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Journée mondiale des océans : nouvelles techniques de pêche à la rescousse des tortues de mer

3597 lectures / 2 commentaires08 juin 2010, 15 h 26

Les tortues de mer peuplent les océans depuis quasiment 60 millions d'années. Cependant, pour de nombreux observateurs, l'inquiétante diminution de leurs effectifs au cours du dernier siècle pourrait conduire à leur extinction.

Ces doux géants sont menacés par une vaste gamme d'activités humaines, dont la pêche : les tortues sont capturées accidentellement par les pêcheurs visant d'autres espèces - un phénomène connu sous le nom de "prises accessoires" - et elles meurent souvent avant d'avoir pu être libérées.

On ne connaît pas avec précision le nombre de tortues de mer capturées involontairement chaque année, mais on s'accorde à reconnaître que les prises accidentelles de certaines espèces - comme les tortues caouanne et Luth dans le Pacifique, et la tortue olivâtre vivant le long de la côte orientale de l'Inde - sont source de préoccupation.

La pêche n'est pas la seule responsable de la mort des tortues marines. Le développement du littoral détruit les zones fragiles de ponte. Les tortues s'étouffent en avalant des déchets, en particulier des sacs en plastique qui ressemblent aux méduses dont elles se nourrissent.

Mais la pêche est un secteur qui possède les connaissances et le matériel nécessaires pour réduire la mortalité des tortues, affirme la FAO - et qui détient donc un vaste potentiel pour affronter ce problème.

Un nouvel instrument

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lance ce message à l'occasion de la Journée mondiale des Océans 2010, en prônant le recours à une nouvelle série de Directives visant à réduire la mortalité des tortues marines dans les opérations de pêche.

Ces directives s'inspirent d'efforts mondiaux de mise au point de méthodes de réduction de la mortalité des tortues de mer liée à la pêche, et montrent que des modifications souvent simples des techniques et pratiques de pêche, conjuguées à l'utilisation de technologies respectueuses des tortues, peuvent faire la différence.

Elles comportent des dessins et des diagrammes pour aider les pêcheurs à adopter les suggestions. Elles classent les différentes méthodes selon le type de pêche concerné et, pour faciliter la consultation, elles résument les avantages et les inconvénients de chaque méthode.

"Ces directives fournissent des informations sur la modification des engins et des méthodes de pêche et sur l'adoption par le secteur d'approches volontaires de réduction de la mortalité des tortues",  indique Gabriella Bianchi, du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO.

"Elles offrent également des suggestions sur des mesures d'aménagement, telles que la taxation des prises accidentelles, et des meilleures pratiques relatives à l'évitement des points chauds, à la manipulation et à la libération des tortues, et à la réduction des engins de pêche abandonnés ou perdus", ajoute-t-elle.

Une technique éprouvée consiste à remplacer les hameçons traditionnels en J par des hameçons auto-ferrants que les tortues n'avalent pas facilement. La coloration des appâts et une sélection plus attentive en évitant les aliments préférés des tortues permettraient également de réduire les prises accidentelles.

Parmi les autres stratégies recommandées, citons une légère modification de la profondeur de mouillage des palangres et l'installation de trappes sur les chaluts et de "dispositifs d'exclusion des tortues" sur les filets de pêche.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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2 commentaires

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avatar salagnac belley -

En ce qui me concerne, la sauvegarde des espèces doit être sélective: privilégier les espèces qui sont à la base de la chaîne alimentaire, ou les abeilles dont le rôle dans la pollinisation est capital pour la survie de bien des espèces, la nôtre compris. Mais l'homme entre en compétition avec les grands prédateurs, et il faudra peut être choisir entre l'homme et les grands prédateurs , celle du rhinocéros également me semble difficile et onéreuse et il y a tant de problèmes environnementaux et social, la faim, à régler dans le monde. Mais la tortue devrait faire l'objet de mesures de protection afin de protéger également les petites tortues naissantes des prédateurs.
En effet, si l'on arrivait à les rendre aussi nombreuses qu'avant que l'homme les décime, elles pourraient représenter une source de protéines animales intéressantes pour l'avenir, voir sauver des populations de la faim, notamment si une grande partie de la planète connaissait un "hiver nucléaire" suite à l'explosion de la caldeira de Yellow-stone. De plus, elles ne "polluent" pas en rejetant du méthane comme l'élevage de bovins ou ne sont pas responsables de désertification comme l'élevage de caprins ou d'ovins. Face à la démographie humaine, non seulement on doit diminuer la consommation de viandes dans les pays dit "riches", mais aussi envisager une consommation de protéïnes animales privilégiant la volaille, les oeufs, le poisson, les insectes, et...la tortue si on arrive à la protéger et à augmenter considérablement leur nombre.

avatar QUILLARD Mayotte -

il est difficile d'envisager de nourrir la planète avec des tortues marines sachant : 1- qu'elles ont une maturité sexuelle très tardive (en outre, pour certaines espèces les scientifiques ne sont pas d'accord : > 20 ans ou beaucoup plus) 2- qu'il est donc nécessaire de fortement diminuer tous les facteurs qui mettent l'état de ces populations en situation d'extinction (à commencer par tous les déchets qui flottent dans les eaux et qui détruisent de nombreuses espèces marines, les confondant avec de la nourriture) ; Donc, autant envisager des élevages plus facile à mettre en place et beaucoup moins long et moins coûteux tel que la lombriculture

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