Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

rss
Envoyer cette page
Actualités  Mercredi 23 mai
00h22 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 9 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Les barrages hydroélectriques émettraient moins de gaz à effet de serre que prévu

4995 lectures / 8 commentaires02 novembre 2010, 11 h 15

barrage_serreponconBarrage de Serre-Ponçon - France
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Jusqu'à il y a dix ans, les barrages hydroélectriques jouissaient d'une réputation quasi-idéale en tant que source d'énergie renouvelable et non-polluante. C'est alors qu'un rapport de la Commission Mondiale des Barrages, institution reconnue et respectée dans son domaine, annonça que les réservoirs des barrages hydroélectriques représentaient entre 1 et 28% (!) des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). La publication a fait des vagues dans le monde entier, et plus particulièrement en Norvège, premier producteur Européen d'énergie hydroélectrique avec 120 Mds de kWh par an, ce qui lui permet de subvenir à 98% de ses besoins en électricité.

Récemment, SINTEF, organisme de recherche indépendant norvégien, a mené des campagnes de mesure sur des barrages dans le Laos Subtropical qui devrait remettre en question cette précédente étude. Mais comment un barrage, site de production d'électricité dépourvu de four à combustion d'énergie fossile, peut produire des GES ? Ceci est dû au processus naturel de sédimentation des limons du fleuve. En effet, les courants entraînent avec les limons de grandes quantités d'organismes vivants et de matières organiques qui sont enfouies lors de leur dépôt dans le réservoir, puis qui se décomposent. Citons par exemple des réactions de fermentation, qui émettent du méthane, qui est un puissant gaz à effet de serre.

Atle Harby, chercheur à SINTEF, ayant participé aux campagnes de mesures, pense que la " véritable " part des émissions de GES des barrages est beaucoup plus proche de 1% que de 28%. Ceci s'expliquerait par le fait que les mesures parues dans le rapport de la Commission Mondiales des Barrages reflétaient la quantité de GES émis par les réservoirs sans prendre correctement en compte la quantité que ces derniers absorbaient. En effet, alors que des matières en décomposition diffusent des GES, l'écosystème du réservoir, constitué par des algues, diverses variétés de planctons et des poissons, va prélever naturellement du dioxyde de carbone à l'atmosphère. Ceci contribue alors à équilibrer les rejets de GES par la capture d'une quantité équivalente de CO2 atmosphérique.

Précisément, selon les résultats des mesures de SINTEF, les émissions de GES semblent être les plus importantes dans les années suivant la construction du barrage. Lors de mesures sur un réservoir d'une dizaine d'années, il est apparu que les émissions de GES étaient à l'équilibre avec la capture de dioxyde de carbone. Cependant, lorsque le réservoir vieillit, il semblerait que l'équilibre s'inverse en faveur de la capture de dioxyde de carbone. En effet, toujours au Laos et sur un réservoir d'une trentaine d'années, il est apparu que la capture de CO2 était supérieure au relargage de GES. Cette évolution reflèterait le temps nécessaire à la décomposition des premiers dépôts de matières organiques au fond du réservoir et au développement et à l'adaptation de son écosystème. Une énergie qui est donc " plus propre que propre " selon SINTEF...

Sources & références

Rédacteur

Matthieu Duplan, SINTEF Trondheim

Origine

BE Norvège numéro 97 (20/10/2010) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64832.htm

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

8 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar douds -

mais la matière organique ne pourrait elle pas se décomposer ailleurs ? sur des centaines de kilomètres ?
que le barrage joue le rôle d'accumulateur, je veux bien, mais ensuite ?

avatar Christophe Magdelaine -

J'ai peur de ne pas bien comprendre ta question Douds. Après quoi ? La matière organique s'accumule principalement dans le lac réservoir et se décompose.

avatar Serge Lucas, 86460 Pressac -

Bonjour à Tous, Avant cet article j'ai lu celui sur les éoliennes que nous serions 2 sur 3 à accepter près de chez nous. Ce n'est d'ailleurs pas la proximité qui me rend sceptique... Merci d'avoir publié ces deux articles et de nous prendre pour des adultes ! Je vis certes à la campagne, mais n'ai pas rencontré à ce jour des partisans des éoliennes... Je prône depuis longtemps le développement de l'hydroélectricité y compris sur les petits cours d'eau... Voyez l'abbaye de "La pierre qui Vire" dans le Morvan

avatar Gérard Malandrini -



Je suppose que Douds voulais dire que la matière qui arrive dans le barrage, est y stagne ,serais de toute manière véhiculé alleur , et aurai le même effet de serre , donc sa ne changerai pas le problème !
D'autre part , c'est un effet naturel qui doit ce recycler par la nature , du moins je crois bien , à moins qu'il y arrive aussi d'autre sources de pollutions qui elles ne sont pas naturelles , comme des rejets de sortie d'usine ?
C'est aussi se qui se passe dans le rhône , ou les poissons et les coquillages ne sont plus comestible jusqu'au golfe de fos , par contre là on ne dit rien , les gens continues à ramasser des moules et à pêcher ! ! !

avatar Christophe Magdelaine -

@ Gérard Malandrini : à priori, si il n'y a pas de réservoir, la matière organique a bien moins de possibilités de stagner vu qu'elle serait véhiculée par le cours d'eau.

avatar André Molsheim -

En soi, l'énergie hydraulique n'est pas ou très peu polluante, le problème est le gigantisme, comme dans le secteur de la production énergétique en général. La rétention d'alluvions peut avoir des conséquences importantes liées notamment à la taille de l'ouvrage. Je pense ici par exemple au barrage d'Assouan en Egypte, fêté à l'époque comme une victoire. Or ce barrage a modifié complètement le régime des crues du Nil et la fertilité de la basse vallée. Je ne sais pas exactement ce qu'il est en est de l'agriculture dans cette région aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, le gigantisme crée des problèmes difficiles à maîtriser

avatar corsica -

Si j'ai bien compris le message des auteurs de l'article, les barrages hydroélectriques ne seraient générateurs de gaz à effet de serre que dans les premières années d'activité, à cause de la fermentation de la matière organique qui ne serait pas compensée par le développement d'une flore adaptée.
Si j'ai bien compris également les questions et les réponses, le devenir de la matière organique en fermentation n'est pas claire dans les esprits. En effet, le problème des barrages, quelle que soit la technique employée, est qu'il ne fonctionnent pas en système clos hermétiquement. Il y a bien un moment où, soit à cause de crues importantes, soit plus implement pour des raisons de maintenance (Serre-Ponçon, en photo, sert aussi à l'irrigation des zones agricoles de la Provence), il faut les délester, c'et-à-dire ouvrir les vannes et faire partie le trop-plein et curer le fond. La matière organique est alors remobilisée en aval.
Cependant, si l'on reprend le problème sur le long terme, qu'il y ait des barrages ou non, il y aurait toujours de la matière organique qui, au moins dans les zones abritées des méandres des cours d'eau, fermenterait et produirait des gaz à effet de serre. Donc, les barrages, hydroélectriques ou autres, peuvent localiser les zones de production de gaz à effet de serre par fermentation de la matière organique, mais non provoquer l'apparition de nouvelles.
Ce genre de discussions sans fin montre, une fois de plus, combien il est difficile de faire la part des choses, comme l'image de ce verre qui n'est jamais plein, mais jamais vide non plus. A l'époque de Socrate, on parlait de sophismes. Mais le sophisme est-il mort?

avatar Lemoine La Chapelle aux Choux -

Tout à fait d'accord avec Corsica, si les barrages favorisent l'accumulation, la fermentation se faisait de façon diffuse avant ceux ci, tout ceci n'est qu'une tempète dans un verre d'eau à coté de la pollution dénoncée cette semaine sur envoyé spécial oncernant une décharge en syrie, d'autres parts pour revenir à la fermentation sur nos retenues, que penser des détritus de toutes sortes (jetés par des humains) qui s'amassent devant nos grilles ? je parle bien de ce que je collecte, bouteilles plus ou moins vides, bidons de peitures, sacs de plastique, etc etc faut'il que l'ont diffuse les photos ? le modernisme at'il dépassé le seuil du trop c'est trop ? je pense plutôt au manque de civisme de la population que nous sommes, le gigantisme sous toutes ses formes devient non maîtrisable, pour devenir pérenne la socièté devra se réguler, idem certaines populations.
L'hydroelectrique est certainement l'énergie la plus propre et la moins contraignante après celle que l'ont n'aura pas consommée !!!!! RL

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 02/11/2010   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos