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Le nuage radioactif de Fukushima (Japon) traverse la France

38552 lectures / 120 commentaires03 avril 2011, 18 h 46

panache_radioactif_Fukushima_032011Fumée noire qui s'échappe du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima le 23 mars 2011
DR

Suite au terrible tremblement de terre et au tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon vendredi 11 mars 2011, la centrale nucléaire Fukushima I connait de très graves problèmes qui ont affecté ses réacteurs. Conséquence : le site nucléaire émet en continu un panache radioactif. Entraîné par la circulation atmosphérique, un nuage radioactif sans conséquences a atteint la France ce mercredi 23 mars.

La centrale nucléaire de Fukushima I, située sur le littoral et à 250 km au nord de Tokyo, a été durement touchée par le puissant tsunami qui a suivi le tremblement de terre exceptionnel de magnitude 9. Suite à la défaillance des systèmes de refroidissement, plusieurs réacteurs ont connu des explosions. De plus, du combustible, normalement confiné et protégé dans des piscines d'eau, est en partie à l'air libre émettant un panache radioactif dans l'atmosphère.

Selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), ce panache contient des particules radioactives issues des rejets : des gaz rares (xénon, krypton...) et des particules en suspension dans l'air : iode, césium, strontium. Celles-ci sont invisibles et inodores, rendant l'observation directe inefficace.

Du panache au nuage radioactif

Sous l'effet de la circulation atmosphérique (vents), le panache s'est dilué dans les différentes couches de l'atmosphère, l'IRSN parle alors de nuage radioactif. En effet, les gouttelettes d'eau naturellement présentes dans l'air se chargent de particules radioactives qui sont entraînées sur des dizaines de milliers de kilomètres et tomberont ensuite en pluie sur les territoires survolés.

Si la concentration des substances radioactives est très importante au dessus de la centrale de Fukushima, les particules vont être dispersées par le vent puis par les couches d'air en mouvement. Ainsi, la concentration de particules radioactives diminue avec l'augmentation des distances et diminue fortement après quelques dizaines de kilomètres, souligne l'IRSN. La mesure de leur concentration dans l'air s'exprime en becquerels par mètre cube (Bq/m3)(1). A plusieurs milliers de kms de la centrale, l'IRSN peut mesurer avec des appareils extrêmement précis des concentrations à 0,001 Bq/m3 près.

Le nuage radioactif fait le tour du monde

Le nuage radioactif se dilue et se déplace grâce aux courants atmosphériques de l'hémisphère nord. La dispersion atmosphérique des polluants radioactifs émis par la centrale de Fukushima n'a affecté que l'hémisphère nord, souligne l'IRSN. "Il est donc improbable de déceler des traces de cette pollution sur les territoires du de l'Hémisphère sud, notamment la Nouvelle Calédonie et la Polynésie Française."
L'IRSN dispose d'une modélisation de cette dispersion, réalisée en collaboration avec Météo France, qui lui permet de suivre et d'anticiper ce déplacement.

Modélisation de la propagation du nuage radioactif dans l'hémisphère Nord
© IRSN / Méteo-France

Selon cette modélisation, le panache a recouvert dans la journée du vendredi 18 mars 2011 la plus grande partie de l'Amérique du Nord et le nord-est de la Sibérie. Il est passé ensuite sur l'Atlantique Nord, a atteint l'Europe le 22 ou 23 mars et La France métropolitaine le 23 mars 2011, sans que cela soit perceptible par tout un chacun.

Les concentrations attendues de césium 137 dans l'air sur les territoires balayés par le panache sont extrêmement faibles. Ce radionucléide est représentatif des matières radioactives rejetées à longue distance lors d'un accident nucléaire.

Les premières mesures radiologiques mondiales ne seraient pas diffusées

Si les modèles et les estimations sont très rassurants, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), est indignée par la non divulgation, des mesures de radioactivité effectuées par divers réseaux de surveillance (Etats-Unis, Canada, réseau du CTBTO(2)). Ainsi, "depuis plus de 10 jours, la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des produits radioactifs dans l'atmosphère : ces rejets ne sont ni maîtrisés ni quantifiés. Dans le même temps des stations de mesures réparties sur l'ensemble de notre planète enregistrent les niveaux de radioactivité de l'air et suivent pas à pas l'évolution de la radioactivité dans l'espace et dans le temps... mais veillent jalousement à ce que ces données restent secrètes. Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation d'urgence radiologique." s'insurge la CRIIRAD.

Pourtant, l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA) a diffusé ses premières mesures de radioactivité. Celles-ci mettent en évidence de faibles traces de produits radioactifs rejetés lors de l'accident de Fukushima, détectés sur des filtres de prélèvements de poussières atmosphérique en Californie (San-Francisco, Riverside, Anaheim) et dans l'état de Washington (Seattle) sur la côte ouest. Les radionucléides(3) identifiés sont l'iode 131(4), le tellure 132, l'iode 132 et le césium 137. Les concentrations mesurées le 18 mars pour ces éléments sont de quelques dixièmes de mBq/m3 ou plus faibles.
En Scandinavie, de l'iode 131 a été mesuré dans l'air à Stockholm, Umeå et Kiruna (Suède), à une concentration inférieure à 0,3 mBq/m3, ainsi qu'en Finlande (moins de 1 mBq/m3).
Ces résultats confirment notamment que éléments radioactifs dispersés arrivent par le Nord de l'Europe, comme le prévoyait la modélisation de Météo France, précise l'IRSN.

Le nuage radioactif atteint la France

Mercredi 23 mars, le nuage radioactif a atteint la France située pourtant à 15 000 km du Japon. Toutefois, pour le moment, il n'y a aucune raison de s'inquiéter : les particules radioactives sont suffisamment diluées dans l'atmosphère pour que cela n'entraîne aucune conséquence notable. Pour nous en convaincre, l'IRSN souligne que les concentrations attendues seront d'un niveau trop faible pour être détectées par les 163 balises métropolitaines d'alerte de son réseau Téléray.

"A titre de comparaison, les valeurs mesurées au cours des jours suivant l'accident de Tchernobyl dépassaient 100 000 Bq/m3 dans les premiers kilomètres autour de la centrale ; elles étaient de l'ordre de 100 à 1000 Bq/m3 dans les pays les plus touchés par le panache radioactif (Ukraine, Biélorussie) ; en France, les valeurs mesurées dans l'Est étaient de l'ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986). Aujourd'hui, une très faible activité de césium 137 subsiste dans l'air, de l'ordre de 0,000001 Bq/m3", précise l'IRSN.

En France, c'est surtout à partir du 24 mars que des traces de particules radioactives pourraient être présentes dans l'air, à des niveaux très faibles qui devraient être de l'ordre du mBq/m3 au maximum. Toutefois, ces très faibles concentrations, pourraient durer plusieurs jours voire plusieurs semaines (en l'absence de rejets importants nouveaux venant de la centrale de Fukushima) en fonction du type de temps : anticyclonique, pluvieux... Les prélèvements et les analyses nécessiteront plusieurs jours avant que les premiers résultats soient disponibles. Ceux-ci permettront de vérifier les prévisions effectuées par modélisation indique l'IRSN.

Vendredi 25 mars 2011, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) indiquait que les prélèvements effectués par l'IRSN dans l'environnement en France métropolitaine (notamment dans des eaux de pluie, de l'herbe, différents types de laits) ne montraient aucune valeur anormale. "Comme anticipé, les balises radiamétriques Téléray n'ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu'outre-mer", indique l'ASN.

Les conséquences en France

Actuellement, l'IRSN estime que les concentrations en particules radioactives seront sans conséquences sanitaire et environnementale en France. Elles seront si minimes qu'elles ne pourront sans doute être détectées dans l'environnement que par des mesures d'échantillons effectuées dans des laboratoires spécialisés.

Il n'y a donc aucune mesure particulière à prendre même pour les populations à risque (femmes enceintes et enfants) : pas de restriction alimentaire, pas de prise d'iode stable, pas de mise à l'abri ou de confinement souligne l'IRSN qui ajoute que "la prise d'iode stable doit se faire uniquement sur ordre du Préfet et qu'il est dangereux d'ingérer des comprimés d'iode stable lorsque la situation ne l'exige pas."

Même en présence de précipitations, les retombées seront très faibles et ne nécessitent pas de précautions particulières. L'IRSN indique donc qu'il n'y aucun risque à arroser les plantes et le jardin avec la récupération de l'eau de pluie. En cas de précipitations, celles-ci feront l'objet de mesures par l'IRSN, même si aucune contamination significative n'est attendue. Enfin, aucune contamination des nappes phréatiques n'est attendue en France, ajoute l'institut.

La contamination radiologique au Japon

La situation est beaucoup plus préoccupante au Japon, directement soumis au panache radioactif dont les concentrations en particules radioactives sont bien plus fortes.

Dans la région de Fukushima, les autorités japonaises redoutent la contamination des écosystèmes et notamment des produits alimentaires. En effet, les premières mesures réalisées par les autorités japonaises indiquent une contamination en Iode 131 et en Césium 137 de l'eau, des végétaux et des aliments, conduisant à dépasser dans certains cas les valeurs admissibles pour les denrées alimentaires définies par la réglementation japonaise. Les valeurs les plus élevées sont relevées dans les légumes à feuilles comme les épinards. C'est pourquoi, épinards, brocolis ou choux, et une dizaine de légumes verts, ainsi que le lait cru, provenant de la préfecture de Fukushima et de celle voisine d'Ibaraki (nord-est de Tokyo) ont été interdits.

"Même si ces aliments sont consommés de façon ponctuelle, il n'y a pas de risque pour la santé", a toutefois affirmé le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. "Malheureusement, cette situation risque de durer longtemps, c'est pourquoi nous demandons leur interdiction dès maintenant".

Le Premier ministre, Naoto Kan, a également ordonné l'interdiction du lait cru et de légumes provenant de trois autres préfectures tandis que les tests vont être étendus à dix autres préfectures, dont certaines proches de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants.

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) indique que les dépôts de radioactivité sont surveillés quotidiennement par les autorités japonaises dans les 47 préfectures du pays. La valeur la plus élevée a été observée dans la préfecture d'Ibaraki, où le 25 Mars un dépôt de 480 becquerels par mètre carré pour l'iode-131 a été observée. La valeur la plus élevée pour le césium 137 a été mesurée à Yamagata avec 150 becquerels par mètre carré.

Au large de Fukushima, des prélèvements d'eau de mer ont été réalisés à 330 m au sud de l'oléoduc de Fukushima Daiichi : les niveaux de radioactivité sont généralement très élevés et varient sensiblement avec le temps. Les niveaux les plus élevés ont été détectés le 25 Mars avec, par exemple, 50 000 becquerel par litre d'iode-131, 7200 becquerels par litre de césium-137 et 7 000 becquerels par litre de césium-134. D'autres radionucléides à courte période ont également été signalés. Par conséquent, le poisson est devenu invendable.

La surveillance environnementale des sols, des eaux de surface, de la végétation et de l'air continue d'être effectuée dans la préfecture de Fukushima. Les mesures indiquent des niveaux élevés de contamination.

A Tokyo même, les niveaux d'iode radioactive dans l'eau du robinet ont atteint le double du seuil de sécurité pour les bébés (des niveaux d'iode 131 de 210 becquerels par litre ont été décelés à Tochigi). C'est pourquoi, il est déconseillé de donner de l'eau du robinet aux bébés ou de l'utiliser pour préparer leurs biberons, cette recommandation a toutefois été levée le 24 mars. De plus, l'eau utilisée massivement pour refroidir les réacteurs n'est pas retenue en aval et devrait contaminer durablement les nappes phréatiques de la région de Fukushima.

Enfin, la radioactivité ambiante relevée le 23 mars, à 13 h (heure locale) par les balises de mesure à Tokyo reste faible et ne nécessite pas d'action particulière de protection des populations.

Les produits alimentaires importés du Japon

Suite aux inquiétudes légitimes des populations, plusieurs pays ont décidé de renforcer les contrôles ou d'interdire l'importation de produits alimentaires en provenance de certaines régions du Japon.

Ainsi, les Etats-Unis bloquent l'entrée sur leur territoire du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de quatre préfectures, dont Fukushima. L'Australie et le Canada ont également pris des mesures restrictives.
En Asie, de Séoul à Manille en passant par Hong Kong, les produits japonais sont boudés et les restaurants japonais connaissent une baisse de leur clientèle.

En France, le ministère de l'agriculture a demandé mardi 22 mars à la Commission européenne d'imposer un "contrôle systématique" sur les importations de produits frais en provenance du Japon aux frontières de l'Union européenne. D'ores et déjà, le gouvernement français a déjà décidé de contrôler les coquillages et poissons en provenance du Japon. En effet, si la France n'importe pas de lait et de viande en provenance du Japon, la prudence est de mise pour les autres produits frais.

Cette demande a été satisfaite puisqu'un règlement européen a été publié au Journal officiel des communautés européennes le 26 mars 2011 "pour imposer des conditions particulières pour l'importation de produits alimentaires et pour l'alimentation animale en provenance du Japon, en prévoyant des contrôles systématiques au départ pour vérifier le respect des normes admissibles en césium 134 et 137 et de l'iode 131 et un contrôle par échantillonnage à l’arrivée", indique l'ASN.

Notes

  1. L'activité volumique s'exprime en becquerels par mètre cube d'air (notée Bq/m3). Elle renseigne sur le nombre de désintégrations qui se produisent par unité de temps et de volume. Une valeur de 15 Bq/m3 signifie que dans un mètre cube d'air, à chaque seconde, 15 noyaux d'atomes radioactifs se désintègrent en émettant des rayonnements ionisants. Cette valeur décroît en fonction de la période radioactive du radionucléide considéré. La période correspond au temps au bout duquel l'activité est divisée par 2 : 8 jours pour l'iode 131 ; 30 ans pour le césium 137 ; 2 ans pour le césium 134 (CRIIRAD)
  2. Le CTBTO (Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation) est une organisation mise en place dans le cadre du traité d'interdiction totale des essais nucléaires (TICE en français), accord multilatéral ouvert à la signature le 24 septembre 1996.
  3. Lorsque certains atomes se désintègrent, naturellement ou artificiellement, ils libèrent un type d'énergie appelée rayonnement ionisant. Les atomes qui émettent un tel rayonnement sont appelés radionucléides ; comme par exemple l'iode radioactif, le césium et le plutonium.
  4. L'iode 131 est un élément radioactif dont la période très courte (8 jours), le rend extrêmement radioactif. Il s'accumule dans la thyroïde et est particulièrement cancérogène.

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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120 commentaires

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avatar ariel marinie, La Rochelle -

On est mieux informé par Internet que par la presse, quelle qu'elle soit

avatar marcucci de bx -

comment savoir si on nous dis la vérité ,les gouvernements ,ont tellement peur de la peur panique des populations et de ses retombées éconmiques.

avatar Pasinformé, paris -

Bonjour, avons nous été informés de la situation réelle, les pouvoirs publics ne connaissent qu'une certaine forme de transparence.Les problèmes au Japon ne sont pas résolus, et les réacteurs continuent de rejeter des éléments radioactifs dans l'atmosphère.le nuage survole la France aujourd'hui, quand sera t'il des autres jours.Je regarde le terrain de jeux de ma fenêtre et curieusement, pour un mercredi, je ne vois personne dehors. Je me joins à la douleur du peuple japonais et leurs souhaite bien du courage pour affronter ces épreuves.

avatar pirello - paris -

On ne peut pas être en accord avec l'affirmation selon laquelle ce ne seront jamais des retombées qui poseraient un problème sanitaire. Pourquoi ? Parce la composition des émissions de Fukushima est d'une nature bien spécifique : elles contiennent du PLUTONIUM.
Pendant les dix jours qui ont suivi l'accident de Tchernobyl, des quantités considérables de radionucléides (c'est-à-dire des substances à noyaux atomiques instables et donc radioactifs) ont été rejetées dans l'atmosphère.
Les deux familles de radionucléides les plus fortement présentes dans ces rejets étaient les iodes (iode 131, iode 132/ tellure 132, iode 133) et les césium (césium 134, césium 137).
Le MOX, vendu par la France au Japon, qui risque de s'échapper des installations endommagée est composé d'Uranium et de Plutonium. Or, le plutonium est sans doute l'élément le plus toxique qui soit.
(MOX en France : Sur l'ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 201 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP ou PWR en anglais) d'une puissance de 900 MW. Il s'agit de : 2 réacteurs à la Centrale nucléaire de Saint-Laurent, 4 réacteurs à la Centrale nucléaire de Gravelines, 4 réacteurs à la Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, 2 réacteurs à la Centrale nucléaire du Blayais, 4 réacteurs au Site nucléaire du Tricastin, 4 réacteurs à la Centrale nucléaire de Chinon.)
Regardons la fiche PLUTONIUM sur wiki. On peut y lire :
On estime qu'une quantité de l'ordre d'une dizaine de milligrammes provoque le décès d'une personne ayant inhalé en une seule fois des oxydes de plutonium
Or, Il est confirmé que 9 mg tue un homme en 30 jours. Et 9 milligrammes de poussière, c'est vite respiré !

avatar marie seine et marne France -

bonjour,
ce nuage nous plonge certes dans l'inquiétude, les informations que l'on veut bien nous diffusées sont-elles vraies. cela rappelle une autre catastrophe ou l'on nous avait assuré que le nuage ne passerait pas sur la France.
Une pensée du fond du cœur qui me serre l'estomac pour tous les habitants du Japon.

avatar Charlène Brussol -

On n'a énormément d'informations de par la presse qu'elle soit télévisuelle, papier, ou par internet. On est un peu noyé par ce trop plein d'info. Ce que je peux dire c'est que cet article à le mérite d'être clair, construit et vraiment riche. En ce qui concerne ce nuage je pense que pour le moment, il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Effectivement comme le dit l'article les particules radioactives sont trop diluées dans l'atmosphère pour que cela n'entraîne des conséquences notables voire désastreuses. Mais bon seul l'avenir nous le dira. Ce que je peux vous proposer c'est un réseau social nommé ReWorld : http://www.reworld.com/ le premier réseau social solidaire sur ce site se trouvent des particuliers ou des assos qui défendent leur projets et ou idées. Nous pouvons créer notre communauté et discuter de ce sujet dessus. Dites moi ce que vous en pensez.

avatar robin des bois st pierre du perray -

nos hommes et femmes politiques mentent aux français,le nuage est trés dangeureux,comment croire tous ces guignols de politiciens,oui le monde va trés mal,nous sommes qu'au début du cauchemar,bye,bye

avatar angélique esonne -

toute manière vous diser sa pour pas nous faire peur et vous avez peur qu'on
se met a paniquer mais mieux vos dire la vérité. moi aussi j'ai peur que les gens soient devenue fou .Si vous disez sa gentilment et sans paniquer.
Si ses sans danger alors prévenez nous mieux avec des expliquations OK!

MERCI D'AVOIR LU MON COMMENTAIRE

avatar Caroline, Nantes -

Bonjour,
Etant enceinte, je suis inquiète à l'idée de sortir de chez moi ces prochains jours. Dois-je prendre de l'iode stable, ou autre chose ?

avatar Christophe Magdelaine -

Caroline, pour l'instant aucune précaution particulière n'est à prendre.

avatar Gbl98 -

Il n'y a pas beaucoup de précautions à prendre : ce nuage s'est un peu déchargé en radio-activité car je crois qu'il a quasiment fait le tour du monde donc les risques ne sont pas très grands.

avatar Gbl98 -

Mais, le nuage radio-actif, il est où et il a quelle taille?

avatar Arcticman -



L'appellation nuage est inexacte, un nuage c'est fait d'eau. Dire une masse d'air chargée de particules radioactives ok mais un nuage non. C'est grand bleu sur la France.




avatar Lesaing -

bonsoir,moi je suis très inquiet sur l'avenir
on nous dit que ce n'est pas grand chose
oui! certes ce n'est pas grand chose , mais pas grand chose mis l'un au bout de l'autre ça commence a faire
J'ai deux enfants et oui peut être est ce a pour eux mais j'ai très peur aujourd'hui nous devons nous remettre en cause concernant notre mère la nature
Soyons ensemble pour protéger notre terre corrage

avatar Christophe Magdelaine -

Articman : c'est pourtant l'appellation officielle utilisée par l'IRSN. De plus, grand bleu ne signifie pas dépourvu de noyaux de condensation et donc d'eau.

avatar A. Halnatt -

Nul ne parle de la majorité d'êtres habitant la planète terre: Faune.
En cette faune, combien de morts atroces? et pour bientôt, combien d'autres encore?
Les habitants des mers sont les premiers atteints.
Quant aux habitants de nos cieux, vous l'aurez compris: voilà les + exposés; des morts en sursis, voilà ce que l'apprenti sorcier bipède en a fait.
Regardez bien les oiseaux: voici les sacrifiés.
L'homme n'est pas innocent; mais eux?

de quel droit saccageons-nous cette planète, qui n'est pas notre propriété, que je sache?

avatar libra 13 -

Salut à tous et toutes,

Comment croire en la véracité des infos que l'on nous débitent depuis quelques jours. Il faut se rappeler l'affaire Tchernobyl, le nuage était il resté à la frontière? non alors. On sera réèllement la vérité dans 10 ans. Nos politiciens sont tous des cagoles, ils ne pensent qu'a se remplir les poches et à embellir leurs petites vies dorées.
Une bonne révolution serait la bienvenue pour remettre la France d'applomb. J'ai une pensée pour nos amies Japonais qui restent dignes et solidaires malgré les épreuves, Bravo! Français prenons-en de la graine ......

avatar olivier Thonon -

c'est comme pour tchernobyl il n'y a rien eu sur la France , regardez cette video de IRNS , les sens interdits de Chirac frontières Française !!!http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/tchernobyl_animation_nuage2.aspxaux

avatar GLOBAL Louis 1 -

L'inquiétude exprimé semble associé à la valeur et à la fiabilité des l'informations accessibles. L'information de la dispersion radioactive de l'incident Fukushima est modélisé à l'adresse suivante: http// www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_22mars.aspx

avatar simies à bordeaux -

Si aujourd'hui les émanations sont diluées , dans le temps elles seront de plus en plus concentrées.Quand on voit les difficultés à maîtriser cette catastrophe au japon , on peut se dire que ce n'est pas demain que les conséquences immédiates vont régresser et celà crée la pire des angoisses .Nous sommes devant une réalisation humaine que nous ne savons pas dominer,vu l'ampleur des dégats TEPCO nous apparaît comme un apprenti sorcier , malheureusement c'est la vie de notre terre qui est au bout.

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