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14379 lectures / 79 commentaires07 avril 2011, 12 h 00
Suite au tremblement de terre exceptionnel et au tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon vendredi 11 mars, une dizaine de réacteurs nucléaires connaissent de graves dysfonctionnements. Conséquences : plusieurs explosions ont été signalées dans la centrale de Fukushima I (Daiichi).
A 14h46, heure locale du Japon, un séisme exceptionnel (magnitude 9) est survenu au large de la côte de Honshu, à 130 km de Sendai et à 373 km de la capitale, Tokyo. Ce tremblement de terre compte parmi les 5 séismes les plus puissants jamais enregistrés et demeure le plus puissant au Japon depuis 140 ans. Le tsunami qui l'a suivi a notablement endommagé quelques réacteurs nucléaires.
Si les systèmes d'arrêt des centrales nucléaire ont plutôt bien fonctionné suite à la secousse sismique, certains réacteurs ont vu leurs systèmes de refroidissement endommagés par le tsunami. En effet, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français indique le tsunami a affecté la station de pompage de la centrale nucléaire nécessaire au refroidissement des réacteurs. De plus, "la perte des deux alimentations électriques externes de la centrale n'a pas été compensée par les groupes électrogènes de secours pour des raisons actuellement inconnues". Or, un réacteur, même arrêté, continue de chauffer pendant quelques jours, jours décisifs où le refroidissement doit impérativement se poursuivre.
Vendredi 11 mars, un incendie s'est déclaré dans la centrale nucléaire à Onagawa, dans le nord-est du Japon, rapporte l'agence Kyodo.
Suite à des niveaux élevés de radioactivité constatés sur le site de la centrale, les autorités avaient déclaré l'état d'urgence : "le premier échelon de l'état d'urgence, le plus bas, avait été décrété sur l'installation dimanche après qu'une élévation du niveau de radioactivité eut été détecté aux limites du site" a précisé l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA). L'état d'urgence se déclenche en cas de fuites radioactives ou de panne du système de refroidissement d'un réacteur.
Heureusement, les niveaux de radioactivité à la centrale nucléaire d'Onagawa sont redevenus normaux et aucune fuite n'a été détectée... L'augmentation du taux de radioactivité pourrait finalement provenir de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, selon l'AIEA.
Un autre problème est apparu dans la nuit de dimanche à lundi dans la centrale Tokai (préfecture d'Ibaraki), à seulement 120 km au nord de Tokyo. Une pompe du système de refroidissement du réacteur n°2 a cessé de fonctionner. Heureusement, le risque a été maîtrisé.
C'est une autre centrale durement touchée par le tsunami qui a conduit le gouvernement à déclarer une situation d'urgence nucléaire. Ainsi, le Premier ministre Naoto Kan a demandé l'évacuation de 250 000 personnes situées dans une zone de 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire de Fukushima I située sur le littoral et à 250 km au nord de Tokyo ; le survol de cette zone est également strictement interdit.
Cette centrale, qui compte 6 réacteurs à eau sous pression (REP)(1), avait pourtant été dimensionnée pour résister à un séisme et placée sur une plateforme de 6,50 m de haut par rapport au niveau de la mer. Pourtant, la prise en compte du risque a été insuffisante et plusieurs réacteurs restent incontrôlables. La gravité des évènements qui s'y déroulent ont mené l'Autorité de sûreté Nucléaire française, par la voix de président André-Claude Lacoste, a évalué cette catastrophe au niveau 6 sur l'échelle internationale des événements nucléaires qui compte 7 niveaux.(2)
L'enjeu pour Tepco est de rétablir au plus vite un système de refroidissement des réacteurs et piscines de stockage du combustible. A la date du 23 mars, tous les réacteurs étaient de nouveau raccordés électriquement au réseau électrique externe. Toutefois, au 24 mars 2011, les réacteurs n°1, 2 et 3 étaient dans un "état particulièrement critique en l'absence de source de
refroidissement pérenne" souligne l'IRSN qui s'inquiète des conséquences à court terme de l'injection d'eau de mer (et donc de sel) dans les installations.
En effet, le sel risque de cristalliser dans les cuves des réacteurs : corrosion, impact sur le refroidissement des coeurs, cristallisation au niveau des échangeurs des circuits de refroidissement normaux après leur remise en service, risque de blocage de soupapes... sont les effets possibles. De sucroît, l'eau utilisée s'évacue ensuite dans l'environnement sans récupération. A ce titre, au 1er avril 2011, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) rapportait que Tepco réalisait des "opérations en vue de collecter cette eau et de l'isoler. L'objectif à terme est de passer à un refroidissement en circuit fermé : eau circulant en boucle dans un circuit de la centrale de façon à ce que l'eau contaminée ne s'échappe pas. La remise en fonction des matériels nécessaires à cette fin s'avère difficile car ils ont pu être détériorés. En outre, la présence d'eau contaminée dans certains bâtiments complique les interventions humaines."
Au 6 avril 2011, l'IRSN soulignait que l'état des trois réacteurs (1, 2 et 3) de la centrale restait "très préoccupant". "L'eau douce est maintenant utilisée pour refroidir les réacteurs et les piscines. Néanmoins, les moyens utilisés pour l'injection d'eau restent précaires même si de petits progrès sont signalés (par exemple, les pompes d'injection d'eau sont maintenant alimentées par le réseau électrique externe à la place de moyens mobiles)."
TEPCO envisage d'injecter à des débits faibles et durant plusieurs jours de l'azote à l'intérieur des bâtiments des réacteurs 1 à 3 afin de limiter le risque d'explosion de l'hydrogène présent dans ces bâtiments. Ces opérations devraient débuter le 6 avril 2011 en fin de journée et pourraient générer de nouveaux rejets radioactifs dans l'atmosphère.
Pire, samedi 12 mars 2011 vers 16 h 00 heure locale, une explosion s'est produite sur le réacteur n°1 de la centrale. A priori, le risque semble maîtrisé puisque le coeur du réacteur n'a pas été affecté : c'est la structure qui protège l'enceinte de confinement qui a été pulvérisée à cause de l'hydrogène(3) dégagé par le réacteur. Cependant, "les opérations de décompression volontaire de l'enceinte peuvent conduire à des rejets radioactifs" indique l'IRSN qui a ajouté lundi 21 mars 2011, que la piscine du réacteur n°1, qui contient 292 assemblages combustibles est suspecté de fuites radioactives.
L'IRSN rapporte que l'exploitant Tokyo Electric Power (TEPCO) a confirmé la fusion partielle du coeur du réacteur endommagé à 70 %. Celle-ci a "entraîné l'oxydation des gaines du combustible et un relâchement d'hydrogène vers l'enceinte de confinement. Lors de l'opération de dépressurisation de l'enceinte de confinement, cet hydrogène s'est trouvé mêlé à l'air du bâtiment réacteur, ce qui a entrainé une combustion. Cette situation s'est accompagnée d'un relâchement significatif de radioactivité.
Les autorités japonaises ont confirmé que l'enceinte de confinement du coeur n'a pas été endommagée par cette explosion mais les opérations manuelles de refroidissement du réacteur se poursuivent par injection d'eau de mer.
Cet apport massif d'eau l'a également contaminée. Par conséquent, au 6 avril 2011, des opérations de pompages étaient en cours sur ce réacteur. "Celles-ci sont relativement délicates compte tenu de la quantité d'eau à traiter et de leur forte contamination", souligne l'IRSN.
Jeudi 24 mars, pour la première fois, une fumée blanche est apparue au dessus de la piscine.
Peu après cette explosion, le porte-parole du gouvernement Yukio Edano indiquait que le réacteur n°3 de Fukushima était "dans une situation critique", un début de fusion du coeur étant en cours selon l'exploitant. "On ne peut pas exclure qu'une explosion puisse se produire au niveau du réacteur 3 en raison d'une possible accumulation d'hydrogène", ajoutait-il.
Effectivement, lundi 15 mars au matin, deux nouvelles explosions, attendues mais redoutées, se sont produites au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima I. Selon Tepco, le réacteur aurait résisté et les fuites radioactives resteraient limitées. Cependant, le 16 mars, le gouvernement admettait que l'enceinte de confinement du réacteur était endommagée : une fumée blanche s'en dégageait dans la matinée.
Lundi 21 mars, la situation demeurait précaire notamment sur la piscine du réacteur qui a besoin d'un apport extérieur continuel en eau selon l'ASN. Par exemple, 2000 tonnes d'eau ont été apportées dans la nuit du 19 au 20 mars pendant 9 heures, tandis que les rejets radioactifs restent importants.
Tout comme le réacteur n°4, la piscine d'entreposage du combustible usée est entrée en ébullition et l'eau s'évapore.
Mardi 22 mars, pour une raison encore inconnue, une fumée noire s'échappait du réacteur et le personnel qui travaille sur le site a été évacué.
Jeudi 24 mars 2011, l'IRSN notait que l'enceinte de confinement ne semblait "plus étanche selon les indications de pression". Résultat : des rejets radioactifs sont émis en continu dans l'environnement.
Les autorités japonaises ont informé l'AIEA que le réacteur n°2 avait connu une explosion similaire aux réacteurs 1 et 3, à 6 h 20, heure locale, le 15 mars, même si sa procédure d'arrêt a été correctement réalisée suite au séisme.
Pour la première fois, l'explosion a endommagé la piscine de condensation de l'enceinte de confinement du coeur conçue pour empêcher les fuites radioactives en cas d'accident.
La fusion partielle du coeur est confirmée, 33% du coeur est endommagé. L'exploitant poursuit l'opération de refroidissement du coeur par injection d'eau de mer autant que possible.
Lundi 21 mars, la piscine du réacteur était en ébullition indique l'IRSN.
Vendredi 25 mars, de l'eau de mer était toujours injectée pour refroidir le réacteur d'où s'échappe en continu une fumée blanche.
Pire, dimanche 27 mars, un taux de radioactivité "10 millions de fois supérieur au niveau habituel", atteignant 1000 millisieverts par heure, a été détecté dans une nappe d'eau de la salle des turbines a délcaré le directeur de l'AIEA, entraînant l'évacuation immédiate du personnel. "Il existe une forte probabilité pour que les barres de combustible aient été endommagées" a indiqué un porte-parole de la société Tepco.
Au 6 avril 2011, une fissure du puits adjacent au bâtiment turbine du réacteur 2 a entraîné ponctuellement un rejet direct d'eau fortement contaminée dans la mer.
Alors que ce réacteur était à l'arrêt pour maintenance depuis novembre 2010, les autorités japonaises, rapporte l'AIEA, ont notifié plusieurs incendies intermittents au niveau de la piscine d'entreposage du combustible usé. Le combustible, une fois exploité dans le réacteur est maintenu immergé pendant plusieurs années dans des piscines afin de le refroidir et de bloquer le rayonnement radioactif qui s'en libère. Or, le 16 mars, la piscine du réacteur N°4 était en ébullition, la situation a été stabilisée le 20 mars. L'IRSN souligne que "l'assèchement de la piscine conduirait à terme à la fusion du combustible présent". C'est pourquoi les autorités japonaises utilisent tous les moyens possibles pour apporter de l'eau : par hélioptère, via des canons à eau...
Malheureusement mercredi soir heure de Paris, l'eau de la piscine venait de s'évaporer complètement laissant le combustible usé à l'air libre...
De plus, l'agence de sécurité nucléaire japonaise annonce que deux trous de 8 m2 sont apparus dans l'enceinte de confinement du réacteur.
Selon l'IRSN, "les températures des piscines des réacteurs n°5 et n°6 augmentent lentement. Sans refroidissement, ces piscines pourraient entrer en ébullition sous quelques jours". Pour y pallier, des groupes électrogènes diesels supplémentaires seraient mis en place.
Lundi 21 mars, sur ces deux réacteurs, la température et le niveau de l'eau des piscines étaient sous contrôle. Toutefois, les toits des bâtiments ont été percés pour éviter une éventuelle combustion d'hydrogène.
Environ 700 techniciens et ingénieurs sont présents sur la centrale pour tenter de la contrôler. Ils s'exposent dangereusement aux radiations puisque les doses de radioactivité dans l'air ont atteint jusqu'à 400 millisieverts par heure(2), dans tous les cas leur santé sera dégradée par les radiations. Depuis le 12 mars 2011, 19 travailleurs ont été exposés à des doses importantes. Parmi elles, deux ont été hospitalisées après avoir reçu des doses de radioactivité 10000 fois supérieures à la normale (environ 2 sieverts(4)) par contact avec de l'eau contaminée lors des opérations de pose des câbles électriques.
Le Premier ministre japonais, Naoto Kan a demandé aux personnes se trouvant à moins de 30 km du site de rester confinées chez elles.
Et c'est dans l'agglomération de Tokyo, qui compte 35 millions d'habitants que des taux de radioactivité anormaux ont été mesurés. Ainsi, le niveau de radioactivité mesuré dans la préfecture de Kanagawa, à l'ouest de Tokyo, a atteint brièvement un niveau neuf fois supérieur à la normale.
Selon l'agence de presse Kyodo qui cite les autorités locales, "d'infimes particules" radioactives sont détectées dans la capitale : "Nous avons relevé un niveau de radiation supérieur à la normale dans la matinée", a déclaré mardi 15 mars, Sairi Koga, un responsable de la préfecture de Tokyo, avant d'ajouter : "nous ne considérons pas qu'il s'agit d'un niveau suffisant pour affecter le corps humain".
Toutefois, à titre préventif, le gouvernement japonais recommande aux Tokyoïtes de calfeutrer leurs habitations pour éviter que tout air extérieur rentre pendant 1 à 3 jours.
Les autorités ont enfin reconnu que le niveau de radioactivité mesuré sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima I était dangereux pour la santé : "contrairement à ce qui s'est passé jusqu'ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints peuvent affecter la santé des êtres humains", a ajouté le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.
Dans tous les cas, le porte-parole du gouvernement japonais vient de l'annoncer : la centrale nucléaire de Fukushima 1 ne sera plus utilisée.
Le Japon compte 17 centrales et 55 réacteurs nucléaires. Or, l'arrêt d'un certain nombre de centrales nucléaires pour un pays qui tire un tiers de son électricité de cette énergie pose des problèmes d'approvisionnement : plus de 2,5 millions de foyers restent privés d'électricité dans le nord du pays, où les températures sont hivernales et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation en électricité à Tokyo. C'est ce qui s'est produit puisque la compagnie d'électricité Tepco, qui dessert l'est du Japon, a interrompu la fourniture de courant pour quelque 330 000 clients dans les différentes préfectures, dont Tokyo, Kanagawa, Ibaraki ou Saitama.
Ces nouvelles explosions laissent craindre une catastrophe nucléaire majeure : le combustible pourrait faire fondre ses dernières gaines de protection et libérer un nuage radioactif particulièrement dangereux dans un pays où la densité de population est très forte et compte 127 millions d'habitants.
A ce titre, de nombreux ressortissants étrangers fuient le pays, sur recommandation de leurs ambassades respectifs, tandis que les Tokyoïtes quittent la capitale pour le sud et notamment Osaka, la deuxième ville du Japon.
Alors que les vents d'ouest rassurent les japonais, ce sont les américains qui craignent que le nuage radioactif traverse l'océan Pacifique et touche les côtes de Californie, situées à 7400 km du Japon.
Selon le journal Los Angeles Times des particules radioactives ont touché Los Angeles vendredi 18 mars : "des isotopes radioactifs de très faible niveau, provenant de la centrale nucléaire japonaise endommagée, sont attendus en Californie dès vendredi, mais les experts estiment que le niveau de radioactivité sera bien inférieur aux limites de sécurité".
En fait, c'est l'ensemble de l'hémisphère nord qui est touché par ce nuage radioactif, il a atteint l'Europe et la France le 23 mars 2011.
Selon l'ASN, au large de Fukushima, des prélèvements d'eau de mer ont été réalisés à 100 m de la berge, au large de Fukushima. Les résultats montrent des niveaux en iode 131(4), 100 fois supérieurs à la norme japonaise fixée à 0,04 Bq/cm3.
Les rejets ont entraîné des dépôts de radioactivité au sol et sur les végétaux dans la région de Fukushima. Les premières mesures réalisées par les autorités japonaises indiquent une contamination en Iode 131 et en césium de l'eau, des végétaux et des aliments, conduisant à dépasser dans certains cas les valeurs admissibles pour les denrées alimentaires définies par la réglementation japonaise. Les valeurs les plus élevées sont relevées dans les légumes à feuilles comme les épinards.
La radioactivité relevée par les balises de mesure à Tokyo reste faible et ne nécessite pas d'action particulière de protection des populations. La présence d'iode 131 a été mise en évidence dans le réseau d'eau potable de la région de Tokyo, mais avec une très faible concentration ne présentant pas de risque pour la santé pour le moment (ASN).
Le risque majeur qui entoure les installations nucléaires au japon suscite l'inquiétude dans d'autres pays exploitant l'énergie nucléaire.
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
Maharshi annecy -
Dans la centrale n°3,il y a du MOX,mélange de plutonium et d'uranium!Durée de vie du plutonium:3 milliards d'années,1 gramme inhalé peut tuer en théorie100000 personnes.Tout va bien madame la marquise...Nous sommes dirigés par des fous!!!Bonne journée quand même.
Gilles Douai -
Njr Article intéressant mais le titre "Explosions nucléaires" est faux. Il ne s'agit heuruesement pas d'explosions nucléaires mais d'explosion (d'hydrogène) dans une centrale nucléaire...
Daniel, Paris -
Oui, oui, tout va bien. En France, deux jours avant le séisme japonais, la justice vient de refuser la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (la plus vieille de France, située en Alsace), car tout en reconnaissant qu'elle était sur une faille sismique et subissait des risques d'inondation, les opposants n'ont pas montré "que la seule solution pour éviter ces risques était la fermeture".
u coup, comme la justice se dit qu'on pourrait peut-être trouver des solutions pour limiter les risques (mais elle ne demande pas la mise en oeuvre de ces éventuelles solutions), on laisse tourner la centrale.
C'est beau. Si un jour un accident survient, on appréciera la relecture du délibéré...
alpha -
les accidents nucléaires n'ont pas de frontiéres
Mais forçe est de constater, qu'une nouvelle fois que tout le monde n'a pas pris le retour d'expériençe de TMI
la production d'hydrogéne se fait dans la cuve par Thermolyse de l'eau qui indique que nous avons dépassé les limites des gaines combustibles
on va probablement maintenant leur vendre des reconbinateurs d'hydrogéne et des enceintes de confinement REP un peu plus solide
pour mémoire TMI a été classé en niveau d'accident 5 avec une encente de confinement qui a joué son rôle
pout l'instant on classe les accidents au Japon en niveau 4 ??????
Christophe Magdelaine -
Il s'agit bien d'explosions dont l'origine est l'exploitation de l'énergie nucléaire. Le titre est donc en partie justifié, toutefois je l'ai modifié pour éviter le catastrophisme, même si la situation est très grave.
robin des bois -
la prochain séisme arrive jusqu'à la disparition du japon au fond de l'océan,les poles magnétiques bougent et transforment la planète,dans un état proche de la fin du monde,a bon entendeur.Et j'aime plus que tout les japonais,un peuple remarquable,bonne chance à eux.
guillaume stimolo -
Je ne comprends vraiment pas pourquoi les autorités ont laissées construire des centrales nucléaires sur le Japon alors que c'est une île résultant de la subduction des plaques lithosphériques et donc que les séismes y sont très important.En tout cas, j'espère que les États seront en tirer une leçon contrairement à Tchernobyl.
Mourad Ilman -
Pour continuer sur nos centrales nucléaires, elles n'avaient pas une durée de vie d'une trentaine d'années en principe ? Celle de Fessenheim fonctionne depuis combien de temps maintenant ?
Hier la ministre de l'écologie a précisé que la centrale de Fessenheim était prévu pour tenir à un séisme de = plus gros séisme enregistré sur la région + 0.5 soit 6.7. J'espère que le "big one" de la région alsacienne n'est pas supérieur à 7 !!!!
france -
le nuclair est un energie propre et utille pour détruire nos ennem(vrai)ou (faux)......reponse________________...
Philippe (Paris) -
@Maharshi annecy
Le plutonium 239 (le plus répandu) a une demi-vie de 24100 ans et non 3 milliards, donc 124481 fois moins, une paille.
L'uranium 238 (le plus répandu) a une demi-vie de 4.5 milliards d'années
L'uranium 235 (le second en titre, actif dans les centrales nucléaires) a une demi-vie de 704 millions d'années.
Je ne sais donc pas d'où vous tirez vos trois milliards d'années.
Ramana Maharshi dont vous semblez tirer votre pseudo n'était-il pas un adepte du jnana yoga dont l'un des piliers principaux est le discernement (Viveka) ?
alpha -
le séisme a probablement endommagé les THT
et le tsunami les diésels de secours
sans refroidissement pour estimer le temps avant découvrement du coeur
il faut relire le rapport de surété sur l'incident du réacteur BWR de Forsmark en suéde
http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Forsmark
dans le cas le plus optimiste c'est 8 heures
dans les conditions de ce désastre , je ne pense pas qu'ils ont pu rétablir le niveau d'eau dans ce délai
il est à craidre que le combustible est été endommagé dans la premiére journée
Thierry, Lectoure -
La situation japonaise est terrible et à tous les points de vue.
Qu'il faille sortir du "nucléaire" semble, à terme, dans l'ordre des choses: investissements financiers, ressources finies, déchets, risque technologique,...
on peut néanmoins déplorer que nous ayons eu "sortir du nucléaire" avant "sortir du charbon"
Pas loin de 80% de l'énergie primaire dans le monde provient d'un stock fini et contribue au dérèglement du climat.
Qu'il est cocasse d'entendre la chancelière allemande vouloir geler le programme allemand quand l'essentiel de l'électricité vient de France!
De la même manière qu'il est cocasse de voir les danois se pavaner avec leur champs d'éoliennes off shore quand l'essentiel de leur électricité est produite au charbon!
Le problème premier est que nous n'avons pas vraiment d'alternative face à une demande énergétique toujours croissante...
Si développer toutes les formes d'énergie alternative semble inéluctable...
Améliorer l'efficience énergétique... est une priorité!
Prôner une plus grande sobriété énergétique... une obligation!
Mais sortir du nucléaire là maintenant...de suite???
Prêt à pédaler pour alimenter votre PC??? (je caricature) Alors c'est quoi le plan B ???
On n'en revient toujours à la même chose...
Quelle énergie... et pour quoi faire?
Je croise les doigts pour que la situation se stabilise dans les centrales nucléaires japonaises.
Je pense avant tout au peuple japonais qui connait là un drame dont il lui faudra du temps pour s'en remettre...
Pour le reste... le problème est un peu plus compliqué que simplement "pour" ou "contre"
Qui parlait de discernement...
Amistats
Thierry, Lectoure -
PS: Explosions en série sur des réacteurs nucléaires au Japon suite au tsunami causé par un séisme... ;)
Kaseekane -
A Robin des Bois,
Tu parles d'inversement du champ mangétique terrestre... Tu penses que le séisme japonais+tsunami sont des conséquences de ce changement magnétique? Tu penses que nous sommes actuellement en train de vivre un changement magnétique??? Tu saurais quelles conséquences cela aura? D'autres catastrophes? Comment le champ magnétique joue-t-il sur le climat?
Je t'assaisonne de question, excuses... mais je suis curieuse... Si quelqu'un pouvait m'éclairer...?
Stéphane à Bruxelles -
Ces catastrophes en série, rendues perceptibles aussi par les vidéos, montrent à quel point nous sommes devenus fragiles! Et fous de prétendre le contraire!
A la fin de l'édifiant documentaire "RAS" sur le risque nucléaire, celui en particulier vécu par ceux qui travaillent "sur le terrain", on entend un haut responsable français dire "Une civilisation qui a construit les cathédrales est capable de gérer le risque nucléaire."! Je voudrais retrouver le passage et la citation exacte... En attendant, la priorité absolue, c'est l'efficience et la sobriété énergétique.
Et se poser très gravement la question "C'est quoi le progrès?"
alpha -
Vu que la série des explosions ne s'arrête pas
il va falloir sérieusement équipé toutes les centrales de batiments diésel étanches équipé d'un schorchel de sous marin et de reconbinaturs d'hydrogéne
Arcticman -
C'est quand même bizarre que personne ne parle de la réduction de la demande d'électricité, il me semble évident que la solution passe par là. Une de mes connaissances au Japon se plaint que Tokyo est sinistre le soir car les enseignes lumineuses sont éteintes, est-ce une catastrophe ?
Christophe Magdelaine -
Effectivement Arcticman, c'est une partie non négligeable de la solution au problème d'une demande trop forte. De nombreuses associations et citoyens (en France notamment) réclament plus de sobriété énergétique.
alpha -
@ arcticmam
je pense que la réduction de consommation électrique , c'est pas encore dans les moeurs et cela ne va pas s'arranger avec le probléme du petrôle (des voitures électriques et des chaudiére fioul de chauffage
mais dans l'affaire du japon
qui a pu croire que depuis vendredi on était dans un scénario d'accident de niveau 4, aprés la perte total des alimentations électriques de refroidisement des réacteurs et maintenant des piscines de stockage de combustible usé
méme sénario que les russes , on minise au début l'accident et aprés il est trop tard
désolé tout cela était prévisible
il y a assez de retour d'expériençe non prise en compte pour des aspects économiques de production d'énergie nucléaire
le nucléaire ne souffre d'aucun défaut de conception et d'investissement sur la sécurité
c'est pas la perte d'une pâle sur une éolienne
R2D2 -
Stéphane à Bruxelles - 15/03/2011, 01:10
Ces catastrophes en série, rendues perceptibles aussi par les vidéos, montrent à quel point nous sommes devenus fragiles.
Nous ne sommes pas "devenus fragiles" les hommes ont toujours été fragiles face aux forces de la nature. Ce n'est pas nouveau.
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