|
Tweet | Envoyer cette page |
Actualités | Mardi 22 mai 23h20 : visites |
Se connecter
Plus que 10 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !
L'Europe ne respecte pas ses engagements en Méditerranée (...)
![]() | 21 décembre 2012 : la fin du monde ? |
![]() | "Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle |
![]() | Démographie : la vraie vérité qui dérange |
![]() | Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord ! |
![]() | Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement |
![]() | Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé |
![]() | Le pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant ! |
![]() | Limiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable |
![]() | 7 milliards d'habitants sur Terre |
![]() | La perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine |
Sondage Mai 2012
Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !
Cartes et données actualisées
On en parle sur les forums
www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
3338 lectures / 9 commentaires09 juin 2010, 10 h 38
© C. Magdelaine / notre-planete.infoPlus de 54 % des stocks de poisson de la Méditerranée qui ont été étudiés par les scientifiques sont considérés comme surexploités. Pour remédier à cette situation, l'Union européenne (UE) a adopté, en 2006, le règlement «Méditerranée», qui vise à améliorer la gestion des pêches pour garantir leur durabilité, protéger les environnements marins vulnérables et permettre aux stocks d'atteindre un niveau de reconstitution satisfaisant. Ce règlement s'applique aux États membres de l'UE riverains de la mer Méditerranée.
Pour donner aux États membres le temps de préparer la mise en œuvre du règlement, une longue période de transition, de trois ans, avait été prévue pour un certain nombre de ses dispositions. Depuis le 1er juin, le règlement est intégralement entré en vigueur et doit être appliqué par les États membres concernés. Toutefois, à bien des égards, ces derniers n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires pour assurer sa pleine mise en œuvre, ce que déplore la Commission. Celle-ci appelle les États membres à agir avec diligence et à prendre des mesures fondées sur des données scientifiques et visant à garantir un degré élevé de durabilité.
Mme Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, insiste pour que les mesures adoptées dans le cadre du règlement "Méditerranée" en décembre 2006 soient intégralement mises en œuvre aujourd'hui. « Je veillerai à ce que le règlement "Méditerranée" soit dûment mis en œuvre. La période de transition est terminée ! J'appelle les États membres à agir dès à présent », a-t-elle déclaré.
Et d'ajouter : « Les États membres ont eu plus de trois ans pour se préparer et se mettre en conformité avec l'ensemble des règles. Il s'agit de règles qu'ils ont eux‑mêmes adoptées à l'unanimité en 2006 à travers un compromis modifiant une proposition plus ambitieuse de la Commission. On peut difficilement accepter que les États membres ne veuillent ou ne puissent pas mettre en œuvre aujourd'hui ne serait‑ce que le compromis de 2006. Je suis vraiment déçue. »
Toujours selon Mme Damanaki : « L'état de plusieurs stocks de la Méditerranée est très préoccupant, et les prises des pêcheurs diminuent d'année en année. Nous devons, sans plus attendre, inverser cette tendance inquiétante caractérisée par des pratiques de pêche non durables et un appauvrissement des ressources marines. Mais pour y parvenir, tout le monde doit assumer ses responsabilités et se plier aux règles convenues. »
Le règlement « Méditerranée »(1) contient des dispositions visant à intégrer les préoccupations environnementales dans la politique de la pêche et à établir un réseau de zones protégées dans lesquelles les activités de pêche sont limitées en vue de la protection des zones de reproduction, des frayères et, plus généralement, de l'écosystème marin. Il établit également des règles techniques concernant les méthodes de pêche ou les distances par rapport à la côte autorisées et prévoit la désignation d'espèces et d'habitats protégés.
Le règlement octroie davantage de latitude aux États membres pour moduler les mesures en fonction des réalités locales, mais pour que cette approche soit efficace et porte ses fruits, il faut que ceux-ci fassent leur part du travail.
Lorsque le règlement est entré en vigueur au début 2007, une longue période d'introduction progressive (s'achevant le 31 mai 2010) a été prévue pour certaines dispositions. On pouvait donc raisonnablement s'attendre à ce que les administrations nationales disposent d'assez de temps pour organiser la transition et assurer le respect des règles. Or, elles semblent aujourd'hui encore mal préparées, et le niveau de conformité avec le règlement pose problème.
En effet, des inspections récemment menées par la Commission ont permis de mettre au jour de graves violations des règles en ce qui concerne le maillage minimal des filets, la taille minimale des poissons et autres organismes marins et d'autres exigences en matière de sélectivité, alors même que les dispositions en question sont contraignantes depuis l'entrée en vigueur du règlement il y a trois ans. De plus, les États membres n'ont pas respecté l'obligation qui leur est faite par le règlement de présenter des plans de gestion dans des délais impartis ou de désigner des zones protégées.
Il est utile de rappeler que le règlement autorise la poursuite d'un certain nombre de pratiques de pêche pour autant que des évaluations scientifiques montrent que leur incidence sur les espèces et les habitats est acceptable et qu'elles fassent l'objet d'un plan de gestion national.
La Commission regrette vivement cette situation, qui aura immanquablement des répercussions directes sur l'état des stocks et la durabilité des pêcheries. Elle a exhorté les États membres à y remédier sans délai et travaille étroitement avec eux pour résoudre les problèmes en suspens. En cas d'infraction grave, la Commission n'aura toutefois d'autre choix que de prendre des mesures sévères pour faire respecter les règles.
Les pêcheries de la Méditerranée ne peuvent raisonnablement être gérées dans le seul cadre du règlement « Méditerranée » ou de l'Union européenne. La participation de tous les pays méditerranéens est essentielle, et l'UE travaille sans relâche au sein d'organisations multilatérales comme la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) ou la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) pour améliorer les connaissances scientifiques et créer avant tout des conditions équitables pour tous dans le but ultime d'assurer la durabilité.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
bouvard Mennecy -
C'est trop mou. L'exigeance de reconversion vers une pêcherie durable n'est pas à la hauteur de l'urgence.Il faut une autorité écologique plus ferme. 17 thoniers senneurs français qui opèrent actuellement en Méditerranée ! A grands coups de subventions, l'Union européenne et la France ont fait proliférer les bateaux de pêche, suréquipés, alors que le nombre de thons a diminué de plus de 80%, ces 20 dernières années. La menace qui pèse sur l'espèce est telle que la seule solution pour sauver le thon rouge, c'est l'arrêt immédiat de la pêche industrielle et des réserves marines… Mais, les politiques font la sourde oreille ! Nous sommes face à la dictature du business as usual...Comment peut-on espérer construire une société durable dans ces conditions ! A quand une véritable gouvernance écologiquement responsable ? La société civile appelle les politiques à stopper des pratiques de pêche irresponsables et destructrices.
douds -
entièrement d'accord avec bouvard, c'est beaucoup trop mou. Il y a urgence.
douds -
"En cas d'infraction grave, la Commission n'aura toutefois d'autre choix que de prendre des mesures sévères pour faire respecter les règles."
on dirait un parent qui pour la millième fois déclare qu'il va donner la fessée à un sale garnement...Pendant ce temps tant qu'à clore une activité finie on pêche à mort pour s'en mettre le maximum dans les poches.
Christophe Magdelaine -
Effectivement, je ne peux que partager votre amertume face à l'inertie de nos décideurs mais ils sont aussi victime de notre mode de gouvernance où chacun doit défendre ses petits intérêts avant qu'une décision d'intérêt général puisse être prise...
Jacques -
Christophe,
""""ils sont aussi victime de notre mode de gouvernance""""
Et de notre mode de consommation....
bouvard Mennecy -
La Cites n'a pas de pouvoir suffisant pour interdire la surexploitation de la biodiversité et stopper sa destruction, car elle ne peut pas s'opposer à la logique économique en cours, qui prône un système commercial libéralisé.
La seule solution est de rompre définitivement avec le système de prédation qui domine actuellement nos sociétés. Cela passe par le refus de manger des espèces animales menacées.
Il faut abandonner la logique productiviste purement quantitative au profit d'une logique durable et qualitative, qui permettrait de créer de nombreux emploi et de préserver la biodiversité.
Il ne faut plus accepter le laisser-faire de certains politiques hypocrites, qui n'ont pas encore amorcés véritablement le tournant vers l'écologie politique, et désormais, tous les responsables politiques en Europe et dans le reste du monde, se doivent de refuser qu'au nom du profit à court terme, on puisse détruire la biodiversité.
Biodiversité et climat sont des biens publics, qu'il est urgent de préserver. On nous parle à tout bout de champs, de la lutte contre la perte de la biodiversité, mais rien de vraiment efficace, n'est entrepris.
L'intelligence humaine existe, l'association Greenpeace propose de se mobiliser et de signer une pétition pour la survie du Thon rouge en demandant à Bruno Le Maire de mettre fin à cette pêche destructrice :
http://oceans.greenpeace.fr/thon-rouge-a-terre-comme-en-mer-tous-mobilises#rhubarb
Louis hervé Nancy -
l y a une époque où Brigitte Bardot par ses harangues très spéciales mais efficaces était arrivée à diminuer la consommation de fourrures animale et notamment de peau de bébé phoque. Elle était arrivée à nous persuader de ne plus porter d'après ski en fourrure de bébé phoque.
Pourquoi ne pas organiser une propagande anti- consommation de poissons sauvages. Les poissons d"élevage suffiraient amplement à la consommation habituelle; Je pense par exemple au saumon fumé de Norvège qui n'est pratiquement plus que d'élevage, le sauvage étant prohibitif au point de vu prix.
Le tout est de savoir qui organiserait cette propagande anti poisson sauvage. Planete info en fait déjà un peu mais ce n'est pas suffisant.
Il faudrait une nouvelle Brigitte Bardot anti- sardine.!
Il est vrai que les poissons sont déjà bien éloignés de nous phylogéniquement et on a beaucoup plus de tendresse pour un petit phoque ou un gentil petit lapin que pour un maqereau !
lavoisier -
ce qui ce passe en mer n'est pas comparable à la terre (c'est l'inverse, on mange trés peu de poissons herbivores)
et le petit phoque mamifére ne va pas manger plus d'herbe que les miamous et toutous de BB
son combat est justifié par l'utisation de cet animal à des fins strictement ornemental
et les poissons d'élevage ne se nourissent pas non plus d'herbe
plus de sardines c'est aussi moins de thons
le plus raisonnable est ne pas consommer du sauvage térreste et océanique pendant la période de reproduction soit 1 trimestre par an
pas de consomation = pas de producteur
on va forcément arriver en mer a prendre les mémes dispositions que en eau douce si tout le monde se met d'accord
le probléme c'est que sauf la zone de 200 miles les océans ne sont la propriéte de personne
pourunmondemeilleur.org -
"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas !" Prophétie d'un Amérindien.
Haut de page ^ Offres d'emploi et CV Associations Communiqués Agenda Partenaires Soutenir le site
Page mise à jour le 09/06/2010 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site |
Mentions légales |
Presse |
Publicité |
Contact |
Liens et logos