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La pollution sonore affecte la vie marine
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4891 lectures / 5 commentaires22 septembre 2010, 11 h 28
Baleine de Cuvier de 5 m échouée sur la plage de Valdearenas en décembre 2009 - EspagneDes scientifiques européens et américains pensent avoir découvert un moyen révolutionnaire de comprendre les effets des sons de haute intensité sur les mammifères marins, notamment les baleines et les dauphins. D'après les chercheurs, l'augmentation de transports maritimes, l'exploitation et la production pétrolières ainsi que les exercices militaires ont intensifié les niveaux de bruit dans l'océan ces dernières années. Leurs travaux portaient principalement sur l'utilisation de sonars, mais ils espèrent que les forces navales utiliseront à l'avenir leur logiciel pour décider du moment et du lieu où l'on peut utiliser un sonar en toute sécurité.
Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego (UCSD), aux États-Unis et du zoo Kolmården, en Suède ont développé une méthode de surveillance des effets des sons sur les mammifères marins, laquelle intègre des méthodes informatiques avancées, des scanners de tomodensitométrie (TM) et des méthodes informatiques modernes.
Cette technologie permet aux scientifiques de simuler les sons propagés par le biais d'un spécimen virtuel et de révéler les interactions entre le son et les mammifères. Il leur donne également la possibilité d'étudier une image en trois dimensions (3D) de l'intérieur de la tête de ces mammifères, tels que la baleine de Cuvier (également connue sous le nom de baleine à bec d'oie), laquelle ressent les effets négatifs de la pollution sonore générée notamment par les sonars.
"Notre logiciel d'analyse numérique permet de mener des recherches fondamentales sur le mécanisme de la production sonore et l'ouïe de ces baleines, de simuler l'exposition aux niveaux de pression sonore qui serait irréalisable sur des animaux vivants, ou d'évaluer les diverses stratégies d'atténuation", expliquait le professeur Petr Krysl, un ingénieur structurel de l'UC San Diego qui a développé les méthodes informatiques pour ces recherches. "Nos recherches nous permettront de comprendre et, à terme, de réduire les effets potentiellement négatifs des sons de haute intensité sur les organismes marins", ajoutait-il.
"Les hommes exposent les animaux des océans du monde entier à une quantité de sons considérable ; il s'agit d'un sérieux problème étant donné que de nombreux organismes marins ont recours à ces sons comme principale modalité sensorielle car la lumière pénètre très peu dans l'eau", expliquait le Dr Krysl. Les chercheurs ont concentré leurs recherches sur la baleine de Cuvier car "certaines se sont échouées et sont mortes en présence d'un sonar de la marine ; par ailleurs, les découvertes concernant les mécanismes d'audition chez la baleine de Cuvier s'appliquent également au grand dauphin, certainement à tous les types de cétacés à dents et probablement à d'autres animaux marins."
Le Dr Krysl expliquait que ce projet "a permis de faire des progrès considérables sur la biologie fondamentale des mammifères marins" étant donné que "l'ouïe est un sens essentiel pour la vie sous l'eau, où les animaux se servent de ce qu'ils entendent pour chasser, naviguer et également pour les interactions sociales". Cependant, ajoutait-il, la recherche de l'équipe a prêté une attention particulière à l'utilisation des sonars par la marine.
D'après les chercheurs de l'UCSD, la marine devait pouvoir répondre à des questions telles que la sûreté de l'utilisation des sonars et la minimalisation de leur impact sur la vie marine. Ils ajoutaient que "cela n'était pas envisageable sans comprendre la biologie et l'acoustique des habitants des océans", d'où l'importance de leurs recherches.
L'étude était en partie parrainée par l'US Chief of Naval Operations (CNO), et le Dr Krysl expliquait que son équipe poursuivrait "ses recherches sur la baleine de Cuvier et mènerait des expériences de validation sur le grand dauphin". Il ajoutait qu'il prévoyait "de perfectionner la modélisation qui permettra à l'équipe d'étudier l'intégralité de la voie sonore de l'eau de mer à l'entrée dans la cochlée" et déclarait que ces projets "répondaient à plusieurs objectifs importants du projet de la marine consistant à mieux comprendre la démographie, les seuils d'exposition acoustique et des stratégies d'atténuation pour les ressources marines vivantes".
Cranford, T.W., et al. (2010) A New Acoustic Portal into the Odontocete Ear and Vibrational Analysis of the Tympanoperiotic Complex. PLoS ONE. DOI: 10.1371/journal.pone.0011927.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
alpha -
sans grandes études scientifiques
ils y en a qui ont trouvé le truc avant
http://www.pratique.fr/dauphin-hommes.html
C.PALATE NAMUR (Belgique) -
La pollution qu'elle soit sonore ou autre est un scandale pour la planète et ses habitants quels qu'ils soient. Essayons de l'enrayer au maximum en prenant des initiatives et en s'impliquant , chacun selon ses moyens mais nous devons nous ériger contre tous les abus et même contre les choses les plus infames....il en va de la vie de Gaïa , notre terre à tous...
juliet Papa -
Bonjour,
Réduire la pollution commence par des gestes simples : lorsque nous allons au marché local, dans les magasins, gardons les sacs d'emballage pour les réutiliser ; lorsque nous achetons un plat cuisiné nettoyons la barquette plastique ou en aluminiun de manière à la réutiliser .
Biohazard -
C'est un sujet qui a déjà été à la Cour Suprême des Etats-Unis sans aucun résultat.
Les militaires américains sont contre son interdiction à des fins stratégiques, et ils ne reviendront jamais sur cette décision tant que ses infrastructures défensives (et offensives) ne seront pas remplacer par un autre système plus efficace et rentable.
Même une avancée technologique ne certifie pas d'une absence de matériel de sons à haute intensité.
Seul une interdiction technologique influençant le vivant pourrait mettre fin à ses nombreux massacres (d'autres armes sont bien interdite d'utilisation), en plus l'Homme est un mammifère, à moins qu'il devienne marin ce n'est pas près de changer.
Abdelli -
Les puissances du monde ne cherchent qu'à mettre des bases offensives et défensives partout sans se soucier des répercussions que ça peut avoir. nous vivons un égoïsme,rien ne vaut plus rien sur cette terre,nous avons envahi les biotopes,et finirons par faire disparaître les êtres les plus fragiles et les plus rares.
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