En septembre 2001, l'altitude du Mont Blanc avait été établie grâce au GPS à 4.810,4 m. or, selon les dernières mesures de septembre 2003, elle ne serait plus que de 4.808,45 m. Un phénomène "probablement" dû à la chaleur qui a diminué l'épaisseur du manteau neigeux, ont annoncé les scientifiques à Saint-Gervais.
Un porte-parole du projet, le géomètre expert Pierre Bibollet a expliqué au cours d'une conférence de presse que, selon les experts, cette baisse était dûe "à l'effet conjugué du vent qui a raboté l'arête sommitale et à la température, car la neige était plus chaude et elle s'est compressée beaucoup plus vite".
La nouvelle mesure, qui a une précision de plus ou moins 10 cm, a été effectuée le 6 septembre 2003 à 7h00 (temps universel) par une expédition composée de 19 membres, des scientifiques de l'Institut National Géographique (IGN) et de Leica Geosystem, des étudiants, des géomètres-experts et des guides.
L'expédition a constaté aussi "un très léger déplacement d'environ 70 cm du sommet dans le sens nord-ouest", c'est à dire que le Mont-Blanc s'est éloigné de l'Italie et s'est rapproché de Paris.
L'expédition a modélisé la calotte glaciaire au sommet du Mont-Blanc et a constaté que "l'arête sommitale orientée ouest-est est quasiment horizontale sur une longueur de 13 à 15 mètres". "Ceci peut amener au gré des vents et des accumulations de neige et de glace un déplacement relativement important du point culminant", précise l'ordre des géomètres experts.
Source : Agence France Presse
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