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La fin des véhicules polluants dans les grandes villes françaises ?

9155 lectures / 35 commentaires20 mars 2012, 17 h 32

circulation_Defense© C. Magdelaine / notre-planete.info

La lutte contre la pollution atmosphérique constitue un enjeu de santé-environnement majeur, insuffisamment pris en compte dans les politiques publiques. Pour tenter d'y remédier, le gouvernement souhaite expérimenter des Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air où l'accès sera restreint aux véhicules les plus récents.

De nombreuses études épidémiologiques soulignent les effets nocifs sur la santé des polluants issus du trafic automobile, qui asphyxient les grandes villes. Pourtant, depuis quelques années, les mesures prises sont peu volontaires, inefficaces et même contre-productives.

La pollution de l'air dans les grandes villes

En France, en 2005, une évaluation de l'impact sanitaire à l'échelle de 25 pays de l'Union européenne, réalisée dans le cadre du programme CAFE (Clean Air for Europe) de la Commission européenne, estimait que près de 42 000 décès par an étaient dus à la pollution de l'air par les particules PM2,5 (particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres). Ce nombre, très important, est à mettre en regard avec les quelque 4 000 morts tués dans un accident de la circulation en 2010.

Le projet Aphekom a montré récemment, qu'habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que, dans 10 villes européennes, le fait d'habiter à proximité du trafic routier pourrait être responsable d'environ 15 % des asthmes de l'enfant.

En Ile-de-France, où la population et les activités du pays sont concentrées sous la bénédiction des aménageurs et des décideurs, la qualité de l'air quotidienne reste "insatisfaisante, plus particulièrement au coeur de l'agglomération parisienne et à proximité du trafic. On estime qu'entre 1,8 à 3,6 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation", souligne Airparif dans son bilan 2010 de la qualité de l'air.

Les polluants urbains les plus problématiques demeurent le dioxyde d'azote, les particules (PM10 et PM2,5), l'ozone et le benzène. Pour les particules (PM10), le dépassement de la valeur limite est déjà observé depuis 2003. A ce titre, la France s'expose à des amendes : plusieurs régions ne respectant pas encore l'ensemble des objectifs d'émission et de qualité de l'air fixés par la législation européenne, font à présent l'objet de contentieux avec la Commission européenne.

Les particules

Si le secteur des transports routiers ne contribue qu'à 12 % des émissions nationales de poussières fines (CITEPA, 2008), il demeure une source principale d'émission de particules (40 % à 85 % des émissions) en ville. Ce sont les véhicules diesel qui émettent le plus, et de loin, de particules carbonées dans l'air.
Manifestations inflammatoires des voies respiratoires, allergies, crises d'asthme, bronchites chroniques à long terme, réduction de la capacité respiratoire chez les enfants, augmentation de la mortalité cardio-pulmonaire et du cancer chez l'adulte, manifestations cardio-vasculaires... sont autant de conséquences symptomatiques de la pollution par les particules.

Le dioxyde d'azote (NO2)

En France, le secteur des transports routiers contribue globalement pour 52% des émissions d'oxydes d'azote, chiffre qui atteint 65 % en zone urbaine. Le dioxyde d'azote contribue à la formation d'autres polluants, comme l'ozone et les particules secondaires.

"C'est un gaz oxydant puissant, qui pénètre facilement dans les poumons. A des concentrations dépassant 200 µg/m3 sur de courtes périodes, il provoque des irritations et des inflammations de l'appareil respiratoire et une augmentation de l'hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques. C'est essentiellement dans le flux de circulation en agglomération et notamment à l'intérieur de l'habitacle du véhicule que des niveaux de NO2 les plus importants sont relevés (de 100 à plus de 500 µg/m3). Ces niveaux peuvent tout à fait induire des effets toxiques sur le système respiratoire, en particulier pour les populations sensibles (asthmatiques notamment)". (ANSES, 2009)

Or, là aussi, ce sont les véhicules diesel, équipés de filtres à particules catalysés qui sont les principaux contributeurs routiers aux émissions de dioxyde d'azote.

Une lutte contre la pollution de l'air peu convaincante

Force est de constater que les mesures prises juqu'alors pour diminuer les concentrations en particules et en oxydes d'azote sont restées inefficaces, voire contre productives comme en témoigne le "bonus / malus" mis en place le 1er janvier 2008. En effet, celui-ci est fonction des émissions de CO2 à l'achat d'une voiture neuve, ce qui favorise inévitablement les motorisations diesel, qui en rejettent moins mais sont les principaux contributeurs en particules et oxydes d'azote en ville ! De plus, le carburant diesel bénéficie d'une taxation à la pompe plus faible (TIPP), ce qui le rend plus attractif. Résultat : en mars 2011, près de 68% des véhicules neufs achetés en France étaient dotés d'une motorisation diesel selon le CCFA.

Ces quelques mesures incohérentes et contradictoires, expliquent en partie l'absence d'amélioration de la qualité de l'air dans les grandes agglomérations sur ces deux polluants. De plus, les bonnes intentions affichées depuis des années par les divers plans relatifs à la qualité de l'air ont largement montré leur inefficacité, n'étant pas juridiquement contraignants.

Cependant, la loi "Grenelle II" de l'environnement institue enfin l'expérimentation des péages urbains qui ont déjà fait leurs preuves dans un certain nombre de grandes villes dans le monde.

Les Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air (ZAPA)

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, un plan "particules" a été élaboré, il vise notamment, mais toujours sans contrainte réglementaire, à réduire de 30% les concentrations en particules PM2,5 dans l'air pour 2015. Toutefois, cet objectif ambitieux restera vain si il n'est pas suivi de mesures concrètes et contraignantes sur le terrain.

Heureusement, le plan particules propose aussi une nouvelle mesure phare très attendue comme les ZAPA (Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air), qui peuvent être mises en place par les communes ou groupement de communes de plus de 100 000 habitants où une mauvaise qualité de l'air est avérée. Il s'agit de zones délimitées où l'on pourra restreindre la circulation de certains véhicules particulièrement polluants, sur certains horaires par exemple, en fonction de leur norme Euro et donc de leur âge.

A ce titre, le Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement a proposé un projet d'arrêté qui établit la nomenclature des véhicules dans les expérimentations de Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air. Dans le même temps, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, a annoncé le lancement de la consultation publique relative à l'arrêté de classement des véhicules. Celui-ci donnera la possibilité aux collectivités expérimentatrices de restreindre la circulation en ville parmi les catégories définies. Ce projet a été entériné sous la forme de deux décrets parus au Journal Officiel le 22 février 2012[1].

Les mesures expérimentées sont la restriction de circulation temporaire ou permanente des véhicules les plus polluants, la politique de stationnement en ville et en périphérie, la priorité donnée aux modes de transport collectifs propres, les modalités d'approvisionnement des commerces, l'analyse et la gestion d'un éventuel report de trafic, l'accélération du renouvellement du parc de véhicules anciens...

Tous les véhicules motorisés sont concernés : deux roues, voitures particulières, véhicules utilitaires, camions, bus... La nomenclature proposée établit quatre catégories de véhicules du plus ancien au plus récent. Ces catégories sont calquées sur les différentes normes européennes élaborées au fil des ans pour fixer les limites maximales de rejets polluants des véhicules. Ainsi, sans surprise, les véhicules considérés comme les plus polluants sont les plus anciens : voitures datant d'avant le 31 décembre 1996 et deux-roues datant d'avant le 30 juin 2004. L'intérêt pour le gouvernement est donc double : améliorer la qualité de l'air mais aussi relancer l'achat de véhicules neufs suite à l'abandon de la prime à la casse fin 2010.

Ainsi, sur la base de leur date de première immatriculation, les véhicules les plus anciens pourront être interdits de circulation dans les ZAPA. Tout contrevenant s'exposera à une contravention dont le montant sera de 135 euros pour les poids lourds, les bus et autocars et 68 euros pour les autres véhicules.

Bien sûr, les véhicules des forces de police, de gendarmerie, des forces armées, des services de la sécurité civile, des pompiers, des véhicules des SAMU et SMUR, des ambulances, des véhicules des personnes à mobilité réduite, et les véhicules électriques ne seront pas concernés par ces restrictions.

Soulignons que le choix des groupes de véhicules interdits dans la zone appartient à la collectivité locale à l'initiative du projet, sur la base d'un classement des véhicules défini par arrêté ministériel. Enfin, le niveau d'interdiction des véhicules sera déterminé en fonction du contexte local et des enjeux en termes de pollution de l'air sur le territoire d'expérimentation.

Ces ZAPA, appelées "zones à bas niveaux d'émissions" (Low Emissions Zones) dans les autres pays, ont largement démontré leur efficacité. A ce titre, plus de 180 zones à bas niveaux d'émissions ont déjà été créées dans neuf pays européens. Depuis leur entrée en vigueur dans les villes suivantes, une diminution des émissions de particules a pu être enregistré :

8 collectivités s'engagent dans les ZAPA

Suite à l'appel à projets auprès des collectivités lancé début juillet 2010, 8 collectivités sont aujourd'hui engagées dans la démarche : la ville de Paris, Plaine Commune, Clermont Communauté, Nice Côte d'Azur, Grenoble Alpes Métropole, le Grand Lyon, Communauté du Pays d'Aix, Communauté Urbaine de Bordeaux. L'expérimentation débutera dès juillet 2012.

L'Association des Maires de Grandes Villes de France, qui regroupent notamment les 8 collectivités concernées "accueille favorablement le souhait du gouvernement d'interdire l'accès aux centres des grandes villes à certains véhicules hautement polluants (...) Toutefois, l'AMGVF tient à préciser que la mise en place des périmètres doit être conforme à la libre administration des collectivités locales, et être accompagnée d'un développement de transports alternatifs au service des populations concernées."

Si le projet d'arrêté était attendu par ces collectivités locales, Denis Baupin, adjoint chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat à la mairie de Paris regrette que ce dispositif ne cible également pas les émissions de CO2 qui contribuent au changement climatique : "Faute de prise en compte des émissions de CO2, seuls les véhicules diesel les plus anciens et les moins coûteux, pourraient être concernés par la ZAPA, tandis qu'échapperaient à toute restriction les véhicules les plus puissants, les plus consommateurs d'énergie fossile et les moins adaptés à la ville. Ainsi, ne seraient essentiellement touchées que les catégories sociales les plus vulnérables." souligne le communiqué de la ville de Paris.
En effet, dans l'état actuel de l'arrêté, les voitures les plus puissantes mais récentes, qui n'ont souvent pas leur place en centre ville, ne seront pas concernées par les restrictions des ZAPA. Une contradiction notable pour une initiative pourtant louable. Cependant, notons que les grosses cylindrées restent minoritaires dans les achats de voitures neuves et les petites citadines, relativement accessibles financièrement, ont le vent en poupe.

Un dispositif jugé injuste socialement

Certaines personnent s'élèvent contre ces zones qui risquent de rendre inaccessibles les centres villes aux moins favorisés. En effet, tel quel, ce dispositif favorise les véhicules les plus récents et donc à priori les personnes qui peuvent financièrement renvouveler leur véhicule. Toutefois, les moins aisés privilégient déjà les transports en commun.

L'Automobile Club Association "s'indigne du décret visant à sanctionner 38%[2] des véhicules au sein des ZAPA" dans son communiqué du 23 février 2012. Ainsi, Didier Bollecker, Président de l'Automobile Club Association déplore "qu’on privilégie des mesures de restriction automobile, au lieu de travailler efficacement sur la gestion intelligente du trafic et les questions de logistique urbaine".

De plus, certaines sociétés qui ne peuvent investir dans un nouveau parc d'utilitaires risquent de perdre des clients situés en centre ville.

Sans aucun doute, les ZAPA obligeront certaines personnes qui se déplacent fréquemment en centre ville à imaginer de nouveaux moyens et à préférer des transports alternatifs ou à s'équiper de véhicules moins polluants (électriques ou hybrides notamment). Toutefois, on ne peut décemment laisser perdurer une situation environnementale et sanitaire inacceptable qui, de plus, ralentit l'innovation et l'imagination dans les politiques de déplacement urbain.

Une évaluation de ces expérimentations sera menée sous 3 ans avec l'appui du programme de recherche national "Primequal" piloté par le ministère du développement durable.

Notes

  1. Décret n° 2012-237 du 20 février 2012 relatif à la classification des véhicules et aux sanctions applicables en cas d'infraction à une mesure d'interdiction ou de restriction de la circulation dans les zones d'actions prioritaires pour l'air et Décret n° 2012-238 du 20 février 2012 relatif aux véhicules autorisés à circuler au sein des zones d'actions prioritaires pour l'air
  2. Dans son rapport (EVA Recherches) de septembre 2009, l’ADEME indique « sur la base des connaissances actuelles de composition du parc des véhicules en France et en travaillant sur l’hypothèse d’introduction de LEZ (« ZAPA ») en France qui interdiraient l’accès aux véhicules antérieurs à Euro IV, alors le pourcentage de véhicules non autorisés à pénétrer dans les LEZ (« ZAPA ») serait en 2012 de 64% pour les bus et autocars, 57% pour les poids lourds, 43% pour les véhicules utilitaires légers et 38% pour les véhicules légers ».

Sources

35 commentaires

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avatar BAYET les avenieres -

les voitures polluante sont les vielles voiture et qui roule avec des vielles voitures hé bien les gens qui n'ont pas les moyen de changer trouver l'erreur

avatar arthurin quimper -

Il faut enfumer Nathalie Kosuko Moriset, car tout est bon pour faire renter du fric dans les caisses de l ump pour battre campagne:UMP Financé par les grands constructeurs. Meme au détriment des plus défavorisés.Ecoeurant!

avatar Laurent Bordeaux -

Je suis effaré... Encore un dictat des Ayatollah de l'écologie, des adeptes de la pensée unique qui ne voient pas plus loin que le museau de leur prius
Je vis au centre ville de Bordeau et je suis l'heureux possesseur d'un magnifique coupé 2 places de 1975
Un véhicule que je souhaite acquerir depuis que j'ai mon permis, et il est hors que question que je l'échange pour une vulgaire caisse à savon écolo insipide Si tous les écolos des villes veulent respirer de l'air pur, qu'il déménagent à la campagne
Alte à la dictature des bobos ou plus des branbrans " des branleurs branchouille"

avatar Alex madagascar -

ca va aussi pénaliser les jeunes (étudiants ) qui galèrent pour se payer le permis a + de 1000 euro et qui en plus devrons s'acheter des voitures récentes!!! En plus ce projet touche les grandes villes étudiantes!!...que de déseptions depuis l'air Sarko..... heureusement je suis partis quand il est arrivé!!

avatar Thor Nancy -

Chic, il n'y aura plus de bus

avatar Claude Beaupuy -

Comme toujours les "bonnes" idées de notre gouvernement frappent les personnes modestes ou pauvre et préservent les "riches". Bien sur tout le monde désire préserver l'environnement mais chacun doit contribuer proportionnellement à ses moyens. S'il faut restreindre la circulation en centre ville alors interdisons là à tout le monde (sauf les riverains).

avatar Granade à Saint Égrève (38) -

Absurde... On limite en fonction de l'âge et c'est idiot... Puisqu'on fait la chasse aux benzopyralènes si j'en crois les informations qui nous sont distillés...
Or ce sont essentiellement les moteurs diesel (non grata au Japon et taxé pour dissuasion dans certains pays) qui sont à l'origine de cette pollution aux conséquences graves pour la santé.
Une Renault 4 L de 1962 en recrachera toujours moins qu'une voiture diesel de 2006 dont on ne s'est jamais soucié de s'occuper du filtre à particules, si toutefois elle en est équipée !
Personnellement je roule à l'essence pour cette raison mais ce qui est stupide c'est que je ne pourrais utiliser ma petite Super 5 de 1995... En revanche je pourrais utiliser mon beau V6 de 200 ch !
Quand va t'on enfin parler SÉRIEUSEMENT des problèmes de pollution automobile ?

avatar EDS_A_DONF, Paris -

Pour une fois que je suis d'accord avec Mr Baupin...
Imaginons la situation suivante. Ayant certains moyens financiers, je possède deux véhicules. D'une part, une Mazda MX-5 NA de 1990 équipée d'un moteur 1.6 essence catalysé (important, ça) pesant grosso-modo dans la tonne et consommant grosso-modo toujours 9 litres aux 100 en ville. D'autre part, un Q7 Audi de 2011 équipé du V12 TDI maison consommant pour sa part 15 litres aux 100 en ville.
Quel véhicule ai-je intérêt à utiliser en ville ? et quel véhicule aurais-je le droit d'utiliser dans ces futures ZAPA ?
Ne nous y trompons pas : sous couvert d'écologie (et qui pourrait raisonnablement être conter l'écologie ?), tout ce qu'on nous vend, c'est une énième mesure destinée à dynamiser un secteur en faillite chronique depuis des années.

avatar patrick la trinité -

pourquoi le contrôle technique pour les voitures essence & diesel qui contrôle la pollution qui nous est (facturer)et
nous donne le droit de circuler sur les routes française serai interdit en ville c'est vraiment du grand n'importe quoi si on ne peut plus rouler pourquoi on paie un CT ??????

avatar Aissa d'Aix -

Aix en Provence et la Communauté DU Pays d'Aix (il y a une faute dans l'article d'ailleurs), a déjà commencé la piétonisation du centre ville, qui s'achèvera en 2013. La ville n'a pas attendu et lutte contre le désagrément des voitures toute l'année.

avatar chris corps -

bonne idée.
comme ça on fera ses courses hors centre ville, ce qui entrainera la disparition des commerces du centre au profit de la périphérie.
moi ça m'arrange
j'ai hâte de voir la tête des bobos écolo quand il verront le prix de leur maison baisser.

avatar loule marignane -

De toute façon ces mesures concerneront toujours les bas salaires ,ceux qui galerent tous les jours pour se rendre au boulot avec leur vehicule car le prix du ticket bus est exobitant.
Ils n'ont pas les moyens pour s'acheter un vehicule recent ,ils seronc encore penalisés!!
Les riches ne seront pas touchés!!!!

avatar Frank -

Certaines villes veulent interdir les "vieux diesels" et les 4x4. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'une 206 HDi crache plus de fumé noire qu'une 205 Diesel. Ces mesures sont discriminatoires et injustes. Toutes ces histoires de CO2 et compagnie n'ont qu'un seul but, pousser les gens à acheter des voitures neuves et les inciter à consommer. C'est le seul but de ce genre de lois.

Que ce soit les primes à la casse, ces histoires de CO2 et autres, ... c'est uniquement dans un but financier.

Malheureusement les gens sont manipulé par les médias et croient à ces histoires qu'on leur raconte.

On nous parle sans arrêt de CO2, comme si dans les gaz d'échappement ne contenait que du CO2.

Et si on parlait des fumés noires crâchés par les moteurs diesels ! Vous prenez une Renault 11 essence de 1984 ou une Talbot Horizon de 1979, vous la laissez tourner dans un local fermé. Faîtes le même teste avec une 207 HDI ou une Mégane 3 DCi. Vous verrez que vous aurez plus vite mal au crâne avec un Diesel actuelle, qu'avec une ancienne voiture essence.

Pour en revenir au diesel, regardez en ville aux feux rouge quand une Laguna DCi ou une 307 HDi démarre, la plupart du temps il y aura un gros nuage de fumé noire. Une 205 Diesel ou une Saxo Diesel ne laissera pas cet énorme nuage de fumé noire.

Au niveau des contrôle technique, les diesel du type DCi, HDi, TDCi, JTD, ... sont plus souvent recalé au test de l'opacité des fumés qu'une 205 Diesel ou qu'une R11 Diesel.

Qu'on veuille protéger l'environnement c'est tout à fait normal, mais ça doit être objectif, hors ce n'est pas le cas. On utilise l'écologie comme prétexte pour imposer des lois, dans le but de pousser les gens à consommer, à prendre des crédits, pour acheter des voitures neuves.

De plus les voitures de nouvelles générations, ont une espérence de vie courte par rapport aux voitures anciennes, avec tout l'électronique, l'imposibilté de réparer soit-même. Les nouvelles voitures sont devenu "jettables", dans le but que l'utilsateur en rachète une neuve le plus souvent possible. Les voitures sont devenues des objets de consommations. Malheureusement c'est aussi valable pour les machines à laver, les réfrigérateurs, ... tout est fait pour qu'on rachète le plus souvent possible.

Pour en revenir à ces histoires de CO2, il faut savoir que l'activité humaine est responsable de moins de 0,01 % du réchauffement climatique.

Ne nous laissons pas manipuler par les médias, les politiques, ... Ils ne voyent pas l'écologie, mais le business que ça peut faire.

Pour faire de l'écologie, on pourrait déjà commencer par protéger nos forêts, que chacun mette ces ordures dans des poubelles, trier, recylcler, ...

Mais qu'on arrête d'emmerder les automobilistes, avec des mesures injustes et discriminatoires.

Bougeons-nous, même si vous n'êtes pas fan du diesel, dîtes-vous qu'après les restrictions sur les Diesel, ils en feront aussi sur les vieux moteurs essences. Tout est bon, pour imposer des taxes, mettre des PV, pousser les gens à acheter des autos neuves, ...

Ne nous laissons pas faire, une tel mesure est injuste et discriminatoire. Pensez au pauvre ouvrier en 205 Diesel ou en R11 Diesel qui prend un PV en gagnant le Smic, et à côté de ça le "riche" avec son gros 4x4 qui pour lui le PV ne le genera pas.

Ne nous laissez pas faire, bougeons-nous.

Je compte sur vous.

Merci

avatar Arcticman -


A mon avis c'est un effet d'annonce mais qui peut pousser les municipalités revoir leur politique de transport en commun. Perso j'interdirai le maximum de voitures à commencer par les 4x4. Quand je vois les villes hollandaises en comparaison....

________________________________________
Pour en revenir à ces histoires de CO2, il faut savoir que l'activité humaine est responsable de moins de 0,01 % du réchauffement climatique.
________________________________________

Et qui dit ça ?

avatar georges loire -

nicolas hulot et yann arthus bertrand epinglés par un rapport parlementaire sur l utilisation des fonds publics ,des dons faits par les entreprises et les particuliers :pres de 60 A 65 % reverses en salaires !!!des millions d euros et qui plus est sponsors principaux de mr hulot: edf (centrales nucleaires) et l oreal (essais d inocuité des produits de beaute sur les animaux il me semble )on croit rever ou plutot cauchemarder et bientot aux presidentielles .On aura un president bien bronzé avec tous les voyages qu il fait ,c est vrai il n y va pas avec une bagnole d avant 2000 lui il prends un supersonique et arrivé sur place il transporte ses tonnes de materiel dans une pirogue en peau de phoque.... et la marmote

avatar Sami -

@Laurent

Je pense qu'il y a des personnes qui résident en ville, (comme celles qui tiennent vos commerces, boulangerie et supérette de ville) et qui en ont marre d'avoir des enfants asthmatique... Maintenant, je suis d'accord avec vous pour les caisses à savon écolo insipide... ;)

@EDS_A_DONF, Paris

Tout à fait d'accord.
Autrement dit, je ne pense pas forcément que la mesure soit une mauvaise chose, une liste des véhicules les plus polluants avait déjà été faite par l'Ademe, mais depuis... 4 ou 5 années se sont écoulées et les transports en commun n'ont pas été développés.

Si les initiatives prises plus haut avaient été honnêtes, justes et respectées, on aurait pu proposer plus facilement aux détenteurs de véhicules "polluants" ou non.. d'emprunter des bus, des taxis, des trains ou des tramways avec des lignes et des horaires plus variées... haaa et si les villes ressemblaient à ça ?

Mais seriez vous prêts ?

Alors tous le monde râle, mais je reste partagé car peu de gens serait prêt a utiliser les transports en commun en laissant leur voiture au garage.

En attendant, on rame, et tout est encore à revoir...Ceux dont les voitures puent n'auront qu'à se balader dans nos campagnes, ou en Afrique ? Comme ça, les villes ressembleront à Las Vegas et autour y'aura des bidonvilles... !! XD



avatar Arcticman -


Je pense que c'est avant tout une question économique, une politique de transports en commun efficace coûte cher aux municipalités et dans le même temps une réduction du trafic urbain signifie moins de recettes (carburant, parking, amendes, fourrière)

avatar Stéphane à Bruxelles -

1-Ne payer sa voiture que si l'on s'en sert (les frais fixes découragent aussi l'utilisation des transports en commun).
2-On n'assure plus le véhicule mais le conducteur; la clé de contact est le permis. La location ou "car-sharing" en est facilitée.
3-On paye l'utilisation du réseau en fonction de l'offre et de la demande, et de l'impact écologique/mique du véhicule utilisé. Cela booste les solutions écologiques si ce n'est plus le carburant qui finance le réseau.
4-Un lecteur de carte pour les passagers: tout le monde fait du transport en commun. Les départs d'autoroute sont aménagés pour faciliter ce partage. Gain écologique/mique, enrichissement du lien social d'autant plus que celui-ci est aléatoire. Les routiers ne roulent plus seul; vigilance et sécurité douces!
5- Une boite noire qui conserve tous les paramètres du véhicule et de sa conduite sur une mémoire tampon de 100 centièmes de seconde en cas d'accident permet de reconstituer finement les circonstances et donc les responsabilités; permet de retrouver l'auteur d'un délit de fuite, de forfaitiser les coûts carrosserie (que d'abus!), de réajuster très individuellement les primes d'assurances à partir de faits réels plutôt que par des approches catégorielles forcément injustes.
Tout ceci ne va pas contre les transports en commun qui doivent aussi devenir plus intelligent et surtout ne nous dispense pas de nous poser LA question primordiale: pourquoi avons-nous tellement besoin d'être transportés? A pied et en vélo, je suis bien plus et mieux automobile...

avatar Eau de là, Est France -

Mesurettes qui ne fliqueront à l'arrivée que les particuliers, comme pour l'écotaxe, et forcément les moins riches (nuance d'avec les + pauvres, eux sans véhicule). Ceux qui distribuent les pub dans les boites, en banlieu ou équivalent, déjà surexploités pour des salaires indignes, et qui ne peuvent plus bosser sans voiture,ni payer le super au tarif actuel, par ex.

Enfin, la France est le seul pays de l'EU qui a bradé tous ses diesels au prix de l'essence, et je peux vous assurer que même en en montagne, on étouffe derrière tous les véhicules si on laisse sa ventilation ouverte...

Mais c'est la France schizophrène habituelle : là, on a vraiment le pompon, et y'a pas de quoi être fier !

avatar François GRENOBLE -

Interdiction de circulation de véhicules anciens dans les villes !!!

J'ai une 309 qui a 22 ans , parfaitement réglée , entretenue de façon méticuleuse (changement des filtres et bougies de façon régulière )Agé et partiellement handicapé que dois-je faire ?Mon niveau de retraite ne me permet pas d'envisager l'achat d'un véhicule neuf.
encore une fois sélection par l'argent .encore un chef d'oeuvre de la fonctionnaro Technocrasse qui nous rackette à longueur d'année -vivement 2012 qu'on puisse renvoyer KOSCIUSCO MALRINCEE à ses chères études !!!!!!!
Cette décision est discriminatoire et parfaitement illégale .

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