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La banquise arctique contrôle la libération du mercure
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3279 lectures / 5 commentaires18 janvier 2011, 09 h 11
Une collaboration franco-américaine, qui implique notamment des chercheurs du CNRS, de l'IRD, de l'université Paul Sabatier et de l'université de Pau(1), vient de mettre en évidence un nouveau rôle de la banquise dans le cycle du mercure en Arctique. En bloquant le rayonnement du soleil, la banquise influencerait la dégradation et le transfert vers l'atmosphère des formes toxiques du mercure présent dans les eaux de surface de l'océan Arctique. Ces résultats suggèrent ainsi que le climat joue une fonction primordiale dans le cycle du mercure dont la libération vers l'atmosphère serait accentuée par la fonte de la banquise arctique. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Geoscience (édition du mois de février).
Le mercure (Hg) est le seul métal lourd qui se trouve essentiellement sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Depuis la révolution industrielle, les émissions de Hg d'origine anthropique, qui résultent de la combustion de matières fossiles, ont dépassé les émissions naturelles. Ces émissions anthropiques associées aux émissions naturelles (provenant principalement des océans et du dégazage des volcans) atteignent les zones polaires sous l'action des courants atmosphériques. Ainsi les retombées de la pollution atmosphérique globale contribuent à déposer du mercure dans les écosystèmes arctiques, éloignés des principales sources d'émissions anthropiques. Au niveau de l'atmosphère Arctique, ce mercure élémentaire s'oxyde en une forme qui se dépose facilement dans la cryosphère (neige, glace). Ensuite, lors de la fonte des glaces, celle-ci peut à son tour être remobilisée et transformée, via des processus physicochimiques et biologiques, en une toxine : le méthyle-mercure (CH3Hg). C'est cette forme toxique qui est ingérée par les organismes vivants. Elle s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire, pouvant atteindre, en bout de chaîne, des concentrations un million de fois plus fortes que celles mesurées dans les eaux de surface. Depuis une vingtaine d'années, les programmes de suivi des concentrations en mercure et méthyle-mercure dans différentes régions de l'Arctique montrent des tendances géographiques et temporelles contrastées. Quelles sont les raisons de ces variations ? Quels processus régissent le cycle du mercure ?
Pour mieux comprendre ces phénomènes, les chercheurs se sont intéressés à des œufs de guillemots collectés dans plusieurs régions arctiques et subarctiques (golfe d'Alaska, mer de Béring, mer des Tchoukes). Situés en haut de la chaîne alimentaire, ces oiseaux marins intègrent la contamination en mercure présent dans cette chaîne : il s'agit donc d'excellentes espèces sentinelles pour mesurer l'impact de ce polluant dans les écosystèmes marins. Ainsi, la quantité de mercure dans leurs œufs est une représentation précise de celle de ce métal dans les écosystèmes arctiques à un instant donné. Plus précisément, les scientifiques ont mesuré la signature isotopique(2) de Hg dans ces œufs. Ils ont alors remarqué qu'elle présentait des variations géographiques significatives. Les variations de signatures isotopiques de la plupart des éléments chimiques (carbone, azote, etc) sont principalement fonction de leur différence en masse (12C, 13C). Etonnamment, les isotopes du mercure ne suivent pas la même « règle » : ses isotopes impairs (199Hg, 201Hg) se comportent différemment des isotopes pairs (198Hg, 200Hg etc). Cette singularité est un phénomène extrêmement rare sur Terre(3). Pour le mercure, cette anomalie est étroitement corrélée à la couverture de glace autour des sites de ponte des colonies de guillemots. Connaissant le rôle important joué par la lumière dans la photodégradation du méthyle-mercure, les chercheurs sont parvenus à établir les quantités de cette toxine pouvant être détruites par les rayons du soleil tant en présence qu'en l'absence de banquise. Ils ont ainsi établi que la présence de banquise empêchait à la fois la dégradation du méthyle-mercure par la lumière et qu'elle limitait les échanges de mercure entre l'océan Arctique et l'atmosphère.
Ces résultats suggèrent que le climat joue un rôle essentiel dans le cycle du mercure. La fonte accélérée de la banquise au cours des décennies à venir influencera ainsi de manière significative le cycle biogéochimique de ce polluant. L'analyse du mercure à l'échelle isotopique ouvre aujourd'hui de nouvelles perspectives de recherche pour mieux comprendre la dynamique et l'impact de ce polluant prioritaire dans l'environnement.
Ce travail a été initié dans le cadre de la 4è Année polaire internationale (2007-2009) et a bénéficié du soutien de l'ANR.
Methylmercury photodegradation influenced by sea-ice cover in Arctic marine ecosystems. Point, D., Sonke, J.E, Day, R.D., Roseneau, D.G., Hobson, K.A., Vanderpol, S.S., Moors, A.J., Pugh, R.S., Donard, O. F. X., and Becker, P. B.. Nature Geoscience. doi:10.1038/NGEO1049.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Cassiopée -
L'influence humaine sur le climat a aussi des effets naturels.
C'était déjà le cas en Sibérie si les glaciers (la ressemblance est frappante avec cet article) venaient à fondre, celà libèrerait une grande quantité de méthane dans l'atmosphère. Méthane qui lui doit aussi obéir à un cycle naturel régit par le climat.
Dans le cas du mercure (et aussi d'autres probablement comme le méthane), il y a une influence de l'environnement spatial, c'est à dire de la région du système solaire.
La lumière du Soleil permets dans tous les cas : présence ou absence de la banquise, de faire disparaître ce polluant très dangereux pour l'atmosphère, accentuant le réchauffement climatique actuel.
C'est le débat qui tourne autour de "oui le Co2 est très populaire mais il y a d'autres toxines qu'il faut prendre en compte". En effet, mais le Co2 est la base responsable la plus influente (selon mes sources) mais comme écrit depuis la Révolution Industrielle le mercure aussi, et probablement d'autres ont aussi dépassé les capacités de régénérations naturelles.
Par effet crescendo du Co2 en trop forte concentration, la capture de nombreuses toxines (dont le Co2 dans les sols par exemple) piégés naturellement dans la glace, dans la banquise et aussi dans l'océan vont développer la pollution atmosphérique.
Cette pollution atmosphérique va perturber de nombreux cycles comme celui du mercure, et diminuer l'influence du Soleil pour renouveler le cycle du mercure.
C'est un cercle réchauffiste :)
st pierre du perray -
inutile de comprendre,la nature se balance de l espèce humaine,et l heure de notre disparition approche
Pierrot de la LUNE, Kébek, Kanada -
BP refait surface ....
BP et le groupe public russe Rosneft ont annoncé vendredi un accord qui prévoit une coopération entre le britannique et le premier producteur d'hydrocarbures de Russie, en vue de prospecter et d'exploiter une zone qui présenterait des ressources comparables à la mer du Nord britannique.
«L'Arctique est l'espace le plus fragile dans le monde pour y faire de l'exploration pétrolière et rien ne dit que BP a su tirer les leçons» de la marée noire du Golfe du Mexique provoquée l'an dernier par l'explosion d'une ses plateformes, a souligné Ben Stewart, un porte-parole de Greenpeace à Londres.
«BP est la dernière entreprise qui devrait opérer dans ce secteur», a encore jugé le porte-parole, affirmant que c'était «pour cela que les autorités du Groenland avaient refusé de lui accorder une concession l'an dernier».
RÉPONSE DE BP:
«Nous avons tiré de grandes leçons de ce qui s'est passé l'an dernier et nous les mettrons en pratique dans tout ce que nous ferons», a assuré un porte-parole de BP, interrogé samedi par l'AFP.
«Nous travaillerons de la manière la plus sure pour l'environnement», a-t-il affirmé.
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Source: http://www.cyberpresse.ca/environnement/pollution/201101/15/01
france -
il faut surtout pas s'inquiter la terre peut habiter encore 10 milliard.d'etre humain mais....2012 approche (allignement des planette ) a faire attention le 21 dec 2012 ....tempete solaire (approuvé par la nasa )......qu'alons nous faire.......
BONNE CHANCE !!!!!!!
Pierrot de la LUNE, Kébek, Kanada -
USA - OURS POLAIRES
Des groupes écologistes ont accusé jeudi le président américain Barack Obama d'avoir échoué à assurer la survie des ours polaires après que son administration eut refusé de déclarer le mammifère en voie d'extinction.
Les États-Unis ont «sacrifié la réalité scientifique par opportunisme politique» et «fait une mauvaise surprise aux ours polaires pour Noël», a dénoncé dans un communiqué Kassie Siegel, du Centre pour la diversité biologique.
En réponse à une poursuite juridique dont elle faisait l'objet, l'agence américaine de la Pêche et de la vie sauvage a reconnu mercredi que les changements climatiques posent «des menaces graves» aux ursidés en faisant disparaître leur habitat arctique, via la fonte des glaces, en Alaska (nord).
L'agence a toutefois refusé de déclarer le plus grand carnivore terrestre «en danger d'extinction», ce qui aurait pu entraîner la création de réserves naturelles dans des zones riches en hydrocarbures.
«J'imagine que si un bulldozer est en train d'abattre votre maison, vous êtes seulement ''menacés''», a ironisé Andrew Wetzler, du Conseil de défense des ressources naturelles.
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Source: http://www.cyberpresse.ca/environnement/especes-en-danger/201012/23/01-4355226-
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Quand on parle du Canada et des phoques, on est prêts à tuer tout le monde...
Quand ce sont les AMÉRICAINS, là on est plus diplomate ! ! ! ! ! !
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