Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001
|
Tweet | Envoyer cette page |
Actualités | Mercredi 23 mai 01h39 : visites |
Se connecter
Plus que 9 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !
Premières mesures des concentrations de mercure dans (...)
![]() | 21 décembre 2012 : la fin du monde ? |
![]() | "Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle |
![]() | Démographie : la vraie vérité qui dérange |
![]() | Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord ! |
![]() | Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement |
![]() | Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé |
![]() | Le pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant ! |
![]() | Limiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable |
![]() | 7 milliards d'habitants sur Terre |
![]() | La perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine |
Sondage Mai 2012
Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !
Cartes et données actualisées
On en parle sur les forums
www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
3790 lectures / 2 commentaires03 mars 2011, 12 h 21
Airparif, l'association chargée de la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, a mené une campagne de mesure du mercure dans l'air autour de deux sites de la région : le centre d'incinération de déchets ménagers de Créteil et le crématorium du Père Lachaise à Paris.
Le mercure fait partie des éléments traces métalliques (anciennement appelés métaux lourds). Bien que présent naturellement dans certaines roches de la croûte terrestre, il est notamment véhiculé dans l'atmosphère sur de grandes distances à cause des activités humaines. Les principales émissions de mercure proviennent de l'incinération des déchets, de la combustion du charbon dans les centrales thermiques (environ un tiers des émissions) et des fonderies de métal. A petite échelle, le mercure est utilisé pour extraire l'or puis rejeté dans les rivières.
Le mercure se retrouve principalement dans les amalgames dentaires (15 tonnes par an en France(1)), les poissons, les aliments non biologiques (le mercure est présent dans les fongicides et les pesticides de l'agro-alimentaire), dans les activités industrielles et dans les compartiments de l'environnement (eau, sol, air) où il se dépose durablement. La présence de mercure dans l'environnement est une préoccupation planétaire car, outre son transport sur de longues distances, il persiste dans les écosystèmes et les chaînes alimentaires. Or, l'exposition au mercure a un effet négatif sur la santé humaine : elle entraine notamment des dommages permanents au système nerveux(2).
Dans le monde, environ 6000 tonnes de mercure sont rejetées chaque année dans les différents compartiements de l'environnement, tandis que la France en rejetait 4 tonnes dans l'air en 2008(3). Si une directive européenne de 2004 demande la surveillance des émissions de mercure au niveau national(4), aucune réglementation ne réclame un suivi régional. Airparif a toutefois mené entre février et avril 2010 une campagne de mesure dans l'air francilien. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fixé en 2003 une valeur cible de 50 ng/m3 en moyenne annuelle pour le mercure inorganique(5). Afin de vérifier le respect de ces objectifs, Airparif a mesuré les taux de mercure dans l'air à proximité de deux sources importantes en Ile-de-France : l'usine d'incinération de déchets ménagers de Créteil et le crématorium du Père Lachaise dans le XXème arrondissement de Paris.
L'usine d'incinération de Créteil est le premier émetteur industriel continu de la région parisienne avec une émission de 28 kg par an(6). En moyenne, le niveau moyen relevé par Airparif à 1,45 km de l'installation était de l'ordre de 1,7ng/m3, ce qui correspond, selon l'association, au niveau ambiant relevé en France. Toutefois, par vents de sud-ouest, lorsque le site de mesure est sous l'influence du centre d'incinération, quelques pics compris entre 2,6 et 3,5 ng/m3 ont été enregistrés. Cela reste toutefois bien inférieur à la valeur cible de l'OMS (50 ng/m3).
Les rejets de mercure des usines d'incinération sont dorénavant réglementés en France avec un seuil de 0,05 ng/m3 à ne pas dépasser par installation.
Le crématorium du Père Lachaise est le plus important d'Ile-de-France et traite près d'un tiers des crémations de la région, ce qui représente l'émission d'environ 10 kg par an de mercure(7). C'est la combustion des amalgames dentaires qui est la principale source de mercure, puis viennent le corps et le cercueil, qui génèrent en outre des particules et des oxydes d'azote.
En moyenne, sur les trois mois de mesure d'Airparif à 900 m des cheminées, la concentration de mercure relevée était de 1,7ng/m3, soit un niveau équivalent à celui mesuré près de l'usine d'incinération de Créteil. Là aussi, sous le vent dominant et lors de fortes activités, les teneurs observées ont atteint des pics, ici jusqu'à 6,6 ng/m3.
Un arrêté de 2010 oblige les crématoriums à s'équiper de filtres avant 2018, tout en fixant les quantités maximales de mercure, dioxines et furanes à respecter. Lors des mesures d'Airparif, le crématorium du Père Lachaise était déjà pourvu de filtres depuis 2008(8), ce n'est le cas que de 6 crématoriums sur les 141 que compte la France.
Si le mercure atmosphérique doit être surveillé, soulignons que c'est sa forme organique, le méthylmercure, qui est la plus dangereuse. Elle provient de transformations chimiques, ou sous l'action de bactéries, du mercure atmosphérique déposé sur le sol ou dans l'eau. Cette forme rémanente a la capacité de s'accumuler dans les organismes : la contamination s'opère donc par le biais de l'alimentation, tout au long de la chaine alimentaire.
Première mesures de mercure dans l'air francilien - Airparif
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
Farid Sfsf -
Le mercure et parmi les métaux lourds les plus toxique, qui a de grave consequence sur la santé humaine. son étude et sa mesure est indispensable, mais le problème ne seresout pas ainsi, il faut trouver les solutions a appliquer en urgnece pour stoper ces diverses sources d'emission.
Hervé -
Comment se fait-il que l'on ne fasse pas plus d'effort pour récupérer ce mercure et le réutiliser au lieu d'épuiser les réserves de ce métal?
Haut de page ^ Offres d'emploi et CV Associations Communiqués Agenda Partenaires Soutenir le site
Page mise à jour le 03/03/2011 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site |
Mentions légales |
Presse |
Publicité |
Contact |
Liens et logos