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4711 lectures / 38 commentaires15 mars 2011, 14 h 00
Le nucléaire ou la fuite en avant : plaidoyer pour un développement durable. "On ne choisit pas entre la peste et le choléra" Jacques Duclos
Ces mots de Jacques Duclos, ancien premier secrétaire du Parti communiste français, s'appliquent aux atermoiements concernant les miracles du nucléaire et ses pendants, les énergies fossiles. L'opportunité nous est donnée de traiter du nucléaire à propos du Japon. Le puissant tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté hier le Nord-Est du Japon ont déjà fait près de 2000 morts et disparus, un bilan qui s'alourdit d'heure en heure selon les données fournies à la mi-journée par la police. Au moins 1800 personnes ont péri et / ou sont disparues dans différentes régions du nord et de l'est du Japon. Par ailleurs, plus de 215 000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est du pays. Le très violent séisme pourrait déclencher de graves catastrophes industrielles. L'économie du Japon risque de souffrir du séisme destructeur car les industries du Nord-Est et du secteur énergétique vont peiner à redémarrer, et l'important effort budgétaire qui sera nécessaire à la reconstruction risque d'alourdir la dette de l'archipel. Nombre d'activités côtières ont été réduites à néant et les infrastructures ravagées par une vague de dix mètres de haut dans la métropole de Sendai.
Plusieurs centrales nucléaires ont été arrêtées et des complexes pétrochimiques sont en feu. Six mille habitants des environs d'une centrale nucléaire de la préfecture de Fukushima (nord-est) ont été appelés à évacuer une zone de trois kilomètres de rayon autour de la centrale Fukushima n°1. Les eaux de refroidissement de l'installation nucléaire ont baissé à un niveau inquiétant, Le séisme a été ressenti jusqu'à Pékin, située à 2500 kilomètres à l'ouest, ont rapporté des habitants. Il s'agit du plus violent séisme dans le pays depuis 140 ans. Selon l'Institut américain de veille géologique (Usgs), le tremblement de terre a atteint une magnitude de 8,9. Il dépasse en intensité le grand séisme de Kanto, d'une magnitude de 7,9, qui fit 140 000 morts dans la région de Tokyo le 1er septembre 1923. Le séisme au Japon aurait déplacé de près de 10 cm l'axe de rotation de la Terre, a indiqué l'Institut italien de géophysique et de vulcanologie aujourd'hui.(1)
Le Japon est un pays à très hauts risques sismiques... toujours en attente de son «Big One». Il est situé au carrefour de trois grandes plaques tectoniques. On appelle cela un point triple. Les plaques Pacifique, eurasiatique et philippine se chevauchent ainsi les unes les autres dans un assemblage complexe à analyser. Surtout la plaque Pacifique glisse sous le Japon à une vitesse de 8 cm par an. D'après Rolando Armijo (Institut de physique du globe de Paris), les spécialistes pensent désormais que le dernier grand séisme survenu à cet endroit remonte à 1896, avec une magnitude probable de 8,7 et un tsunami qui aurait fait 27 000 morts. (1)
Le Japon est sans conteste, le pionnier dans la parade contre les tremblements de terre. Ce qui est humainement possible de faire et d'imaginer a été fait. Il n'empêche qu'il n'est toujours pas possible de prévoir l'occurrence d'un tremblement de terre même si on fait appel aux roulements de billes ou aux animaux. Malgré cette récurrence des secousses, ce n'est qu'après le violent séisme de Kobe, qui a fait 6000 victimes dans la région le 17 janvier 1995, que le Japon a mis en place des systèmes de protection antisismique et des plans de prévention. Depuis près de cinquante ans, le gouvernement nippon a mis en place un programme d'exercices de prévention.(1)
Un système d'alerte aux raz-de-marée perfectionné a été mis en place et amélioré au fil des années, avec des capteurs avancés en haute mer. Il doit signaler les régions menacées, via la télévision et la radio notamment, dans un délai ne dépassant par les quatre minutes après un séisme. Mais le phénomène reste encore difficilement prévisible avec exactitude. Pour tenter de protéger des rivages, des millions d'arbres ont aussi été plantés et des digues de 10 à 20 mètres de hauteur élevées à des endroits sensibles Les Japonais sont aussi les plus avancés dans le domaine des techniques d'amortissement des chocs sismiques pour les bâtiments. Plus de 2000 grands immeubles japonais sont équipés de ces systèmes «isolants», contre moins de 400 dans le reste du monde. Les autorités avaient imposé, pour tout permis de construire, une validation des plans par un organisme homologué. Des milliers d'entreprises, de bâtiments publics, de gares ou de trains sont aussi équipés de dispositifs permettant de déceler les premiers frémissements du sol. «Nous avons beaucoup appris de l'analyse des dégâts à Kobe», estimait pour sa part en 2010, Satoru Saito, expert au cabinet de recherche Nomura. De magnitude 7,2, le séisme de Kobe qui s'est produit en 1995, avait fait plus de 140 000 victimes ou disparus ; "Le Japon a le système d'alerte le plus évolué du monde, même s'il n'est pas parfait", affirmait en 2009 Hiroshi Inoue, de l'Institut national de recherche pour la prévention des désastres.(1)
Les séismes les plus coûteux en milliards de dollars depuis 1980 dans le monde sont, notamment celui de Kobé (100) du Sichuan le 12.05.2008 (85), les plus meurtriers sont celui d'Haïti (316 000 morts) et celui de l'Asie du Sud (210 000 morts)
«Alors que les militants antinucléaires écrit Olivier Cabanel, se préparent à commémorer l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le tremblement de terre japonais nous ramène à la triste réalité des dangers que représente l'industrie nucléaire. La liste des 1500 victimes, ou disparus, déjà annoncées par les agences de presse japonaises pourraît s'allonger sous peu, car au sujet des centrales nucléaires touchées par le séisme du 11 mars 2011, la situation est loin d'être sous contrôle: le refroidissement de certains réacteurs touchés n'est pas encore assuré, et l'on pourraît peut-être assister à la fusion de l'un d'entre eux, tout comme à Tchernobyl il y a un quart de siècle exactement.»
Pour cette catastrophe, si l'on a su bien trop tard, à cause de la désinformation gouvernementale française, la pollution nucléaire subie, avec d'autres peuples d'Europe, on connaît maintenant, seconde après seconde, de quelle manière le «nuage» invisible s'est déplacé. On sait aussi, malgré les efforts de minimisation tentés par le lobby nucléaire, et grâce au rapport publié en janvier 2010 par l'Académie des sciences de New York, que le nombre de morts suite à la catastrophe de Tchernobyl est de l'ordre d'au moins 985 000, et que le bilan financier de la catastrophe a dépassé les 500 milliards de dollars. Or, le séisme qui vient de se produire au Japon doit être regardé de plus près, car 3 réacteurs nucléaires posent des problèmes de refroidissement, et si un seul réacteur ne peut plus être contrôlé, ce ne sont pas quelques centaines de victimes qui pourraient être à déplorer, mais vraisemblablement beaucoup plus. (...) Aux dernières nouvelles, la centrale d'Onagawa est en feu, et il semble qu'il n'était plus possible d'empêcher la fusion du réacteur, bien que les informations soient manifestement filtrées afin de ne pas affoler les populations. C'est toujours le même syndrome, celui de Tchernobyl, qui consiste à dissimuler le danger, afin de ne pas créer la panique. (...) Le pire scénario est peut-être à venir, car si un seul réacteur ne peut être refroidi, un «Tchernobyl» japonais est possible, avec les conséquences que l'on imagine. Si les manoeuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura, comme à Tchernobyl, fusion du coeur, explosion, et dissémination dans l'atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies. Alors, pourquoi s'inquiéter, car comme dit mon vieil ami africain: «Il faut attendre d'avoir traversé toute la rivière avant de se moquer du crocodile.»(2)
«Le Japon est-il menacé d'un accident nucléaire majeur comparable à celui de Three Mile Island, la centrale américaine dont le coeur avait, le 28 mars 1979, partiellement fondu ? Le risque d'une fusion du coeur du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima restait, samedi 12 mars, la préoccupation principale des autorités nucléaires japonaises et internationales. Même à l'arrêt, les réacteurs doivent continuer à être refroidis par un liquide réfrigérant. Dans le cas contraire, les cartouches de combustible nucléaire (contenant de l'uranium et du plutonium) peuvent être endommagées et fondre. A Fukushima, il semble que se soient produites à la fois une perte d'alimentation électrique, ne permettant plus le refroidissement du coeur du réacteur, et une perte d'alimentation en eau de mer ordinairement injectée dans le circuit de refroidissement (..) L'armée de l'air américaine avait fourni dans la nuit des liquides spéciaux de refroidissement qui n'avaient pas eu l'effet souhaité.»(3)
La sécurité discutable des réacteurs nucléaires japonais
Une question récurrente est relative à la sureté nucléaire. Il semble que l'entreprise japonaise chargée de gérer le nucléaire n'a pas fait dans le passé preuve de transparence. «Est-il possible de sécuriser les centrales nucléaires dans un pays à forte activité sismique comme le Japon où se produisent 20% des secousses supérieures à une magnitude de 4 enregistrées à travers la planète? Après un tremblement de terre en juillet 2007 dans le département de Niigata (mer du Japon) d'une magnitude de 6,8, plusieurs incidents s'étaient déjà produits à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa (sept réacteurs) dont des fuites radioactives. Tepco, qui avait par le passé dissimulé des problèmes, avait tardé à reconnaître les faits: sa centrale n'était pas conçue pour résister à un séisme d'une telle violence et l'alerte avait été donnée trop tardivement, avait reconnu le Premier ministre de l'époque, Shinzo Abe. L'enquête avait révélé une cinquantaine d'anomalies et de dysfonctionnements et des falsifications de documents sur des résultats de tests d'étanchéité. Tepco avait adopté de nouvelles normes. Pays disposant de faibles ressources naturelles, le Japon dépend à 40% de la filière nucléaire pour produire l'électricité dont il a besoin. Il compte plus de cinquante centrales nucléaires situées généralement à proximité de ses côtes.»(4)
«Sur place, la radioactivité reçue en une heure par personne correspond à la limite à ne pas dépasser annuellement. Jean-Mathieu Rambach, ingénieur expert en génie civil à l'Irsn, a expliqué à l'AFP que l'explosion n'est donc pas comparable à celle de Tchernobyl: «A Fukushima, les installations sont principalement constituées de métal: cela peut fondre, cela peut permettre des fuites radioactives. Selon un porte-parole de Greenpeace joint par Rue89: «On est exactement dans le même cas de figure qu'à Tchernobyl. L'explosion a été causée par l'hydrogène, c'est une explosion mécanique qui a soufflé le réacteur. Ce qu'on cherche à vérifier maintenant, c'est si la fusion a été totale ou partielle.»(...) Tepco a admis une augmentation de la pression à l'intérieur du réacteur. C'est ce qu'on appelle un accident majeur.»(5)
Pour ajouter à la difficulté, l'opérateur d'une centrale nucléaire du nord-est du Japon a déclaré dimanche qu'un deuxième réacteur donnait des signes de problèmes, avec un risque d'explosion (réacteur N°3 de la centrale Fukushima n°1) «Toutes les fonctions pour maintenir le niveau du liquide de refroidissement sont en panne», a déclaré un porte-parole de l'opérateur. Le réacteur a finalement explosé.
Sommes-nous dans une configuration de Tchernobyl, accident du 26 avril 1986 qui, rappelons-le, aurait fait entre 600.000 et 900.000 morts des suites des radiations? Pour le Réseau «Sortir du nucléaire», c'est bien un accident nucléaire majeur gravissime qui se déroule actuellement au Japon, d'une gravité comparable à celle de l'accident de Three Mile Island et de celui de Tchernobyl. Selon l'agence japonaise de sûreté nucléaire, l'incident qui a affecté la centrale de Daiichi est moins grave que ceux de Three Mile Island en 1979 et de Tchernobyl en 1986. Il a été classé au niveau 4 alors que celui de Three Mile Island, aux Etats-Unis, avait été classé au niveau 5 et l'accident de Tchernobyl, en Ukraine, au niveau 7, le plus élevé. Aux dernières nouvelles le classement a évolué d'après l'Autorité de Sureté Nucléaire, l'accident au niveau 6, cela veut dire que nous sommes entrés dans un scénario qui ferait vraisemblablement des dégâts humains. Le gouvernement japonais parle maintenant de zones à étendre au-delà de 30 km !
Selon une dépêche de l'AFP, de samedi 12 mars environ 60 000 personnes ont formé une chaîne humaine pour protester contre l'énergie nucléaire, dans le sud-ouest de l'Allemagne, selon un collectif écologiste alors que la menace d'un accident nucléaire planait au Japon. «Angela Merkel et Stefan Mappus (chef du gouvernement régional du Bade-Wurtemberg) vont comprendre que celui qui prolonge la durée de vie des centrales (nucléaires) raccourcit sa propre durée de vie gouvernementale», selon Jochen Stay. Le Parlement allemand a voté à l'automne 2009 l'allongement de l'exploitation des centrales nucléaires, reniant ainsi l'arrêt progressif qui avait été décidé sous le gouvernement social-démocrate/écologiste de Gerhard Schröder (1998-2005). L'Allemagne après avoir annoncé le démantèlement de ses centrales nucléaires d'ici à 2021 s'est, en définitive, récusée en août 2010 et a prolongé encore jusqu'en 2035 la durée de vie de ces centrales. Résultat des courses Angela Merkel parle de stopper le nucléaire. Est-ce un calcul politique ou une réelle volonté de sortir du nucléaire à dix jours d'élections ?
En France si les tremblements de terre sont bien moins fréquents qu'au Japon et moins forts, les centrales sont aussi bien moins "protégées" contre les séismes. Et la possibilité d'un accident nucléaire grave en France dont près de 80% de l'électricité est produite par 58 réacteurs à eau pressurisée (PWR) n'est pas une lubie des antinucléaires, les officiels l'admettent depuis longtemps même si ce n'est guère répercuté par les médias. Le parc nucléaire français est en effet toujours aussi dangereux. Pour le risque sismique, Il y a 42 réacteurs sur 58 qui sont menacés ! Il y a eu perte du refroidissement (les 2 voies d'eau obstruées simultanément) d'un des réacteurs de Cruas... La double défaillance des circuits de secours sur 34 réacteurs Le risque inondation : 16 sites sur 19 sont concernés. Voir "Le Blayais : Très près de l'accident majeur" en décembre 1999. Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase d'urgence pendant et juste après l'accident (confinement, prise d'iode stable évacuation) et exercices de crise dans les localités proches des réacteurs en distribuant, notamment des pastilles d'iode …. (6) Le gouvernement français sera amené dans les semaines qui viennent à revoir fondamentalement la sureté de ses réacteurs et peut être même redessiner sa politique énergétique.
On dit que les centrales nucléaires dégagent très peu de CO2 que le charbon, le pétrole ou le gaz, Ceci est vrai si on ne compte pas l'énergie et le CO2 dégagés par les quantités de béton et d'acier qu'il a fallu pour les construire. On oublie aussi que le risque zéro n'existe pas et que les déchets radioactifs (plutonium) ont une demie-vie de 24.000 ans. Il n'y a toujours pas de solution définitive quant au traitement des déchets.
Sans être naïf, l'addiction au pétrole lamine toutes les possibilités d'aller vers les énergies douces. Il est vrai que chaque alternative énergétique a ses inconvénients au minimum environnementaux. Quand bien même certaines solutions seraient plus efficaces d'un point de vue environnemental et énergétique, les gains réalisés seront annihilés par la croissance de la demande. L'exemple des véhicules à carburant pétrolier est édifiant : bien que les modèles actuels consomment deux fois moins que dans les années 70, le quadruplement du parc automobile a finalement augmenté la pollution par deux.
Il faut d'urgence réduire nos consommations énergétiques (et pas seulement) tout azimut, donc entre autre relocaliser les productions, ce qui aurait en outre l'avantage d'infléchir la courbe du chômage. Dans tous les cas, à la croisée des chemins, les humains (en particulier ceux qui ont quelque choses à consommer) vont devoir très rapidement apprendre à gérer les ressources disponibles, à cesser les gaspillages et changer tant collectivement qu'individuellement leur style de vie.
Le recours aux énergies vertes est plus qu'une option, une nécessité. Le Japon dispose de sources géothermiques importantes qu'il peut exploiter. Cependant, il ne pourra pas assurer au japonais Lambda 10.000 kWh par an. A moins, à moins de changer de paradigme et de faire la chasse au gaspi, de se défaire de l'addiction au pétrole...Un rapport du Parlement européen pense qu'il faudra dépenser au total entre 60 et 80 milliards d'euros sur une période de 50 ans, avant qu'il soit envisageable de produire de l'énergie avec la fusion nucléaire. Ces accidents nucléaires seront peut-être un choc et permettront aux pays industrialisés de se tourner vers les énergies vertes Ils passeront de l'ébriété énergétique actuelle à la sobriété énergétique seule garante, d'un développement durable.
Faut il choisir entre la peste nucléaire et le choléra de l'addiction aux énergies fossiles responsables de la débacle climatique? La seule réponse à l'ébritété énergétique est d'aller à marche forçée vers les énergies non carbonées. L'augmentation des prix du baril de pétrole est peut être une chance dans la mesure où elle rend compétitive les énergie renouvelables. Ceci dit , il faut une réelle volonté pour changer de paradigme. C'est toute l'histoire de l'homme et du respect de la nature .
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
LYNE CANADA -
MERCI POUR L ARTICLE ,,,
j m 68 -
merci pour les tres bons articles
Hervé -
Si l'on croit que l'on va pouvoir remplacer les énormes centrales électriques nucléaires et celles au charbon et au gaz par des énergies douces on est en pleine folie douce et ceux qui préconisent ce genre de solution seront sans doute les premiers à hurler de n'avoir plus de courant chez eux !
Car ce ne sont tout de même pas ces éoliennes qui ne tournent qu'un tiers de l'année qui vont pallier à la disparition des centrales. Il ne faut tout de même pas rêver.
Le nucléaire produirait indirectement du co2 pour les fabriquer, soit mais alors pour fabriquer les centaines de milliers d'éoliennes nécessaires là comme par enchantement on n'aurait pas besoin de dégager de co2. Et les énormes blocs de bétons nécessaire pour faire tenir debout les immenses colonnes en aciers de ces éoliennes comment on les fabrique ? La production de ciment ne dégage tout de même pas du co2 que s'il est destiné au nucléaire !! Et ne parlons même pas des destructions des sites naturelles de la France. Les panneaux voltaïques. Un calcul est nécessaire pour savoir si sur chaque toit de chaque maison de France cela serait suffisant pour produire la quantité nécessaire de courant. J'en doute.
Reste le bio carburant déjà bien implanté au Brésil et un peu en France (usine de bio carburant près de Chalon sur Marne). Mais parait-il d'après les écolos ce serait un crime contre l'humanité. !! Pourtant que de terres en friches ne serait-ce qu'en France. Les vallées de nos massifs qui retournent à la forêt, toutes les immenses étendues des Causses où l'on pourrait cultiver les plantes découvertes récemment pour faire du carburant. Ne parlons même pas de l'immensité des plaines de Mongolie où poussent des graminées à perte de vue. Mais non là où l'on pourrait trouver une solution crédible du côté des bio carburants une fois de plus les écolos s'arque boutent dans leur refus devant chaque nouveauté en hurlant c'est un crime contre l'humanité (Dixit entre autre par le célèbre écologiste suisse Steiner)
Hdrass -
Pour éviter la peste ou le choléra, je crois que le mieux c'est le génocide !
Sinon : à vos calculettes, car nos avons des comptes à faire non ?
Stéphane à Bruxelles -
Merci aussi pour cet article.
Plus que jamais il faut se poser la question: "'Quel progrès?"
Chaque nouvelle bonne idée faisant croire que la science peut tout, que l'homme s'en sortira toujours,qu'il n'y a pas de limites, devrait être subordonnée cette question.
L'orthèse: une vie sobre avec une connaissance/conscience accrue de ce que -et qui- nous sommes, de nos écosystèmes. (Permaculture, "villes en transition", prospérité sans croissance...)
Ou la prothèse: plus d'énergie, de robots, de déchets; ne considérant que ce qui "rapporte" (Voir l'excellent "Wall-E" de Pixar. Et aussi "Avatar")
Arcticman -
Le Japon est connu pour être un pays à la pointe du progrès,il est habitué aux caprices de la terre et le mot tsunami est japonais. Ce qui vient de se passer doit nous faire prendre conscience que nous ne pouvons pas tout faire, q'uen définitive nous ne sommes que peu de choses face aux éléments. Je ne sais pas si vous avez une idée de ce qui attend ce pays. Le fait de vivre à flux tendu va paralyser ce pays aggravant les conséquences de cet accident. Notre système de société est il le bon ? Je ne le pense pas, et ceux qui pensent que la fuite en avant technologique réglera les problèmes se foutent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
Il y a de nombreuses incohérences dans notre système, le Japon par exemple est l'un des premiers exportateurs d'acier or ce dernier n'a aucune production de minerai de fer.
De toute manière même si je ne suis pas à priori antinucléaire cette énergie a des limites évidentes et les progrès à attendre sont encore très loin surtout en ce qui concerne la fusion.
Mireille, Clevedon, Angleterre -
Le centre de la terre est une boule de feu. Pourquoi ne pas y puiser toute l'energie dont on a besoin ? On va bien sur la Lune et on ira sur Mars...
O.K. le vent n'est pas toujours au rendez-vous pour les eoliennes mais le soleil l'est dans les deserts, un autre source d'energie infinie...
Gwen revin -
Oui, tu as raison Hervé, continuons à utiliser davantage de terres agricoles afin de détruire encore les zones vierges. Et quand il n y en aura plus, on pourrait aussi utiliser les forêts,la toundra, etc, ça sert à rien tout ça! Et juste pour info, il n'y a pas que l'éolienne comme solution. je ne comprends pas comment on peut encore défendre ça. le dilemme est le suivant: vous voulez une planète plus propre? ou un confort sans limite? solution=énergies renouvelables, décroissance volontaire, toute une révoltuion à faire! Je suis tout à fait ok avec Stéphane et suis très content que certaines personnes voient le monde autrement qu'avec un oeil d'occidental attaché à son confort et à sa consommation.
Gwen revin -
oui, Mireille, prenons encore plus de place, on a pas encore détruit les déserts et le centre de la terre, allons-y, continuons à jouer avec la nature... et finissons le travail... incroyable cette faculté de l'homme à ne pas tirer d'enseignement de ses erreurs
craps languidic -
Je ne considère pas qu'il s'agit d'une erreur quand au fait d'avoir construit des centrales nucléaires conçues pour résister à un tremblement de terre de magnitude 7.
Malheureusement il y en a eu 1 de magnitude 9 suivi, d'un tsunami !
C'est ce que j'appelle une catastrophe naturelle totalement imprévisible.
D'ailleurs il y a 4000 morts par an sur les routes en France, la voiture est elle interdite ? Doit on faire un référendum sur le droit de l'utiliser ?
Et l'avion ?
A mon avis vu la probabilité que ça arrive, ce genre de risque n'est même pas à évoquer chez nous, c'est de la pure politique en vue des élections !
alain saint-clair -
Bonjour .
La part du nucléaire dans l'énergie consommée en france est de 15 % . A ne pas confondre avec la part du nuclaire dans l'electricité qui est de 80 %.
Les eoliennes , les panneaux photovoltaiques , sont branchés sur le réseau EDF ? sans le réseau , ces énergies dites renouvelables , ne fonctionnent pas .
Il faut bien comprendre que , sans le réseau , pas d'eolienne , ni photovoltaique , etc ....
L'intermittence de ces moyens de production d'electricité les condamnent irrémediablement .
Des que nous passeront le pic de HUbbert du pétrole , il faudra consommer beaucoup moins d'énergie .
Il faut que les politiques exliquent au population que le rêve est terminé.
Si la chine veut nous "rattraper " il faudra 6 , j'ai bien écrit 6 planètes .
A méditer .... Bonne journée.
Hervé -
A Gwen revin@ Comme vous semblez vouloir faire l'apôtre de la nouvelle idéologie de la décroissance, de la restriction et de l'appauvrissement, j'espère que vous donnez l'exemple dans votre entourage et que pour commencer vous n'utilisez plus votre voiture et que vous allez à pied ou en vélo et bien sûr vous arrêtez votre chauffage central car rendez-vous compte de l'importance du dégagement de co2 si vous brulez du gaz ou du mazout.
Et bien tout cela doit être remplacé par un seul poil au bois ou une cheminée dans une unique pièce chauffée et le reste de l'appartement glacial avec des fleurs de glace sur les vitres l'hiver et de bonnes bouillotes ou briques dans les lits préalablement bassinés. Il faut être intègre avec soi même et ne pas préconiser pour les autres des mesures que l'on ne veut pas s'appliquer à soi même.
Je vous signale qu'il n'y a pas 40 ans ce que je décris était ainsi en France. On se les gelait mais l'on était des purs et durs de la non consommation forcée inconsciente que vous semblez tant désirer.
Vous n'avez absolument rien compris de ce que j'ai dit . Je n'ai jamais parlé de terres agricoles , c'est tout le contraire je parle de terres en friches très nombreuses en France avec l'exode rurale et ailleurs d'immenses territoires non exploités de par le monde ne serait-ce que sur le plateau de la Meseta en Espagne.
Beaumarchais de Lyon -
J'ai lu l'article et je suis allé sur le site de l'académie des sciences de New York pour vérifier "l'info" suivante :"le nombre de morts suite à la catastrophe de Tchernobyl est de l'ordre d'au moins 985 000, et que le bilan financier de la catastrophe a dépassé les 500 milliards de dollars." Cette info étant reprise en boucle sur un paquet de sites antinucléaires.
Il me semble comprendre dans un article, que l'académie des sciences de New York dit qu'elle ne cautionne pas ces propos qui n'engagent que leurs auteurs mais qu'elle les publie malgré tout : Voici le copier collé correspondant :
Statement on the Annals of the New York Academy of Sciences volume entitled “Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment”Annals volume 1181, published December 2009Posted 4/28/2010
NEW YORK—“Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment,” Volume 1181 of the Annals of the New York Academy of Sciences, published online in November 2009, was authored by Alexey V. Yablokov, of the Russian Academy of Sciences, Alexey V. Nesterenko, of the Institute of Radiation Safety (Belarus), and the late Prof. Vassily B. Nesterenko, former director of the Belarussian Nuclear Center. With a foreword by the Chairman of the Ukranian National Commission on Radiation Protection, Dimitro M. Grodzinsky, the 327-page volume is an English translation of a 2007 publication by the same authors. The earlier volume, “Chernobyl,” published in Russian, presented an analysis of the scientific literature, including more than 1,000 titles and more than 5,000 printed and Internet publications mainly in Slavic languages, on the consequences of the Chernobyl disaster.
The Annals of the New York Academy of Sciences issue “Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment”, therefore, does not present new, unpublished work, nor is it a work commissioned by the New York Academy of Sciences. The expressed views of the authors, or by advocacy groups or individuals with specific opinions about the Annals Chernobyl volume, are their own. Although the New York Academy of Sciences believes it has a responsibility to provide open forums for discussion of scientific questions, the Academy has no intent to influence legislation by providing such forums. The Academy is committed to publishing content deemed scientifically valid by the general scientific community, from whom the Academy carefully monitors feedback.
Y a t'il doute sur l'étude menée ou non ?
OLIVAIN à Nice -
hervé, vous êtes tombé sur la tête??? comment pouvez vous envisager de cultiver toutes les surfaces pour fabriquer de l'agro-carburant !!! c'est insensé. Imaginez vous les engrais, l'EAU que cela utiliserait !!!!
En chine ils ont fait exactement ce que vous préconisez : cultiver un désert pour en faire un immense champ de coton - afin de fabriquer nos jeans que nous achetons par dizaines alors que deux nous suffiraient. Résultat : lacs les plus proches pompés et asséchés, fleuves asséchés, les gens qui vivaient dans des contrées verdoyantes se retrouvent au milieu d'un désert et ne peuvent plus survivre..
c'est ça que vous voulez ? J'ai connu les fameuses années avec le givre sur les fenêtres (il gelait dans la chambre où je couchais) et je n'ai pas souvenir, à aucun moment d'avoir été malheureuse, bien au contraîre. Je prends pour mienne la phrase de Pierre Arditi qui a dit dans une émission sur la crise et sa génèse :"j'ai eu la chance de naître chez des parents pauvres"
La surabondance, la facilité de vie nous a rendus hermétiques à la vraie beauté, au bonheur des choses simples, et plus nous en avons moins nous sommes satisfaits.
Aucun humain ne mérite qu'on sacrifie la terre pour son confort perso!
Je n'achète pratiquement jamais de vêtements, j'utilise les transports en commun, je ne gaspille rien, je consomme peu dans tous les domaines, et je vous assure que la vue des oiseaux venant manger dans mes mangeoires en hiver, ou la présence d'écureuils à proximité de mon modeste appartement me donnent bien plus de bonheur que la dernière fringue à la mode!!
terrien -
développement durable ? une croissance infinie dans un monde fini est insensé/impossible ! pour la décroissance de la consommation et de la population, qui se fera de gré ou de force car les terres et les ressources disponibles décroissent de plus en plus !
Hervé -
A Olivain@ Mais je n'ai jamais dit qu'il fallait utiliser toutes les terres pour faire du carburant mais uniquement les terres que l'on a abandonnées et celles qui n'ont jamais été utilisées. Par exemple rien qu'en France pays que l'on connait bien, de nombreuses vallée de nos massifs montagneux ont été abandonné vous le savez très bien à cause de l'exode rurale. Lorsque ces vallées étaient mises en valeurs épuisait-on l'eau du pays ?. Connaissez-vous les causses du midi. Ce sont d'immenses territoires abandonnés par les éleveurs. Et bien maintenant pousse à perte vu des graminées sauvages qui n'ont pas besoins d'être irrigués et qui convenaient très bien à engraisser nos moutons et suffiraient pour faire du bio carburant.
Et actuellement dans le sud du massif central le pays est assez riche pour entretenir des vaches de l'Aubrac. L'herbe pousse naturellement.
Au Brésil ils utilisent le bio carburant pour 80% de leurs besoins.
Je vous félicite de ne plus prendre votre voiture mais pour donner l'exemple il faudrait aussi que vous arrêtiez votre chauffage central et ne vivre que dans une seule pièce le restant de votre demeure devant rester glaciale. Je pense que c'est ce bonheur auquel la majorités des français aspirent!
Arcticman -
@ Hervé,
Au Brésil le bio carburant est presque exclusivement tiré de la canne à sucre, Il ne faut pas croire qu'on fait de l'éthanol avec n'importe quoi. pour ce qui est des Causses il n' a jamais poussé grand chose et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Et on peut ajouter que les terres arables sont en diminution à cause de la croissance démographique ce qui à terme posera des problèmes d'alimentation humaine.
Eau de là, Est France -
Concernant les risques pour le Japon, ils étaient connus, mais ont été négligés.
Qu'une centrale des plus anciennes n'ait pas été conçue pour résister à du 10°-Richter, est fort dommageable, vu qu'un "big one" est attendu au Japon. (On maîtrise des buildings au coeur de Tokyo, mais pas la résistance de modules si réduits mais si sensibles...)
Pourtant, en France, c'est aussi a posteriori de l'édification et du lancement des centrales nucléaires qu'ont été convoqués des ingénieurs pour tenter d'évaluer les dégâts en cas de séisme : c'est 20 ans après.
Mais encore : les risques de Tsunami sur cette côte dévastée du Japon existent depuis la nuit des temps :
15 tsunami en 13 siècles, dont certains sans commune mesure avec la digue de "protection" de la centrale (5m de haut), puisque des antécédents équivalents voire plus violents ont eu lieu au cours des 2 millénaires passés : une vague de 18 mètres de haut, et une plus ancienne encore, de 38 mètres.
"Mais si l'on doit tout prendre en compte...", semble être la pensée progressiste des fans de l'atome.
Pourtant, ce serait le juste prix à payer, de même qu'assurer la sécurité maximum de l'entretien de ces bombes en puissance.
Or, on brade l'entretien et la sécurité pour améliorer la rentablité, et ceci va en s'accélérant. L'accident en France est donc un énorme risque, non pas possible mais probable.
- Mais le fric, n'est-ce pas ? ... -
Quant aux risques en Europe : souvenez-vous de Pompéi : un séisme + une éruption double (cendres, et lave qui a mis la mer en ébullition...) + un raz de marée qui a empêché aussi la fuite par la mer de pauvres Pompéiens...
Alors, la relecture de l'histoire ne doit pas être réservée au peuple touché en ce moment, mais à tous ceux qui jouent avec le feu nucléaire. Pour en limiter réellement les risques et les dégâts.
Hervé -
Articman@ les Causses sont capables d'engraisser les moutons et même des vaches elles sont capable de nourrir les pompes à essence.
Il y a plusieurs plantes rustiques répertoriés qui conviennent pour le bio carburant. Ce n'est pas avec les éoliennes et les panneaux solaires que l'on va faire tourner les voitures et les avions
craps languidic -
Ce n'est pas non plus avec les éoliennes et les panneaux solaires que l'on va produire de l'électricité en quantité significative : aujourd'hui 3 % de l'électricité consommée est produite par Eoliennes + Panneaux solaires + Biomasse et 76 % par le nucléaire.
Le renouvelable ne couvre même pas l'augmentation de notre consommation !
Et l'Allemagne qui arrête ses centrales nucléaires nous achète son électricité !
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