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3256 lectures / 6 commentaires20 mai 2010, 11 h 31
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© World AgroforestryLes bactéries[1] et les champignons vivant dans le sol peuvent être utilisés pour augmenter les rendements des cultures de plus de 50 pour cent sans aucun engrais. Ce sont là les trouvailles d'un projet de recherche internationale a trouvé.
Des scientifiques issus de sept pays ont découvert que la présence de ces organismes combinée avec des engrais, peut faire doubler les rendements des principales cultures tel que le haricot.
Ces conclusions sont le résultat d'un effort international visant à percer les mystères de ce qu'on appelle communément "la biodiversité du sous-sol". Elles sont susceptibles d'avoir des implications très importantes en ce qui concerne la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et leurs revenus.
Dans ce cas-ci, la quantité d'engrais nécessaire pour accroître les rendements est beaucoup moins importante que si l'on utilise seulement des engrais chimiques. D'autres trouvailles importantes ont également été mises en lumière. Certains micro-organismes aideraient à lutter contre les maladies des cultures, ce qui à son tour, peut réduire les besoins en pesticides et ainsi réduire les impacts environnementaux des cultures.
La transition vers une agriculture biologique pourrait se révéler particulièrement précieuse pour les agriculteurs, puisqu'on observe une augmentation de la demande et une hausse des primes pour les commandes de produits biologiques sur les marchés mondiaux.
Ces résultats ont été annoncés le 17 mai 2010 lors de l'ouverture d'une conférence au Centre mondial d'agroforesterie[2]. La conférence, qui rassemble quelque 70 experts dans ce domaine, a pour but d'informer et de faire comprendre les mécanismes de fonctionnement des organismes du sous-sol, où ils vivent et comment ils pourraient être extraits du sol et déplacés pour travailler la terre dans les exploitations agricoles ou dans d'autres écosystèmes.
Ce projet de recherche, intitulé « Conservation et gestion durable de la biodiversité souterraine » (CSM-BGBD), a réuni des chercheurs du Brésil, de la Côte d'Ivoire, d'Inde, d'Indonésie, du Kenya, du Mexique et d'Ouganda[3].
Principales découvertes
Des études menées au Kenya indiquent que l'inoculation de bactéries de type Rhizobia ont respectivement augmenté les rendements des cultures de soja de 40%, 60% et 54% dans le région d'Homabay, de Kabete et de Mtwapa, sans l'utilisation d'engrais.
De surcroît, lorsque des organismes de type Trichoderma sont utilisés en combinaison avec des engrais comme le Mavuno, qui contient des micro-nutriments, les rendements des haricots ont plus que doublé.
Ces résultats ont été rapportés dans un article publié dans une revue interne en Décembre 2009, par le Dr Sheila Okoth de l'Université de Nairobi.
Les résultats de ce projet démontrent également que des retombées économiques importantes peuvent découler de la culture biologique.
Les avantages sont clairs en termes de réduction des coûts pour les agriculteurs, les organismes présents dans le sol aidant à améliorer l'absorption des éléments nutritifs et une optimisation de l'utilisation de l'eau.
Un document publié par un scientifique du CIAT rédigé par le Dr Jonas Chianu indique également que la valeur financière de la fixation de l'azote dans les cultures de soja en Afrique sub-saharienne s'élève annuellement à environ 200 millions de dollars, pour les 19 pays de la région. Avec un prix de l'engrais équivalent à 795$ par tonne (en juin 2008), ce montant serait de 375 millions $.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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Sha-ka - 22/05/2010, 11:46
Quelle découverte... http://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew
pourunmondemeilleur.org - 22/05/2010, 17:08
comme tu dis Sha-ka, ça fait des années que des personnes sensées comme Claude et Lydia Bourguignon le disent : http://www.google.fr/#hl=fr&safe=off&tbo=p&tbs=vid%3A1&q=Claude+Lydia+Bourguignon&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=&fp=34c43edf72a3bd7b
pourunmondemeilleur.org - 22/05/2010, 17:16
le site de Claude et Lydia Bourguignon : http://www.lams-21.com
Jean-marie Rith - 23/05/2010, 17:30
Bonjour,
Une petite remarque, il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil !
Il était bien reconnu depuis de nombreuses années que la présence de bactéries dans l’humus est une condition essentielle de fertilité du sol – La présence de ces bactéries (dites nitrifiantes) a pour effet, un apport important en azote organique par décomposition du corps bactérien – cet apport est du a la présence d’’azote sous forme NH et NH2 ainsi que des hydrates de carbone dans tous les acides aminés composant les protéines bactériennes qui se trouvent libérées dans l’humus à la mort des cellules bactériennes – La proliférations de ces bactéries nitrifiantes est limitée par la présence concomitante de virus bactériophages du type T (entre autre ), de la présence de conditions nécessaires à la prolifération de ces bactéries : Humidité, présence de protéines animales ( insectes, lombrics, ….etc. ) apports organique végétal et de matière fécales animales ( fumiers lisier, bouses de vaches,… etc. )- C’est donc un ensemble de conditions présentes dans les sols depuis des millénaires qui s’est trouvé bouleversé par l’utilisation d’engrais chimiques – Dans les années 1960 on avait également envisagé l’utilisation comme engrais de l’acide salicylique qui se révèle un tueur de bactériophage et favorise ainsi la prolifération de bactéries nitrifiantes dans le sol, mais cet effet n’était valable que pour l’année suivante de l’épandage – Ce qui a fait préférer d’une manière universelle le nitrate d’ammonium comme engrais azoté – Le devenir des résidus du noyau aromatique de l’acide salicylique n’étant pas connus, le « nitrate d’ammonium présentait alors une totale « innocuité » pour les sols » - SIC !
Bonom - 27/05/2010, 06:17
Nos vieux nous ont toujours dit de ne jamais utiliser de pesticides car ils tuerai la terre et ses "parasites" de l'interieur. Enfin, la question de randement n'existait pas encore...
Hdrass Bourges - 27/05/2010, 16:24
Du microscopique au macroscopique, les feux sont à l'orange ou au rouge.
CBourgignon, NHulot, YABertrand, etc., sont des sentinelles médiatiques de l'état d'alerte.
Sur la vidéo de Bourgignon : http://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew
Bourgignon fait référence aux années 1950, précédant l'explosion de la chimie (verte).
Il oublie cependant de faire le parralèle avec une donnée macroscopique fondamentale : en 1950 la population humaine mondiale (à nourrir) était de 2,5 milliards, elle est passée à 6 milliards en 2000, est actuellement de 6,8 milliards, suit un rythme de 220 000 de plus par an (soit +605/jour) et sera de 9 milliards en 2050 (sauf catastrophes majeures imprévisibles), ce après avoir stagné à quelques centaines de millions de personnes pendant les siècles précédents.
L'économie moderne étroitement liée à ce développement humain récent constitue une autre donnée fondamentale.
Et après ?
On peut résumer en une phrase que, par son génie (sa perversité), l'homme a fait exploser son développement et, avec un léger décalage dans le temps, il a découvert que ce développement est la cause de déséquilibres tels que sa survie même est en cause à l'horizon de quelques décennies.
A une échelle microscopique, on peut faire une analogie avec une souche de micro-organismes implantée dans une boîte contenant un milieu nutritif (boîte de pétri) dont l'évolution de la population suit une courbe en cloche. Tout ordre de grandeur confondu, quand le milieu s'épuise, la population commence à stagner, avant de chuter fortement jusqu'à mourir du fait de l'épuisement des ressources nutritives, concomitamment à l'intoxication par les déchets produits.
Concrètement, des gens comme Bourgignon ou ceux cités dans l'article ci-dessus, travaillent afin de tenter d'éviter le processus de la courbe en cloche provoquée par la majorité des autres, mais l'inertie générale est telle qu'il parait bien vain, mais cependant pas inhumain, de s'y attaquer.
Quand vous êtes dans le réel, que vous avez une famille à nourrir et à élever, que faites-vous ?
Eh bien la majorité des gens suit le mouvement de tendance générale, au lieu de lutter à contre courant comme le fait Bourgignon qui a certes sûrement raison sur une certaine échéance.
Conclusion :il existe des lois naturelles (alias les lois cosmiques ou divines) qui seront toujours respectées et l'homme n'y peut rien.
Intelligence, génie et perversité sont de même nature et caractérise l'humain.
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