|
Tweet | Envoyer cette page |
Actualités | Mardi 22 mai 23h59 : visites |
Se connecter
Plus que 10 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !
Le gorille est à l'origine du paludisme chez l'Homme
![]() | 21 décembre 2012 : la fin du monde ? |
![]() | "Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle |
![]() | Démographie : la vraie vérité qui dérange |
![]() | Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord ! |
![]() | Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement |
![]() | Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé |
![]() | Le pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant ! |
![]() | Limiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable |
![]() | 7 milliards d'habitants sur Terre |
![]() | La perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine |
Sondage Mai 2012
Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !
Cartes et données actualisées
On en parle sur les forums
www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
3539 lectures / 3 commentaires06 octobre 2010, 10 h 35
Le gorille est à l'origine de l'infection à Plasmodium falciparum , le parasite responsable de la forme la plus courante et la plus grave de paludisme chez l'homme. Cette découverte – publiée le 23 septembre 2010 dans le journal Nature par un consortium international de chercheurs, dont plusieurs de l'IRD et de l'Université de Montpellier 1, réfute de précédentes études, qui avançaient déjà une origine simienne, mais chez le chimpanzé ou le bonobo.
Le paludisme affecte 250 à 500 millions de personnes chaque année, tuant plus d'un million d'entre eux, dont 90% en Afrique, le plus souvent de jeunes enfants. C'est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. Elle est véhiculée par les moustiques du genre Anopheles , qui transmettent par leur piqûre les parasites responsables, dont le plus virulent est Plasmodium falciparum.
Plasmodium falciparum a récemment été détecté chez le plus grand des primates. Grâce à une technique de séquençage de l'ADN appelée single genome amplification (SGA), les scientifiques viennent de montrer la concordance génétique quasiment parfaite entre les organismes décelés chez le grand singe et ceux qui infectent les humains. "Cette méthode de haute précision nous a permis de retracer phylogénétiquement l'origine du parasite. Nous avons ainsi prouvé que ce sont les gorilles qui ont contaminé les humains, et non l'inverse comme d'autres travaux l'avaient tout d'abord suspecté", affirme Eric Delaporte, chercheur à l'IRD et à l'Université de Montpellier 1 et co-auteur de la nouvelle étude.
Autre découverte importante que révèle cette dernière : les gorilles constituent le réservoir animal du virulent parasite. Les chercheurs ont analysé plus de 2 700 échantillons fécaux de chimpanzés et gorilles sauvages, collectés sur 57 sites à travers l'Afrique centrale. Cette méthode non invasive, développée il y a dix ans par des équipes de l'IRD et leurs partenaires de l'Université d'Alabama, a permis de réunir du matériel génétique sans aucune interaction susceptible de perturber cette espèce protégée. Les résultats des analyses fécales sont inattendus : l'infection à Plasmodium est très répandue chez les gorilles de l'Ouest, avec plus de la moitié des individus infectés dans certaines communautés.
Ces résultats ne disent pas si le parasite leur provoque une maladie, telle que le paludisme, mais ces singes porteurs pourraient constituer des foyers de contamination humaine. "Toutefois, jusqu'à présent, nos analyses moléculaires suggèrent que les souches qui ont diffusé de façon épidémique chez l'homme ne sont la résultante que d'un seul événement de transmission gorille-homme dans le passé", souligne Martine Peeters, chercheuse à l'IRD, qui a dirigé l'équipe d'échantillonnage.
Ces travaux apportent un éclairage nouveau sur l'origine primate du paludisme et posent un nouveau défi à la lutte contre cette maladie. Compte tenu des contacts hommes/singes de plus en plus nombreux en Afrique centrale, notamment du fait de la déforestation massive et des mouvements de population qui s'ensuivent, l'existence d'un réservoir de Plasmodium chez le gorille rend encore plus difficile l'éradication de ce fléau.
Origin of the human malaria parasitePlasmodium falciparum in gorillas - Nature 467, 420-425 (23 September 2010) | doi:10.1038/nature09442 ; Received 25 May 2010 ; Accepted 20 August 2010
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
terrien -
l'espèce humaine est à l'origine de l'extinction du gorille.
NADAMS Douala -
Nous les humains avons encore beaucoup à apprendre de la nature que nous ruinons.
François GRENOBLE -
J'ai habité pas mal d'années en zone proche des gorilles , et j'en ai souvent approché - Je n'ai jamais attrapé le palu .
En zonz d'habitat des gorilles avec ou sans palu le fléau c'est L'HOMME , pas le Gorille - De toute façons à la vitesse ou il est transformé en viande de brousse le problème ne se posera bientot plus !!!
Tout simplement parcequ'il n'y en aura plus !
Haut de page ^ Offres d'emploi et CV Associations Communiqués Agenda Partenaires Soutenir le site
Page mise à jour le 06/10/2010 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site |
Mentions légales |
Presse |
Publicité |
Contact |
Liens et logos