La Grande-Bretagne a mené pendant trois ans sur près de 300 champs et 60 sites la plus importante étude sur l'impact de champs d'OGM sur l'environnement. Les résultats rendus publics montrent que dans deux cas sur trois les cultures conventionnelles assurent une meilleure biodiversité.Trois types de cultures ont été comparés : colza, betterave à sucre et maïs.
Chaque champ a été dédoublé, une moitié étant semée avec une variété conventionnelle cultivée traditionnellement et l'autre moitié avec une variété transgénique résistante à un herbicide qui fut donc appliqué sur les deux parties.
Les chercheurs ont alors analysé les différentes populations d'insectes (coléoptères, papillons et abeilles) et les "mauvaises" herbes présentes dans les champs et sur leurs marges.
Pour le colza et la betterave transgéniques, la quantité et la variété des "mauvaises" herbes est moins importante que dans la partie "normale" du champ, ce qui induit une moindre fréquentation par les insectes qui se reportent sur d'autres écosystèmes plus favorables. Ceci pourrait également affecter les popûlations d'oiseaux qui se nourissent d'insectes.
A l'inverse, le maïs transgénique assurait une meilleure biodiversité. Mais l'herbicide associé fut plus efficace que l'atrazine qui a été utilisée dans 75 % des essais sur les cultures traditionnelles. Or l'atrazine sera bientôt interdite dans l'Union européenne...
Enfin, une autre étude publiée le 10 octobre par
Science a montré que du pollen de plants transgéniques de colza s'était disséminé sur plus de 300 km le long de rivières et canaux en Angleterre. En sachant qu'une seule saison de culture de colza transgénique engendre des impuretés qui souillent plus de 15 ans le sol.
Dans le même temps, devant cette suspicion européenne envers les OGM, le géant américain Monsanto a préféré se retirer du marché européen des semences de céréales transgéniques.
En savoir plus :
SSC Farm-scale Evaluation Results Presentation (en anglais)
Auteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (tous droits réservés)