viande.
Quelque 400 millions d'animaux pouvaient être annuellement abattus, découpés et transportés à une vitesse sans précédent. Aujourd'hui, ce chiffre déjà hallucinant est passé à 10 milliards d'animaux (rien qu'aux USA !). Une civilisation qui tue tant d'espèces compagnes avec une telle frénésie, à une échelle si monumentale, n'est-elle pas plus que douteuse ? C'est dans l'Amérique des Blancs qu'émergèrent tous les esclavagismes, de l'animal à l'homme, tous les délires racistes du Troisième Reich : cet esclavagisme qui aura si bien servi la cause du capital, de l'économie de toute une nation, aura amplifié la désensibilisation des masses. Si l'abolition de l'esclavagisme remonte à 1865 aux États-Unis, l'exploitation des animaux continue à des degrés absolument astronomiques et l'étendue du massacre devrait interpeller quiconque habité par un soupçon de conscience. Alexander Von Humbolt, naturaliste et explorateur, fondateur de la climatologie du XIXe siècle, pensait que la cruauté ne peut pas être conciliable avec une humanité instruite et une véritable érudition. « Il est faux et grotesque de souligner à chaque occasion leur apparent haut degré de civilisation » dit-il, « alors que chaque jour, ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense. » Oui, nous tolérons le massacre des animaux comme beaucoup fermaient les yeux sur les pogroms, les rafles, les ghettos, les autodafés, et enfin l'inéluctable obscénité des chambres à gaz.
Malgré notre raisonnable espérance que le progrès pourrait générer autre chose que la barbarie, on constate qu'il ne fait que la standardiser cyniquement, que la rentabiliser dans un souci de performance. C'est sans doute ce qui fait la nuance entre les respectueux sauvages et nous, les barbares de la modernité. Il faudrait, une fois pour toutes, admettre qu'il n'y a aucun lien de cause à effet entre la connaissance et la morale. Les acquis culturels inhérents au XXIe siècle ne nous écartent pas plus que l'ignorance des chemins ignominieux. Ils nous inclinent seulement à mettre des gants et à recourir à la cravate et au rince-doigts. Ce n'est pas la cravate qui fait la conscience, ce n'est pas le rince-doigts qui fait le respect.
Tuer un animal est-il un meurtre ? C'est une question en lien direct avec le spécisme dont nous sommes pétris. Exception faite d'une frange d'animalistes convaincus et que les autorités entendent bien considérer comme de dangereux terroristes, faute de pouvoir les enfermer en asile psychiatrique, tout un chacun dira que tuer un animal n'est pas un meurtre, mais un acte anodin. Les paysans seront les premiers à le proclamer, voire à sourire de la question considérée comme saugrenue, tant ils forment un tissu social solidaire avec le maquignon, spécialiste de la traite animale en bétaillère surchargée ou trafiquant d'animaux-esclaves, le personnel des abattoirs, l'équarrisseur, le boucher, le tripier, le charcutier, le restaurateur… jusqu'au fin gourmet et au critique gastronomique de la tête de veau sauce ravigote. Ça vous ravigote un spéciste, non ?
Les paysans élèvent des condamnés à mort dont nous nous empiffrons… Y compris les enfants de la vache, du mouton, du cochon… C'est vraiment dégueulasse, une ferme !
Des saucisses à défaut d'idées de justice et d'égalité ! Voilà enfin révélée, après plus de 2000 ans de monothéisme, toute la place de la civilisation de l'homme : son estomac.
Michel TarrierLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Arcticman -
@ Michel Tarrier
Ayant eu un déporté dans ma famille, je dois vous dire que je trouve votre article inqualifiable. Je dois aussi ajouter que vous manquez cruellement de références au sujet de l'esclavage.
Priou Nièvre -
complètement d'accord avec cet article.
Les traitement subis par les animaux d'élevage surtout des élevages intensifs et les conditions d'abattage m'ont fait devenir végétarien.
Gilles -
Je suis paysan. Je n'élève pas des animaux mais cultive des légumes.
Armé de mon couteau, je coupe mes salades avec une cruauté féroce...sans tenir compte qu'une salade est aussi un être vivant (du règne végétal).
Suis-je aussi un génocidaire ?
Que les pratiques des abattoirs soient scandaleuses, on ne peut qu'être d'accord.
Par contre, traiter les éleveurs d'assassins (c'est ce qui ressort de cet article) démontre un extrémisme dangereux et une réelle ignorance : je connais beaucoup d'éleveurs qui aiment vraiment leurs bêtes et qui, même s'ils les savent condamner à l'abattage, font en sorte que leurs vies soient douces...
Concernant l'esclavagisme, il remonte à la nuit des temps, soit bien avant la découverte de l'Amérique et la traite des noirs.
Monsieur Tarrier, un peu de modération dans vos propos, svp.
Car ce sont justement des discours intolérants tel que le votre qui mène au pire.
Julien -
@Gilles;
La tomate n'est pas un être vivant sensible. La poule, le cochon, le lapin, la vache le sont…
Oui, les éleveurs sont des assassins, c'est leur métier. Faire grandir un autre être vivant en captivité dans le seul but de satisfaire à l'estomac d'une autre espèce en le tuant froidement loin du regard du consommateur.
De quel droit, avons nous décrété que les terres d'Amérique appartiendrait aux Européens ? de quelle droit avons nous tué les habitants libres de ces régions ? De quel droit nous approprions nous d'autres êtres vivants ?
La chaîne élevage industriel-abattoir n'est que l'aboutissement de cette folie civilisationnelle. Cette folie du spécisme et de la possession du vivant.
En parfait accord avec l'ensemble de cet article qui sera certainement mal compris de beaucoup.
Michel Tarrier -
Merci Julien !
D'un tabou à un autre...
La tâche va être rude, après des années à titiller le tabou de notre idéologie de la reproduction qui fait que la Terre est en surcharge d'une excroissance de milliards d'humain, je vais m'atteler au mythe bien entretenu du monde paysan, spéciste à mort et agroterroriste par l'emploi non-innocent des intrants toxiques. Ça ne va pas être de la tarte. Marre du gentil petit fermier sacralisé...
Michel Tarrier -
Dans le même esprit :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2663.php
Michel Tarrier -
PAYSANS VOYOUS : L'IGNOBLE AGROSPÉCISME
(Que personne ne veut voir, le monde paysan est sacré !)
http://www.dailymotion.com/video/x8ms34_mauvais-traitements-d-animaux-sur-l_animals
Lionel Alsace -
Globalement, je suis daccord avec vous, sauf sur le point concernant l'esclavage. L'homme n'a pas attendu de découvrire les amériques pour réduire d'autres hommes en esclavage, les egyptiens, les greques et bien des peuples d'afriques et d'amériques (inca, azteque...) ont bati leur civilisation grace à l'esclavage. Réduire cette phase de l'histoir à la traite des noirs entre europe et amériques est bien trop réducteur. De plus les annimaux d'élvages industriels ne sont pas esclaves, ils ne travailent pas, ils sont "juste" engraisser le plus vite possible sans faire d'effort. La comparaison avec les camps d'extermination me parait bien plus juste (c'est la première chose à laquel j'ai penser en lisant un livre sur l'élevage industriel).
Lionel Alsace -
Et je ne pense pas qu'il faille blamer que les agriculteurs mais aussi les gouvernements et les lobbies (pharmaceutiques, agroalimentaires...) qui les poussent à produire toujours plus et plus vite ainsi que les consommateurs qui suivent betement cette idée que la viande est la basse de l'alimentation
Pierrot de la LUNE, Kébek, Kanada -
Quand on parle du règne animal, les débats sont toujours enflammés et c'est peu dire...
J'arrive à 60 ans. J'ai vu notre petit pays pays, le Québec, subir de nombreuses transformations.
Nous avons peu de population. Mais les problèmes sont devenus les mêmes.
Nous sommes passés d'une production de subsistance à une production industrielle effrenée...
Quand j'étais très jeune, on pouvait survivre avec un jardin, quelques poules, cochons et une dizaine de vaches. MAIS, le Gouvernement a exproprié des villages complets, les a fermés. On a imposé la culture intensive et la production industrielle. Ce ne fut pas le choix des producteurs. Les gens des villages ont été envoyés dans les grandes villes comme Montréal et ont dus se débrouiller avec leurs propres moyens...
On a imposé aux fermiers les mêmes règles qu'aux entreprises de production de biens. Ce qui a eu pour effet d'enlever les terres aux fermiers. Elles appartiennent maintenant à des multinationales qui vont ce qu'elles veulent... Ce sont elles qui dictent les Lois du Marché Mondial...
Particulièrement aux États-Unis, où elles sont subventionnées pour produire des céréales. Ce qui leurs permet de casser les prix, de vendre si peu cher que même les pays en voie de développement ne peuvent même pas concurrencer...
Sur les tablettes des épiceries, tous les produits répondent aux besoins des consommateurs... C'est à dire à base de "sucre" (tiré du MAÏS), de "produits laitiers" dont les vaches sont nourries principalement de ces "céréales dont le BLÉ" et de "gras" tiré également des mêmes céréales... = SOYA
Tout ce que qui se retrouve sur les tablettes aux États-Unis et au Canada contiennent du sucre, du gras, des céréales, des huiles,provenant tous des céréales de base. on nourrit les boeufs pour les abbatoirs aussi avec ces céréales ! Ceci causent des problèmes parce que le boeuf est un herbivore mais on le nourrit avec de la moulée de céréales, il en va de même pour le porc ! La volaille est "booster" avec les céréales et des antibiotiques, ce qui a pour effet de produire un poulet adulte en la moitié moins de temps qu'avant ! Il ne eput pas marcher parce qu'il est trop gras et trop lourd, mais il est parfait pour la vente ! Ce sont les "actionnaires" de ces compagnies qui "décident" ce que les consommateurs vont manger ! ! !
Ce que vous appelez des fermiers, ce sont des exceptions. La norme c'est la production par les multinationales !
Vérifiez les Lois sur l'exportation et l'Importation de boeuf ou de volaille.
Les contingents sont très strictes. Il faut un permis spécial:
VOIR: http://www.international.gc.ca/controls-controles/prod/agri/beef-boeuf/notices-avis
------------
Liste des marchandises
d'importation contrôlée en vertu des alinéas 5(1)a), b), d) et e) et des articles 5.3 et 6 de la
Loi sur les licences d'exportation et d'importation (LLEI), afin de mettre en oeuvre un
engagement pris par le Canada aux termes de l'Accord sur l'agriculture de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC).
.............
Quand on arrive dans les contrôles, on dans en BUSINESS ! ! !
ici on ne parle pas de vos états d'âme !!!
Aucun citoyen seul ne peut changer les LOIS de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC)
Si vous voulez essayer je vous souhaite bonne chance ! Vous pouvez également envoyer vos plaintes. Vous risquez d'être poursuivi pour nuisance au COMMERCE.
Une femme américaine est en procès actuellement. Son fils est mort après avoir consommer du boeuf contaminé.
Je lui souhaite Bonne chance !
Actuellement, les multinationales veulent empêcher la diffusion d'images de leurs élevages et de leurs abattoirs !!! Sous prétexte que les images sont leurs propriétés exclusives et qu'ils n'autorisent pas la diffusion. Ils vont poursuivre ceux qui rendront public les images !
On est loin du "fermier", il me semble !
J'arrête ici pour le moment, mais le problème ne vient pas des fermiers mais de l'exploitation "INTENSIVE" de toutes les ressources de la planète ! ! ! !
Gilboule -
@Michel Tarrier
Normalement, avec un article comme cela, vous devriez démarrer un concours de victimisation (est-ce que les déportés sont plus victimes que les esclaves, les esclaves plus victimes que les animaux, les Juifs plus victimes que les Rwandais, etc.). Evidemment, à chaque fois, le simple fait de choisir montre bien qu'il y a toujours une horreur acceptable (parce qu'on est du coté du manche) et une horreur inacceptable (parce qu'on est soi-même une victime ou que l'on se sent proche de ces victimes). Au total, c'est toujours la barbarie.
Alexandra Jarry -
Je n'ai pas de déporté parmi mes proches.
Je mange de la viande.
Et je trouve que comparer le génocide des juifs avec l'abattage des animaux est un peu rude... Le raccourci est un peu forcé: si on mange de la viande, c'est qu'on est antisémite??? Et puis on a des fourrures dans l'armoire???
Il ne faut pas tout mélanger. La consommation de masse et ses conséquences est une chose, l'extermination d'un peuple par sa religion en est une autre.
Je n'appuie aucune de ces deux horreurs, mais le rapprochement n'est pas correct. Et, comme Gilboule, je pense que toute victime souffre, mais si les victimes sont des Hommes, alors permettez-moi de penser qu'ils souffrent plus que les Animaux.
Les fermiers font leur travail, un peu à la façon de l'homme archaïque, qui consomme ce dont il a besoin, et qui couvre les besoins de quelques autres. Le fermier ne s'enrichit pas, il me semble.
Et quand il s'enrichit, il devient une multinationale?
brigitt 14 -
je salue votre courage Michel TARRIER, d'avoir écrit cet article.
Plus les années passent et plus je constate que l'indifférence est grandissante, face aux traitements qui sont infligés aux animaux en général et ceux destinés à nous nourrir.
Biensûr que les animaux souffrent, et qui aimerait subir leur calvaire dans les derniers instants de leur vie ?
Allez sur les foires de nos villages et observez ces gens en blouse grise qui les emmenent à l'abattoir, vous verrez comment ils les font rentrer dans les camions à coups de pieds, de fourche, de batons, déjà cela devient insoutenable, alors imaginez ce qui doit se passer bien à l'abri des regards dans les abattoirs. Il n'y à rien d'humain dans toutes ces pratiques, et cela ne grandit pas l'homme, tout cela est dégoutant.
Michel Tarrier -
brigitt 14 (- Justement :
PAYSANS VOYOUS : L'IGNOBLE AGROSPÉCISME (Que personne ne veut voir, le monde paysan est sacré !) http://www.dailymotion.com/video/x8ms34_mauvais-traitements-d-animaux-sur-l_animals
Nathalie - Suisse -
Je tiens à préciser que tous les fermiers ne sont pas des assassins et que soit, nous sommes dans une consommation de masse (cela dit c'est à nous consommateurs de faire inverser le cours des choses, si la demande n'existe plus, l'offre disparaitra, hors beaucoup continuent d'acheter sans commune mesure, sans réflechir comme des animaux.
Je travaille dans le domaine de la nutrition animale et par conséquent la notre ... je peux vous rassurer sur une chose les bêtes d'élevages et les eleveurs, sont soumis à de nombreux controles et surtout les bêtes ont des spécialistes de la diététique qui s'occupent d'elles plus ou moins directement et je peux vous dire une chose, les animaux d'élevage à l'heure actuelle sont plus chouchoutés que nous, en terme d'apport nutritionnels !
Si seulement le concept de Pierre Weill (Label Bleu Blanc Coeur) et que les bêtes retrouvaient des menus variés au lieu de bouffer du Maïs et du Soja, nous aurions également moins de problèmes de santé ... Le Label Bleu Blanc Coeur (vous trouvez les produits dans vos supermarchés) certifie que le produit que vous achetez, est issu de bêtes ayant consommé de la graine de Lin et sont riches en Oméga 3.
Déjà, responsabilisez vous en achetant en conscience ces produits qui sont raisonnés !
Nathalie - Suisse -
Ah oui j'oubliais pour votre information ... le cochon est la viande la plus abordable mais la plus toxique pour l'homme ... en effet elle a énormément de similitude avec la chair humaine et notre corps est dans l'incapacité de transformer les graisse du porc pour nous donner de l'énergie !
Hormis une tranche de jambon de temps en temps et du saucisson occasionnellement, je ne consomme plus de porc intuitivement depuis des années.
N'oublions pas que nous restons des omnivores, nous devons également manger de la viande ... mais pour moi je le fais au feeling quand je sens vraiment que j'en ai besoin ! (3/4 fois dans l'année, j'ai ma semaine viande, c'est tout)
Bob -
"Des saucisses à défaut d'idées de justice et d'égalité ! Voilà enfin révélée, après plus de 2000 ans de monothéisme, toute la place de la civilisation de l'homme : son estomac."
Ça veut dire quoi au juste ce galimatias pompeux et alambiqué?
Michel Tarrier -
Pardon, ceci :
http://3.bp.blogspot.com/_LU-VCffjJJ0/R5L4bceNrlI/AAAAAAAABKE/ZDAJjaG4iCk/s1600-h/professeur+choron+collier+saucisse.jpg
Hervé -
Que faire? Ne plus manger de viande. Personnellement cela ne me dérangerait pas , je n'aime pas la barbac, mais je ne suis pas le centre du monde.! Certainement il faudrait une réforme des abattoirs. Brigitte s'y est bien attelée mais malgré sa notoriété il semble que cela a peut de poids. Il faudrait des mouvement associatifs puissants pour faire changer les choses mais est-ce que ce problème intéresse tellement les gens?
Oui tuer des primates est un crime et l'on devrait créer les droits du primate. Je pense qu'en Nouvelle Zélande il existe ce genre de droit.
Quelle crime contre la nature si ces primates venaient à disparaitre.
Séverine France -
Entièrement d'accord avec Gilles. Je suis paysanne aussi, productrice de légumes et avec des poules pondeuses, un peu de moins de cinquante, en liberté et comme nous sommes végétariens, destinées à mourir de leur belle mort (ou prélevées par d'autres prédateurs que l'homme -rapace, renard, blaireau etc...) Si je suis d'accord sur les conditions d'élevage et les traitements monstrueux imposés à de nombreux animaux, je vous en supplie, ne généralisez pas. Il existe un grand nombre d'éleveurs (plus que la majorité) qui aiment leurs bêtes et les élèvent dignement. Après, on peut en effet décider de ne plus faire d'élevage du tout et que chacun aille prélever sa viande sur la faune sauvage... Et là encore, on risque le carnage.
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