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Russie : nombre record de catastrophes naturelles en 2010

3961 lectures / 2 commentaires10 février 2011, 18 h 15

incendies_Russie_2010Incendies en Russie durant l'été 2010
© RIA Novosti / Alexey Kudenko

Un chiffre record de 972 phénomènes météorologiques dangereux a été enregistré au cours de l'année dernière en Russie, a annoncé le chef du Service pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov.

"Au cours de l'année passée 972 cataclysmes naturels présentant un danger ont été répertoriés sur le territoire du pays, dont 467 ont eu un impact important sur l'économie russe", a-t-il indiqué. En 2009, seuls 385 des 923 cataclysmes répertoriés ont provoqué de graves dégâts, a poursuivi l'intéressé.

Les risques liés aux vents violents et aux ouragans sont en nette hausse : 120 cas en 2010, contre 66 en 2009. Avec 49 cas recensés, la fréquence des températures anormales a quant à elle presque doublé en un an, a expliqué le responsable.

Quelques évènements météorologiques exceptionnels

Tout a débuté par un froid "de canard" avec des températures inférieures de 10 degrés aux moyennes saisonnières : dans le District fédéral central de Russie où les températures nocturnes oscillaient entre 25 et 32 degrés en-dessous de zéro. Dans les régions situées le long de la Volga et dans l’Oural, les températures nocturnes sont descendues à 38 degrés en-dessous de zéro et à moins 40 degrés dans le sud de la Sibérie occidentale. En Iakoutie (Sibérie orientale), le thermomètre a chuté à moins 60 degrés. Le District fédéral russe du Nord-Ouest a vu des températures comprises entre moins 23 et moins 30 degrés, soit inférieures de 4 à 8 degrés aux moyennes saisonnières.

L’année 2010 a été marquée par des inondations exceptionnelles en Iakoutie, provoquées non par une accumulation d'embâcles sur le fleuve Léna, mais par des anomalies naturelles: une grande quantité de neige et une très fine couche de glace dans la partie supérieure de la Léna, et l’inverse, à savoir très peu de neige et une très grande épaisseur de glace dans la zone inférieure du cours du fleuve.

Le 25 décembre, une pluie verglaçante s’est abattue sur Moscou. Ce phénomène naturel extrêmement rare est dû à la formation de gouttes d’eau dans les couches atmosphériques où la température est supérieure à zéro (vers 1,5 km d'altitude). En atteignant la terre, ces gouttes gèlent instantanément au contact de l’air froid. De ce fait, la terre, les arbres et les fils électriques se recouvrent d’une carapace de glace. Le 25 décembre, la capitale russe toute entière s’est transformée en une gigantesque patinoire.

Une canicule terrasse près de 60 000 personnes

En outre, le pays souffre dans des proportions croissantes de sécheresses et de vents secs (41 cas contre 26 en 2009). Le pic d'intensité de ces phénomènes s'est produit durant l'été 2010, lorsque les températures anormalement chaudes (record de 38,2°C à Moscou), couplées à une sécheresse, ont provoqué des incendies meutriers.

Lors de cet épisode, le taux de mortalité en Russie a augmenté de 55 800 personnes par rapport à l'été 2009 en raison des chaleurs exceptionnelles de l'été dernier, lit-on dans un rapport du ministère russe de la Santé publique et du Développement social. "En raison de la canicule, des incendies naturels et de la fumée, la mortalité a augmenté de 14 500 personnes en juin et de 41 300 personnes en août par rapport à la même période de l'année précédente", précise le rapport. Provoqués par la chaleur exceptionnelle et une sécheresse sans précédent, 30 000 incendies naturels ont ravagé 1,1 million d'hectares de forêts dans plus de 20 régions russes depuis début de juillet, faisant 62 morts, environ 800 blessés et plus de 3 500 sans-abri. Les Moscovites ont étouffé sous une épaisse fumée pendant plusieurs semaines. Résultat : le 12 août 2010, la teneur en oxygène dans l'air était 3,7 fois inférieure à la norme.

Les dégâts causés par ces derniers sont évalués à 110 milliards de roubles (près de 2,8 milliards d'euros), a conclu M.Frolov.

Hausse des températures deux fois supérieure au niveau mondial

La température moyenne en Russie a augmenté de 1,1 degré Celsius au cours des dix dernières années, un chiffre deux fois supérieur à la moyenne planétaire, a déclaré  le chef du Service pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov."Au cours des dix dernières années, on a constaté une hausse de 0,43 degré Celsius de la température moyenne mondiale, un chiffre record depuis que ce type d'observations existe", a indiqué M.Frolov, en soulignant qu'en Russie l'augmentation avait été deux fois supérieure.Le responsable a également remarqué que sur fond de hausse de la température, le nombre des phénomènes météorologiques dangereux avait augmenté de 7%.

Auteur

RIA Novosti

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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2 commentaires

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avatar Michel Troxler -

Ils sont dans le trio de tête des plus grands pollueurs de la planète.Et cela vous étonne ?

avatar zeo verdun -

nn pas du tout !!!!

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