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2010 est l'une des années les plus chaudes jamais observées à l'échelle planétaire

5717 lectures / 60 commentaires21 janvier 2011, 16 h 03

chaleur_planete© OMM

Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'année 2010 est l'une des années les plus chaudes jamais observées, avec 2005 et 1998. En effet, les données recueillies par l'OMM ne montrent aucune différence statistiquement significative entre les températures moyennes à l'échelle du globe relevées durant ces trois années.

En 2010, la température moyenne à l'échelle du globe s'est révélée supérieure de 0,53 °C à la moyenne pour la période 1961-1990. Cette valeur est supérieure de 0,01 °C et de 0,03 °C à la température nominale en 2005 et 1998, respectivement. L'écart entre les valeurs relatives à ces trois années est inférieur à la marge d'incertitude (± 0,09 °C ou ± 0,16 °F) pour la comparaison des données.

Ces statistiques sont fondées sur les jeux de données tenus à jour par l'Unité de recherche sur le climat et le Centre Hadley du Met Office du Royaume-Uni, le Centre national de données climatologiques des États-Unis (NCDC) et l'Administration américaine pour l'aéronautique et l'espace (NASA).

En décembre 2010, l'étendue des glaces de mer dans l'Arctique a été la plus faible jamais enregistrée, avec une superficie moyenne mensuelle de 12 millions de kilomètres carrés, soit 1,35 million de kilomètres carrés de moins que la moyenne en décembre pour la période 1979-2000. Cela fait suite à la troisième étendue minimale des glaces la plus faible enregistrée en septembre.

« Les données pour 2010 confirment la nette tendance au réchauffement à long terme de la planète » a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, M. Michel Jarraud. « Les dix années les plus chaudes jamais observées sont toutes postérieures à 1997. »

Sur la décennie 2001-2010, la température moyenne à l'échelle du globe est supérieure de 0,46 °C à la moyenne pour la période 1961-1990 et est la plus élevée jamais enregistrée sur une décennie depuis le début des relevés instrumentaux.

Ces dernières années, le réchauffement a été particulièrement prononcé en Afrique et dans certaines parties de l'Asie et de l'Arctique, de nombreuses régions enregistrant des températures supérieures de 1,2 à 1,4 °C à la moyenne à long terme. 2010 a été une année exceptionnellement chaude sur une bonne partie du continent africain, dans le sud et l'est de l'Asie, au Groenland et dans l'Arctique canadien, de nombreuses régions enregistrant des températures annuelles records. Cependant, certaines zones continentales ont connu des températures nettement inférieures à la moyenne, et notamment une partie de l'Europe septentrionale ainsi que le centre et l'est de l'Australie.

Le mois de décembre 2010 a été exceptionnellement chaud dans l'est du Canada et au Groenland. Il a été anormalement froid dans de vastes zones du nord et de l'ouest de l'Europe, avec des températures moyennes mensuelles inférieures de 10 °C à la normale en certains endroits de la Norvège et de la Suède. De nombreuses régions de Scandinavie ont connu leur mois de décembre le plus froid jamais observé. Dans le centre de l'Angleterre, la température moyenne en décembre a été la plus basse depuis 1890. De fortes chutes de neige ont gravement perturbé les transports dans une bonne partie de l'Europe. Les températures ont également été inférieures à la moyenne dans une grande partie de la Fédération de Russie et dans l'est des États-Unis, où la neige a aussi perturbé fortement les transports.

Evolution des températures moyennes mondiales depuis 1850 Evolution de la température moyenne à la surface du globe, d'après trois jeux mondiaux de données : celui du Centre national de données climatologiques (NCDC) de la NOAA, celui du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA et le jeu de données combiné (HadCRUT3) du Centre Hadley du Met Office et de la Section de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni). En ordonnée, se trouvent les écarts de températures en °C par rapport aux normales calculées pour la période 1961-1990.
© OMM, 01/2011

Principaux phénomènes météorologiques et climatiques récents

L'année 2010 a été marquée par un grand nombre de phénomènes météorologiques extrêmes, dont la vague de chaleur en Russie et les crues dévastatrices dues à la mousson au Pakistan. De nombreux évènements météorologiques et climatiques majeurs ont eu lieu à la fin de l'année 2010 et au début de 2011 :

  • Début janvier, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, plus de 800 000 personnes ont subi les effets des inondations au Sri Lanka. Les Philippines ont été aussi durement touchées par des inondations et des glissements de terrain en janvier ;
  • Au Brésil, pendant la deuxième semaine de janvier, des crues soudaines dans les zones montagneuses proches de Rio de Janeiro ont fait plus de 700 victimes, la plupart à la suite de coulées de boue. Il s'agit du plus grand nombre de victimes imputables à une seule catastrophe naturelle de toute l'histoire du Brésil ;
  • Des inondations de grande ampleur se sont produites dans l'est de l'Australie en décembre et pendant la première quinzaine de janvier, en corrélation avec la poursuite de l'épisode La Niña de forte intensité. Les plus gros dégâts ont eu lieu à Brisbane, qui a connu sa deuxième crue la plus importante des cent dernières années après celle de janvier 1974. Sur le plan financier, ce devrait être la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de l'Australie. Les précédents épisodes La Niña de forte intensité ont aussi donné lieu à des inondations de grande ampleur dans l'est de l'Australie, en particulier en 1974 et 1955.

Notes

Les informations pour 2010 sont fondées sur les données climatiques transmises par divers réseaux de stations météorologiques et climatologiques terrestres ainsi que par des navires, des bouées et des satellites. Les données sont recueillies et diffusées en permanence par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des 189 Membres de l'OMM et par plusieurs instituts de recherche qui collaborent avec eux. Elles permettent d'alimenter en permanence trois grands centres mondiaux de collecte et d'analyse des données climatiques, qui constituent et tiennent à jour des jeux de données homogènes à l'aide de méthodes éprouvées. L'analyse des températures mondiales effectuée par l'OMM repose donc principalement sur trois ensembles de données complémentaires.
L'un de ces ensembles est le jeu de données combiné tenu à jour par le Centre Hadley du Met Office du Royaume-Uni et l'Unité de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni). Le deuxième ensemble est le jeu de données tenu à jour par l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA) relevant du Département américain du commerce, et le troisième est fourni par le Goddard Institute for Space Studies (GISS), qui relève de la NASA.

Auteur

Organisation Météorologique Mondiale

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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60 commentaires

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avatar Arenaria18 -

C'est vrai on le savait déjà !!! que 2010 était l'une des années les plus chaudes mais aussi l'une des plus meurtrière en terme de victimes ...que nous réservera l'avenir !!! y a-t-il un moyen ou des moyens d'y remédier, tous les pays sont maintenant concernés par les changements climatiques, et ceci se traduit paradoxalement par soit un froid terrible qui s'abat sur certains pays ou une sécheresse et chaleurs extrême sur d'autres.....j'espère seulement que le climat sera plus clément avec nous pour cette année et les années à venir :)

avatar GLOBAL Louis 1 -

La vie est une grande aventure!

L'avenir, peu importe la localisation terrestre, nous réserve plein de surprise, d'innatendu et d'inconnu. Il ne s'agit pas de remédier à cette situation. Savoir s'adapter au changement est plus approprié...

Bien entendu tous les pays sont concernés, et le terme est tout à fait approprié. Mais les changements climatiques ce n'est pas l'affaire des pays, au sens politique du terme. C'est l'affaire de chacun d'entre nous sur une base d'espèce.

Adapter l'idéologie humaine au réel est approprié!

avatar Antonio Perales -

On le savait déjà, il faut s'adapter, on ne peut rien y faire....que de belles paroles!
Mais pourquoi ne parle-t-on pas de solutions?
Pourquoi ne parle-t-on que de catastrophes, images et vidéos à l'appui? Cela fait vendre? En tout cas c'est bien plus lucratif que de parler de solution!
Il existe une solution, du moins est-elle à l'étude. Le hic? Personne ne veut en parler!
Pourquoi?
Je ne sais pas, cela fait 10 ans que je lutte pour la divulguer, nous avons même publié un livre à ce sujet, un livre de physique de 600 pages....mais lorsque nous posons no questions aux universités, elles jettent l'éponge car elles n'ont aucune réponse, nous si! Et avec formules mathématiques à l'appui (formules compréhensibles pour le commun des mortels), en plus ces formules, basées sur les chiffres de la sciences (pas de nombres inventés) donnent pour résultat les mêmes que la physique théorique obtient par mesures (car elle ne peut les calculer, elle!), avec encore plus de décimales!
Alors pourquoi cette réticence?
Analyser une théorie ne coûte absolument rien! Pourquoi ce silence?
Avez-vous une réponse?
Je serais bien curieux de la connaître!
linro.pzo@gmail.com

avatar papy cbv -

Réchauffement ou changement climatique ? Décembre 2010 plus chaud à l'Est du Canada et le Groenland mais plus froid (- 10°c inférieur dans de vastes zone de l'Ouest et du Nord de l'Europe) La question qui se pose est la suivante « pourquoi ? » mai 2010 très forte éruption du volcan Islandais. Aout 2010 un gigantesque incendie ravage la Russie, également début mai 2010 un retour surprise et le Sud-ouest de la France sous la neige comme en 1991 ou l'hiver avait frappé très fort. Une découverte alarmante d'une équipe de chercheurs, une section de fond marin de l'océan Arctique laisse échapper du méthane (GES 20 à 30 fois plus puissant que le CO2) il ne faut pas oublier que la ceinture de feu (faille tectonique) passe également entre le Pole Nord et le Nord de l'Europe et longe les Cotes de Sibérie pour revenir vers le Pacifique. Il y a également des fuites importantes de méthane en Alaska et en Argentine. La part supposée de responsabilité de l'homme due au CO2 ne serait que de 0,34% sur le réchauffement climatique. Les nombreux Typhons de l'année 2009 dans le Pacifique, la mer de Chine et la région des Philippines ne sont pas le fait de la responsabilité de l'homme mais sont tous liés à 1 ou plusieurs séismes.
En 1997 un incendie ravage pendant 2 mois les forêts Indonésiennes, « Les experts s'accordent à reconnaitre que les grands incendies de forêts de 1997/1998 en Indonésie ont été une catastrophe écologique Mondiale » la courbe de température surtout en 1998, ayant été la plus forte observée, avoisinant les + o, 5°c. Les incendies du Portugal 2003, 2004 et, 2005, Israël, Etats-Unis, France, Grèce, Espagne, à tous ces incendies s'ajoute d'autres gigantesques incendies dans des régions telles que le Canada, l'Australie, la Chine et l'immense Empire Russe. A tous ces incendies, des pics de chaleur ont été observé sur l'échelle des températures et faisant suite, ce qui s'ajoute aux conséquences du Golf-Stream qui régule la température des océans et des cotes qu'il longe. Avec tous ces faits l'automobiliste a bon dos. Il ne faut pas oublier le terrible incendie de la fin des années 40 dans ma région (Nord des landes et Landes Girondine) ou de nombreuses victimes sont à déplorer et ce qui n'a pas été sans conséquences sur le réchauffement du climat, à l'époque j'étais très jeune mais je me souviens d'un ciel de couleur grisâtre que le soleil n'arrivai pas à pénétrer et la sécheresse qui a suivie en 1948/49.
Les grands incendies :
http://naturepolitiqueogm.wordpress.com/2009/09/23/feux-de-forets-et-pollution-atmospherique/

avatar Arcticman -

@ papy cbv

Si on compare les rejets de GES émis par les véhicules automobiles et ceux émis par les incendies de forêts, il n'y a pas photo, l'auto est loin devant. Les incendies sont ponctuels, locaux et au moins la moitié sont d'origine humaine (notamment le gigantesque incendie indonésien) alors que les véhicules automobiles c'est partout tous les jours et 24H/24.

avatar craps languidic -

@arcticman
Quelle est la part des émissions de GES par les véhicules automobiles et les incendies, par rapport au total des émissions de GES de la planète ?

avatar Arcticman -


Chiffres de 2004. Les transports sont pour 18% la déforestation pour 16%.
la déforestation ce n'est pas les incendies accidentels, ces émissions sont anthropiques.

Pour les incendies de Californie, les émissions de ces incendies ont été calculées pour 6% des émission totales américaines.

Il faut ajouter qu'un des effets des incendies de forêt accidentels est l' amplification du puit de carbone qu'est la forêt, celle-ci en se régénérant absorbe plus de CO2 qu'une forêt mature dont les rejets et l'absorption sont à l'équilibre.

avatar craps languidic -

Merci de nous indiquer un lien pour ces données de 2004.
Il s'agit sans doute de la part anthropique des émissions de GES pour les transports et la déforestation ?
Et non pas la part du total des GES émis sur terre ?
Déjà on n'arrive pas à la moitié de la part anthropique, et cette part anthropique représente combien de la totalité des GES ?

avatar Arcticman -


D'après la FAO, en 2007 les incendies de forêt ont émis 3,4 milliards de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

Voici une étude sur les transports. Je te laisse faire le calcul.

http://www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/cours/lenoir/Transport-effet-serre.pdf

avatar craps languidic -

Euhhh !!!
ABROUS Safia et HBIAK Ishak ne sont pas des experts reconnus !
Il s'agit sans doute d'un rapport de stagiaires aux Ponts et Chaussées datant de 2004 !
Je redemande, combien représente la part des transports et des incendies de forêt par rapport au total des émissions de GES de la planète ??

avatar Arcticman -





Hum hum, argument d'autorité sans valeur, Watts, Rittaud, Duran sont des experts reconnus ? Non.

Les auteurs de ce rapport sont dans leur domaine d'étude donc ce travail est pertinent, libre à toi de démontrer qu'ils se trompent, s'ils se trompent.

Si tu veux savoir de combien est la part des incendies de forêt et du transport dans la totalité des émissions de GES, tu cherches, moi je dis qu'ils sont nettement inférieurs et j'ai amené des chiffres.

Rester dans le sujet au lieu de digresser sur un point de détail serait préférable.

avatar Christophe Magdelaine -

@ craps languidic : voilà une étude récente qui devrait répondre à votre question : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2339.php

avatar Bob, Chambéry -

"Rester dans le sujet au lieu de digresser sur un point de détail serait préférable".
Vous ne manquez pas de souffle au moins.
Bonjour le détail : il s'agit effectivement d'un travail d'étudiant et venant de quelqu'un qui se pique de n'aller que vers des sources scientifiques, c'est plutôt cocasse!
Par ailleurs, ce travail, fût-il bien documenté, ne répond pas davantage que le lien (intéressant pour d'autres raisons) de Christophe Magdelaine à la question posée.


avatar Arcticman -


Que ce soit le travail d'un étudiant n'empèche pas que la source soit scientifique l'école des mines ce n'est pas le cirque Bouglione.

Pour le reste (trouver des sources documentées) Google scholar is your friend.

Rien à dire à propos des températures ? Dommage, température record, acitivité solaire nulle, un la Niña le plus fort jamais enregistré après un el Niño moyen, il y a de quoi dire, notamment sur l'effet de l'augmentation du taux de GES. quand on aura compris le risque encourru, on réagira peut-être.

avatar Zor Jean Rouen -

@craps languidic et bob chambéry
… je crains que vous n'obteniez pas la réponse à votre question pourtant fort pertinente.
Plus sérieusement :
Il y a aujourd'hui 4 institutions qui fournissent les températures de surface du globe, 2 à partir de mesures thermométriques au sol : il s'agit du GISS (Goddard Institute de la NASA, dont les résultats sont très controversés à cause de la qualité du réseau de mesure pour faire court.) et du HADCRUT (Hadley Center & Université d'East Anglia en Angleterre), les deux autres (RSS et UAH, américaines) fournissent des températures à partir de mesures satellitaires de la basse stratosphère en contact avec la terre.
Lorsqu'on regarde les publications (visible sur la courbe de l'article ci-dessus), le classement entre les années les plus chaudes et les écarts entre années ne sont pas les mêmes d'un organisme à un autre !
Dans l'article c'est le 1er paragraphe qui est important : statistiquement les « anomalies » mesurées pour 2010, 2005 et 1998 ne sont pas statistiquement différentes entre elles. Donc l'année 2010 n'est pas l'année la plus chaude jamais observée comme l'a titré la quasi-totalité de notre presse nationale « mainstream ». Le titre de l'OMM ici est correct.
Par contre, et c'est là que la perfidie s'immice, il n'est pas correct de dire : « Les données pour 2010 confirment la nette tendance au réchauffement à long terme de la planète »… même à long terme. Il eût été tout aussi correct de faire remarquer que depuis 1998 les années les plus chaudes sont équivalentes et que sur ces 13 dernières années la tendance est à la stagnation. Mais il est vrai qu'il s'agit là de faits et d'observations…. et qu'il est bien préférable de se caler sur des résultats de modélisation (GIEC), qui ne cessent d'être démentis au moins en valeur absolue depuis leurs déjà lointaines publications.

avatar Arcticman -

@ Zor

Est il respectalbe de prendre 1998 de manière arbitraire comme année de référence ? Soit on raisonne en période climatique et on se base sur trente ans soit on raisonne en décennie. entre 2000 et 2010 on a 0,21° d'écart.
J' ajoute, comme déja dit sur un autre sujet, que 2010 n'a pas bénéficié des mêmes conditions que 1998 en terme d'activité solaire et d'oscillation océanique, en enlevant la rétroaction de l'ENSO et même sans changer le paramètre solaire, 2010 est loin devant 1998.

Prendre 1998 comme année de référence n'a aucune valeur scientifique et tient uniquement de la tentative de désinformation.

avatar Bob, Chambéry -

Je ne suis pas d'accord avec cette "analyse".
La désinformation n'a rien à voir la-dedans.
Prendre 1998 comme référence apporte un éclairage car avec 12 ans de recul on voit désormais très bien que c'est une année qui marque une inflexion dans la tendance au même titre que prendre 1975 ou 1977 apporte des informations sur la hausse des températures récentes. Il est tout à fait normal, lorsqu'on analyse un signal, de rechercher des points singuliers même si ce qu'ils mettent en évidence ne fait pas plaisir. Je n'en tire personnellement aucune conclusion pour la suite mais je constate simplement que cela ne se passe pas de la même façon entre 1977 et 1998 et entre 1998 et 2011.Peut-être que cela n'aura aucune incidence si l'on se place à l'échelle du millénaire ou plus mais en attendant à notre échelle, c'est sensible. Ce n'est sans doute pas scientifique (encore que la science commence par l'observation critique me semble-t-il) mais ce n'est pas non plus de la désinformation.
Au fait, vos étudiants ils ne sont ni aux Mines, ni à Bouglione mais aux Ponts et Chaussées.

avatar Arcticman -

@ Bob

Il n'y a aucune inflexion dans la tendance depuis 1998. 1998 a été marqué par un ph"nomène interne (sans effet sur le long terme) exceptionnel, il a simplement masqué pour une courte durée la tendance au réchauffement.

Je vous mets une courbe où l'on a enlevé l'infulence des variations internes. c'est très clair ça monte

http://tamino.files.wordpress.com/2011/01/adj_1yr.jpg




Je vous suggère de lire ces liens (ainsi que les liens contenus dedans).

http://www.skepticalscience.com/Could-global-warming-be-caused-by-natural-cycles.html

http://www.skepticalscience.com/el-nino-southern-oscillation.htm

avatar Bob, Chambéry -

Ok j'entends votre argument mais je ne suis pas complètement convaincu.
Par ailleurs merci pour vos liens mais les sites dont la philosophie générale est du type "voici ce que dit LA SCIENCE" et en face " voici ce que prétendent les guignols ", très peu pour moi .Trop orienté et des présentations au moins aussi tendancieuses que celles de l'autre camp.

Le dialogue doit garder sa place et dénigrer ses contradicteurs n'a jamais établi la vérité scientifique comme l'a bien montré l'histoire humaine.

avatar Arcticman -

@ Bob

Ben on est obligé de constater qu'en "face" comme tu dis il n'y a pas gand-monde. Les arguments soulevés par les climato-sceptiques ne tiennent pas et on ne peut rien contre les faits.

En parlant de dénigrer, je me demande qui dénigre le plus, il n'y a qu'à regarder les blogs sceptiques pour s'en rendre compte.

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