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8340 lectures / 41 commentaires14 décembre 2011, 19 h 35
Colloque de la société de géographie "Non, le ciel ne va pas nous tomber sur la tête"Tel était l'intitulé du colloque organisé par la Société de Géographie, jeudi 16 septembre 2010. Objectif : en finir avec le catastrophisme ambiant véhiculé par des médias en mal d'audience et les écologistes radicaux. "Non, le ciel ne va pas nous tomber sur la tête", fut le leitmotiv de cette journée assez décevante.
Ouvert à tous, ce colloque n'a malheureusement mobilisé qu'en grande partie des géographes, qu'ils soient universitaires, sympathisants ou étudiants. Il faut dire que le programme de la journée et les propos introductifs de Jean-Robert Pitte, géographe de renom et Président de l'Université Paris IV Sorbonne n'invitaient pas vraiment à l'ouverture : les géographes se mobilisaient contre l'obscurantisme ambiant, l'écologisme radical, la décroissance, le déni de la science et de la foi en l'Homme.
Pour M. Pitte, il n'existe pas de nature sans homme, pire, celle-ci peut-être dangereuse et mortifère lorsqu'elle est sanctuarisée. Tout en rappelant que l'ensemble des intervenants convergent vers un optimisme raisonné, M Pitte a fustigé le "bourrage de crâne médiatique sur le changement climatique" : un sujet qui souffre d'une grande démagogie. Pour preuve, la récente consultation publique nationale lancée par le Ministère de l'Ecologie alors qu'il juge les Français "bien incapables de s'exprimer avec pertinence sur ce sujet".
Yvette Veyret, Professeur de géographie à l'Université de Paris X-Nanterre et spécialiste du développement durable a insisté sur ce sentiment anxiogène, cette idée que nous vivons une crise écologique mondiale (changements climatiques, déforestation, désertification, pollutions, insuffisance alimentaire...) qui outre quelques vérités admises, s'appuie surtout sur le postulat que l'Homme est mauvais. A ce titre, Alain Miossec, géographe spécialiste des littoraux et recteur de l'académie de Rennes s'est insurgé contre la banalisation des photos de Yann Arthus-Bertrand considérées comme "traumatisantes et sans aucun rapport avec la réalité" et pourtant diffusées massivement dans les écoles, à son grand regret.
Alain Miossec a pris l'exemple de la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis, provoquée par l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon(1) : celle-ci a des conséquences "insignifiantes face à l'immensité de l'océan" a-t-il affirmé. Un vieux discours qui a bien trop souvent servi d'excuse pour polluer outre mesure notre planète... Pire ! Selon lui, une catastrophe comme celle de l'Erika serait bénéfique pour les finances des communes indemnisées tandis que "le pétrole serait digéré bien plus vite que prévu", a-t-il surenchéri. C'est oublier un peu vite les conséquences dramatiques des marées noires sur la faune marine et littorale...
Rappelant que les prédictions du club de Rome et du rapport Meadow(2) ("halte à la croissance") ne se sont pas réalisées, Mme Veyret a souligné avec force combien cette désespérance pouvait être dangereuse, même si nos sociétés font effectivement preuve d'excès. L'ennemi, dont le nom n'a jamais été prononcé, mais toujours sous-entendu, c'est l'écologiste radical, ce personnage inconscient, voire ignorant, qui pense que tout va de mal en pis et qui s'acharne à vouloir remplacer notre mode de développement bienfaiteur par un obscurantisme effrayant : la décroissance.
A ce titre, certains intervenants, proches pour la plupart de la retraite, ont eu plaisir à nous rappeler combien nous vivons des temps heureux au regard de la frugalité et de la pauvreté de leur enfance. L'abandon du progrès et de la science au profit d'une décroissance s'accompagnerait inévitablement d'une régression des soins médicaux déclarait avec véhémence Mme Veyret. Heureusement, ce discours qui combat la peur du lendemain tout en l'exploitant ne semble pas correspondre à une réalité menaçante : qui voudrait d'un retour en arrière de la médecine ?
La solution pour les géographes présents : croire en l'Homme, au progrès et œuvrer pour une société ancrée dans le développement durable. Un auditeur n'a pas manqué de faire part de sa peine face à un concept édulcoré désormais bien vide de sens.
La communauté des géographes s'illustre par ce paradoxe qu'elle est composée de climatologues qui ne sont guère entendus ou consultés au sujet des changements climatiques. Bien souvent ils s'effacent devant les sciences "dures" qui prédisent le climat de demain à grand renfort de modélisation mathématique. Et pourtant, les géographes s'interrogent sur les conclusions de ces modèles trop souvent brandis par les médias pour annoncer la fin du monde.
Martine Tabeaud, professeur de géographie à l'Université Paris I Sorbonne, se fait volontiers la porte-parole de ces géographes un peu frustrés, loin du tapage médiatique ambiant et qui ont pourtant fort à dire sur le sujet.
Rappelant que les médias et les décideurs confondent allégrement temps et climat, réchauffement climatique et changement climatique, Mme Tabeaud s'attaque aux fondements même des statistiques climatiques dont nous sommes abreuvés régulièrement : il faut en finir avec ce "fétichisme du chiffre" qui mène au catastrophisme aveugle.
Tout d'abord, les stations de mesure sont trop peu nombreuses et surtout bien mal réparties car concentrées majoritairement dans les pays les plus développés. Il en est de même pour les marégraphes chargés de mesurer l'élévation du niveau de la mer : ils sont moins d'un millier et ne peuvent rendre compte de la réalité, souligne Alain Miossec, qui oublie peut-être que les satellites(3) viennent désormais appuyer les mesures en mer.
Madame Tabeaud note également que les instituts(4) chargés de mesurer la température moyenne de la Terred'année en année présentent des résultats différents : difficile d'être confiant ! Cependant, elle n'a pas précisé que tous s'accordent sur l'essentiel : la température moyenne de la Terre augmente(5)...
Enfin, la modélisation du climat demeure sujette à controverse : les mailles utilisées sont trop grossières (125 km d'arrête au mieux), et les scénarios établis à l'horizon 2050 sont vides de sens : une modélisation virtuelle ne pourra jamais rétablir fidèlement la réalité de demain. Même l'augmentation du niveau des océans est sujet à caution pour les géographes : comment mesurer une moyenne planétaire alors que la mer enregistre des creux et des bosses de plusieurs dizaines de mètres qui varient en permanence ?
Mme Tabeaud souligne enfin que le GIEC s'embourbe dans des scénarios insuffisants, réducteurs et qui ignorent les innovations technologiques, tout en reconnaissant que certains de ses membres sont compétents.
Enfin, les "conséquences d'un éventuel réchauffement climatique pourraient être bénéfiques à bien des égards (augmentation des rendements agricoles, tourisme, exploitation de nouvelles ressources...)" note Mme Tabeaud.
Ce qui agace, à juste titre, les géographes, c'est cette simplification des causes à l'origine des catastrophes naturelles que nous connaissons. Les médias ont tendance à s'appuyer un peu trop souvent sur le changement climatique pour expliquer des catastrophes qui sont pourtant liées à une mauvaise gestion du territoire et des activités. Ainsi, l'exemple des inondations au Pakistan a été évoqué : celles-ci ne sont pas seulement liées à une violente mousson mais sans doute au mauvais entretien des barrages sur l'Indus qui ont tous cédé les uns après les autres.
Si Paul Arnould, géographe et professeur à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud est resté sceptique sur la réalité de la sixième extinction de masse de la biodiversité(6), il a su retracer l'historique des pluies acides avec beaucoup d'objectivité et de rigueur. Autrefois considérées comme annonciatrices de la fin du monde, les pluies acides n'intéressent finalement plus les médias qui se sont emparés d'autres sujets plus croustillants. Et pourtant : l'acidité des pluies profite maintenant d'un suivi plus rigoureux et cohérent qui mériterait que l'on s'y attarde davantage... Cet exemple, trop rare, montre que le catastrophisme n'est pas toujours justifié et sert l'intérêt des médias et des écolos radicaux. Toutefois, il a le mérite de doper les recherches et les crédits sur la question.
Le seul intervenant non géographe de cette matinée semblait finalement le plus lucide : Loïc Fauchon, président du conseil mondial de l'eau. Celui-ci a fait un exposé bref mais dense des menaces sur l'eau, en décalage notable avec le fil conducteur du colloque « non, le ciel ne va pas nous tomber sur la tête ! ».
Si l'eau apporte la vie, elle véhicule aussi de nombreuses maladies mortelles comme en témoigne la réapparition de maladies que l'on croyait éradiquées. En cause : l'explosion démographique, les pollutions, l'accumulation des déchets non traités, l'urbanisation galopante et la paupérisation de populations qui s'entassent dans des mégapoles pourtant idéalisées dans le discours béat de Mme Veyret.
De plus, l'accroissement du niveau de vie et son corolaire, l'accès à la consommation de masse, augmentent fortement la tension sur la disponibilité en eau, y compris en France où les capacités de stockage de l'eau sont devenues insuffisantes. M. Fauchon a cité l'exemple de l'état de Californie qui fait face à de graves pénuries en eau et qui vise une réduction de 15 à 20 % de sa consommation : un défi colossal mais en passe d'être gagné !
Quant à la démographie, source de vives inquiétudes(7), Gérard François Dumont, géographe, économiste et démographe, Professeur à l'université Paris-IV a souligné que depuis Platon les Hommes se soucient de savoir si la Terre pourrait subvenir à une population en inflation. Rappelant que nous étions 250 millions en l'an 1000, 1,6 milliard en 1900 et serons 7 milliards en 2012 puis 9 milliards en 2050, M. Dumont, affirme que l'on ne peut pas parler "d'explosion démographique", le tassement se faisant sentir. De surcroît, pour les géographes, les ressources alimentaires sont suffisantes pour nourrir cette population mondiale.
Si Platon et Malthus s'inquiétaient de la disponibilité alimentaire, nos sociétés modernes ont largement dépassé la base de la pyramide de Maslow, à savoir les besoins physiologiques ! La question se pose davantage en terme de capacité de notre planète à répondre aux besoins de 2,5 milliards de consommateurs, chiffre qui ne cesse d'augmenter avec le développement ! Des indicateurs comme l'empreinte écologique nous montrent que nous vivons déjà à crédit(8), alors faut-il toujours se réjouir de cette augmentation de population ? Une question qui n'a malheureusement pas été abordée par les géographes...
Les géographes ont profité de cette journée pour marteler leur désaccord avec le catastrophisme ambiant et le travail souvent médiocre des journalistes qui entretiennent une peur plongeant la société vers une sorte d'obscurantisme scientifique. Les géographes sont apparus très centrés sur l'Homme, n'évoquant presque jamais les dommages que nos activités infligent durablement à notre support de vie. La plupart des interventions semblaient presque anachroniques ou naïves, loin du qualificatif de "brillantes" ressassé par Sylvie Brunel, professeur de géographie à l'Université Paris IV-Sorbonne et administratrice de la Société de géographie. Une ambiance d'autocongratulation bien regrettable venant de personnalités dont l'ouverture sur la réalité du monde est censée être le plus bel atout.
Si il ne fallait retenir qu'une conclusion à ce colloque elle serait la suivante : "faisons confiance à l'Homme, à sa capacité d'innover, de s'adapter et de relever les défis d'un monde qui change." Un optimisme qui nous semble bien innocent.
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
bouvard Mennecy -
Tous sont d'accord, à droite comme à gauche, sauf Claude Allègre , pour dire que les dégradations climatiques sont réelles et que c'est la suractivité humaine qui en est responsable. Notre consommation effrénée des ressources naturelles dépasse de 40% la capacité de la planète à se régénérer. C'est la logique économique en cours, courtermiste, productiviste, consumériste qu'il faut abandonner et le commerce international libéralisé à outrance, qu'il faut encadrer. Il est temps d'accepter la décroissance sélective comme solution à la crise et aller vers un modèle de croissance qualitative et durable, sobre en énergie et non polluant. Mais, le seul mot d'ordre du pouvoir actuellement en place, c'est "relançons la croissance". En gros on est déjà dans la vase mais continuons de nous enfoncer. Les actions de conservation ne suffisent plus, pour enrayer la perte de la biodiversité, il faut repenser le système en profondeur et créer un nouveau modèle soutenable pour la planète et reconnaitre la biodiversité comme "bien public mondial", que l'Homme se doit de protéger et de capitaliser. L'Homme a besoin de la nature pour être heureux, mais rien ne garanti aujourd'hui que le bien-être humain se poursuivra dans l'avenir. Pour aller dans le bon sens, il faut faire de l'écologie politique la dominante dans tous les domaines de la vie économique (agriculture et pêche, transport, énergie, ...).
Rémi Manso -
Encore un bel exemple de personnalités scientifiques irresponsables. Sur l'air de "Tout va très bien Madame la Marquise", ils se sont évertués à nier l'évidence. Pas de sixième extinction? Quid des 3500 tigres qui subsistent encore à l'état sauvage et qu'une campagne internationale tente de sauver in extremis. Des marées noires bénéfiques? Enfin et surtout rien ou presque sur la véritable catastrophe que représente la poursuite de la croissance démographique mondiale et qui est une cause commune à tous les maux que nous connaissons...
http://7343.lapetition.be/
jmneusy lens -
il leur est difficile de prévoir le temps à 10 jours et veulent nous faire croire à la fiabilité de leurs modèle à 25, 50 ou 100 ans !!!!
le GIEC est vraiment réducteur!!!!
Charles -
" Et quand bien même, les "conséquences d'un éventuel réchauffement climatique pourraient être bénéfiques" à bien des égards (augmentation des rendements agricoles, tourisme, exploitation de nouvelles ressources…) note Mme Tabeaud."
C'est ce que pensait Poutine avant que la canicule ne détruise 1/4 des recoltes de blé et incendie une grande partie de la Russie avec une canicule du jamais vu dans toute l'histoire humaine
Jusqu a présent les canicules et les incendies de forêt c'etaient pour la Grèce, l'Espagne la Californie, le sud de la France mais jamais pour la Russie
On a pas fini avec les surprises
Yann Avignon -
L'important n'est pas tant le réchauffement climatique mais surtout la gestion des ressources.
JCC -
Il suffit de regarder autour de soi pour comprendre ce qu'il se passe. Que valent les avis de ces gens fossilisés
Thierry Duhagon -
Mme Veyret n'a pas du bien lire le rapport du Club de Rome... qui prévoit une implosion du système dans le courant du XXI ème siècle... ;) Nous n'y sommes pas encore!
A ce sujet lire: http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html
Pour le reste, ces quelques personnes vont pouvoir adhérer au nouveau mouvement écologique de Claude Allègre...
Si le débat est intrinsèquement lié à la démarche scientifique il serait bon de leur en rappeler quelques bases...
Mais encore un peu de patience et l'Académie des Sciences devrait le faire à propos du dernier ouvrage d'Allègre!
Ces joyeux géographes semblent occulter un dernier point: le très probable plateau de production pétrolier qui risque de changer pas mal de choses... car c'est bien une énergie pas chère et abondante qui a permis les 30 glorieuses, la fameuse "croissance" et la "mondialisation"... ce à quoi on pourrait ajouter les retraites, le steak dans l'assiette , nos PC et tout, absolument tout ce qu'il y a autour de nous!
Un choc pétrolier (le dernier ce coup là) = crise économique = diminution de la croissance = diminution de la mondialisation et tout le toutim...
Chaque crise économique dans notre histoire est liée à une augmentation du prix de l'énergie...
A ce jour, les solutions alternatives évidentes en matière d'approvisionnement énergétique n'existent pas
Notre planète est une petite planète aux ressources finies... ce qui n'est pas compatible avec la croissance!
Alors NON!, pas de "catastrophisme" ou d'"écologie radicale" seulement un peu de physique...
On n'en fait pas assez à l'ENA... il devrait en faire aussi un peu plus en géographie... ;)
Amistats!
Michelle Bergeron -
Vous n'êtes pas les seuls scientifiques à parler dans le même sens mais les médias et écolos ont figés toute discussions, interrogations, une nouvelle religion venu d'en haut de qui ? à qui cela profite?. l'histoire se répète, pour contrôler le peuple entretenir la peur, et les prévisions catastrophes. Une majorité de scientifiques au début provenaient de la foresterie papetières etc et s'affichaient allègrement sur les sites internet de l'ADEME, Ressources Naturelles Canada etc.. Le père de Kyoto Maurice Strong, travaille à ONU accusé de fraude de 10 milliards échange nourriture contre pétrole à réunit écolos journalistes et politiciens quelques scientifiques de plusieurs pays et la boule de neige continue depuis. Les profiteurs en profitent des livres se multiplient sur le sujet affirmant tous le même message avec des solutions réduisant les GES et augmentant la pollution donc qui a des conséquences sur la santé même décès prématurés sur les êtres vivants. Plutôt que de se prémunir contre la nature, qui a toujours été une menace pour l'espèce, est devenue sacrée. Plus d'investissement pour l'humain, on néglige tout et investissons pour la mondialisation et la planète. Un ours polaire ou un banc de truite a plus d'attention de considération que l'humain. Il me semble évident qu'il y a des fonds de vérités, des améliorations mais delà à en venir à la pensée unique avec une dictature écologique?
Nicolas -
A Michelle: en préservant la nature, on préserve l'homme. C'est tout con, mais faillait y penser!
Jacques -
""""Si il ne fallait retenir qu'une conclusion à ce colloque elle serait la suivante : "faisons confiance à l'Homme, à sa capacité d'innover, de s'adapter et de relever les défis d'un monde qui change."""""
Erreur fondamentale s'il en est.
ger -
s'il y a une chose dont je suis quasi-certain , c'est que le futur ne ressemblera ni à ce qu'en prévoient les écolos radicaux, ni à ce qu'en prévoient les plus optimistes...
bouvard Mennecy -
Ce n'est pas la capacité d'innover de l'Homme qui peut être mis en doute, mais c'est surtout sa capacité à sortir du paradigme dans lequel nous nous trouvons confortablement englué.
Sommes nous capable, à l'échelle planétaire, de regarder en face le mur écologique qui se rapproche et résoudre concrètement les vrais problèmes de distribution alimentaire, d'accès à l'eau potable, de protection des biens publics mondiaux (la biodiversité, les écosystèmes,...), de recyclage des déchets que notre modèle économique de surconsommation produit en masse ( et donc de dérèglements climatiques)?
Il y a péril en la demeure, si le modèle de civilisation actuel, ne change pas. L'écologie politique est un modèle politique prêt à engager des ruptures pour remédier à une économie qui s'essoufle et qui refuse l'hypothèse de la décroissance objective, plus explicative du mouvement réel du monde, et qui continue à croire "au fantasme agitée de la croissance pour bientôt qui va tout résoudre". Nous vivons, une époque où la croissance rencontre les limites de la planète et l'Homme se doit de créer un nouveau modèle politique et économique pour y faire face.
douds -
j'aime bien le compte rendu critique (le mot est faible) de ce colloque dont j'avais entendu parlé par les médias. Effectivement, cela semblait avoir l'air d'une messe, pleines de croyances guidées par une main invisible...
A bouvard Mennecy, tu ne cites pas de décroissance de la population elle même, il me semblait qu'il n'existait pas de modèle de civilisation autre qu'une organisation sociale autours des générations émergentes
Michelle Bergeron -
A Nicolas
Entièrement d'accord avec ton intervention mais de grâce soyons plus critique et ne jettons pas le bébé avec l'eau du bain. J'ai confiance en la science et l'humain en autant que nous devenons pas tous des moutons rétrogrades calqués sur le même canevas. La modération a bien meilleurs goût et je trouve qu'Il y a des orientations dépourvus de tout sens et logique.
bouvard Mennecy -
A douds
«Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.»
[ Gandhi ]
Peux-tu préciser ta pensée :"il me semblait qu'il n'existait pas de modèle de civilisation autre qu'une organisation sociale autour des générations émergentes" ?
freddy350 grenoble -
En résumé: Les calculs des climatologues aboutissent à un réchauffement catastrophique de +5°C pour la fin du siècle. Or faire référence à ces résultats est du catastrophisme ,de la culpabilisation inutile, un manque de confiance en l'homme et ses capacités techniques. Il est donc nécessaire de montrer que les calculs sont faux.
Facile, puisque les géographes sont forcément meilleurs climatologues que leurs confrères climatologues.
Jacques -
""""En résumé: Les calculs des climatologues aboutissent à un réchauffement catastrophique de +5°C pour la fin du siècle""""
Ceci s'appelle de la désinformation, Le GIEC ne fait pas de prévisions, il ne fait qu'établir des scénarios possibles.
Georges Groix -
J'adore ce genre de colloque.
Souvenez vous du lendemain du 26 avril 1986.
TCHERNOBYL
A l'époque " le nuage ", n'allait pas passer sur la France. Et qu'ont découvert les français quelques années après ?
Je vous laisse découvrir ce que vous savais déjà malheureusement.
J'ai du mal à entendre voir écouter ces beaux messieurs en costards cravattes, bien installés dans leur fauteuil. J'aimerai bien les voir un peu plus sur le terrain, vois à convaincre les pollueurs/payeurs qui les soutiennent.
Benoit -
Je cite : "Il en est de même pour les marégraphes chargés de mesurer l'élévation du niveau de la mer : ils sont moins d'un millier et ne peuvent rendre compte de la réalité, souligne Alain Miossec"
C'est pas parce qu'on ne peut pas prouver son élévation, qu'elle ne s'élève pas !!
Skol-az, Lorient -
Merci à Christophe Magdelaine pour ce compte rendu éclairé et les commentaires appuyés de références vérifiables.
J'aime la démarche.
Pour ce qui est du fond, du coup, je me demande comment la Société de Géographie assure son propre financement ? (ce qui pourrait expliquer le biais sensible de ce collogue, bien résumé dans la conclusion)
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