Des pins proches de la centrale accidentée de Tchernobyl ont adapté leur génome pour résister à la contamination. Certains arbres survivants ont en effet "blindé" leur ADN en y ajoutant des groupes chimiques méthylés. Cette réaction permet aux plantes de protéger les gènes essentiels.
Des chercheurs canadiens et ukrainiens ont vérifié en laboratoire : les jeunes pins plantés dans un terreau contaminé ont montré, après dix ans de croissance, un taux de méthylation de 30% supérieur à la normale. Parallèlement, l'Institut de biologie des mers du Sud (Sébastopol) a établi que deux espèces de vers d'un lac contaminé qui se reproduisent par autofécondation ou par accouplement ont opté pour la seconde solution sous la pression du milieu. Une façon d'assurer la survie par la diversité. Des découvertes prometteuses dans l'étude de la survie des espèces exposées à de fortes doses de radioactivité.
Rapelons que l'explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a contaminé un territoire d'environ 320 000 km² (l'équivalent de près des 3/4 de la superficie de la France) en Ukraine, Biélorussie et Russie. 4 millions de personnes vivent toujours dans ces zones et en exploitent les terres.
Source : Science & Vie
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