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4483 lectures / 38 commentaires29 octobre 2010, 16 h 05
© OMML'Académie des sciences a organisé le lundi 20 septembre 2010 un débat scientifique sur le climat. Le rapport issu de ces échanges vient d'être diffusé publiquement : il confirme sans équivoque l'origine anthropique du réchauffement climatique.
Ce rapport, très attendu, fait suite à la saisine par Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche en date du 1er avril dernier, afin de "permettre la confrontation sereine des points de vue et des méthodes et [d']établir l'état actuel des connaissances scientifiques sur le changement climatique". Nous vous proposons d'en découvrir les extraits les plus marquants.
Depuis des millénaires, le climat de la Terre varie selon les époques et les lieux. Les changements observés s'étalent généralement sur des longues périodes qui atténuent la perception que l'homme peut en avoir à un moment donné. Au cours des dernières décennies cependant, les changements climatiques semblent s'être accélérés. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que le public s'interroge sur la réalité de ces changements, leurs causes, leur devenir et, plus encore, leurs conséquences immédiates et lointaines sur les modes de vie, la santé, les écosystèmes et l'économie. À ces questions, la Science peut tenter d'apporter des réponses autorisées, même si elles ne sont que partielles ou temporaires, dès lors qu'elles sont guidées par le souci d'objectivité qui doit présider à toute démarche scientifique. C'est dans ce contexte que la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'est tournée vers l'Académie des sciences pour qu'elle organise un débat scientifique, afin de faire le point des connaissances actuelles sur ce sujet.
Le débat, ouvert à quelque 120 scientifiques français ou étrangers, dont des spécialistes extérieurs à l'Académie, a été organisé sous forme de contributions écrites suivies d'un débat oral qui a eu lieu le 20 septembre 2010. La diversité des disciplines représentées – mathématiques, physique, mécanique, sciences de l'univers, chimie, biologie et sciences médicales – reflète la complexité du sujet et la volonté de l'Académie de placer cette manifestation sous le signe de l'interdisciplinarité. Le débat, très riche et de haute tenue scientifique a porté sur les méthodes de prévisions climatiques ; il a permis de confronter les différents points de vue, de dégager des points de convergence et d'identifier les divergences et incertitudes qui persistent. Il est le point de départ d'une réflexion qui sera prolongée ultérieurement.
Malgré les nouveaux outils d'investigations dont on dispose aujourd'hui et malgré le volume considérable de données accumulées ces vingt dernières années, il faut souligner que la Science ne peut répondre à tout, qu'elle procède par étapes et qu'elle ne peut fournir à un moment donné que l'interprétation de faits avérés et des prévisions.
L'augmentation de la température de surface sur la Terre est de 0,8 ± 0,2 °C depuis 1870. Elle reste notablement différente pour les deux hémisphères : plus forte au Nord et plus forte aux hautes latitudes. Une variabilité entre continents est également observée. Enfin, une forte modulation sur des périodes annuelles et multidécennales est également constatée, avec deux périodes de plus forte augmentation (approximativement de 1910 à 1940 et de 1975 à 2000) encadrées par des périodes de stagnation ou de décroissance. Les variations climatiques naturelles (El Niño, éruptions volcaniques, Oscillation Nord-Atlantique) y sont visibles.
La température des océans, mesurée depuis les années 1950 par les bateaux de commerce ou les navires océanographiques (jusque vers 700 m de profondeur) et plus récemment par le système de bouées profilantes Argo, montre une augmentation moyenne globale depuis quelques décennies. Le contenu d'énergie thermique de l'océan a donc aussi augmenté, surtout depuis le début des années 1980. Ce réchauffement n'est pas uniforme. Il présente une importante variabilité régionale avec d'importantes oscillations pluriannuelles, voire décennales.
La réduction de la surface des glaces océaniques arctiques. La banquise, dont la fonte ne contribue pas à l'élévation du niveau des océans, est un autre indicateur fort de l'accélération de l'évolution du climat : de 8,5 millions de km2 stable dans la période 1950-1975, la surface des glaces de mer a connu une décroissance très rapide jusqu'à 5,5 millions de km2 en 2010.
Le recul des glaciers continentaux est observé de façon quasi généralisée depuis 3 à 4 décennies, avec une nette augmentation au cours des 20 dernières années.
Les calottes polaires de l'Antarctique et du Groenland ont un bilan total de masse négatif depuis une dizaine d'années. Si quelques régions élevées de l'intérieur des calottes, en particulier Antarctique, s'épaississent un peu par suite de précipitations neigeuses accrues, la perte de masse domine. Celle-ci s'effectue dans les zones côtières du Groenland et de l'Antarctique de l'Ouest par écoulement très rapide de certains glaciers vers l'océan et décharge d'icebergs. On pense que le réchauffement des eaux océaniques dans ces régions est la cause majeure des instabilités dynamiques observées.
Le niveau moyen des océans est un autre indicateur qui intègre les effets de plusieurs composantes du système climatique (océan, glaces continentales, eaux continentales). Avant 1992, le niveau de la mer était mesuré par des marégraphes le long des côtes continentales et de quelques îles : le niveau des océans, en moyenne annuelle sur toute la planète, s'est élevé à un rythme de 0,7 mm/an entre 1870 et 1930 et d'environ 1,7 mm/an après 1930. Depuis 1992, les mesures sont effectuées par satellites : la hausse du niveau moyen global de la mer est de l'ordre de 3,4 mm/an. À cette élévation moyenne se superposent des oscillations pluriannuelle, liées à la variabilité naturelle du système climatique. Depuis le début des années 1990, les contributions climatiques à cette élévation sont approximativement dues, pour un tiers à la dilatation de l'océan consécutive au réchauffement et, pour les deux autres tiers, aux glaces continentales - à parts quasi égales, fonte des calottes polaires du Groenland et de l'Antarctique d'une part, et fonte des glaciers continentaux d'autre part.
Les indicateurs biologiques, tels que les déplacements de populations animales terrestres ou marines et l'évolution des dates d'activités agricoles saisonnières, montrent aussi la survenue d'un réchauffement climatique. Bien que difficiles à quantifier, ces éléments sont importants et ont des conséquences dans de nombreux domaines d'activités professionnelles où ils sont largement pris en compte.
L'augmentation des concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre, autres que la vapeur d'eau qui se recycle rapidement et en permanence, est un élément très important, qui doit être observé avec précision sur plusieurs décennies pour donner lieu à une interprétation fiable.
Le dioxyde de carbone (CO2) : sa concentration augmente continûment depuis le milieu du XIXe siècle, en raison principalement des activités industrielles, passant de 280 ppm vers 1870 à 388 ppm en 2009. Le taux de croissance mesuré depuis 1970 est environ 500 fois plus élevé que celui observé en moyenne sur les 5 000 dernières années. Les études isotopiques montrent que l'origine de cette augmentation est due pour plus de la moitié à la combustion des combustibles fossiles, le reste aux déboisements massifs et pour une faible part à la production de ciment.
Le méthane (CH4) : dû notamment aux fermentations diverses (zones humides, ruminants, déchets domestiques, biomasse, ...), aux fuites de gaz naturels et à la fonte du pergélisol, sa concentration s'est accrue de 140 % sur la même période. Elle semble cependant stabilisée depuis 2000.
Le protoxyde d'azote (N2O) : dû en grande partie aux activités agricoles (dont la biodégradation des nitrates agricoles dans les milieux souterrains anoxiques), sa concentration a augmenté de 20 % sur la même période.
L'augmentation de l'effet de serre induit pour l'ensemble de ces trois composants est de 2,3 W/m2. Les analyses de la glace des calottes polaires montrent que les ocncentrations en CO2, CH4 et N2O n'ont vraisemblablement jamais été aussi élevées depuis 800 000 ans(1).
L'énergie totale rayonnée par le Soleil est dominée par la partie visible du spectre et a très peu varié au XXe siècle si on fait la moyenne sur les cycles d'activité de 11 ans. La variation relative de cette énergie durant ces cycles est de l'ordre du millième. Le forçage(1) correspondant, de l'ordre de 0,2 W/m2, est 10 fois plus faible que celui dû à l'augmentation de l'effet de serre lié aux activités humaines. L'irradiance mesurée depuis l'espace a diminué de 0,02 % entre l'avant-dernier et le dernier cycle solaire, tandis que les indicateurs climatiques ont montré un réchauffement sur cette période de 40 ans. L'activité du Soleil ne peut donc être le facteur dominant de ce réchauffement.
L'augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l'activité humaine. Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d'acidification qu'elle provoque. L'activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.
Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l'évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l'évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.
Les projections de l'évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l'accroissement prévisible des populations.
Rapport "Le changement climatique" - Académie des sciences
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
Bernard Quimper -
ce rapport reprécise les choses! mais quid de ce j'entendais ce matin sur france inter : la température baisserait depuis 1998? il est vraiment difficile d'y voir clair!!
Thierry, Lectoure -
Merci à l'Académie des Sciences... un peu de clarté et de sérénité dans le débat...
Christophe Magdelaine -
@ Bernard Quimper : non la température ne baisse pas, il y a un palier, cf : http://www.notre-planete.info/geographie/climatologie_meteo/changement_1.php
Sami -
...Je ne comprend pas !! On le savais déjà !!!
lol
Christophe Magdelaine -
Oui mais certains en doutaient encore... En France, il nous faut toujours 15 ans pour assimiler une nouveauté...
Hervé Lorraine -
Cela rappelle le concile qui a siégé le 29 mai 1453 lorsque l'assemblée générale des prêtres orthodoxes continuait à discuter du sexe des anges tandis que les turcs assiégeaient Constantinople.
L'académie des sciences continue de discuter du réchauffement de la planète que tout le monde reconnaît depuis belle lurette et qui est faible de 0.6° de plus depuis 1850 comme cela est arrivé d'innombrables fois au cours des temps géologiques.
Il feraient mieux de s'occuper de ce qui nous assiège dangereusement ne serait-ce que l'hyper-population mondiale, la raréfaction de l'eau potable, l'empoisonnement généralisé par les pesticides, la menace de la fin des matières premières et des énergies fossiles pour ne citer que quelques problèmes qui nous menacent !
alpha -
on fait quoi maintenant
on applique la feuille de route de L'AIE ? ou on se refait un nouveau débat
Pierre-Ernest -
Ssi on lit le papier de l'Académie tel qu'il est écrit, (et c'est ce qu'il faut faire, parce que chaque mot compte) il apparaît que :
1) c'est seulement le réchauffement observé entre les années 1975 et 2003 qui est dû principalement au CO2. (Ce qui est assez surréaliste, mais c'est ce qui est écrit).
2) le réchauffement constaté est une sortie du Petit Âge glaciaire (page 5, ligne 4)
3) l'influence directe sur les températures du rayonnement visible solaire apparait comme faible. Par contre, l'influence des fluctuations du rayonnement ultra-violet pourrait être plus importante en raison de phénomènes d'amplification mal compris actuellement.
4) historiquement, les phénomènes de réchauffement ont précédé de 800 ans environ le phénomène d'augmentation du CO2 atmosphérique (sous -entendu : ce qui contredit complètement l'influence du CO2 sur la température).
5) La Terre a connu des périodes où la teneur en CO2 de l'atmosphère était de 4000 ppm (sous-entendu : sans qu'on observe de catastrophe comme celles décrites ici ou là).
6) Il existe des phénomènes régit par l'activité solaire qui peuvent influencer la formation des nuages et donc la température, et qui sont sans rapport avec le CO2 anthropique ou non.
7) L'effet global indirect du CO2 comporte des incertitudes qui font l'objet de discussions entre climatologues (Science is not settled despite some irresponsible allegations).
8) La rétroaction positive dûe à la vapeur d'eau correspond à une augmentation de température de 0,5 à 1°C pour un doublement de la concentration en CO2. (page 10 dernières lignes)
9) Il ne faut pas accorder trop d'importance aux simulations temporelles des modèles : les incertitudes demeurent importantes (page 12)
10) Les CONCLUSIONS du papier (page 13) sont à prendre avec les mêmes pincettes que les "résumés pour décideurs" du GIEC : elles comportent le même genre de divergences avec le texte complet.
(Naturellement, les journalistes n'ont pas vu toutes ces subtilités).
Christophe Magdelaine -
@ Pierre-Ernest : vous feriez un très bon journaliste également. Certaines de vos affirmations relèvent de l'interprétation personnelle et sont volontairement sorties de leur contexte. Vous n'êtes pas convaincu de l'influence de nos activités sur le réchauffement en cours, c'est votre droit, même si, comme Allègre en son temps, vous êtes bien seul et borné.
Le rapport est en français, relativement facile de lecture. J'invite chacun à le lire intégralement. Cet article en reproduit une bonne partie en respectant sans dénaturer le propos.
Pierre-Ernest -
En ce qui concerne les modèles climatiques : en page 12 du rapport de l'Académie, à propos des tests de validation des modèles climatiques, on peut lire, au paragraphe "Des résultats très significatifs ont été obtenus" la phrase suivante : "réchauffement de l'atmosphère tropicale plus fort en altitude qu'en surface"
Ce constat, qui devait montrer la "signature" de l'effet des gaz à effet de serre dans le réchauffement vient d'être contredit très formellement par une étude de Christy qui montre que le fameux "hot spot" n'existe pas.
terrien -
plus de croissance = plus de chaos !
plus de croissance (de population et de consommation) = plus de besoins = plus de destruction de la planète (déforestation massive, chasse/agriculture intensive, urbanisation envahissante, pollutions, maladies...) et plus d'inflation (immobilière, alimentaire, énergétique...) car la demande est supérieure à l'offre, la planète est inextensible, les ressources limitées et décroissantes, donc plus de tensions, de conflits (...), de chaos !
alpha -
PE
puisqu'il semble que la feuille de route de L'AIE ne te convient pas
quelle est ta solution outre qu'il va falloir gérer l'épuisement des ressources et outre qu'il y aura toujours le soleil et du vent, probléme de co2 ou pas
PierreB -
Bonjour, voyez la réaction de Courtillot qui a participé au débat, et interrogé par France-Culture.
Analyse tout en mesure et qui me parait plein de bon sens.
--> http://www.dailymotion.com/video/xffn8t_science-publique-vincent-courtillot_tech
Christophe Magdelaine -
@ PierreB : merci pour ce lien, cette interview est effectivement intéressante.
Pour illustrer le danger de la lutte aveugle contre le CO2 nous avons en France le bonus/malus qui ne s'attaque qu'au CO2 et qui oublie les dangereuses particules...
j'ai mis en ligne cette interview sur la page des controverses : http://www.notre-planete.info/geographie/climatologie_meteo/changement_8.php
OLIVAIN NICE -
personnellement, je préfère croire en la théorie de la cause "humaine" , car dans ce cas il est possible d'espérer qu'on puisse rectifier le tir (si tant est que ça soit encore du domaine du faisable..)
si la cause est purement "naturelle", il y a du souci à se faire pour de bon, car nous serions dans l'impasse.
Il me semble que les "révisionnistes" (dont je ne fais pas partie) se rassurent en évoquant une thèse "naturelle". ça me sidère, car c'est ce qu'il y a de pire à craindre en fait!!
jeandb -
L'académie de sciences en fonce le clou des émissions de co2 et du réchauffement climatique du à un effet de serre. Certes elle admet que le réchauffement n'est pas uniforme sans l'expliquer....
Il serait peut-^tre temps de dire que ce n'est pas le co2 qui est en cause mais que les activités humaines modifient le cycle de l'eau dans le sens de l'assèchement des sols et que par voie de conséquence la réduction de la croissance végétale diminue le recyclage du co2.
Evidement cela risque de prendre du temps pour corriger l'hyothèse des émissions de co2 .....
Daniel Belgique -
Et, si au lieu d'en faire tout un plat, nous changions notre façon de vivre... ????....
Au lieu de faire de l'"histoire" du CO2 ....ENCORE UNE FOIS UNEHISTOIRE DE POGNON ?!?!?!
A ceux qui vendent et achêtent du CO2....
JE VOUS EMMERDE !!!
J'espère que vous crevier dans vos actions de carbone !!!
Thierry, Lectoure -
Là, cela commence à manquer de tenue!
lavoisier -
c'est tout au moins aussi recyclable que le co2
il y a d'autres trucs qui nous empoisonnent pour plus longtemps
comme qui dirait l'évangile ou Courtillaud
la paille qui masque la poutre
Allégre c'est plutôt buisness, la sequestration du Co2, plutôt que en diminuer les émissions
Gérard Malandrini -
Pour se qui est de la variation du climat sur notre terre , ainsi que des tremblements de terre , il y en a toujours eu de plus ou moins d'importance , mais pour notre génération , il est bien reconnu par beaucoup de personnes qui suivent et relèvent tout les mouvements de la terre , qu' il y a une nette augmentation en nombre de séismes , inondations , tornades , et cela dans un lieu après l'autre .
Notre génération , aura connu aussi d'autres signes qui sont spécifique à notre génération , autant dans le progrès et avancement en connaissance ,et découvertes . mais aussi en pollution et destruction de notre environnement , sans oublier les deux guerres ( mondiales) , qui depuis celles-ci , le monde n'a plus arrêté d'avoir des conflits dans un lieu après l'autre ,
Croyez-vous que l'homme est capable de revenir en arrière ? oui les moyens nous les avons , c'est certain , mais la cupidité et plus forte sur la balance , et l'homme trop orgueilleux pour reconnaitre ses torts , aussi la seule façon de faire qui nous serait profitable , ils ne la saisirons pas , c'est pour cela qu'il est prophétisé que Dieu doit intervenir (pour saccager ceux qui saccage la terre) , et comme nous arrivons à un moment de non retour , sa ne serait tarder !!!!!
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