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Les menaces environnementales des médicaments antigrippaux

4555 lectures / 5 commentaires04 mars 2011, 19 h 59

eau_source© C. Magdelaine / notre-planete.info

Nombre des médicaments utilisés pour prévenir ou traiter la grippe restent actifs lorsqu'ils pénètrent les systèmes d'eaux usées, et dans le cas d'une épidémie, d'énormes quantités de ces substances se dirigeraient vers les stations d'épuration des eaux usées. La question est de savoir si les centrales pourront y résister. Une équipe internationale de chercheurs, partiellement financés par l'UE, s'est mobilisée sur la question.

Lors de l'épidémie de grippe H1N1 de 2009, la communauté de santé publique a étroitement suivi sa progression et a tenté de réduire son impact sur la société. Cependant, on s'est très peu penché sur l'impact sur l'environnement que pourraient avoir les stratégies médicales contre la pandémie. Dans cette étude, des chercheurs ont étudié les quantités d'antiviraux et d'antibiotiques qui se retrouveraient dans nos eaux usées.

Les antiviraux sont utilisés dans la prévention et le traitement de la grippe, et les antibiotiques sont prescrits pour éviter les infections bactériennes secondaires telles que la pneumonie. Néanmoins, nos organismes n'absorbent pas la totalité de ces substances. Notre système élimine une grande partie de ces médicaments, libérant ainsi directement un cocktail de substances biologiquement actives dans le cours d'eau le plus proche. Dans le cas d'une pandémie, le mince filet de ce cocktail peut se transformer en véritable torrent.

Pour évaluer le risque posé en termes d'approvisionnement en eau, l'équipe a associé un modèle informatique simulant les quantités de médicaments devant être consommées au cours d'une pandémie de grippe d'une gravité variable à un modèle de qualité de l'eau pour le bassin versant de la Tamise, au Royaume-Uni. Ainsi, les chercheurs ont pu prédire les quantités de substances qui se retrouveraient dans les eaux usées. Un autre modèle a été utilisé pour évaluer les effets potentiels des cours d'eau et les stations d'épuration des eaux usées de la région.

Des concentrations élevées d'antiviraux et d'antibiotiques pourraient affecter les micro-organismes utilisés dans les stations d'épuration pour éliminer les nutriments non désirés des eaux usées, en inhibant leur croissance et en réduisant l'efficacité de la station. En théorie, les eaux usées insuffisamment traitées pourraient pénétrer les cours d'eau récepteurs. Et, selon l'ampleur du problème, cela pourrait avoir d'importantes conséquences sur la qualité de l'eau potable et sur l'environnement, telles que l'eutrophisation ou la perte de vie aquatique.

Les résultats de l'équipe, publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, indiquent que les implications écotoxicologiques d'une pandémie bénigne seraient négligeables. Une épidémie modérée ou grave pourrait poser, quant à elle, d'importants problèmes environnementaux. Les projections de l'équipe indique que le seuil d'inhibition de croissance microbienne serait dépassé pour les stations d'épuration du bassin versant de la Tamise, affectant ainsi la qualité de l'eau de 5 à 40% du fleuve.

L'auteur principal, Andrew Singer du Centre for Ecology & Hydrology au Royaume-Uni, met en avant une seconde considération : " la libération potentiellement étendue d'antiviraux et d'antibiotiques dans l'environnement pourrait accélérer le développement de pathogènes résistants avec des implications sur la santé humaine pendant et probablement après la fin officielle de la pandémie. "

Cela dit, le Dr Singer insiste sur l'importance de réaliser des recherches supplémentaires. " Nous devons mieux comprendre l'écotoxicité des stations d'épuration des eaux usées avant de pouvoir évaluer de manière fiable les catastrophes engendrées par des stratégies médicales contre une pandémie de grippe ", ajoute-il.

Dans le cas d'une pandémie, les vaccins contre la grippe pourraient considérablement réduire les risques sur la santé et la charge potentielle pour la société ; ils limiteraient également tout dégât sur l'environnement. " [...] la production et la distribution de vaccins pré-épidémiques et épidémiques pourraient réellement atténuer tous les problèmes environnementaux et sanitaires mentionnés dans notre article, avec l'avantage considérable de réduire la mortalité et la morbidité de la population britannique. Il s'agit probablement de l'enjeu le plus grand pour la société ", commente le Dr Singer, " mais de nombreux bénéfices en découlent ".

Notes

  • L'étude, qui analysait les risques écotoxicologiques de la réponse médicale à une épidémie de grippe hypothétique, a reçu un soutien de l'UE de trois projets : DYNANETS («Computing real-world phenomena with dynamically changing complex networks»), EPIFOR («Complexity and predictability of epidemics: toward a computational infrastructure for epidemic forecasts») et EPIWORK («Developing the framework for an epidemic forecast infrastructure»).
  • DYNANETS, EPIFOR et EPIWORK ont reçu respectivement 2,8 millions, 684 000 euros et 4,9 millions d'euros de financement au titre du septième programme-cadre de l'UE (7e PC). La contribution de l'UE aux projets DYNANETS et EPIWORK s'inscrit dans le cadre d'un soutien à la recherche associé aux technologies de l'information et de la communication (TIC). Le financement d'EPIFOR provient d'une subvention de démarrage pour chercheurs indépendants du CER (Conseil européen de la recherche) au titre du programme «Idées» du 7e PC.
  • Des chercheurs de l'université d'Indiana (États-Unis), de l'Institut d'échange scientifique (Italie), de l'université de Sheffield (Royaume-Uni) et d'Utrecht (Pays-Bas) participaient également à l'étude.

Référence

Singer, A. C. . et al. (2011) Assessing the ecotoxicologic risks of a pandemic influenza medical response. Environmental Health Perspectives, publié le 2 mars. DOI: 10.1289/ehp.1002757.

Auteur

© Communautés européennes, 1990-2012 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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5 commentaires

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avatar Eléonore Visart de bocarmé -

Je rebondis sur la fin du texte à savoir :

Dans le cas d'une pandémie, les vaccins contre la grippe pourraient considérablement réduire les risques sur la santé et la charge potentielle pour la société ; ils limiteraient également tout dégât sur l'environnement.

Les vaccins! Parlons en avec un extrait d'un article écrit par une maman dans le journal « La Libre » :

« Les vaccins nagent à contre-courant de l'esprit du siècle : ils ne sont ni bios ni écolos. On sensibilise aujourd'hui sur les dangers liés à ce que nous manipulons, inhalons et ingérons : phtalates, tabac, huiles végétales hydrogénées Se souciera-t-on un jour d'informer les gens sur ce qu'on leur injecte ? Mercure, aluminium, endotoxines. Cocktail explosif. A l'image des pesticides, les composants chimiques des vaccins colonisent nos organismes, s'y tapissent de longues années et y perturbent nos cellules. C'est ainsi qu'on voit germer, longtemps après, des nénuphars dignes d'un bon Boris Vian Mes propos sont inacceptables ? Il est plus confortable sans doute de courber l'échine pour se laisser administrer le prochain vaccin contre la grippe saisonnière. Savez-vous d'ailleurs qu'en vertu du principe de "péché originel antigénique", il n'est pas rare que ce vaccin stimule une mémoire immunitaire inadaptée à la souche saisonnière ? Serait-ce l'ignorance de l'Etat qui le pousse, en pleine récession, à offrir ses millions pour une vaccination qui reste controversée, même parmi les spécialistes ?
Il est regrettable, enfin, de voir tant de formules chimiques briser l'équilibre écologique du monde microbien. En allant à l'encontre de la puissante nature, les vaccins nous exposent à des dangers plus graves que ceux qu'on cherche à éviter. On veut éradiquer une bactérie ? Et on en fait fleurir une autre de la même famille ! Cela s'observe aujourd'hui entre autres avec les pneumocoques : on voit croître les infections dues à des sérotypes non contenus dans le vaccin.
J'entends les quolibets. Comment peut-on laisser publier de telles inepties ! La vaccination sauve des millions de vie. Possible. Mais elle en abîme aussi beaucoup. Le nier, c'est perdre son crédit de scientifique. Sans doute il est des cas où la vaccination est nécessaire, mais je ne crois pas qu'il soit souhaitable de voir tous les bébés du monde se faire inoculer tant de bacilles atténués. »

Et je suis convaincue que la plupart de ces poisons se retrouvent aussi dans les eaux et l'environnement ! Sans oublier que ces vaccins participent eux aussi à ce crime abominable, qui fait de nous des "nazis", je veux parler de la vivisection!! Une honte de notre civilisation! Là on découvre des Mengele...Bravo et tout çà pour des humains qui mettent à sac leur planète en l'empoisonnant à tous les échelons! Vive la société cancérigène!

avatar Gérard Malandrini -

qui peut répondre ? de plus en plus des personnes ont des organes touchés comme le foie gras ou cirrhose et cela sans excédé en rien , même pas de vin ? d'ou cela provient-il ?

avatar Michelle Bergeron -

Si nous avions encore des épidémies de polio et autres vous comprendriez peut-être que des fois les vaccins sont très utiles. De plus il y a de petits gestes qui amélioreraient la santé des gens comme par exemple cesser les feux de toutes sortes autant le chauffage de solides comme le bois excessivement polluant et pourtant bien des écolos sont adeptes de ce cocktail chimique qui tue. Peut être que c'est bon pour les GES mais le contraire pour la santé humaine et animal. Ce cocktail de retrouve dans le gras animal les oeufs les légumes de jardin. Les preuves ne sont plus à faire et pourtant...

avatar otschapovski danièle dainville -

dans un commentaire sur" Évolutionnaire"
la question posée est
La grippe porcine ou Mexicaine ,serait elle une maladie OGM
Dans le vaccin contre la grippe H1N1 les seconds avaient selon enquête un conservateur très dangereux pour les cardiaques, par bonheur ceci étant fait dans des entrepôts, mon mari n'a pu s'y rendre
celui ci a pris pendant 25ans les médicaments Fonzylane 150mg remplacé par le Bluffomédil ceci pour les artères et u bout de 25ans ils se sont aperçus que ceux ci bouchés les coronaires du cœur, il a donc subi plusieurs interventions pour pose de Stein
Selon le docteur Philippe ?? qui a mis en doute 77médicaments
Le plavix remplacé parle générique"chlopichondrel est remboursé 47euros par la sécurité sociale
Alors que le kardégique fait le même effet et revient beaucoup moins cher à la sécurité sociale, et que moi je n'ai encore remboursé la participation forfaitaire de l'année passée et qu'ils parlent de ne plus rembourser l'homeopathie qui serait sans effet , par manque de preuves

avatar otschapovski danièle dainville -

Je n'attaque pas le vaccin le DT polio comme peut le penser moi j'ai fait le vaccin pour la variole à chacun son époque
mais des pandémies qui ont obligés la population à se faire vacciner, et l'on voit des maladies propres au monde animal qui deviennent des maladies universelles et qui expose directement l'homme
Ce qui fait qu'un virus qui n'est qu'une protéiné,propre à une espèce,a pu acquérir un pouvoir mutagène,lui donne la possibilité de passer à une autre espèce, et je parle pas des insectes et des plantes
de quelles natures seront elles ?
Nous avons actuelle E ecoli, et nous nous sommes aperçu qu'elle provenait de viande hachée ""si on peut dire )je ne savais pas qu'elle provenait de carcasse d'animaux broyés"""" et de graines à germer
donc je suis obligée de penser que ""Evolutionnaire"" a raison en disant que l'élément mutagène pourrait bien être les OGM , c'est le constat logique que l'on peut faire

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