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Etat de la radioactivité au Japon et en France suite à la catastrophe de Fukushima

15409 lectures / 24 commentaires07 avril 2011, 12 h 11

panache_radioactif_Fukushima_032011Fumée noire qui s'échappait du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima le 23 mars 2011
DR

Suite au terrible tremblement de terre et au tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon le vendredi 11 mars 2011, la centrale nucléaire Fukushima I connait de très graves problèmes de refroidissement de ses réacteurs. Conséquence : le site nucléaire émet en continu un panache radioactif détecté au plus proche de la centrale mais aussi en France.

La centrale nucléaire de Fukushima I, située sur le littoral Est du Japon et à 230 km au nord de Tokyo, a été durement touchée par le puissant tsunami qui a suivi le tremblement de terre exceptionnel de magnitude 9. Suite à la défaillance des systèmes de refroidissement, plusieurs réacteurs ont connu des explosions. De plus, du combustible, normalement confiné et protégé dans des piscines d'eau, est en partie à l'air libre émettant un panache radioactif dans l'atmosphère.

Selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), ce panache contient des particules radioactives issues des rejets : des gaz rares (xénon, krypton...) et des particules en suspension dans l'air : iode, césium, strontium. Celles-ci sont invisibles et inodores, rendant l'observation directe inefficace.

Au 6 avril 2011, les rejets atmosphériques se poursuivaient sur le site de la centrale selon l'IRSN mais ils sont de moindre ampleur que ceux résultant des opérations de dépressurisation des enceintes de confinement qui ont eu lieu au cours de la première semaine suivant le début de l'accident. "Ces rejets ne devraient pas modifier de manière notable, dans les prochains jours, la contamination de l'environnement déjà présente" ajoute l'IRSN.

Etat de la contamination radioactive au Japon

« En fonction des conditions météorologiques, les éléments radioactifs rejetés dans l'air lors de l'accident se dispersent sur les terres et les océans en formant un panache radioactif. Les éléments radioactifs sous forme de particules se déposent progressivement sur les différentes surfaces au sol, notamment sur les feuilles de plantes cultivées, sur l'herbe des pâtures, sur l'eau stagnante à l'air libre ou l'eau des rivières, sur les milieux urbains... » (IRSN)

Sur les 47 préfectures du pays, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) rapporte que le 30 mars 2011, des dépôts d'iode 131(1) ont été détectés dans huit préfectures, et des dépôts de césium 137 dans 12 préfectures. En ce qui concerne, l'iode 131, les concentrations vont de 2,5 à 240 becquerels par mètre carré(2) ; et de 3 à 57 becquerels par mètre carré pour le césium 137.

Dans le quartier de Shinjuku à Tokyo, le dépôt quotidien en iode 131 et césium 137, le 30 mars 2011, était inférieur à 30 becquerels par mètre carré.

Deux équipes de l'AIEA surveillent actuellement les niveaux de radiation et de radioactivité dans l'environnement au Japon. Le 30 Mars, une première équipe a mesuré les rayonnements gamma dans la région de Tokyo à 7 emplacements. Ceux-ci variaient de 0,03 à 0,28 microsievert par heure(3). Ce qui écarte pour le moment tout danger pour la santé(4).

Une deuxième équipe a effectué des mesures supplémentaires à 7 emplacements de la zone Hirono, au sud de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les points de mesure sont distants de 23 à 39 km de la centrale. Les débits de dose variaient de 0,5 à 4,9 microsievert par heure. Aux mêmes endroits, les résultats des mesures de contamination bêta-gamma variaient de 0,04 à 0,34 mégabecquerels par mètre carré.
Le 6 avril, cette même équipe relevait des débits de dose variant de 0,04 à 2,2 microsievert par heure.

Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui rapporte les mesures réalisées dans la région de Tokyo par les autorités japonaises et par l'AIEA, "la tendance est à une décroissance lente, confirmant l'absence de nouveaux rejets atmosphériques importants".

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), "les mesures prises jusqu'alors par le gouvernement japonais sont conformes aux recommandations existantes pour l'exposition aux radiations. Le Gouvernement a fait évacuer les populations vivant dans un rayon inférieur à 20 km de la centrale de Fukushima I. Il a été demandé à ceux qui vivent à une distance comprise entre 20 et 30 km de rester confinés à l'intérieur. Les personnes vivant plus loin courent un risque plus faible que celles qui sont à proximité."

Etat de la contamination de l'eau et des aliments

L'AIEA indique que le 4 avril 2011, de l'iode 131 et des cesium 134/137 ont été détectés dans l'eau potable de quelques préfectures. Toutefois, les valeurs mesurées restaient nettement inférieures aux niveaux à partir desquels des limitations d'usage devraient être prises. Cependant, le 6 avril, un village dans la préfecture de Fukushima s'est vu interdire l'usage de son eau pour les nourrissons à cause d'une concentration en iode 131 de 100 Bq / l.

Le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a présenté les résultats d'analyses sur des échantillons prélevés du 28 au 30 mars 2011 pour y déceler une éventuelle contamination des aliments. Les mesures relevées dans la préfecture de Fukushima sur le brocoli, le chou, le colza, les épinards et autres légumes à feuilles, indiquent que les taux d'iode 131 et / ou de césium 134 et de césium 137 dépassent les valeurs réglementaires fixées par les autorités japonaises.

Au 5 avril 2011, les résultats d'analyse menés sur différents légumes, fruits (fraises), poulet, œufs de volaille, lait cru non transformé et fruits de mer dans huit préfectures (Chiba, Fukushima, Gunma, Ibaraki, Kanagawa, Niigata, Saitama et Tokyo) ont indiqué que les teneurs en iode-131, césium 134/137 demeurent en dessous des valeurs limites fixées par la réglementation japonaise. Toutefois, un échantillon de poisson (lançon) prise le 4 avril dans la préfecture d'Ibaraki a des concentrations en césium 134/137 supérieures à la valeur fixée par la réglementation du pays.

Des analyses d'eau de mer à 330 m au sud du point de rejet de la centrale nucléaire ont été rendues publiques le 29 Mars 2011. Celles-ci montrent un taux d'iode radioactif 3 355 fois supérieur à la norme légale. Ainsi, 130 000 Bq / l d'iode 131, 32 000 Bq / l de césium 137 et 31 000 Bq / l de césium 134 ont été relevés, des valeurs en constante augmentation.
Depuis le 4 avril, l'opérateur de la centrale, TEPCO effectue des rejets volontaires en mer d'eau qu'il qualifie de "faiblement contaminée". Il s'agit principalement de 10 000 tonnes d'effluents liquides stockés dans des réservoirs, qui étaient en attente de traitement et de rejet avant l'accident. TEPCO justifie cette opération par le besoin de libérer des capacités de stockage sur site pour accueillir les eaux fortement contaminées présentes dans les bâtiments des trois réacteurs accidentés. Il est également prévu de rejeter en mer environ 1 500 tonnes d'eau présentes dans les bâtiments des réacteurs 5 et 6 ; il s'agit probablement des conséquences de l'inondation de ces bâtiments lors du tsunami (IRSN).
Par conséquent, les mesures effectuées depuis plusieurs jours dans l'eau de mer à proximité de la centrale montrent une forte contamination du milieu marin, conséquence de l'écoulement vers la mer d'une partie des eaux très contaminées présentes dans les unités accidentées.
Selon Tepco et l'Agence de sûreté nucléaire nippone, cette radioactivité relâchée dans la mer se dilue avec les marées et le risque sur les algues et les animaux marins ne serait pas significatif. Pourtant, Simon Boxall, professeur au centre national d'océanographie de l'université de Southamptons estime qu'à "l'échelle planétaire ou même à l'échelle du Pacifique, cela ne créera aucun problème. Mais à proximité immédiate de Fukushima, il va falloir envisager une interdiction stricte de la pêche".

La Fédération de Russie, l'Irlande et la Suisse ont signalé la présence de très petites quantités d'iode 131 et de césium 137 dans l'air. Toutefois, les niveaux demeurent insuffisants pour présenter un risque pour la santé, rapporte l'AIEA.

Cette relative quiétude des autorités sur l'état actuel de la contamination radiologique ne satisfait pas la CRIIRAD : "compte tenu de l'importance de la contamination, compte tenu de l'impossibilité de prévoir quelles quantités de produits radioactifs seront encore rejetées demain, après-demain... dans l'atmosphère, la CRIIRAD réitère son appel aux autorités japonaises pour que le maximum soit fait pour évacuer la population bien au-delà du rayon de 20 km et pour apporter aux populations les plus affectées le maximum de produits alimentaires non contaminés. Elle appelle également la communauté internationale à apporter toute l'aide logistique et financière possible pour que les interventions se fassent au plus vite."

La contamination radioactive de Fukushima détectée en France

Le nuage radioactif de Fukushima a atteint la France à partir du 23 mars 2011, dès le lendemain, les laboratoires d'analyses décelaient la trace de radionucléides(6) dans l'air, l'eau et le sol.

Selon l'IRSN, "la détection d'iode 131 sur un prélèvement de particules atmosphériques effectué dès le 24 mars au sommet du Puy de Dôme, a constitué le premier indice de la présence en France de radionucléides rejetés lors de l'accident de Fukushima. D'autres détections similaires sur des prélèvements effectués jusqu'au 29 mars sur des stations réparties sur l'ensemble du territoire métropolitain ont confirmé une présence généralisée de traces d'iode 131 en France. Les nouveaux résultats obtenus par l'IRSN ou transmis par certains exploitants d'installations nucléaires (Institut Laue-Langevin, Marine nationale-Lasem) confirment la persistance d'iode 131 dans l'air en France, à des concentrations variant entre 0,03 et 0,54 mBq/m3 (iode 131 sous forme d'aérosols). Ce radionucléide a également été mesuré dans quatre échantillons d'eau de pluie prélevés les 28 ou 29 mars (de 0,69 à 2,59 Bq/L).
Les césiums 134 et 137(7) et parfois le tellure 132 sont mesurés pour la première fois sur divers prélèvements d'aérosols à des concentrations inférieures à quelques dizaines de microbecquerels par m3. Les césiums 134 et 137 ont aussi été détectés dans un échantillon d'herbe provenant de St Colombe en Bruilhois.
Enfin, la présence d'iode 131 est également confirmée dans le lait de vache à l'état de traces : en Essonne (0,09 Bq/L) et en Vendée (0,15 Bq/L).

Les radionucléides artificiels présents à l'état de trace dans l'air devraient persister plusieurs jours voire plusieurs semaines, à des niveaux de concentration comparables à ceux prévus pour les prochains jours (de l'ordre du mBq/m3). Les radionucléides à vie courte, comme l'iode 131, ne devraient pas persister longtemps dans l'air car ils vont disparaître en quelques semaines par décroissance radioactive (diminution d'un facteur 16 de la radioactivité de l'iode 131 en un mois), indique l'IRSN.

Actuellement, l'IRSN estime que les concentrations en particules radioactives seront sans conséquences sanitaire et environnementale en France. Il n'y a donc aucune mesure particulière à prendre même pour les populations à risque (femmes enceintes et enfants) : pas de restriction alimentaire, pas de prise d'iode stable, pas de précaution particulière sur l'eau de pluie, pas de mise à l'abri ou de confinement souligne l'IRSN : "les concentrations en radionucléides artificiels mesurées en France dans les différents milieux surveillés sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée."

L'IRSN insiste sur le fait que "la prise d'iode stable doit se faire uniquement sur ordre du Préfet et qu'il est dangereux d'ingérer des comprimés d'iode stable lorsque la situation ne l'exige pas."

Notes

  1. L'iode 131 est un élément extrêmement radioactif. Il s'accumule dans la thyroïde et est particulièrement cancérogène.
  2. L'unité becquerel par m² mesure le nombre de désintégrations qui se produisent par unité de temps et de surface. Une valeur de 15 Bq/m² signifie que sur mètre carré de surface, à chaque seconde, 15 noyaux d'atomes radioactifs se désintègrent en émettant des rayonnements ionisants.
  3. Le caractère dangereux ou non de cette activité dépend de l'énergie et de la nature des particules émises. De plus, l'effet sur la santé dépend de la manière dont on s'expose à la source radioactive : simple exposition, inhalation, ingestion...  L'effet des radiations sur le corps est mesuré par le sievert et le gray.
  4. Les doses de radiations peuvent être exprimées en unités appelées Sieverts (Sv). En moyenne, une personne est exposée à environ 3 millisieverts (mSV) par an, dont 80%, soit 2,4 mSV proviennent de sources naturelles (radiations de fond par exemple), 19,6% (près de 0,6 mSV) de l'usage médical des radiations et les 0,4% restants (environ 0,01 mSV) d'autres sources artificielles (OMS).
    En France, la dose annuelle moyenne reçue due à la radioactivité naturelle et aux expositions médicales est de 3,7 mSv (IRSN).
  5. A partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers. Une personne ayant reçu une dose de 1 sievert (1 000 millisieverts) ou plus est considérée comme étant atteinte du "mal des rayons" et doit être hospitalisée.
  6. Lorsque certains atomes se désintègrent, naturellement ou artificiellement, ils libèrent un type d'énergie appelée rayonnement ionisant. Les atomes qui émettent un tel rayonnement sont appelés radionucléides.
    Les radionucléides inhalés traversent plus ou moins facilement la barrière pulmonaire et sont répartis dans le corps par la circulation sanguine. Certains radionucléides peuvent se concentrer préférentiellement dans certains organes, comme par exemple les iodes radioactifs dans la glande thyroïde. Les radionucléides incorporés irradient les tissus et organes où ils se trouvent, pendant toute la durée de leur présence dans le corps, même après la fin de l'exposition à l'air contaminé (IRSN).
  7. En France, l'IRSN a choisi le césium 137 comme élément représentatif des rejets radioactifs, en raison de sa période radioactive longue. Il est accompagné des autres radionucléides volatiles rejetés par la centrale accidentée, notamment l'iode 131.

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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24 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Jad Seif -

Que dites vous? Il faut garder le nucléaire! Le-nu-clé-aire- à tout prix! Heureux, nous sommes d'avoir de la lumière atomique. Heureux, et si les centrales nous arrétons, que ferons nous? Fichtre la catastrophe mondiale, nous ne voulons pas retourner au Moyen Age. Et nous, humains évolués à la recherche de la lueur électrique d'espoir, nous pronons, pronons donnons, l'électricité merdique. J'ai bien failli à la question: Sur quelle planette vivons nous? répondre: C'est la merde. J'aurais même, tel un Jarry, écrit merdre.

avatar Alain A (Illkirch, 67) -

concentrations très faibles... je pense difficilement détectables et sans doute sans danger pour la santé. Pour s'en convaincre il serait juste intéressant d'avoir un ordre de grandeur par rapport à la radioactivité "naturelle".
Sinon l'article ne parle pas du plutonium, j'oserais espérer qu'il reste bien "sage" dans les réacteurs, mais visiblement le risque de fuites est à envisager. En a-t-il été détecté et quels sont les dangers ? Il me semble qu'avec une demie vie de 24000 ans le plutonium 239 ne soit pas anodin.

avatar craps languidic -

Là, les commentaires sont du domaine de la psychose et de l'irrationnel !
Faisons au moins confiance à la science, pas aux politiques bien sûr !

L'IRSN ne prendrait pas le risque de ne pas dire la vérité et de truquer ses mesures ! Et tous les autres pays européens truqueraient aussi alors !

avatar ZA (60) -

Je suis d'accord avec Craps Languidic ! Chacun, s'improvise désormais expert sur des blogs des pages du net et y va de son commentaire plus ou moins étayé, c'est ce qui fait flipper. Tous ces gens qui prenne un malin plaisir à tout critiquer, à tout relever et analyser sous prétexte qu'ils savent mieux que tout le monde. FERMEZ la et arrêtez de vous prendre et de nous prendre la tête !

avatar Dufeu Vinsobres -

Tous ces commentaires m'importent peu. Tout ce qui m'inquiète c'est le sort des pauvres animaux qui n'ont rien demandé et sont,ou vont,être irradiés et vont souffrir: L'espèce humaine,quand à elle,seule et unique espèce nuisible de La Terre,n'a que ce qu'elle mérite.

avatar Elisabeth, Les Ulis -

Il faut que nous autres citoyens allions pêcher l'information.
http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/

Sur ce site de l'IRSN, on remarque que la quantité de césium 137 a été multipliée par plus de 100 à Dijon ou Orsay (c'est la version alarmiste) ou qu'elle atteint 0.08 Millibéquerel par mètre cube (c'est la version rassurante).

http://zazaa.blogspot.com/2011/04/du-cesium-orsay.html

avatar Francine , Troyes -

Entièrement d'accord avec Dufeu Vinsobres nous ,les humains ,on ne récolte que ce que l'on a semé.... les autres espèces quant à elles , n'ont rien demandé et subissent notre irresponsabilité .

avatar Danielle en Normandie -

Où trouver des infos sur le plutonium en lien avec le panache au-dessus de la France?
Pour quelles raisons un tel silence !?!
Merci

avatar douds -

Les césiums 134 et 137 et parfois le tellure 132 sont mesurés pour la première fois sur divers prélèvements d'aérosols à des concentrations inférieures à quelques dizaines de microbecquerels par m3. Les césiums 134 et 137 ont aussi été détectés dans un échantillon d'herbe provenant de St Colombe en Bruilhois.

Les concentrations en radionucléides artificiels mesurées en France dans les différents milieux surveillés sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée. »

Les mesures sont certainement exactes, quoique on ai du mal à saisir ce que veut dire l'expression " inférieur à quelques dizaines de µBq/m3 (12µBq est il inférieur à qq dizaines de µBq ?) et les conclusions certainement erronées. Et je vais vous le démontrer de suite. Il est fait mention de quelques dizaines de µ becquerels par m cube sous forme aérosol. (disons pourquoi pas 50 µ/m cube)
Bien, un aérosol est une suspension de poussière dans l'air. Comme toute suspension, un simple phénomène météorologique appelé pluie peut précipiter par lavage cet aérosol. Admettons que les gouttes tombent de 600 mètres et nettoient une colonne de de 1m² de section. Il se retrouvera au sol 50µ*600/m2 pour une pluie, soit 3000µBq, on passe des µ aux milli.
soit 3mBq/m² avec un lavage parfait. Avec n pluies, il faut multiplier par n. Cette radio activité se déplace ensuite par ruissellement puis est prise en charge par la bio accumulation....

avatar Hito31 -

Des chiffres que ne comprennent pas la plupart des lecteurs sont annoncés pour cette détection d'iode 131 sur le sol français (ex: 0,3 et 1,1 becquerel par litre...).
Donnez-nous donc la correspondance entre les "Becquerels" qui arrivent par la voie des airs, les "Gray" reçus et les "Sieverts" que les tissus de notre organisme absorbe a contre-coeur !
Que peut-on "absorber" ou recevoir en MAX/an ? ==> par rapport a ce "dégazage" ininterrompu de la centrale de Fukushima au Japon...
Ce sera certainement la meilleure solution pour rassurer notre population qui s'informe sur les méfaits des rejets radioactifs provenant de cette centrale de Fukushima .
Merci.

avatar düsh, à molle -

Toxicité des becquerels:

Les effets toxiques de la radioactivité dans l'organisme (mesuré sen Sv) ne dépendent pas seulement du nombre de becquerels (Bq) ingérés mais aussi d'un facteur qualitatif qui varie en fonction du type de rayonnement et pour chaque élément :

Element Nombre de µSv/Bq
Tritium 0,000018
Carbone 14 0,00058
Ruthénium 106 0,007
Césium 137 0,013
Plutonium 239 0,25
Polonium 210 1.2

avatar vilain rosette Dour Belgique -

Il ne faut pas croire que cela n'aura pas d'effets sur nous, la flore et les animaux, Ce qu'on seme on fini parle recolter tôt ou tard!Rosette de Dour

avatar Dufeu Vinsobres -

Hé Oui! "Rosette de Dour" sauf que les animaux eux n'ont rien demandé et ils souffrent à cause de l'espèce humaine qui elle,n'a que ce qu'elle mérite.

avatar douds -

ce qui est pratique avec le système MKSA, c'est de mesurer en Bq/m cube. Car quelques dizaines de µB/m cube font un chiffre insignifiant. Si l'on rapporte cela au cm cube qui par définition est un million de fois plus petit que le m cube, alors cela nous fait plusieurs dizaine de désintégrations/seconde.cm cube.
C'est un vrai feu d'artifice miniature pour nous et un vrai tsunami radio actif pour nos chères petites cellules. Beaucoup périssent alors par sélection, mais certaines deviennent un peu folles.

avatar Pierrette gironde -

Nous allons tous recevoir nos petites doses , en France ,avec un nuage qui a déjà parcouru des milliers de KMS ; Mais ceux qui sont plus pres , combien ont-ils reçus ?
Et LES JAPONAIS pourront t-ils mettre le mot FIN , sur cette catastrophe qui s' annonce pire que Tchernobyl , qui n' a duré que 15 jours ............ C' est pas pour demain , si on se réfère aux scientifiques qui osent parler .
Donc , les dégats sur la santé d'une multitude de personnes risquent d' etre tout à fait importants.On n'en a pas finit avec les cancers divers et variés ...........

avatar latapie SAMATAN ( 32130) -

pour aller dans le sens de dufeu vinsobres , vous avez raison , on parle toujours des victimes humaines JAMAIS ou RAREMENT des victimes non humaines ! ( serions nous le centre du monde ?? )
sachez qu' une asso : l' AFIPA qui dirige (par l' intermédiaire de son président Nicolas BIscaye , que je connais personnellement ) un site internet nommé ACTUANIMAUX ( ou il suffit d'aller pour aider à sauver REELLEMENT des animaux ! ( juste avec des clics ou des SMS sans donner d' argent pour les clics et pour les SMS , ça prend 3 euros sur votre forfait ... Nicolas B. fonctionne par partenariats ... et en ce moment l' asso vient de donner en main propre à la directrice de l' IFAW , 3000 euros pour les animaux irradiés au japon . Vous verrez celà sur leur site ... j' enjoins toute personne qui pense pas qu' à sa petite personne d' aller visiter ce site formidable ! et tous les jours ils sauvent des animaux en France ( chiens , chats , animaux issus de la vivisection que les labos ont bien voulu ' lacher ' , chevaux destinés à la boucherie ... etc
françoise

avatar FB - Le Mans -

soyons responsable et sortons du nucleaire a l'instar de l'allemagne c possible arretons de pleurnicher sur notre sort, agissons !!! Mais les lobbings d'areva et de notre president sarkozy n'ont pas du tout interet à stopper cette technologie que personne ne controle d'ailleurs si accident. Allez citoyens faisons nous entendre et soyons solidaire pour une fois !!!

avatar A. Duval, Québec -

il fallait entendre votre Dame Lauvergeon assurer en début d'année à un Charlie Rose dubitatif, sur PBS.TV, que ses nouveaux réacteurs EPR avaient atteint la perfection avec un niveau de sécurité de 100% - Danger = 0 !
Elle avait même la solution aux déchets radioactifs, à proposer en prime !
Un aveuglement sans doute dû à ses émoluments stratosphériques, typiques des grosses têtes du CAC40 !!

avatar Cassiopée -

Autant le nucléaire en emporte le vent

Les fuites nucléaires se sont déjà propagés vers les Etats-Unis et l'Europe, et c'est le cas de nos jours. Des particules s'épavorent dans l'atmosphère, dans le ciel, sous une invisibilté respiratoire.

L'éventualité de faire preuve de protection scientifique face aux particules dans l'air est à craindre. Les taux radioactifs pouvant s'élever selon la situation des rejets de la centrale.

En pensant aux oiseaux, qui volent dans le ciel, vers les rivages, et qui s'ils n'arrivent pas à destination, restera fier d'être un voyageur de notre monde.

avatar eiremos -

Prétendre en effet que la politique extérieure française actuellement est soulagée par l'instabilité internationale, qui lui permet d'occulter des problèmes plus sensibles tels qu'au Japon me semble un peu exagéré, donc je n'en parlerai pas.
Cela démontrerai à quel point les centrales nucléaires occupent avec le pétrole, une importance à peine "voilée" pour une armée ou pour un mode de vie dit "occidental".
Car ne l'oublions pas, nous sommes les modèles de la liberté,la démocratie que nous devons continuer à défendre à tout prix.

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