Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

rss
Envoyer cette page
Actualités  Mercredi 23 mai
00h45 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 9 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Découverte d'un microbe vivant d'arsenic : la vie dépasse les frontières connues

7413 lectures / 5 commentaires02 décembre 2010, 23 h 35

lac_monoZone de recherche du lac Mono, centre de la Californie - Etats-Unis
© Mono lake committee

Des chercheurs financés par la NASA ont découvert le premier micro-organisme sur Terre capable de se développer et de se reproduire en utilisant un produit chimique hautement toxique : l'arsenic. Ce microbe, qui vit dans le lac Mono en Californie – USA, remplace le phosphore, que l'on croyait indispensable, par de l'arsenic dans le squelette de son ADN et d'autres cellules.

"La définition de la vie s'est étendue", a déclaré Ed Weiler, administrateur associé de la NASA à la Direction des Sciences de la mission au siège de l'agence à Washington. "Alors que nous poursuivons nos efforts pour rechercher des signes de vie dans le système solaire, nous devons penser de manière plus large, plus diversifiée et considérer la vie comme si nous ne la connaissions pas."

Cette découverte d'une biochimie alternative va modifier les manuels de biologie et élargir le champ d'application de l'exobiologie qui étudie les conditions de l'émergence de la vie sur Terre et dans les nouveaux systèmes planétaires découverts.

Carbone, hydrogène, azote, oxygène, phosphore et soufre sont les six composants de base de toutes les formes connues de la vie sur Terre. Le phosphore intervient dans une partie du squelette chimique de l'ADN et de l'ARN, ces structures qui portent les instructions génétiques de la vie. Le phosphore est également présent dans toutes les cellules où il sert de support au transport de l'énergie (adénosine triphosphate) et entre dans la composition des phospholipides qui forment toutes les membranes cellulaires. C'est pourquoi, cet élément chimique est considéré comme indispensable pour toutes les cellules vivantes.

Et pourtant... Un microbe parvient à s'en passer pour se développer tout en acceptant l'arsenic, un élément chimiquement similaire au phosphore, mais qui reste fortement toxique pour la plupart des formes de vie sur Terre. L'arsenic est notamment utilisé pour fabriquer des poisons violents et des gaz de combat.

"Nous savons que certains microbes peuvent respirer de l'arsenic, mais ce que nous avons trouvé c'est un microbe faisant quelque chose de nouveau : il construit des parties de lui-même à partir d'arsenic", a déclaré Felisa Wolfe-Simon, une astrobiologiste de la NASA et principale scientifique de l'équipe de recherche. "Si quelque chose sur Terre peut faire quelque chose de si inattendu, que peut bien faire la vie que nous n'avons pas encore découverte ?"

GFAJ-1Image microscopique du GFAJ-1 se développant sur de l'arsenic. © NASA

Le microbe découvert récemment : la souche GFAJ-1, est un membre d'un groupe commun de bactéries, la Gammaproteobacteria. En laboratoire, les chercheurs ont cultivé avec succès ces microbes du lac via un régime alimentaire très maigre en phosphore, mais riche en arsenic. Lorsque les chercheurs ont retiré le phosphore pour le remplacer par de l'arsenic, les microbes ont malgré tout continué à croître ! Des analyses ultérieures ont montré que l'arsenic était exploité pour produire des blocs de construction de nouvelles cellules du GFAJ-1.

La question clé pour les chercheurs était de déterminer, lorsque le microbe était cultivé sur l'arsenic, si ce dernier était effectivement incorporé dans la machinerie des organismes biochimiques vitaux, comme l'ADN, les protéines et les membranes cellulaires. La réponse est inattendue mais positive !

L'équipe a choisi d'explorer le lac Mono, un bassin volcanique de 22 kilomètres de diamètre, en raison de sa chimie inhabituelle, en particulier sa forte salinité, l'alcalinité élevée, et ses niveaux élevés d'arsenic qui rendent le lieu peu propice à la vie. Ces caractéristiques chimiques s'expliquent en partie par l'isolement du lac Mono de ses sources d'eau douce pendant 50 ans.

Les résultats exceptionnels de cette étude aideront les recherches en cours dans de nombreux domaines, y compris l'étude de l'évolution de la Terre, la chimie organique, les cycles biogéochimiques et l'atténuation des maladies. Ces résultats ouvriront également de nouvelles perspectives en microbiologie et dans d'autres domaines de la recherche.

"L'idée d'une biochimie alternative pour la vie est commune dans la science-fiction", a déclaré Carl Pilcher, directeur de l'Institut d'astrobiologie de la NASA au Ames Research Center de Moffett Field, en Californie. "Jusqu'à présent, l'existence d'une forme de vie utilisant l'arsenic comme bloc de construction était seulement théorique, mais maintenant nous savons qu'une telle vie existe dans le Mono Lake."

Source

Discovery of "Arsenic-bug" Expands Definition of Life - NASA

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

5 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar corsica -

La découverte de bactéries utilisant l'arsenic au lieu du phosphore est, certes, importante, mais il faut cesser d'ajouter que l'arsenic est toxique pour les formes de vie sur terre. Le phosphore l'est tout autant. Seulement, il y a confusion entre le métalloïde As, qui est un poison, et l'ion arséniate AsO4. Ce que les bactéries du lac Mono utilisent, c'est l'ion, avec ses 3 charges négatives, et non le métalloïde, électriquement neutre. C'est la même chose pour le métalloïde P et l'ion phosphate PO4. Il est bien connu que le phosphore est dangereux et, pourtant, l'émail des dents est un phosphate (l'apatite).

avatar Frank - Genève -

Tout cela est fort interressant, mais pour le musicien que je suis, très compliqué également.Depuis 24 heures, j'ai mon Larousse sous les yeux et déjà avec la signification d'un ion, je suis perdu. Comment peut-on affirmer qu'un ion a trois charges négatives et qu'est-ce qu'un non-métal (métalloide?). Je vois également que l'arsenic et le carbone sont de la même espèce sur le tableau de Mendeleiev. Tout ça m'interpelle fortement, j'aimerais qu'on m'explique !

avatar Décrois -

Salut à toi franck

Un ion ? c'est un atome (X atomes formant une molecules, par exemple l'atome H et l'atome O, qui si on prends 2 H et un O on forme.. la molécule de l'eau H20,) qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons, c'est a dire ds trucs chargés + ou - qui tournent autour de chaque atome, normalement neutre.
Metalloide ? "dont les propriétés physiques et chimiques sont intermédiaires entre celles d'un métal et d'un non-métal. Il n'existe pas de définition stricte d'un métalloïde" en gros tous ce qui n'est pas clairement un métal (le fer, le cuivre, etc.) et pas clairement un non métal (carbone, azote..).

Arsenic et carbone même espèce ? la je sèche.. en effet il sont sur la même ligne.. mais je ne sais plus a quoi une ligne du tableau correspond..

avatar Jacques -


Attention,

Comme dab, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir occis. De nombreuses réactions se font à cette annonce qui soulignent le manque de rigueur des chercheurs de la NASA.

http://www.wired.com/wiredscience/2010/12/arsenic-life-under-fire/

avatar emmanuelle orvain - La Rochette -

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-redir.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.7ada1fb7323b40475816e952e9f6a6ce.1341.xml : un article venant à la croisée des chemins...

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 02/12/2010   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos